Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּהִתִּיז צְרוֹרוֹת, וּבִפְלוּגְתָּא דְּסוֹמְכוֹס וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי.La discussion porte sur le cas où la poule, en sautillant, a fait jaillir des cailloux (tserorot) de sous ses pattes, et c'est sur la question de la machlokèt (divergence d'opinions) entre Soumkhos et les Rabbanan (les Sages) qu'ils sont en désaccord : l'un des Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) tient qu'on paie le dommage entier pour les cailloux projetés par une bête en marchant, et l'autre qu'on n'en paie que la moitié.
- תָּא שְׁמַע: תַּרְנְגוֹלִין שֶׁהָיוּ מְחַטְּטִין בְּחֶבֶל דְּלִי, וְנִפְסַק הַחֶבֶל וְנִשְׁבַּר הַדְּלִי – מְשַׁלְּמִין נֶזֶק שָׁלֵם. שְׁמַע מִינַּהּ, בָּתַר מֵעִיקָּרָא אָזְלִינַן! תַּרְגְּמַהּ אַחֶבֶל.Viens et entends une preuve de cette baraïta : des poules qui picoraient la corde d'un seau, et la corde s'est rompue, et le seau est tombé et s'est brisé : leurs propriétaires paient le dommage entier. Déduis-en que nous suivons le début de l'action qui a mené au dommage ! La Guemara rejette cette preuve : Interprète-la comme se rapportant à la corde seule : c'est pour elle qu'on paie le dommage entier, et non pour le seau.
- וְהָא חֶבֶל מְשׁוּנֶּה הוּא! דְּמָאוּס בְּלִישָׁה: וְהָא ״נִשְׁבַּר דְּלִי״ קָתָנֵי! אֶלָּא סוֹמְכוֹס הִיא, דְּאָמַר: צְרוֹרוֹת – נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם.Mais voici qu'abîmer une corde est inhabituel pour une poule : cela relève de la kérèn (la « corne », dommage causé par un acte inhabituel), et l'on ne devrait payer que la moitié ! La Guemara répond : Il s'agit d'une corde qui est souillée de pâte pétrie, si bien qu'il est habituel pour une poule de la picorer. On objecte : Mais voici qu'on enseigne : « le seau s'est brisé », ce qui montre que l'enseignement porte aussi sur le seau ! La Guemara explique : Mais plutôt, c'est l'opinion de Soumkhos, qui dit : pour les cailloux, on paie le dommage entier.
- אִי סוֹמְכוֹס, אֵימָא סֵיפָא: נִיתַּז מִמֶּנּוּ שֶׁבֶר, וְנָפַל עַל כְּלִי אַחֵר וּשְׁבָרָהּ – עַל הָרִאשׁוֹן מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם, וְעַל הָאַחֲרוֹן מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק. וְאִי סוֹמְכוֹס, מִי אִית לֵיהּ חֲצִי נֶזֶק?Si c'est Soumkhos, cite la fin de la baraïta : Si un tesson en a jailli et est tombé sur un autre récipient et l'a brisé, pour le premier il paie le dommage entier, et pour le dernier il paie un demi-dommage. Or si c'est Soumkhos, admet-il un demi-dommage pour ce qui est projeté ?
- וְכִי תֵּימָא שָׁאנֵי לֵיהּ לְסוֹמְכוֹס בֵּין נֶזֶק כֹּחוֹ לְכֹחַ כֹּחוֹ; וְאֶלָּא הָא דְּבָעֵי רַב אָשֵׁי: כֹּחַ כֹּחוֹ לְסוֹמְכוֹס, כְּכֹחוֹ דָּמֵי אוֹ לָאו כְּכֹחוֹ דָּמֵי?Et si tu dis qu'il y a une différence, selon Soumkhos, entre le dommage causé par sa force (celle de la bête, comme les cailloux) et celui causé par la force de sa force (comme le tesson du seau), et que dans ce dernier cas Soumkhos concède le demi-dommage, mais alors, que dire de ce que Rav Achi a demandé : La force de sa force, selon Soumkhos, est-elle comparable à sa force ou n'est-elle pas comparable à sa force ?
- תִּפְשׁוֹט לֵיהּ דְּלָאו כְּכֹחוֹ דָּמֵי!Qu'il résolve donc sa question d'ici, et conclue qu'elle n'est pas comparable à sa force ! Puisque Rav Achi ne tranche pas à partir de cette baraïta, c'est que celle-ci n'est pas de Soumkhos.
- אֶלָּא לָאו רַבָּנַן הִיא? שְׁמַע מִינַּהּ בָּתַר מֵעִיקָּרָא אָזְלִינַן!Mais plutôt, n'est-ce pas l'opinion des Rabbanan ? Déduis-en que nous suivons le début de l'action !
- אָמַר רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: דְּקָאָזֵיל מִינֵּיהּ מִינֵּיהּ.Rav Bibi bar Abayé a dit : Il n'y a là aucune preuve : il s'agit d'un cas où le seau avance sans cesse par lui, par lui, c'est-à-dire sous la poussée continue de la poule jusqu'au moment où il se brise.
- בָּעֵי רָבָא: חֲצִי נֶזֶק צְרוֹרוֹת – מִגּוּפוֹ מְשַׁלֵּם, אוֹ מֵעֲלִיָּיה מְשַׁלֵּם? מִגּוּפוֹ מְשַׁלֵּם – דְּלָא אַשְׁכְּחַן חֲצִי נֶזֶק דִּמְשַׁלֵּם מֵעֲלִיָּיה, אוֹ דִלְמָא מֵעֲלִיָּיה מְשַׁלֵּם – דְּלָא אַשְׁכְּחַן כְּאוֹרְחֵיהּ דִּמְשַׁלֵּם מִגּוּפֵיהּ?Rava a demandé : Le demi-dommage des cailloux, le paie-t-on du corps de la bête, comme pour la kérèn de la bête tam (non avertie), ou le paie-t-on des meilleures terres du propriétaire, comme pour les autres dommages ? Le paie-t-on du corps, car nous ne trouvons pas de demi-dommage qu'on paie des meilleures terres, ou peut-être le paie-t-on des meilleures terres, car nous ne trouvons pas de dommage causé selon sa manière habituelle qu'on paie du corps de la bête ?
- תָּא שְׁמַע: הִידּוּס – אֵינוֹ מוּעָד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: הֲרֵי זֶה מוּעָד. הִידּוּס סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא לָאו הִידּוּס וְהִתִּיז,Viens et entends une baraïta : Pour le sautillement, elle n'est pas mouad (bête avertie, dont le propriétaire paie le dommage entier). Et certains disent : elle est mouad. La Guemara s'étonne : Le sautillement, cela te vient à l'esprit ?! Sautiller est la manière habituelle des poules ! Mais plutôt, ne s'agit-il pas du sautillement où elle a fait jaillir des cailloux ?
- וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי: מַאן דְּאָמַר אֵינוֹ מוּעָד – קָסָבַר מִגּוּפוֹ מְשַׁלֵּם, וּמַאן דְּאָמַר מוּעָד – קָסָבַר מֵעֲלִיָּיה מְשַׁלֵּם?Et c'est sur ceci qu'ils sont en désaccord : celui qui dit qu'elle n'est pas mouad pense qu'on paie du corps de la bête, comme pour une bête tam, et celui qui dit qu'elle est mouad pense qu'on paie des meilleures terres, comme pour une bête mouad.
- לָא; בִּפְלוּגְתָּא דְּסוֹמְכוֹס וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי.La Guemara rejette cela : Non ; c'est sur la machlokèt entre Soumkhos et les Rabbanan qu'ils sont en désaccord : mouad signifie ici qu'on paie le dommage entier.
- תָּא שְׁמַע: הַכֶּלֶב שֶׁנָּטַל חֲרָרָה וְהָלַךְ לְגָדִישׁ, וְאָכַל הַחֲרָרָה וְהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ – עַל הַחֲרָרָה מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם, וְעַל הַגָּדִישׁ מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק.Viens et entends une Michna (21b) : Le chien qui a pris une galette posée sur les braises, et est allé à une meule de blé, et a mangé la galette et a enflammé la meule : pour la galette il paie le dommage entier, et pour la meule il paie un demi-dommage.
- מַאי טַעְמָא – לָאו מִשּׁוּם דְּהָוְיָא לְהוּ צְרוֹרוֹת? וְתָנֵי עֲלַהּ: מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק – מִגּוּפוֹ!Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que cela est semblable à des cailloux ? Et l'on a enseigné à ce sujet dans une baraïta : il paie le demi-dommage du corps de la bête ! On en conclurait que le demi-dommage des cailloux se paie du corps de la bête.
- וְתִסְבְּרָא?! לְרַבִּי אֶלְעָזָר – נֶזֶק שָׁלֵם מִגּוּפֵיהּ מִי אַשְׁכְּחַן?Et peux-tu vraiment penser cela ?! Rabbi Elazar, dans cette même Michna, impose le dommage entier pour la meule. Or, selon Rabbi Elazar, trouvons-nous un cas où l'on paie un dommage entier du corps de la bête ?
- אֶלָּא כְּגוֹן דְּשַׁנִּי בְּהָא גַּחֶלֶת, וְרַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי טַרְפוֹן, דְּאָמַר: מְשׁוּנֶּה קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק, נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם.Mais plutôt, il s'agit d'un cas où le chien a dévié avec cette braise, en agissant de façon inhabituelle, ce qui range le dommage sous la kérèn, et Rabbi Elazar pense comme Rabbi Tarfon, qui dit : pour une kérèn, acte inhabituel commis dans la cour du lésé, on paie le dommage entier, et ce du corps de la bête, puisqu'elle est tam.
- וְלָא הִיא; מַאי טַעְמָא מוֹקְמַתְּ לַהּ כְּרַבִּי טַרְפוֹן – מִשּׁוּם נֶזֶק שָׁלֵם?Mais il n'en est rien. Pour quelle raison l'établis-tu selon Rabbi Tarfon ? À cause du dommage entier payé du corps de la bête, qui serait introuvable ailleurs selon Rabbi Elazar ?
- רַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר כְּסוֹמְכוֹס, דְּאָמַר: צְרוֹרוֹת – נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם; וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: צַד תַּמּוּת בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת. וְכִי קָתָנֵי מִגּוּפוֹ – אַצַּד תַּמּוּת.On peut l'expliquer autrement : Rabbi Elazar pense comme Soumkhos, qui dit : pour les cailloux, on paie le dommage entier ; et il pense comme Rabbi Yehouda, qui dit : l'aspect de tam (qui impose le demi-dommage payé du corps de la bête) demeure à sa place même chez une bête mouad, de sorte qu'on paie une moitié du corps de la bête et l'autre moitié des meilleures terres. Et lorsqu'on enseigne « du corps », c'est à propos de l'aspect de tam, c'est-à-dire de la moitié seulement.
- אֲמַר לֵיהּ רַב סַמָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי לְרָבִינָא: אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה, בְּתָם וְנַעֲשָׂה מוּעָד; בְּמוּעָד מִתְּחִילָּתוֹRav Sama, fils de Rav Achi, a dit à Ravina : Admettons que tu aies entendu Rabbi Yehouda le dire au sujet d'une bête tam devenue mouad. Mais au sujet d'une bête mouad dès le départ, comme pour les cailloux, qui relèvent du réguel (le « pied », dommage causé en marchant),
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