Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא אָדוּן קֶרֶן מִקֶּרֶן, אֲנִי אָדוּן קֶרֶן מֵרֶגֶל – וּמָה בְּמָקוֹם שֶׁהֵקֵל עַל הַשֵּׁן וְעַל הָרֶגֶל, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֶחְמִיר בַּקֶּרֶן; מָקוֹם שֶׁהֶחְמִיר עַל הַשֵּׁן וְעַל הָרֶגֶל, בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – אֵינוֹ דִּין שֶׁנַּחְמִיר בַּקֶּרֶן?ne déduirai pas la Corne (dommages intentionnels) de la Corne ; je déduirai la Corne du Pied (dommages causés en marchant) : si là où la Torah s'est montrée indulgente pour la Dent (dommages causés en mangeant) et pour le Pied, dans le domaine public, où le propriétaire est pétour (exempt), elle a été sévère pour la Corne, en imposant un demi-dommage, alors là où elle a été sévère pour la Dent et le Pied, dans le domaine de la victime, en imposant le dommage entier, n'est-il pas logique que nous soyons sévères pour la Corne, et que nous imposions le dommage entier ?
- אָמְרוּ לוֹ: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין – לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן. מָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – חֲצִי נֶזֶק, אַף בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק – חֲצִי נֶזֶק.Ils lui dirent : il suffit à ce qui provient d'un raisonnement a fortiori d'être comme ce dont il est déduit. De même que dans le domaine public il paye un demi-dommage, de même dans le domaine de la victime, un demi-dommage.
- גְּמָ׳ וְרַבִּי טַרְפוֹן לֵית לֵיהּ דַּיּוֹ?! וְהָא דַּיּוֹ דְּאוֹרָיְיתָא הוּא! דְּתַנְיָא: מִדִּין קַל וְחוֹמֶר – כֵּיצַד? ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה: וְאָבִיהָ יָרֹק יָרַק בְּפָנֶיהָ, הֲלֹא תִכָּלֵם שִׁבְעַת יָמִים?!״ – קַל וְחוֹמֶר לַשְּׁכִינָה, אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם! אֶלָּא דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן.GUEMARA : Et Rabbi Tarfon n'admet-il pas le principe de « il suffit » ?! Mais « il suffit » est de la Torah ! Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique) : parmi les règles d'interprétation de la Torah figure le raisonnement du kal va'homer (raisonnement a fortiori). Comment cela ? « Et Hachem dit à Moché : si son père lui avait craché au visage, ne serait-elle pas confuse sept jours ? » (Nombres 12, 14). C'est un kal va'homer : si la Présence divine la blâme, elle devrait être confuse quatorze jours ! Mais il suffit à ce qui provient d'un raisonnement d'être comme ce dont il est déduit : sept jours seulement.
- כִּי לֵית לֵיהּ דַּיּוֹ – הֵיכָא דְּמִפְּרִיךְ קַל וָחוֹמֶר; הֵיכָא דְּלָא מִפְּרִיךְ קַל וָחוֹמֶר – אִית לֵיהּ דַּיּוֹ. הָתָם – שִׁבְעָה דִּשְׁכִינָה לָא כְּתִיבִי; אֲתָא קַל וָחוֹמֶר אַיְיתִי אַרְבֵּסַר, אֲתָא דַּיּוֹ אַפֵּיק שִׁבְעָה, וְאוֹקֵי שִׁבְעָה.La Guemara répond : lorsqu'il n'admet pas « il suffit », c'est là où le kal va'homer serait réfuté entièrement, sans qu'il en reste aucune règle ; là où le kal va'homer n'est pas réfuté, il admet « il suffit ». Là, pour Miriam, les sept jours dus à la Présence divine ne sont pas écrits ; le kal va'homer est venu et a apporté quatorze jours ; « il suffit » est venu, en a retiré sept et en a laissé sept. Le raisonnement garde donc un effet.
- אֲבָל הָכָא – חֲצִי נֶזֶק כְּתִיב; וַאֲתָא קַל וָחוֹמֶר וְאַיְיתִי חֲצִי נֶזֶק אַחֲרִינָא, וְנַעֲשָׂה נֶזֶק שָׁלֵם; אִי דָּרְשַׁתְּ דַּיּוֹ – אִפְּרִיךְ לֵיהּ קַל וָחוֹמֶר!Mais ici, le demi-dommage est écrit dans la Torah, pour la Corne en général ; et le kal va'homer vient apporter un autre demi-dommage, ce qui fait un dommage entier ; si tu appliques « il suffit », tu réfutes le kal va'homer, car il n'en resterait rien.
- וְרַבָּנַן, שִׁבְעָה דִשְׁכִינָה כְּתִיבִי – ״תִּסָּגֵר שִׁבְעַת יָמִים״.Et les Sages, comment répondent-ils ? Les sept jours dus à la Présence divine sont écrits : « Qu'elle soit enfermée sept jours » (Nombres 12, 14). « Il suffit » s'applique donc même là où il annule tout le raisonnement.
- וְרַבִּי טַרְפוֹן, הָהוּא ״תִּסָּגֵר״ – דְּדָרְשִׁינַן דַּיּוֹ הוּא.Et Rabbi Tarfon, comment répond-il ? Ce « qu'elle soit enfermée » vient enseigner que nous interprétons selon le principe de « il suffit ».
- וְרַבָּנַן, כְּתִיב קְרָא אַחֲרִינָא – ״וַתִּסָּגֵר מִרְיָם״. וְרַבִּי טַרְפוֹן, הָהוּא – דַּאֲפִילּוּ בְּעָלְמָא דָּרְשִׁינַן דַּיּוֹ, וְלֹא תֹּאמַר: הָכָא – מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ שֶׁל מֹשֶׁה, אֲבָל בְּעָלְמָא לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.Et les Sages ? Un autre verset est écrit : « Et Miriam fut enfermée » (Nombres 12, 15). Et Rabbi Tarfon ? Celui-là vient enseigner que même en général nous interprétons selon « il suffit » ; et que tu ne dises pas : ici, c'est par égard pour l'honneur de Moché, mais en général non. C'est ce qu'il nous enseigne.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: וְהָא הַאי תַּנָּא, דְּלָא דָּרֵישׁ דַּיּוֹ, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מִפְּרִיךְ קַל וָחוֹמֶר! דְּתַנְיָא: קֶרִי בְּזָב מִנַּיִין? וְדִין הוּא, מָה טָהוֹר בְּטָהוֹר – טָמֵא בְּטָמֵא; טָמֵא בְּטָהוֹר – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא טָמֵא בְּטָמֵא?Rav Pappa dit à Abayé : mais il y a ce Tanna, qui n'interprète pas selon « il suffit », bien que le kal va'homer ne soit pas réfuté ! Car il a été enseigné dans une baraïta : le kéri (l'émission séminale) du zav (homme atteint d'un écoulement), d'où sait-on qu'il rend impur par le contact et par le port ? Et c'est un raisonnement : si la salive, qui est tahor (pure) chez l'homme tahor, est tamé (impure) chez l'homme tamé, alors le kéri, qui est tamé chez l'homme tahor, n'est-il pas logique qu'il soit tamé chez l'homme tamé ?
- וְקָא מַיְיתֵי לַהּ בֵּין לְמַגָּע בֵּין לְמַשָּׂא. וְאַמַּאי? נֵימָא: אַהֲנִי קַל וָחוֹמֶר לְמַגָּע, אַהֲנִי דַּיּוֹ לְאַפּוֹקֵי מַשָּׂא!Et il l'apporte aussi bien pour le contact que pour le port. Et pourquoi ? Disons : le kal va'homer a son effet pour le contact, et « il suffit » a son effet pour exclure le port, puisque le kéri d'un homme pur ne rend impur que par le contact !
- וְכִי תֵּימָא: לְמַגָּע לָא אִצְטְרִיךְ קַל וָחוֹמֶר, דְּלָא גָּרַע מִגַּבְרָא טָהוֹר; אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״מִקְּרֵה לָיְלָה״ כְּתִיב – מִי שֶׁקִּרְיוֹ גּוֹרֵם לוֹ; יָצָא זֶה, שֶׁאֵין קִרְיוֹ גּוֹרֵם לוֹ – אֶלָּא דָּבָר אַחֵר גָּרַם לוֹ; קָא מַשְׁמַע לַן.Et si tu dis : pour le contact, le kal va'homer n'était pas nécessaire, car le kéri du zav n'est pas moins grave que celui d'un homme tahor, si bien que le raisonnement ne servirait que pour le port – il était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire : il est écrit : « d'un accident de la nuit » (Deutéronome 23, 11), à savoir celui que son accident entraîne ; sort de la règle celui-ci, que son accident n'entraîne pas, mais qu'une autre chose a entraîné, à savoir sa maladie. C'est ce qu'il nous enseigne.
- מִידֵּי ״וְלֹא דָּבָר אַחֵר״ כְּתִיב?!Abayé répond : est-il donc écrit : « et non une autre chose » ?! Pour le contact, le verset suffit donc, et le kal va'homer ne sert que pour le port : « il suffit » l'annulerait entièrement.
- וּמַאן תַּנָּא דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר: שִׁכְבַת זֶרַע שֶׁל זָב מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא? לָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְלָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. דִּתְנַן: שִׁכְבַת זֶרַע שֶׁל זָב מְטַמְּאָה בְּמַגָּע, וְאֵין מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא; דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אַף מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא, לְפִי שֶׁאִי אֶפְשָׁר בְּלֹא צִחְצוּחֵי זִיבָה.La Guemara demande : et qui est le Tanna dont tu as entendu qu'il dit : la semence du zav rend impur par le port ? Ce n'est ni Rabbi Eliézer ni Rabbi Yehochoua. Car nous avons appris : la semence du zav rend impur par le contact, et ne rend pas impur par le port ; telles sont les paroles de Rabbi Eliézer. Et Rabbi Yehochoua dit : elle rend impur aussi par le port, car il est impossible qu'elle sorte sans gouttelettes de ziva (l'écoulement du zav).
- עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הָתָם – אֶלָּא שֶׁאִי אֶפְשָׁר בְּלֹא צִחְצוּחֵי זִיבָה, הָא לָאו הָכִי – לָא! אֶלָּא הַאי תַּנָּא הוּא – דִּתְנַן: לְמַעְלָה מֵהֶןRabbi Yehochoua n'a dit cela, là-bas, que parce qu'il est impossible qu'elle sorte sans gouttelettes de ziva ; sinon, non ! La Guemara répond : mais c'est ce Tanna-ci, car nous avons appris (Kélim 1, 3) : au-dessus d'eux
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