Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין חֲצִי נֶזֶק חָלוּק לֹא לִרְשׁוּת הַיָּחִיד וְלֹא לִרְשׁוּת הָרַבִּים. מַאי, לָאו הִתִּיזָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהִזִּיקָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים? לָא; הִתִּיזָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהִזִּיקָה בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד.Mais voici que Rabbi Yo'hanan a dit : Le demi-dommage n'est pas partagé, ni pour le domaine privé ni pour le domaine public : on le doit dans l'un comme dans l'autre. Quoi, ne s'agit-il pas aussi d'un cas où elle a projeté des cailloux (tserorot) dans le domaine public et causé un dommage dans le domaine public ? Rabbi Zeira répond : Non ; elle a projeté dans le domaine public et causé un dommage dans le domaine privé.
- וְהָאָמְרַתְּ: עֲקִירָה אֵין כָּאן, הַנָּחָה יֵשׁ כָּאן! אֲמַר לֵיהּ: הֲדַרִי בִּי. אִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי אֲמַר רַבִּי יוֹחָנָן – אֲקַרַן.Rabbi Yirmeya rétorque : Mais tu as dit : Il n'y a pas ici d'enlèvement, et il y aurait ici une pose ! Il lui a dit : Je me suis rétracté. Si tu veux, dis plutôt : Lorsque Rabbi Yo'hanan l'a dit, c'est au sujet de la kérèn (la « corne », dommage causé par un acte inhabituel), et non des cailloux, pour lesquels on est exempt dans le domaine public.
- יָתֵיב רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא אַקִּילְעָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, נְפַק מִילְּתָא מִבֵּינַיְיהוּ: כִּשְׁכְּשָׁה בִּזְנָבָהּ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: וְכִי יֹאחֲזֶנָּה בִּזְנָבָהּ וְיֵלֵךְ?! אִי הָכִי, קֶרֶן נָמֵי, נֵימָא: וְכִי יֹאחֲזֶנָּה בְּקֶרֶן וְיֵלֵךְ?!Rabbi Yehouda Nessia et Rabbi Ochaya étaient assis dans le vestibule (akil'a) de Rabbi Yehouda Nessia. Une question s'est élevée entre eux : Si elle a agité sa queue et causé un dommage, quelle est la règle ? L'autre lui a dit : Faudrait-il donc qu'il la tienne par la queue et marche avec elle ?! La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pour la kérèn aussi, disons : Faudrait-il donc qu'il la tienne par la corne et marche avec elle ?!
- הָכִי הַשְׁתָּא?! קֶרֶן לָאו אוֹרְחֵיהּ, הָא אוֹרְחַיהּ.La Guemara rejette cela : Comment comparer ?! La corne n'est pas sa manière habituelle, celle-ci est sa manière habituelle.
- וְכִי מֵאַחַר דְּאוֹרְחַיהּ, מַאי מִבַּעְיָא לֵיהּ? כִּשְׁכּוּשׁ יַתִּירָא מִבַּעְיָא לֵיהּ.On demande : Et puisque c'est sa manière habituelle, quelle question se posait-il ? On répond : C'est à propos d'une agitation excessive qu'il s'interrogeait : est-elle encore considérée comme habituelle ?
- בָּעֵי רַב עֵינָא: כִּשְׁכְּשָׁה בְּאַמָּתָהּ מַהוּ? מִי אָמְרִינַן מִידֵּי דְּהָוֵה אַקֶּרֶן – קֶרֶן לָאו יִצְרָא קָתָקֵיף לֵיהּ? הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא; אוֹ דִלְמָא, קֶרֶן כַּוּוֹנָתוֹ לְהַזִּיק, הָא אֵין כַּוּוֹנָתָהּ לְהַזִּיק? תֵּיקוּ.Rav Eina a demandé : Si elle a agité son membre et causé un dommage, quelle est la règle ? Disons-nous : c'est comme pour la corne : pour la corne, n'est-ce pas son penchant qui la domine ? Ici aussi, il n'y a pas de différence. Ou peut-être : pour la corne, son intention est de nuire, tandis qu'ici son intention n'est pas de nuire ? Tékou (la question reste en suspens).
- הַתַּרְנְגוֹלִין מוּעָדִין לְהַלֵּךְ כְּדַרְכָּן וּלְשַׁבֵּר וְכוּ׳. אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּקְשַׁר מֵאֵלָיו, אֲבָל קְשָׁרוֹ אָדָם – חַיָּיב.Les poules sont mouad (averties) pour marcher selon leur manière et briser, etc. : la Michna (17a) poursuit : si un fil était attaché à leur patte et qu'elles ont brisé un récipient, on paie un demi-dommage. Rav Houna a dit : On ne l'a enseigné que lorsque le fil s'est attaché de lui-même ; mais si un homme l'a attaché, il est 'hayav (passible).
- נִקְשַׁר מֵאֵלָיו – מַאן חַיָּיב? אִילֵימָא בַּעַל הַדְּלִיל, הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַצְנְעֵיהּ – אָנוּס הוּא! וְאִי לָא אַצְנְעֵיהּ – פּוֹשֵׁעַ הוּא!La Guemara demande : Si il s'est attaché de lui-même, qui est 'hayav du demi-dommage ? Si l'on dit le propriétaire du fil, de quel cas s'agit-il ? S'il l'a rangé, il est victime d'un cas de force majeure ! Et s'il ne l'a pas rangé, il est négligent, et devrait le dommage entier !
- אֶלָּא חַיָּיב בַּעַל תַּרְנְגוֹל? מַאי שְׁנָא כּוּלֵּיהּ נֶזֶק דְּלָא – דִּכְתִיב: ״כִּי יִפְתַּח אִישׁ בּוֹר״ – וְלֹא שׁוֹר בּוֹר; חֲצִי נֶזֶק נָמֵי, ״אִישׁ בּוֹר״ – וְלֹא שׁוֹר בּוֹר!Mais plutôt, c'est le propriétaire de la poule qui est 'hayav ? Quelle différence pour le dommage entier, dont il est dispensé, car il est écrit : « Si un homme ouvre une fosse » (Exode 21, 33) : et non un bœuf qui ouvre une fosse ? Pour le demi-dommage aussi : il est écrit « un homme… une fosse », et non un bœuf qui ouvre une fosse !
- אֶלָּא מַתְנִיתִין בִּדְאַדְּיֵיהּ אַדּוֹיֵי. וְכִי אִתְּמַר דְּרַב הוּנָא – בְּעָלְמָא אִתְּמַר. דְּלִיל הֶפְקֵר – אָמַר רַב הוּנָא: נִקְשַׁר מֵאֵלָיו – פָּטוּר, קְשָׁרוֹ אָדָם – חַיָּיב.Mais plutôt, la Michna traite d'un cas où la poule a fait voler le fil, qui a causé le dommage, et l'on paie un demi-dommage comme pour les cailloux. Et lorsque les propos de Rav Houna ont été dits, ils l'ont été de façon générale, et non à propos de la Michna : Pour un fil sans propriétaire, Rav Houna a dit : S'il s'est attaché de lui-même, il est pétour (exempt) ; si un homme l'a attaché, il est 'hayav.
- מִשּׁוּם מַאי חַיָּיב? אָמַר רַב הוּנָא בַּר מָנוֹחַ: מִשּׁוּם בּוֹרוֹ הַמִּתְגַּלְגֵּל בְּרַגְלֵי אָדָם וּבְרַגְלֵי בְהֵמָה.À quel titre est-il 'hayav ? Rav Houna bar Manoa'h a dit : Au titre de sa fosse qui roule aux pieds de l'homme et aux pieds de la bête.
- מַתְנִי׳ כֵּיצַד הַשֵּׁן מוּעֶדֶת? לֶאֱכוֹל אֶת הָרָאוּי לָהּ. הַבְּהֵמָה מוּעֶדֶת לֶאֱכוֹל פֵּירוֹת וִירָקוֹת. אָכְלָה כְּסוּת אוֹ כֵלִים – מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּרְשׁוּת הַנִּיזָּק, אֲבָל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – פָּטוּר.MICHNA : Comment la dent est-elle mouad ? Pour manger ce qui lui convient. La bête est mouad pour manger des fruits et des légumes. Si elle a mangé un vêtement ou des objets, il paie un demi-dommage. De quoi parle-t-on ? Dans le domaine du lésé ; mais dans le domaine public, il est pétour.
- וְאִם נֶהֱנֵית – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית.Et si elle en a tiré profit, elle paie ce dont elle a tiré profit.
- כֵּיצַד מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית? אָכְלָה מִתּוֹךְ הָרְחָבָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית, מִצִּדֵּי הָרְחָבָה – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה. מִפֶּתַח הַחֲנוּת – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית, מִתּוֹךְ הַחֲנוּת – מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁהִזִּיקָה.Comment paie-t-elle ce dont elle a tiré profit ? Si elle a mangé au milieu de la place publique, elle paie ce dont elle a tiré profit ; sur les côtés de la place, elle paie ce qu'elle a endommagé. À l'entrée de la boutique, elle paie ce dont elle a tiré profit ; à l'intérieur de la boutique, elle paie ce qu'elle a endommagé.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַשֵּׁן מוּעֶדֶת לֶאֱכוֹל אֶת הָרָאוּי לָהּ – כֵּיצַד? בְּהֵמָה שֶׁנִּכְנְסָה לַחֲצַר הַנִּיזָּק, וְאָכְלָה אוֹכָלִין הָרְאוּיִין לָהּ וְשָׁתְתָה מַשְׁקִין הָרְאוּיִין לָהּ – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם. וְכֵן חַיָּה שֶׁנִּכְנְסָה לַחֲצַר הַנִּיזָּק, וְטָרְפָה בְּהֵמָה וְאָכְלָה בָּשָׂר – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La dent est mouad pour manger ce qui lui convient : comment ? Une bête qui est entrée dans la cour du lésé, et a mangé des aliments qui lui conviennent et bu des boissons qui lui conviennent : il paie le dommage entier. Et de même, une bête sauvage qui est entrée dans la cour du lésé, et a déchiré une bête et mangé de la viande : il paie le dommage entier.
- וּפָרָה שֶׁאָכְלָה שְׂעוֹרִין, וַחֲמוֹר שֶׁאָכַל כַּרְשִׁינִין, וְכֶלֶב שֶׁלִּיקֵּק אֶת הַשֶּׁמֶן, וַחֲזִיר שֶׁאָכַל חֲתִיכָה שֶׁל בָּשָׂר – מְשַׁלְּמִין נֶזֶק שָׁלֵם. אָמַר רַב פָּפָּא, הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ: כֹּל מִידֵּי דְּלָאו אוֹרְחֵיהּ, וְאָכְלָה לֵיהּ עַל יְדֵי הַדְּחָק – שְׁמֵיהּ אֲכִילָה; הַאי שׁוּנָּרָא דַּאֲכַל תַּמְרֵי, וַחֲמָרָא דַּאֲכַיל בִּינִיתָא – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם.Et une vache qui a mangé de l'orge, et un âne qui a mangé des vesces, et un chien qui a léché de l'huile, et un porc qui a mangé un morceau de viande : ils paient le dommage entier. Rav Pappa a dit : Maintenant que tu as dit : tout ce qui n'est pas sa manière habituelle, mais qu'elle mange sous la contrainte de la faim, s'appelle manger, un chat qui a mangé des dattes, et un âne qui a mangé des poissons : il paie le dommage entier.
- הָהוּא חַמְרָא דַּאֲכַל נַהֲמָא וּפַלְּסֵיהּ לְסַלָּא, חַיְּיבֵיהּ רַב יְהוּדָה לְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם אַנַּהֲמָא, וְאַסַּלָּא חֲצִי נֶזֶק. וְאַמַּאי? כֵּיוָן דְּאוֹרְחֵיהּ לְמֵיכַל נַהֲמָא – אוֹרְחֵיהּ נָמֵי לְפַלּוֹסֵי סַלָּא! דַּאֲכַל וַהֲדַר פַּלֵּיס.Un certain âne a mangé du pain et a mis en pièces le panier. Rav Yehouda a obligé le propriétaire à payer le dommage entier pour le pain, et pour le panier un demi-dommage. La Guemara demande : Et pourquoi ? Puisqu'il est dans sa manière de manger du pain, il est aussi dans sa manière de mettre en pièces le panier ! On répond : Il s'agit d'un cas où il a mangé, et ensuite a mis en pièces le panier.
- וּפַת אוֹרְחֵיהּ הוּא?! וּרְמִינְהוּ: אָכְלָה פַּת וּבָשָׂר וְתַבְשִׁיל – מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק. מַאי, לָאו בִּבְהֵמָה? לֹא, בְּחַיָּה.Mais le pain est-il sa manière habituelle ?! On oppose cette baraïta : Si elle a mangé du pain, de la viande ou un plat cuisiné, il paie un demi-dommage. Quoi, ne s'agit-il pas d'une bête domestique ? La Guemara répond : Non, d'une bête sauvage.
- חַיָּה – בָּשָׂר אוֹרְחֵיהּ הוּא! דְּמִטְּוֵי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּטַבְיָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם בִּבְהֵמָה, וּבְפָתוּרָא.On objecte : Pour une bête sauvage, la viande est sa manière habituelle ! On répond : Il s'agit de viande rôtie. Et si tu veux, dis : d'une gazelle. Et si tu veux, dis : en réalité, d'une bête domestique, et sur une table.
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