Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רִאשׁוֹן – וַדַּאי פּוֹשֵׁעַ הוּא. שְׁנִי – אַגּוּפוֹ מִחַיַּיב, דְּהָיָה לוֹ לַעֲמוֹד וְלֹא עָמַד. אַמָּמוֹנוֹ פָּטוּר, דְּאָמַר לֵיהּ: הַאי בֵּירָא – לָאו אֲנָא כְּרִיתֵיהּ.Le premier est certainement négligent. Le second, pour son corps, il est 'hayav (tenu de payer), car il aurait dû se relever et il ne s'est pas relevé. Pour ses biens, il est pétour (exempt), car il lui dit : « Cette fosse, ce n'est pas moi qui l'ai creusée. »
- מֵיתִיבִי: כּוּלָּן חַיָּיבִין עַל נִזְקֵי גּוּפָן, וּפְטוּרִין עַל נִזְקֵי מָמוֹנָן. מַאי, לָאו אֲפִילּוּ רִאשׁוֹן?On a objecté (d'une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Tous sont 'hayavin pour les dommages causés par leur corps, et pétourim pour les dommages causés par leurs biens. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas même le premier ?
- לָא, לְבַר מֵרִאשׁוֹן. וְהָא ״כּוּלָּם״ קָתָנֵי! אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: ״כּוּלָּן״ – הַנִּיזָּקִין.Non, à l'exception du premier. Mais il est enseigné « tous » ! Rav Adda bar Ahava a dit : « tous », ce sont ceux qui ont subi un dommage.
- הַאי מַאי? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אֲפִילּוּ רִאשׁוֹן – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״כּוּלָּן״; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לְבַר מֵרִאשׁוֹן, מַאי ״כּוּלָּן״? לִיתְנֵי ״הַנִּיזָּקִין״!Qu'est-ce que cela ? Certes, si tu dis que c'est même le premier, c'est ce qu'il enseigne : « tous » ; mais si tu dis que c'est à l'exception du premier, pourquoi « tous » ? Qu'il enseigne : « ceux qui ont subi un dommage » !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: רִאשׁוֹן חַיָּיב – בֵּין בְּנִזְקֵי גוּפוֹ דְּשֵׁנִי, בֵּין בְּנִזְקֵי מָמוֹנוֹ דְּשֵׁנִי; וְשֵׁנִי חַיָּיב בְּנִזְקֵי שְׁלִישִׁי – בְּנִזְקֵי גוּפוֹ, אֲבָל לֹא בְּנִזְקֵי מָמוֹנוֹ. מַאי טַעְמָא? דְּהָוֵה לֵיהּ בּוֹר, וְלֹא מָצִינוּ בּוֹר שֶׁחִיֵּיב בּוֹ אֶת הַכֵּלִים.Plutôt, Rava a dit : le premier est 'hayav tant pour les dommages au corps du second que pour les dommages aux biens du second ; et le second est 'hayav pour les dommages du troisième, pour les dommages à son corps, mais non pour les dommages à ses biens. Quelle en est la raison ? Car il est une fosse, et nous ne trouvons pas de fosse pour laquelle la Torah rende 'hayav pour des objets.
- הָנִיחָא לִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר: כֹּל תַּקָּלָה – בּוֹר הוּא; אֶלָּא לְרַב, דְּאָמַר: אִי אַפְקְרֵיהּ אִין, אִי לָא לָא; מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient à Chmouel, qui a dit : tout obstacle est une fosse. Mais selon Rav, qui a dit : s'il y a renoncé, oui ; sinon, non, que peut-on dire ? Le second n'a évidemment pas renoncé à son corps.
- לְעוֹלָם – כִּדְאָמַר מֵעִיקָּרָא, וּדְקַשְׁיָא לָךְ ״כּוּלָּן חַיָּיבִין״ – תַּרְגְּמַהּ רַב אַדָּא בַּר מִנְיוֹמֵי קַמֵּיהּ דְּרָבִינָא: שֶׁהוּזְּקוּ כֵּלִים בְּכֵלִים.En réalité, c'est comme il a été dit au début, et Rava distingue entre le corps et les biens. Et ce qui te fait difficulté, « tous sont 'hayavin », Rav Adda bar Minyomi l'a interprété devant Ravina : il s'agit du cas où des objets ont été endommagés par des objets.
- אָמַר מָר: אִם מֵחֲמַת רִאשׁוֹן נָפְלוּ – רִאשׁוֹן חַיָּיב בְּנִזְקֵי כוּלָּם. מֵחֲמַת רִאשׁוֹן הֵיכִי נָפֵיל? רַב פָּפָּא אָמַר: דְּפַסְקֵהּ לְאוֹרְחֵיהּ כְּשִׁלְדָּא. רַב זְבִיד אָמַר: כְּחוּטְרָא דְסַמְיוּתָא.Le Maître a dit : « Si c'est à cause du premier qu'ils sont tombés, le premier est 'hayav pour les dommages de tous. » Comment sont-ils tombés à cause du premier ? Rav Pappa a dit : il a barré le chemin comme une carcasse [childa]. Rav Zevid a dit : comme le bâton d'un aveugle, en diagonale, et tous ont trébuché sur lui.
- מַתְנִי׳ זֶה בָּא בְּחָבִיתוֹ וְזֶה בָּא בְּקוֹרָתוֹ, נִשְׁבְּרָה כַּדּוֹ שֶׁל זֶה בְּקוֹרָתוֹ שֶׁל זֶה – פָּטוּר; שֶׁלָּזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ, וְלָזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ.Michna : Celui-ci vient avec sa jarre et celui-là vient avec sa poutre ; la cruche de l'un s'est brisée contre la poutre de l'autre : il est pétour, car celui-ci a le droit de marcher et celui-là a le droit de marcher.
- הָיָה בַּעַל הַקּוֹרָה רִאשׁוֹן וּבַעַל חָבִית אַחֲרוֹן; נִשְׁבְּרָה חָבִית בְּקוֹרָה – פָּטוּר בַּעַל הַקּוֹרָה.Si le porteur de la poutre était le premier et le porteur de la jarre le dernier, et que la jarre s'est brisée contre la poutre, le porteur de la poutre est pétour, car le porteur de la jarre le voyait devant lui et aurait dû faire attention.
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