Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?l'as-tu entendu le dire ? Pour les cailloux (tserorot), il n'y a jamais eu d'aspect de tam (bête non avertie) !
- אֶלָּא כִּי קָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר נֶזֶק שָׁלֵם – כְּגוֹן דְּאִיַּיעַד; וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי – מָר סָבַר יֵשׁ הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת, וּמַר סָבַר אֵין הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת.Mais plutôt, lorsque Rabbi Elazar dit : dommage entier, il s'agit d'un cas où la bête a été avertie et est devenue mouad (bête avertie). Et c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un, le Maître (Rabbi Elazar), pense qu'il y a une haada'a (mise en état d'avertissement, après trois incidents) pour les cailloux, et l'autre, le Maître (le premier Tanna), pense qu'il n'y a pas de haada'a pour les cailloux.
- אֶלָּא הָא דְּבָעֵי רָבָא: יֵשׁ הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת, אוֹ אֵין הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת? אִי לְרַבָּנַן – אֵין הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת, אִי לְרַבִּי אֶלְעָזָר – יֵשׁ הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת!Mais alors, cette question qu'a posée Rava : y a-t-il une haada'a pour les cailloux, ou n'y a-t-il pas de haada'a pour les cailloux ? Elle dépendrait simplement de ce désaccord : si c'est selon les Rabbanan (les Sages, ici le premier Tanna), il n'y a pas de haada'a pour les cailloux ; si c'est selon Rabbi Elazar, il y a une haada'a pour les cailloux !
- אָמַר לָךְ רָבָא: כִּי מִיבַּעְיָא לִי לְדִידִי, אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּסוֹמְכוֹס; אֲבָל הָכָא, בֵּין לְרַבָּנַן בֵּין לְרַבִּי אֶלְעָזָר – כְּסוֹמְכוֹס סְבִירָא לְהוּ, דְּאָמַר: צְרוֹרוֹת – נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם.La Guemara répond : Rava te dira : Lorsque moi je pose la question, c'est selon les Rabbanan qui s'opposent à Soumkhos et imposent un demi-dommage pour les cailloux ; mais ici, tant les Rabbanan que Rabbi Elazar pensent comme Soumkhos, qui dit : pour les cailloux, on paie le dommage entier.
- וְטַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן חֲצִי נֶזֶק – דְּשַׁנִּי וְלָא אִיַּיעַד; וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי טַרְפוֹן וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי.Et quelle est la raison pour laquelle les Rabbanan ont dit : demi-dommage ? Parce que la bête a dévié et n'a pas été avertie. Et c'est sur la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Tarfon et les Rabbanan qu'ils sont en désaccord : un acte inhabituel dans la cour du lésé oblige-t-il au dommage entier ou non ?
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי טַרְפוֹן – נֶזֶק שָׁלֵם; מִגּוּפוֹ מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?On objecte : Admettons que tu aies entendu Rabbi Tarfon imposer le dommage entier ; mais l'as-tu entendu dire que c'est du corps de la bête ?
- אִין; מֵהֵיכָא מַיְיתֵי לַהּ – מִקֶּרֶן מֵרְשׁוּת הָרַבִּים;La Guemara répond : Oui ; d'où le déduit-il ? Par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré de la kérèn (la « corne », dommage causé par un acte inhabituel) dans le domaine public (voir la Michna, 24b) ;
- דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן.or il suffit que ce qui découle du raisonnement soit comme ce dont il est tiré (principe appelé dayo). Puisque la kérèn dans le domaine public se paie du corps de la bête, il en va de même dans la cour du lésé.
- וְהָא רַבִּי טַרְפוֹן לֵית לֵיהּ ״דַּיּוֹ״!Mais voici que Rabbi Tarfon n'admet pas le dayo ! S'il l'admettait, il n'imposerait qu'un demi-dommage.
- כִּי לֵית לֵיהּ ״דַּיּוֹ״ – הֵיכָא דְּמִפְּרִיךְ קַל וָחוֹמֶר; הֵיכָא דְּלָא מִפְּרִיךְ קַל וָחוֹמֶר – אִית לֵיהּ ״דַּיּוֹ״.La Guemara répond : Lorsqu'il n'admet pas le dayo, c'est là où le kal va'homer s'en trouverait réfuté ; mais là où le kal va'homer ne s'en trouve pas réfuté, il admet le dayo. Ici, le raisonnement reste utile pour le dommage entier, et le dayo n'en limite que la source du paiement.
- גּוּפָא – בָּעֵי רָבָא: יֵשׁ הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת, אוֹ אֵין הַעֲדָאָה לִצְרוֹרוֹת? לְקֶרֶן מְדַמֵּינַן לֵיהּ, אוֹ דִלְמָא תּוֹלָדָה דְרֶגֶל הוּא?Revenons au sujet lui-même. Rava a demandé : Y a-t-il une haada'a pour les cailloux, ou n'y a-t-il pas de haada'a pour les cailloux ? Les comparons-nous à la kérèn, si bien qu'après trois incidents on paierait le dommage entier, ou peut-être est-ce un dérivé du réguel (le « pied », dommage causé en marchant), qui est mouad dès le départ, de sorte qu'on en reste toujours au demi-dommage ?
- תָּא שְׁמַע: הִידּוּס – אֵינוֹ מוּעָד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: הֲרֵי זֶה מוּעָד. הִידּוּס סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא הִידּוּס וְהִתִּיז.Viens et entends une baraïta : Pour le sautillement, elle n'est pas mouad. Et certains disent : elle est mouad. La Guemara s'étonne : Le sautillement, cela te vient à l'esprit ?! Sautiller est la manière habituelle des poules ! Mais plutôt, il s'agit du sautillement où elle a fait jaillir des cailloux.
- מַאי, לָאו כְּגוֹן דַּעֲבַד תְּלָתָא זִימְנֵי – וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר יֵשׁ הַעֲדָאָה, וּמַר סָבַר אֵין הַעֲדָאָה? לָא, בְּחַד זִימְנָא; וּבִפְלוּגְתָּא דְּסוֹמְכוֹס וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי.Quoi, ne s'agit-il pas d'un cas où elle l'a fait trois fois ? Et c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un, le Maître, pense qu'il y a une haada'a, et l'autre, le Maître, pense qu'il n'y a pas de haada'a ? La Guemara rejette cela : Non, il s'agit d'une seule fois ; et c'est sur la machlokèt entre Soumkhos et les Rabbanan qu'ils sont en désaccord.
- תָּא שְׁמַע: בְּהֵמָה שֶׁהֵטִילָה גְּלָלִים לְעִיסָּה, רַב יְהוּדָה אוֹמֵר: מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם, וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: חֲצִי נֶזֶק. מַאי, לָאו כְּגוֹן דַּעֲבַד תְּלָתָא זִימְנֵי – וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר יֵשׁ הַעֲדָאָה, וּמַר סָבַר אֵין הַעֲדָאָה?Viens et entends : Une bête qui a laissé tomber des excréments sur une pâte : Rav Yehouda dit : il paie le dommage entier, et Rabbi Elazar dit : un demi-dommage. Quoi, ne s'agit-il pas d'un cas où elle l'a fait trois fois ? Et c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un, le Maître, pense qu'il y a une haada'a, et l'autre, le Maître, pense qu'il n'y a pas de haada'a ?
- לָא; בְּחַד זִימְנָא, וּבִפְלוּגְתָּא דְּסוֹמְכוֹס וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי. וְהָא מְשׁוּנֶּה הוּא! דִּדְחִיק לֵיהּ עָלְמָא.La Guemara rejette cela : Non ; il s'agit d'une seule fois, et c'est sur la machlokèt entre Soumkhos et les Rabbanan qu'ils sont en désaccord. On objecte : Mais voici que c'est inhabituel ! Cela devrait relever de la kérèn. La Guemara répond : Il s'agit d'un cas où l'espace la presse : elle se trouve à l'étroit et ne peut faire autrement.
- וְלֵימָא רַב יְהוּדָה: הֲלָכָה כְּסוֹמְכוֹס, וְלֵימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: הֲלָכָה כְּרַבָּנַן! גְּלָלִים אִצְטְרִיכָא לֵיהּ; סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּבָתַר גּוּפֵיהּ גְּרִירִין – כְּגוּפֵיהּ דָּמֵי; קָא מַשְׁמַע לַן.On objecte : Mais alors, que Rav Yehouda dise : la halakha est conforme à Soumkhos, et que Rabbi Elazar dise : la halakha est conforme aux Rabbanan ! La Guemara répond : C'est pour les excréments qu'il l'a fallu : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'ils sont entraînés par son corps, ils sont comparables à son corps, et non à des cailloux ; cela nous enseigne que leur statut est celui des cailloux.
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: תַּרְנְגוֹל שֶׁהוֹשִׁיט רֹאשׁוֹ לַאֲוִיר כְּלִי זְכוּכִית, וְתָקַע בּוֹ וּשְׁבָרוֹ – מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם. וְאָמַר רַב יוֹסֵף, אָמְרִי בֵּי רַב: סוּס שֶׁצָּנַף וַחֲמוֹר שֶׁנָּעַר, וְשִׁיבֵּר אֶת הַכֵּלִים – מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק.Viens et entends, car Rami bar Ye'hezkel a enseigné : Un coq qui a tendu la tête dans l'espace intérieur d'un récipient de verre, et y a chanté et l'a brisé par le son de sa voix : il paie le dommage entier. Et Rav Yossef a dit : Ils disent dans l'école de Rav : Un cheval qui a henni et un âne qui a brait, et qui ont brisé les récipients : il paie un demi-dommage.
- מַאי, לָאו כְּגוֹן דַּעֲבַד תְּלָתָא זִימְנֵי –Quoi, ne s'agit-il pas d'un cas où ils l'ont fait trois fois ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.