Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָהוּא בַּרְחָא דַּחֲזָא לִיפְתָּא אַפּוּמָּא דְּדַנָּא, סָרֵיךְ סְלֵיק, אַכְלַהּ לְלִיפְתָּא וְתַבְרֵיהּ לְדַנָּא. חַיְּיבֵיהּ רָבָא אַלִּיפְתָּא וְאַדַּנָּא נֶזֶק שָׁלֵם. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּאוֹרְחֵיהּ לְמֵיכַל לִיפְתָּא, אוֹרְחֵיהּ נָמֵי לְסָרוֹכֵי וּלְמִסְלַק.La Guemara rapporte : il y avait une certaine chèvre qui vit un navet sur l'ouverture d'un tonneau d'argile. Elle grimpa, monta, mangea le navet et brisa le tonneau. Rava condamna son propriétaire à payer, pour le navet et pour le tonneau, le dommage entier. Quelle en est la raison ? Briser un tonneau n'est pourtant pas le comportement habituel d'une chèvre. Puisque son habitude est de manger des navets, son habitude est aussi de grimper et de monter pour les atteindre ; le bris du tonneau relève donc de Chèn (la « Dent », dommage causé en mangeant), payé intégralement.
- אָמַר אִילְפָא: בְּהֵמָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וּפָשְׁטָה צַוָּארָהּ וְאָכְלָה מֵעַל גַּבֵּי חֲבֶרְתָּהּ – חַיֶּיבֶת. מַאי טַעְמָא? גַּבֵּי חֲבֶרְתָּהּ – כַּחֲצַר הַנִּיזָּק דָּמֵי.Ilfa a dit : si une bête se trouve dans le domaine public, qu'elle tend le cou et mange d'un chargement posé sur le dos d'une autre bête, son propriétaire est passible du dommage entier. Quelle en est la raison ? Le dos de l'autre bête est assimilé à la cour de la victime, où l'on est passible pour Chèn.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הָיְתָה קוּפָּתוֹ מוּפְשֶׁלֶת לַאֲחוֹרָיו, וּפָשְׁטָה צַוָּארָהּ וְאָכְלָה מִמֶּנּוּ – חַיֶּיבֶת. כִּדְאָמַר רָבָא – בְּקוֹפֶצֶת, הָכָא נָמֵי בְּקוֹפֶצֶת.Dirons-nous que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) le soutient : si, dans le domaine public, le panier d'un homme était rejeté derrière son dos, et qu'une bête a tendu le cou et en a mangé, son propriétaire est passible ? Non : comme l'a dit Rava dans un autre contexte, il s'agit d'une bête qui saute ; ici aussi, il s'agit d'une bête qui saute, comportement inhabituel qui relève de Kérèn (la « Corne »), pour laquelle on est passible de la moitié du dommage même dans le domaine public.
- וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרָבָא? אַהָא – דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: בְּהֵמָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים; הָלְכָה וְאָכְלָה – פְּטוּרָה, עָמְדָה וְאָכְלָה – חַיֶּיבֶת. מַאי שְׁנָא הָלְכָה – דְּאוֹרְחֵיהּ הוּא, עָמְדָה נָמֵי אוֹרְחֵיהּ הוּא! אָמַר רָבָא: בְּקוֹפֶצֶת.Et où la parole de Rava a-t-elle été dite ? À propos de ce qu'a dit Rabbi Ochaya : si une bête, se trouvant dans le domaine public, a marché et mangé, son propriétaire est exempt ; si elle s'est arrêtée et a mangé, il est passible. On a demandé : en quoi est-ce différent ? Si, lorsqu'elle a marché, il est exempt parce que c'est son habitude, s'arrêter pour manger est aussi son habitude ! Rava a dit : il s'agit d'une bête qui saute, ce qui n'est pas son habitude.
- בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: מִתְגַּלְגֵּל מַהוּ? הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דְּקָיְימָא עָמִיר בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – וְקָא מִתְגַּלְגַּל וְאָתֵי מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הָרַבִּים. מַאי?Rabbi Zeira a posé la question : s'il roule, qu'en est-il ? Quel est le cas ? Par exemple, s'il y a une gerbe dans un domaine privé, et qu'elle roule et passe du domaine privé au domaine public, entraînée par la bête qui la mange là. Qu'en est-il ? Considère-t-on qu'elle a mangé dans le domaine privé, ce qui rend passible, ou dans le domaine public, ce qui exempte ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: מַשּׂוֹי, מִקְצָתוֹ בִּפְנִים וּמִקְצָתוֹ בַּחוּץ; אָכְלָה בִּפְנִים – חַיֶּיבֶת, אָכְלָה בַּחוּץ – פְּטוּרָה. מַאי, לָאו מִתְגַּלְגַּל וְאָתֵי? לָא, אֵימָא: אָכְלָה – עַל מַה שֶּׁבִּפְנִים חַיֶּיבֶת, עַל מַה שֶּׁבַּחוּץ פְּטוּרָה.Viens et entends (une preuve), car Rabbi 'Hiya a enseigné : si un chargement se trouve en partie à l'intérieur du domaine de son propriétaire et en partie à l'extérieur, dans le domaine public, et que la bête a mangé à l'intérieur, son propriétaire est passible ; si elle a mangé à l'extérieur, il est exempt. N'est-ce pas le cas où le chargement roule et passe d'un domaine à l'autre, et l'on suivrait le lieu où elle a mangé ? Non, dis plutôt : si elle a mangé, pour ce qui était au départ à l'intérieur, il est passible ; pour ce qui était au départ à l'extérieur, il est exempt.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי קָאָמַר רַבִּי חִיָּיא – בִּפְתִילָה דְּאַסְפַּסְתָּא.Si tu veux, dis une autre réponse : lorsque Rabbi 'Hiya a parlé, c'était à propos d'une longue tige de fourrage, en partie à l'intérieur et en partie à l'extérieur au moment où elle fut mangée, et qui se tire tout entière vers le lieu où se trouve la bête.
- אָכְלָה כְּסוּת וְכוּ׳.La Michna enseigne : si elle a mangé un vêtement, etc., le propriétaire paie la moitié du dommage. Dans quel cas ? Dans le domaine de la victime ; mais dans le domaine public, il est exempt.
- אַהֵיָיא? אָמַר רַב: אַכּוּלְּהוּ. מַאי טַעְמָא? כׇּל הַמְשַׁנֶּה, וּבָא אַחֵר וְשִׁינָּה בּוֹ – פָּטוּר.À quoi cette exemption dans le domaine public se rapporte-t-elle ? Rav a dit : à tous les cas, même au vêtement et aux ustensiles, bien que les manger soit inhabituel pour une bête. Quelle en est la raison ? Parce que quiconque agit de manière anormale, comme celui qui laisse ses vêtements dans le domaine public, et qu'un autre survient et agit de manière anormale envers lui en lui causant un dommage, ce dernier est exempt.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא פֵּירוֹת וִירָקוֹת, אֲבָל כְּסוּת וְכֵלִים – חַיֶּיבֶת.Et Chmouel a dit : les Sages n'ont enseigné l'exemption que pour des fruits et des légumes, habituels à la bête ; mais pour un vêtement et des ustensiles, le propriétaire est passible de la moitié du dommage, comme pour Kérèn.
- וְכֵן אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אַכּוּלְּהוּ. וְאַזְדָּא רֵישׁ לָקִישׁ לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שְׁתֵּי פָרוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אַחַת רְבוּצָה וְאַחַת מְהַלֶּכֶת; בָּעֲטָה מְהַלֶּכֶת בָּרְבוּצָה – פְּטוּרָה, רְבוּצָה בַּמְּהַלֶּכֶת – חַיֶּיבֶת.Et de même, Rech Lakich a dit : l'exemption se rapporte à tous les cas. Et Rech Lakich suit ici son opinion, car Rech Lakich a dit : si deux vaches sont dans le domaine public, l'une couchée et l'autre en marche, et que celle qui marche a donné un coup de pied à celle qui est couchée, son propriétaire est exempt ; si celle qui est couchée a donné un coup de pied à celle qui marche, il est passible. Se coucher dans le domaine public étant anormal, celui qui agit ensuite de manière anormale envers elle est exempt.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא פֵּירוֹת וִירָקוֹת, אֲבָל כְּסוּת וְכֵלִים – חַיֶּיבֶת.Et Rabbi Yo'hanan a dit : les Sages n'ont enseigné l'exemption que pour des fruits et des légumes ; mais pour un vêtement et des ustensiles, le propriétaire est passible.
- לֵימָא רַבִּי יוֹחָנָן לֵית לֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ – אֲפִילּוּ בִּשְׁתֵּי פָרוֹת? לָא, לְעוֹלָם אִית לֵיהּ; כְּסוּת – עָבְדִי אִינָשֵׁי דְּמַנְּחִי גְּלִימֵי וּמִתַּפְחִי, אֲבָל בְּהֵמָה – לָאו אוֹרְחַהּ.Dirons-nous que Rabbi Yo'hanan n'admet pas l'opinion de Rech Lakich, même dans le cas des deux vaches ? Non, en réalité il l'admet, mais il distingue : pour un vêtement, il est courant que des gens posent leurs manteaux et s'arrêtent pour se reposer, ce n'est donc pas anormal ; mais pour une bête, ce n'est pas son habitude de se coucher dans le domaine public.
- וְאִם נֶהֱנֵית – מְשַׁלֶּמֶת וְכוּ׳. וְכַמָּה? רַבָּה אָמַר: דְּמֵי עָמִיר. רָבָא אָמַר: דְּמֵי שְׂעוֹרִים בְּזוֹל.La Michna enseigne : et si elle en a profité, son propriétaire paie ce dont elle a profité, etc. Et combien paie-t-il ? Rabba a dit : le prix du fourrage, car il peut dire qu'il l'aurait nourrie de paille. Rava a dit : le prix de l'orge, puisqu'elle a mangé de l'orge, mais au tarif réduit.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבָּה, תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבָּה – רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אָמַר: אֵין מְשַׁלֶּמֶת אֶלָּא דְּמֵי עָמִיר בִּלְבָד.Il a été enseigné (dans une baraïta) conformément à Rabba, et il a été enseigné conformément à Rava. Il a été enseigné conformément à Rabba : Rabbi Chimon ben Yo'haï a dit : le propriétaire ne paie que le prix du fourrage seulement.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא – אִם נֶהֱנֵית, מְשַׁלֶּמֶת מַה שֶּׁנֶּהֱנֵית. כֵּיצַד? אָכְלָה קַב אוֹ קַבַּיִים – אֵין אוֹמְרִים תְּשַׁלֵּם דְּמֵיהֶן, אֶלָּא אוֹמְדִין כַּמָּה אָדָם רוֹצֶה לְהַאֲכִיל לִבְהֶמְתּוֹ דָּבָר הָרָאוּי לָהּ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רָגִיל. לְפִיכָךְ, אָכְלָה חִטִּין אוֹ דָּבָר הָרַע לָהּ – פְּטוּרָה.Il a été enseigné conformément à Rava : si elle en a profité, il paie ce dont elle a profité. Comment ? Si elle a mangé un kav ou deux kav (mesures de capacité) de grain, on ne dit pas qu'il paiera leur valeur, mais on évalue combien un homme consent à dépenser pour nourrir sa bête d'un aliment qui lui convient, même s'il n'en a pas l'habitude. C'est pourquoi, si elle a mangé du blé ou quelque chose qui lui est néfaste, en sorte qu'elle n'en a tiré aucun profit, il est exempt.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרָמֵי בַּר חָמָא: לָא הֲוֵית גַּבַּן בְּאוּרְתָּא בִּתְחוּמָא, דְּאִיבַּעְיָא לַן מִילֵּי מְעַלְּיָיתָא. אֲמַר: מַאי מִילֵּי מְעַלְּיָיתָא? אֲמַר לֵיהּ: הַדָּר בַּחֲצַר חֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא מִדַּעְתּוֹ – צָרִיךְ לְהַעֲלוֹת לוֹ שָׂכָר, אוֹ אֵין צָרִיךְ?Rav 'Hisda a dit à Rami bar 'Hama : tu n'étais pas près de nous, hier soir, dans le périmètre, quand nous ont été posées de belles questions. Il a dit : quelles sont ces belles questions ? Il lui a dit : celui qui habite dans la cour de son prochain à son insu doit-il lui payer un loyer, ou n'y est-il pas tenu ?
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא בְּחָצֵר דְּלָא קָיְימָא לְאַגְרָא, וְגַבְרָא דְּלָא עֲבִיד לְמֵיגַר – זֶה לֹא נֶהֱנֶה וְזֶה לֹא חָסֵר! אֶלָּא בְּחָצֵר דְּקָיְימָא לְאַגְרָא, וְגַבְרָא דַּעֲבִיד לְמֵיגַר – זֶה נֶהֱנֶה וְזֶה חָסֵר!Quel est le cas ? Si l'on dit qu'il s'agit d'une cour qui n'est pas destinée à la location et d'un homme qui n'a pas coutume de louer, car il dispose d'un logement gratuit, c'est un cas où celui-ci ne profite pas et celui-là ne perd pas ! Il ne paie évidemment rien. Mais s'il s'agit d'une cour destinée à la location et d'un homme qui a coutume de louer, c'est un cas où celui-ci profite et celui-là perd ! Il paie évidemment.
- לָא צְרִיכָא – בְּחָצֵר דְּלָא קָיְימָא לְאַגְרָא, וְגַבְרָא דַּעֲבִיד לְמֵיגַר; מַאי? מָצֵי אֲמַר לֵיהּ: מַאי חַסַּרְתָּיךְ? אוֹ דִלְמָא, מָצֵי אָמַר:Non, c'est nécessaire dans le cas d'une cour qui n'est pas destinée à la location et d'un homme qui a coutume de louer. Qu'en est-il ? Peut-il lui dire : quelle perte t'ai-je causée ? Tu ne l'aurais de toute façon pas louée. Ou peut-être le propriétaire peut-il dire :
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