Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל כּוּ׳!au nom de Rabbi Ichmaël, etc., que l'on répond d'un dommage causé par une fosse creusée dans le domaine public, bien qu'elle ne soit pas sa propriété ! Comment peut-il alors dire le contraire ?
- לָא קַשְׁיָא; הָא דִידֵיהּ. הָא דְרַבֵּיהּ.Ce n'est pas difficile : ceci, la décision selon laquelle il est exempt, est son opinion à lui ; cela, la décision selon laquelle il est responsable, est celle de son maître Rabbi Ichmaël, dont il se sépare.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹפֵךְ מַיִם בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהוּזַּק בָּהֶן אַחֵר – חַיָּיב בְּנִזְקוֹ. הַמַּצְנִיעַ אֶת הַקּוֹץ וְאֶת הַזְּכוּכִית; וְהַגּוֹדֵר אֶת גְּדֵרוֹ בְּקוֹצִים; וְגָדֵר שֶׁנָּפַל לִרְשׁוּת הָרַבִּים; וְהוּזְּקוּ בָּהֶן אֲחֵרִים – חַיָּיב בְּנִזְקָן.Michna : Celui qui verse de l'eau dans le domaine public, et qu'un autre y subit un dommage, est 'hayav (tenu de payer) pour son dommage. Celui qui dissimule l'épine ou le verre dans son mur donnant sur le domaine public, celui qui clôture sa clôture avec des épines, et celui dont une clôture est tombée dans le domaine public, si d'autres y subissent un dommage, il est 'hayav pour leur dommage.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּנִטְנְפוּ כֵּלָיו בְּמַיִם, אֲבָל הוּא עַצְמוֹ – פָּטוּר; קַרְקַע עוֹלָם הִזִּיקַתּוּ.Guemara : Rav a dit : on n'a enseigné cela que lorsque ses vêtements ont été souillés par l'eau ; mais si lui-même a été blessé, celui qui a versé l'eau est pétour (exempt), car c'est le sol du monde qui l'a blessé, et non l'eau.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב: לֹא יְהֵא אֶלָּא כְּרִפְשׁוֹ!Rav Houna a dit à Rav : cela ne serait-il que comme sa fange jetée sur le domaine public, il devrait répondre du dommage ! En effet, le sol boueux qui a causé la blessure résulte de son eau mêlée à la terre, et cette boue lui appartient.
- מִי סָבְרַתְּ דְּלָא תַּמּוּ מַיָּא?! בִּדְתַמּוּ מַיָּא.Rav lui répondit : Penses-tu qu'il s'agit d'un cas où l'eau ne s'était pas résorbée ? Il s'agit d'un cas où l'eau s'était résorbée, si bien qu'il n'y a là aucune boue qui lui appartienne.
- וְתַרְתֵּי לְמָה לִי?Et pourquoi ai-je besoin de deux enseignements dans la Michna sur cette halakha (règle) ? Selon Rav, il s'agit seulement de vêtements souillés, ce que la Michna précédente enseigne déjà à propos de la cruche brisée.
- חֲדָא בִּימוֹת הַחַמָּה, וַחֲדָא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.L'un concerne la saison chaude, et l'autre la saison des pluies.
- דְּתַנְיָא: כׇּל אֵלּוּ שֶׁאָמְרוּ פּוֹתְקִין בִּיבוֹתֵיהֶן וְגוֹרְפִין מְעָרוֹתֵיהֶן – בִּימוֹת הַחַמָּה אֵין לָהֶן רְשׁוּת, וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים יֵשׁ לָהֶם רְשׁוּת. וְאַף עַל פִּי שֶׁבִּרְשׁוּת – אִם הִזִּיקוּ, חַיָּיבִין לְשַׁלֵּם.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Tous ceux à propos desquels les Sages ont dit qu'ils ont l'autorisation, à savoir ceux qui ouvrent leurs canalisations vers le domaine public et ceux qui curent leurs grottes où stagnait de l'eau nauséabonde : à la saison chaude, ils n'en ont pas la permission, et à la saison des pluies, ils en ont la permission, car la rue est de toute façon lavée par la pluie. Et bien que ce soit avec permission, s'ils ont causé un dommage, ils sont 'hayavin (tenus) de payer. Les deux enseignements de la Michna sont donc nécessaires : l'un pour chaque saison, afin d'apprendre que, même à la saison des pluies, on paie les dommages.
- הַמַּצְנִיעַ אֶת הַקּוֹץ [וְכוּ׳]. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מַפְרִיחַ, אֲבָל מְצַמְצֵם לָא. מַאי טַעְמָא פָּטוּר? אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: לְפִי שֶׁאֵין דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לְהִתְחַכֵּךְ בַּכְּתָלִים.« Celui qui dissimule l'épine », [etc.] Rabbi Yo'hanan a dit : on n'a enseigné cela que s'il les fait saillir vers le domaine public, mais s'il les maintient dans les limites de son mur, non. Quelle est la raison pour laquelle il est alors pétour ? Rav A'ha fils de Rav Ika a dit : parce que les gens n'ont pas pour habitude de se frotter contre les murs. Un passant blessé par ces épines subit donc un accident inhabituel.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּצְנִיעַ קוֹצוֹתָיו וּזְכוּכִיּוֹתָיו לְתוֹךְ כּוֹתֶל שֶׁל חֲבֵירוֹ, וּבָא בַּעַל כּוֹתֶל וְסָתַר כּוֹתְלוֹ וְנָפַל לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהִזִּיקוּ – חַיָּיב הַמַּצְנִיעַ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Celui qui dissimule ses épines et ses éclats de verre dans le mur de son prochain, et le propriétaire du mur est venu et a démoli son mur, et cela est tombé dans le domaine public et a causé un dommage : celui qui les a dissimulés est 'hayav.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּכוֹתֶל רָעוּעַ, אֲבָל בְּכוֹתֶל בָּרִיא – הַמַּצְנִיעַ פָּטוּר, וְחַיָּיב בַּעַל הַכּוֹתֶל.Rabbi Yo'hanan a dit : on n'a enseigné cela que pour un mur délabré, car celui qui a dissimulé devait s'attendre à sa démolition ; mais pour un mur solide, celui qui a dissimulé est pétour, et le propriétaire du mur est 'hayav.
- אָמַר רָבִינָא, זֹאת אוֹמֶרֶת: הַמְכַסָּה בּוֹרוֹ בְּדׇלְיוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ, וּבָא בַּעַל דְּלִי וְנָטַל דׇּלְיוֹ – חַיָּיב בַּעַל הַבּוֹר.Ravina a dit : cela revient à dire que celui qui couvre sa fosse avec le seau de son prochain, et le propriétaire du seau est venu et a repris son seau, si la fosse a causé un dommage, le propriétaire de la fosse est 'hayav.
- פְּשִׁיטָא!C'est évident ! C'est la même règle que celle de Rabbi Yo'hanan pour le mur délabré ; qu'apporte donc Ravina ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּלָא הֲוִי יָדַע לֵיהּ – דְּלוֹדְעֵיהּ; אֲבָל הָכָא, דְּיָדַע לֵיהּ, הֲוָה לֵיהּ לְאוֹדוֹעֵיהּ; קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : c'est là-bas, pour les épines, que le propriétaire du mur est exempt, car il ne connaissait pas celui qui les avait cachées pour l'en informer ; mais ici, où il le connaît, il aurait dû l'en informer qu'il reprenait son seau, et il serait donc responsable. Il nous enseigne qu'il n'a pas cette obligation.
- תָּנוּ רַבָּנַן: חֲסִידִים הָרִאשׁוֹנִים הָיוּ מַצְנִיעִים קוֹצוֹתֵיהֶם וּזְכוּכִיּוֹתֵיהֶם בְּתוֹךְ שְׂדוֹתֵיהֶן, וּמַעֲמִיקִים לָהֶן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים כְּדֵי שֶׁלֹּא יְעַכֵּב הַמַּחֲרֵישָׁה.Nos Maîtres ont enseigné : les premiers hommes pieux dissimulaient leurs épines et leurs éclats de verre dans leurs champs, et les enfouissaient à trois tefa'him (palmes) de profondeur, afin que cela n'arrête pas la charrue.
- רַב שֵׁשֶׁת שָׁדֵי לְהוּ בְּנוּרָא. רָבָא שָׁדֵי לְהוּ בְּדִגְלַת.Rav Chéchèt les jetait au feu ; Rava les jetait dans le Tigre [Diglat].
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דְּבָעֵי לְמֶהֱוֵי חֲסִידָא – לְקַיֵּים מִילֵּי דִּנְזִיקִין. רָבָא אָמַר: מִילֵּי דְאָבוֹת. וְאָמְרִי לַהּ: מִילֵּי דִּבְרָכוֹת.Rav Yehouda a dit : celui qui veut être pieux, qu'il accomplisse les paroles de Nezikin (les traités sur les dommages), afin de ne pas nuire à autrui. Rava a dit : les paroles des Avot (le traité des Maximes des Pères). Et certains disent : les paroles de Berakhot (le traité des bénédictions).
- מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא אֶת תִּבְנוֹ וְקַשּׁוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים לִזְבָלִים, וְהוּזַּק בָּהֶן אַחֵר – חַיָּיב בְּנִזְקוֹ, וְכׇל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל הַמְקַלְקְלִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיקוּ – חַיָּיבִין לְשַׁלֵּם, וְכׇל הַקּוֹדֵם בָּהֶן זָכָה.Michna : Celui qui sort sa paille et son chaume vers le domaine public pour en faire du fumier, et qu'un autre y subit un dommage, est 'hayav pour son dommage ; et quiconque arrive le premier les acquiert. Rabban Chimon ben Gamliel dit : tous ceux qui dégradent le domaine public et causent un dommage sont 'hayavin de payer, et quiconque arrive le premier les acquiert.
- הַהוֹפֵךְ אֶת הַגָּלָל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהוּזַּק בָּהֶן אַחֵר – חַיָּיב בְּנִזְקוֹ.Celui qui retourne la bouse dans le domaine public, et qu'un autre y subit un dommage, est 'hayav pour son dommage.
- גְּמָ׳ לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה?Guemara : Dirons-nous que la Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehouda ?
- דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בִּשְׁעַת הוֹצָאַת זְבָלִים, אָדָם מוֹצִיא זִבְלוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים וְצוֹבְרוֹ כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נִישּׁוֹף בְּרַגְלֵי אָדָם וּבְרַגְלֵי בְּהֵמָה. שֶׁעַל מְנָת כֵּן הִנְחִיל יְהוֹשֻׁעַ אֶת הָאָרֶץ.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : à l'époque où l'on sort le fumier, un homme sort son fumier vers le domaine public et l'y amasse pendant trente jours entiers, afin qu'il soit foulé par les pieds des hommes et les pattes des bêtes ; car c'est à cette condition que Yehochoua a donné le pays en héritage. Puisqu'on a ce droit, il semble que l'on ne réponde pas des dommages.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה שֶׁאִם הִזִּיק – מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁהִזִּיק.Tu peux même dire que la Michna suit Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda admet que, s'il a causé un dommage, il paie ce qu'il a endommagé, bien qu'il ait agi dans son droit.
- וְהָתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּנֵר חֲנוּכָּה – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא בִּרְשׁוּת. מַאי, לָאו מִשּׁוּם רְשׁוּת בֵּית דִּין?Mais n'avons-nous pas appris : Rabbi Yehouda dit : pour la lampe de 'Hanouka, si une charge de lin prend feu à une lampe posée devant une boutique (plus loin, 62b), son propriétaire est pétour, parce qu'il l'a fait avec permission. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas en raison de la permission du tribunal ? Toute permission du tribunal dispenserait donc de payer.
- לָא, מִשּׁוּם רְשׁוּת מִצְוָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּנֵר חֲנוּכָּה – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא רְשׁוּת מִצְוָה.Non, c'est en raison de la permission liée à la mitsva (commandement). Comme il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : pour la lampe de 'Hanouka, il est pétour, parce que c'est une permission de mitsva.
- תָּא שְׁמַע: כׇּל אֵלּוּ שֶׁאָמְרוּ מוּתָּרִין לְקַלְקֵל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – אִם הִזִּיקוּ, חַיָּיבִין לְשַׁלֵּם; וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר!Viens et entends (une preuve) : tous ceux dont les Sages ont dit qu'ils sont autorisés à dégrader le domaine public, s'ils ont causé un dommage, sont 'hayavin de payer ; et Rabbi Yehouda les exempte ! Selon lui, la permission du tribunal dispense donc de payer.
- אָמַר רַב נַחְמָן: מַתְנִיתִין – שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הוֹצָאַת זְבָלִים, וְרַבִּי יְהוּדָה הִיא.Rav Na'hman a dit : la Michna traite d'un cas situé hors de l'époque où l'on sort le fumier, où il n'avait donc aucune permission, et elle suit Rabbi Yehouda.
- רַב אָשֵׁי אָמַר:Rav Achi a dit une autre explication de la Michna selon Rabbi Yehouda :
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