Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל הוּא עַצְמוֹ – פָּטוּר; קַרְקַע עוֹלָם הִזִּיקַתּוּ.Mais si c'est lui-même qui est blessé, le propriétaire de la cruche est exempt, car c'est le sol qui l'a blessé, et non la cruche ou l'eau.
- כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר לִי: מִכְּדֵי אַבְנוֹ וְסַכִּינוֹ וּמַשָּׂאוֹ – מִבּוֹרוֹ לָמַדְנוּ, וְכוּלָּן אֲנִי קוֹרֵא בָּהֶן: ״שׁוֹר״ – וְלֹא אָדָם, ״חֲמוֹר״ – וְלֹא כֵּלִים.Rav Yehouda poursuit : lorsque j'ai dit cela devant Chmouel, il m'a dit : puisque nous avons appris les dommages causés par sa pierre, son couteau et son fardeau laissés dans le domaine public à partir de son puits, je lis à propos de tous ce qui est dit du puits : « bœuf » (Exode 21, 33), et non un homme ; « âne », et non des objets.
- וְהָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן קְטָלָא, אֲבָל לְעִנְיַן נְזָקִין – אָדָם חַיָּיב, וְכֵלִים פְּטוּרִין.Et cela ne vaut qu'en matière de mort, si l'homme est tombé dans le puits et y a été tué ; mais en matière de dommages, pour un homme on est passible, et pour des objets on est exempt. Il faudrait donc juger à l'inverse de Rav dans le cas de la cruche : passible pour la blessure, exempt pour les vêtements.
- וְרַב – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאַפְקְרִינְהוּ, אֲבָל הֵיכָא דְּלָא אַפְקְרִינְהוּ – מָמוֹנוֹ הוּא.Et Rav, comment répond-il ? Cela ne vaut que lorsqu'il les a abandonnés ; mais lorsqu'il ne les a pas abandonnés, c'est son bien qui cause le dommage, et il est passible même pour les objets.
- מֵתִיב רַב אוֹשַׁעְיָא: ״וְנָפַל שָׁמָּה שּׁוֹר אוֹ חֲמוֹר״; ״שׁוֹר״ – וְלֹא ״אָדָם״, ״חֲמוֹר״ – וְלֹא כֵּלִים. מִכָּאן אָמְרוּ: נָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר וְכֵלָיו וְנִשְׁתַּבְּרוּ, חֲמוֹר וְכֵלָיו וְנִתְקָרְעוּ – חַיָּיב עַל הַבְּהֵמָה, וּפָטוּר עַל הַכֵּלִים. הָא לְמָה זֶה דּוֹמֶה – לְאַבְנוֹ וְסַכִּינוֹ וּמַשָּׂאוֹ שֶׁהִנִּיחָן בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיקוּ.Rav Ochaya a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) sur le puits : « Et qu'un bœuf ou un âne y tombe » (Exode 21, 33) : « bœuf » et non un homme ; « âne » et non des objets. De là ils ont dit : si un bœuf et son équipement sont tombés dedans et que l'équipement s'est brisé, ou un âne et son équipement, et qu'il s'est déchiré, celui qui a creusé est passible pour l'animal et exempt pour les objets. À quoi cela ressemble-t-il ? À sa pierre, son couteau et son fardeau qu'il a laissés dans le domaine public et qui ont causé un dommage.
- אַדְּרַבָּה, ״מָה דּוֹמֶה לָזֶה״ מִבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא מַאי דּוֹמֶה לָזֶה – אַבְנוֹ וְסַכִּינוֹ וּמַשָּׂאוֹ שֶׁהִנִּיחָן בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְהִזִּיקוּ.La Guemara s'interroge sur la formulation : au contraire, il aurait fallu dire : « Qu'est-ce qui ressemble à cela ? », puisque ces cas ne sont pas écrits dans la Torah mais déduits du puits. Il faut plutôt lire : qu'est-ce qui ressemble à cela ? Sa pierre, son couteau et son fardeau qu'il a laissés dans le domaine public et qui ont causé un dommage.
- לְפִיכָךְ, אִם הֵטִיחַ צְלוֹחִיתוֹ בְּאֶבֶן – חַיָּיב.La baraïta poursuit : c'est pourquoi, si quelqu'un a heurté son flacon contre une pierre laissée dans le domaine public et qu'il l'a brisé, le propriétaire de la pierre est passible.
- רֵישָׁא קַשְׁיָא לְרַב, וְסֵיפָא קַשְׁיָא לִשְׁמוּאֵל!Le début est difficile pour Rav, car il compare ces cas au puits sans distinguer s'il les a abandonnés ou non, et la fin est difficile pour Chmouel, car le propriétaire de la pierre y est passible pour un objet !
- וּלְטַעְמָיךְ, תִּיקְשֵׁי לָךְ הִיא גּוּפָא – (קַשְׁיָא) רֵישָׁא פָּטוּר, וְסֵיפָא חַיָּיב!La Guemara répond : et selon ton raisonnement, c'est la baraïta elle-même qui devrait te poser une difficulté : au début il est exempt, et à la fin il est passible !
- אֶלָּא רַב מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, וּשְׁמוּאֵל מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ.En réalité, Rav l'explique selon son raisonnement, et Chmouel l'explique selon son raisonnement.
- רַב מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁהִפְקִירָן, אֲבָל לֹא הִפְקִירָן – חַיָּיב. לְפִיכָךְ הֵטִיחַ צְלוֹחִיתוֹ בְּאֶבֶן – חַיָּיב.Rav l'explique selon son raisonnement : en quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsqu'il les a abandonnés ; mais s'il ne les a pas abandonnés, il est passible. C'est pourquoi, si quelqu'un a heurté son flacon contre une pierre, le propriétaire de la pierre est passible.
- וּשְׁמוּאֵל מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ אַבְנוֹ סַכִּינוֹ וּמַשָּׂאוֹ – כְּבוֹרוֹ דָּמֵי; לְרַבִּי יְהוּדָה דִּמְחַיֵּיב עַל נִזְקֵי כֵלִים בְּבוֹר, לְפִיכָךְ הֵטִיחַ צְלוֹחִיתוֹ בְּאֶבֶן – חַיָּיב.Et Chmouel l'explique selon son raisonnement : maintenant que tu as dit que sa pierre, son couteau et son fardeau sont comparables à son puits, selon Rabbi Yehouda, qui rend passible pour les dommages aux objets dans un puits, c'est pourquoi, si quelqu'un a heurté son flacon contre une pierre, le propriétaire de la pierre est passible.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּתְקַל בָּאֶבֶן, וְנִשּׁוֹף בָּאֶבֶן. אֲבָל נִתְקַל בַּקַּרְקַע וְנִשּׁוֹף בָּאֶבֶן – פָּטוּר.Rabbi Élazar a dit : on n'a enseigné cela que s'il a trébuché sur la pierre et que le flacon a heurté la pierre. Mais s'il a trébuché sur le sol et que le flacon a heurté la pierre, le propriétaire de la pierre est exempt.
- כְּמַאן – דְּלָא כְּרַבִּי נָתָן.Selon qui cela est-il dit ? Ce n'est pas selon Rabbi Natan, pour qui, lorsque deux causes concourent à un dommage et que l'une ne peut pas payer, l'autre paie tout.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לָא תֵּימָא בְּנִתְקַל בָּאֶבֶן וְנִשּׁוֹף בָּאֶבֶן הוּא דְּמִחַיַּיב, אֲבָל נִתְקַל בַּקַּרְקַע וְנִשּׁוֹף בָּאֶבֶן – פָּטוּר; אֶלָּא אֲפִילּוּ נִתְקַל בַּקַּרְקַע וְנִשּׁוֹף בָּאֶבֶן – חַיָּיב. כְּמַאן – כְּרַבִּי נָתָן.Certains disent : Rabbi Élazar a dit : ne dis pas que c'est seulement s'il a trébuché sur la pierre et que le flacon a heurté la pierre qu'il est passible, mais que s'il a trébuché sur le sol et que le flacon a heurté la pierre, il est exempt ; mais même s'il a trébuché sur le sol et que le flacon a heurté la pierre, il est passible. Selon qui ? Selon Rabbi Natan.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּמִתְכַּוֵּין חַיָּיב וְכוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי מִתְכַּוֵּין?Notre Michna enseigne : Rabbi Yehouda dit : s'il y a eu intention, il est passible, etc. Comment se présente le cas où il y a eu intention ?
- אָמַר רַבָּה: בְּמִתְכַּוֵּין לְהוֹרִידָהּ לְמַטָּה מִכְּתֵיפוֹ. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִכְּלָל דִּמְחַיֵּיב רַבִּי מֵאִיר אֲפִילּוּ נִפְשְׁרָה? אֲמַר לֵיהּ: אִין, מְחַיֵּיב הָיָה רַבִּי מֵאִיר אֲפִילּוּ אׇזְנָהּ בְּיָדוֹ.Rabba a dit : même lorsqu'il a l'intention de la descendre de son épaule et qu'il la brise accidentellement. Abayé lui a dit : on en déduit que Rabbi Méïr, auteur anonyme du premier avis de la Michna, rend passible même si elle s'est désagrégée d'elle-même ? Rabba lui a dit : oui, Rabbi Méïr rendait passible même s'il tenait son anse à la main et que seule l'anse était restée.
- אַמַּאי? אָנוּס הוּא, וְאוֹנֶס רַחֲמָנָא פַּטְרֵיהּ – דִּכְתִיב: ״וְלַנַּעֲרָה לֹא תַעֲשֶׂה דָבָר״!La Guemara demande : pourquoi ? Il est victime d'un cas de force majeure, et le Miséricordieux a exempté le cas de force majeure, comme il est écrit : « Et à la jeune fille tu ne feras rien » (Deutéronome 22, 26) !
- וְכִי תֵּימָא הָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן קְטָלָא, אֲבָל לְעִנְיַן נְזָקִין – חַיָּיב; וְהָתַנְיָא: נִשְׁבְּרָה כַּדּוֹ וְלֹא סִלְּקָהּ, נָפְלָה גְּמַלּוֹ וְלֹא הֶעֱמִידָה – רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב בְּהֶזֵּיקָן, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים:Et si tu dis que cela ne vaut qu'en matière de mort, mais qu'en matière de dommages on est passible, il a pourtant été enseigné dans une baraïta : si sa cruche s'est brisée et qu'il n'en a pas enlevé les tessons, si son chameau est tombé et qu'il ne l'a pas relevé, Rabbi Méïr rend passible de leur dommage, et les Sages disent :
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