Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לְיַיעוֹדֵי גַּבְרָא, לֵימְרוּ הָנָךְ קַמָּאֵי: אֲנַן מִי הֲוָה יָדְעִינַן דְּבָתַר תְּלָתָא יוֹמֵי – אָתוּ הָנֵי וּמְיַיעֲדִי לֵיהּ?Mais si tu dis que les trois jours servent à avertir l'homme, les témoins ont dû venir trois jours différents ; alors que ces premiers témoins disent : savions-nous, nous, qu'après trois jours ceux-là viendraient et le rendraient mouad (averti, déclaré dangereux) ? La baraïta (enseignement tannaïtique) traite donc de témoins venus le même jour, et les trois jours servent à rendre mouad le bœuf.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וַאֲמַר לִי: וּלְיַיעוֹדֵי תּוֹרָא מִי נִיחָא?! וְלֵימְרוּ הָנָךְ בָּתְרָאֵי: אֲנַן מְנָא יָדְעִינַן דְּכֹל דְּקָאֵי בֵּי דִינָא – לְאַסְהוֹדֵי בְּתוֹרָא קָאָתוּ? אֲנַן לְחַיּוֹבֵי גַּבְרָא פַּלְגָא נִזְקָא אָתֵינַן!Rav Achi a dit : j'ai récité cet enseignement devant Rav Kahana, et il m'a dit : et s'ils servent à rendre mouad le bœuf, est-ce mieux ?! Même s'ils sont venus le même jour, que ces derniers témoins disent : d'où savions-nous, nous, que tous ceux qui se tiennent au tribunal sont venus pour témoigner contre le bœuf ? Nous, nous sommes venus pour rendre l'homme passible d'un demi-dommage !
- דְּקָמְרַמְּזִי רַמּוֹזֵי. רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּשֶׁבָּאוּ רְצוּפִים.La Guemara répond : il s'agit du cas où ils se font des signes : les groupes s'étaient concertés, si bien que chacun connaissait le témoignage des autres. Rav Achi a dit : il s'agit du cas où ils sont venus à la suite les uns des autres, ce qui montre que les derniers connaissaient les premiers.
- רָבִינָא אָמַר: בְּמַכִּירִין בַּעַל הַשּׁוֹר, וְאֵין מַכִּירִין אֶת הַשּׁוֹר.Ravina a dit : il s'agit de témoins qui connaissent le propriétaire du bœuf, mais ne connaissent pas le bœuf. Ils ne peuvent donc être venus pour le demi-dommage, qui ne se paye que sur le corps du bœuf tam (sans antécédent) : leur seul but était de le rendre mouad.
- אֶלָּא הֵיכִי מְיַיעֲדִי לֵיהּ? דְּאָמְרִי: תּוֹרָא נַגְּחָנָא אִית לָךְ בְּבַקְרָךְ, אִבְּעִי לָךְ לְנַטּוֹרֵי לְכוּלֵּיהּ בַּקְרָא.La Guemara demande : mais comment le rendent-ils mouad, s'ils ne le connaissent pas ? Elle répond : ils disent au propriétaire : tu as un bœuf qui encorne parmi ton troupeau, tu dois surveiller tout le troupeau.
- אִבַּעְיָא לְהוּ: הַמְשַׁסֶּה כַּלְבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ בַּחֲבֵירוֹ, מַהוּ? מְשַׁסֶּה – וַדַּאי פָּטוּר; בַּעַל כֶּלֶב – מַאי? מִי אָמְרִינַן מָצֵי אָמַר לֵיהּ: אֲנָא – מַאי עָבֵידְנָא לֵיהּ? אוֹ דִלְמָא, אָמְרִינַן לֵיהּ: כֵּיוָן דְּיָדְעַתְּ בְּכַלְבָּךְ דִּמְשַׁסֵּי לֵיהּ וּמִשְׁתַּסֵּי, לָא אִבְּעִי לָךְ לְאַשְׁהוֹיֵיהּ?Ils ont posé la question : celui qui excite le chien de son prochain contre son prochain, qu'en est-il ? L'excitateur est assurément pétour (exempt), car il n'a fait que causer indirectement le dommage ; le propriétaire du chien, qu'en est-il ? Disons-nous qu'il peut lui dire : moi, que lui ai-je fait ? Ou peut-être lui disons-nous : puisque tu sais de ton chien qu'on l'excite et qu'il se laisse exciter, tu n'aurais pas dû le garder ?
- אָמַר רַבִּי זֵירָא, תָּא שְׁמַע: וְתָם – שֶׁיְּהוּ הַתִּינוֹקוֹת מְמַשְׁמְשִׁין בּוֹ, וְאֵינוֹ נוֹגֵחַ. הָא נוֹגֵחַ – חַיָּיב! אָמַר אַבָּיֵי, מִי קָתָנֵי: נָגַח חַיָּיב? דִּלְמָא הָא נָגַח – לָא הָוֵי תָּם; וּבְהָהִיא נְגִיחָה לָא מִחַיַּיב.Rabbi Zeira a dit : viens et entends (une preuve), de la baraïta : et un bœuf redevient tam lorsque les enfants le caressent et qu'il n'encorne pas. Mais s'il encorne quand on le caresse, le propriétaire est 'hayav (passible), alors que le contact des enfants revient à une excitation ! Abayé a dit : est-il enseigné : s'il a encorné, il est 'hayav ? Peut-être faut-il comprendre : s'il a encorné, il n'est pas tam ; mais pour ce coup de corne-là, il n'est pas 'hayav.
- תָּא שְׁמַע: שִׁיסָּה בּוֹ אֶת הַכֶּלֶב, שִׁיסָּה בּוֹ נָחָשׁ – פָּטוּר. מַאי, לָאו פָּטוּר מְשַׁסֶּה, וְחַיָּיב בַּעַל כֶּלֶב? לָא; אֵימָא: פָּטוּר אַף מְשַׁסֶּה.Viens et entends (une preuve), d'une Michna (Sanhédrin 76b) : s'il a excité contre lui le chien, s'il a excité contre lui un serpent, il est pétour. Comment comprendre ? N'est-ce pas que l'excitateur est pétour et que le propriétaire du chien est 'hayav ? Non ; dis : même l'excitateur est pétour, tout comme le propriétaire.
- אָמַר רָבָא, אִם תִּמְצֵי לוֹמַר: הַמְשַׁסֶּה כַּלְבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ בַּחֲבֵירוֹ – חַיָּיב; שִׁיסָּהוּ הוּא בְּעַצְמוֹ – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? כׇּל הַמְשַׁנֶּה, וּבָא אַחֵר וְשִׁינָּה בּוֹ – פָּטוּר.Rava a dit : même si tu en viens à dire que celui qui excite le chien de son prochain contre son prochain est 'hayav, c'est-à-dire que le propriétaire est 'hayav, s'il l'a excité contre lui-même, et que le chien l'a mordu, le propriétaire est pétour. Quelle en est la raison ? Quiconque agit de façon inhabituelle, et qu'un autre vient agir de façon inhabituelle envers lui, celui-ci est pétour.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: אִיתְּמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ כְּווֹתָיךְ – דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שְׁתֵּי פָּרוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אַחַת רְבוּצָה וְאַחַת מְהַלֶּכֶת, וּבִעֲטָה מְהַלֶּכֶת בִּרְבוּצָה – פְּטוּרָה. רְבוּצָה בִּמְהַלֶּכֶת – חַיֶּיבֶת.Rav Pappa dit à Rava : cela a été dit au nom de Rech Lakich conformément à toi. Car Rech Lakich a dit : deux vaches se trouvent dans le domaine public, l'une couchée et l'autre qui marche ; si celle qui marche donne un coup de pied à celle qui est couchée, elle est pétour, puisque celle-ci n'aurait pas dû se coucher sur la voie publique ; si celle qui est couchée frappe celle qui marche, elle est 'hayav.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא – בְּהָהִיא חַיּוֹבֵי מְחַיֵּיבְנָא, דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: כִּי אִית לָךְ רְשׁוּתָא – לְסַגּוֹיֵי עֲלַי; לְבַעוֹטֵי בִּי לֵית לָךְ רְשׁוּתָא.Rava lui dit : moi, dans ce cas-là, je la rends 'hayav, car nous lui disons, au nom de la vache couchée : si tu as le droit de marcher sur moi, tu n'as pas le droit de me frapper du pied.
- מַתְנִי׳ שׁוֹר הַמַּזִּיק בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק, כֵּיצַד? נָגַח, נָגַף, נָשַׁךְ, רָבַץ, בָּעַט; בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק. בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: נֶזֶק שָׁלֵם, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: חֲצִי נֶזֶק.MICHNA : Le bœuf qui cause un dommage dans le domaine de la victime, comment cela ? S'il a encorné, heurté, mordu, s'est couché sur un objet, ou a frappé du pied, dans le domaine public il paye un demi-dommage s'il est tam. Dans le domaine de la victime, Rabbi Tarfon dit : le dommage entier ; et les Sages disent : un demi-dommage.
- אֲמַר לָהֶם רַבִּי טַרְפוֹן: וּמָה בְּמָקוֹם שֶׁהֵקֵל עַל הַשֵּׁן וְעַל הָרֶגֶל – בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, שֶׁהוּא פָּטוּר; הֶחְמִיר עֲלֵיהֶן בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – לְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם; מְקוֹם שֶׁהֶחְמִיר עַל הַקֶּרֶן – בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, לְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק; אֵינוֹ דִּין שֶׁנַּחְמִיר עָלָיו בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – לְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם?Rabbi Tarfon leur dit : si là où la Torah s'est montrée indulgente pour la Dent et le Pied (les dommages causés en mangeant et en marchant), dans le domaine public, où il est pétour, elle a été sévère à leur égard dans le domaine de la victime, en faisant payer le dommage entier, alors là où elle a été sévère pour la Corne (les coups intentionnels), dans le domaine public, en faisant payer un demi-dommage, n'est-il pas logique que nous soyons sévères à son égard dans le domaine de la victime, en faisant payer le dommage entier ?
- אָמְרוּ לוֹ: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין – לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן. מָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – חֲצִי נֶזֶק, אַף בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – חֲצִי נֶזֶק.Ils lui dirent : il suffit à ce qui provient d'un raisonnement a fortiori d'être comme ce dont il est déduit. De même que dans le domaine public il paye un demi-dommage, de même dans le domaine de la victime, un demi-dommage.
- אָמַר לָהֶם: אַף אֲנִיIl leur dit : moi non plus
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