Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִישַׁנֵּי: הָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, הָא רַבָּנַן!qu'il réponde : ceci, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), suit Rabbi Yossé HaGlili, et cela, la restriction de Rav Na'hman, suit les Rabbanan !
- (אֲמַר לֵיהּ), מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה, דְּכִי קָא זָכוּ – מִשֻּׁלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.(Il lui dit :) tu parles des dons sacerdotaux ? Les dons sacerdotaux sont différents, car lorsqu'ils les reçoivent, c'est de la table du Très-Haut qu'ils les reçoivent – même selon Rabbi Yossé HaGlili, qui ne vise que les chelamim (sacrifices de paix) des propriétaires.
- גּוּפָא: ״וּמָעֲלָה מַעַל בַּה׳״ – לְרַבּוֹת קֳדָשִׁים קַלִּים שֶׁהֵם מָמוֹנוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁלָמִים. אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי אוֹמֵר: לֹא אָמַר בֶּן עַזַּאי אֶלָּא בִּבְכוֹר בִּלְבָד.Revenons au sujet lui-même : « et commet une infidélité envers Hachem » (Lévitique 5, 21) – cela inclut les sacrifices de sainteté légère (kodachim kalim), qui sont son bien, telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGlili. Ben Azzaï dit : cela inclut les chelamim. Abba Yossé ben Dostaï dit : Ben Azzaï n'a parlé que du premier-né (bekhor) seulement.
- אָמַר מָר, בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁלָמִים. לְמַעוֹטֵי מַאי?Le Maître a dit : Ben Azzaï dit : cela inclut les chelamim. Pour exclure quoi ?
- אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי בְּכוֹר, הַשְׁתָּא וּמָה שְׁלָמִים – שֶׁטְּעוּנִים סְמִיכָה וּנְסָכִים וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק, אָמְרַתְּ מָמוֹן בְּעָלִים הוּא; בְּכוֹר מִבַּעְיָא?Si l'on dit : pour exclure le premier-né, alors : si les chelamim, qui requièrent l'imposition des mains, les libations et le balancement de la poitrine et de la cuisse, tu dis que c'est le bien des propriétaires, le premier-né, est-il besoin de le dire ?
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְמַעוֹטֵי מַעֲשֵׂר –Mais Rabbi Yo'hanan a dit : pour exclure le ma'asser (dîme du bétail),
- כִּדְתַנְיָא: בִּבְכוֹר נֶאֱמַר ״לֹא תִפְדֶּה״, וְנִמְכָּר תָּם – חַי, וּבַעַל מוּם – חַי וְשָׁחוּט; בְּמַעֲשֵׂר נֶאֱמַר ״לֹא יִגָּאֵל״, וְאֵינוֹ נִמְכָּר לֹא חַי וְלֹא שָׁחוּט, לֹא תָּם וְלֹא בַּעַל מוּם.comme il a été enseigné dans une baraïta : pour le premier-né, il est dit : « tu ne rachèteras pas » (Nombres 18, 17), et il se vend sans défaut vivant, et avec un défaut vivant ou abattu ; pour le ma'asser, il est dit : « il ne sera pas racheté » (Lévitique 27, 33), et il ne se vend ni vivant ni abattu, ni sans défaut ni avec un défaut.
- רָבִינָא מַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא – אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי אוֹמֵר: לֹא אָמַר בֶּן עַזַּאי, אֶלָּא בִּבְכוֹר בִּלְבָד. לְמַעוֹטֵי מַאי?Ravina enseigne cette discussion sur la fin de la baraïta : Abba Yossé ben Dostaï dit : Ben Azzaï n'a parlé que du premier-né seulement. Pour exclure quoi ?
- אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי שְׁלָמִים, הַשְׁתָּא וּמָה בְּכוֹר – שֶׁקָּדוֹשׁ מֵרֶחֶם, מָמוֹנוֹ הוּא; שְׁלָמִים מִבַּעְיָא?Si l'on dit : pour exclure les chelamim, alors : si le premier-né, qui est saint dès la matrice, est son bien, les chelamim, est-il besoin de le dire ?
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְמַעוֹטֵי מַעֲשֵׂר.Rabbi Yo'hanan a dit : pour exclure le ma'asser,
- כִּדְתַנְיָא: בִּבְכוֹר נֶאֱמַר ״לֹא תִפְדֶּה״, וְנִמְכָּר תָּם – חַי, וּבַעַל מוּם – חַי וְשָׁחוּט; בְּמַעֲשֵׂר נֶאֱמַר ״לֹא יִגָּאֵל״, וְאֵינוֹ נִמְכָּר לֹא חַי וְלֹא שָׁחוּט, לֹא תָּם וְלֹא בַּעַל מוּם.comme il a été enseigné : pour le premier-né, il est dit : « tu ne rachèteras pas », et il se vend sans défaut vivant, et avec un défaut vivant ou abattu ; pour le ma'asser, il est dit : « il ne sera pas racheté », et il ne se vend ni vivant ni abattu, ni sans défaut ni avec un défaut.
- הָא בִּבְכוֹר בִּלְבַד קָאָמַר! קַשְׁיָא.Or il a dit : « du premier-né seulement » ! Comment inclure alors les chelamim ? C'est une kouchya (difficulté).
- רָבָא אָמַר: מַאי ״נְכָסִים שֶׁאֵין בָּהֶן מְעִילָה״ – נְכָסִים שֶׁאֵין בָּהֶן דִּין מְעִילָה. וּמַאי נִינְהוּ – דְּהֶדְיוֹט.Rava a dit : que signifie « les biens qui ne sont pas soumis à la me'ila » (interdit de profiter d'un bien consacré) ? Des biens où la loi de la me'ila ne s'applique pas. Et lesquels sont-ce ? Ceux d'un particulier.
- וְלִיתְנֵי דְּהֶדְיוֹט! קַשְׁיָא.Qu'il enseigne donc : « ceux d'un particulier » ! C'est une kouchya.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: שְׁלָמִים שֶׁהִזִּיקוּ – גּוֹבֶה מִבְּשָׂרָן, וְאֵינוֹ גּוֹבֶה מֵאֵימוּרֵיהֶן.Rabbi Abba a dit : des chelamim qui ont causé un dommage – il perçoit sur leur viande et ne perçoit pas sur leurs parties brûlées sur l'autel (émourim).
- פְּשִׁיטָא, אֵימוּרִין לְגָבוֹהַּ סָלְקִי!C'est évident : les parties brûlées montent au Très-Haut !
- לָא צְרִיכָא, לְגוֹבֶה מִבְּשָׂרָן כְּנֶגֶד אֵימוּרִים.Non, il le fallait pour enseigner qu'on ne perçoit pas sur leur viande l'équivalent des parties brûlées.
- אַלִּיבָּא דְּמַאן?Selon qui ? On connaît la divergence entre Rabbi Natan et les Rabbanan à propos d'un bœuf qui en a poussé un autre dans une fosse (plus loin, 53a).
- אִי אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן – פְּשִׁיטָא! הָא אָמְרִי כִּי לֵיכָּא לְאִשְׁתַּלּוֹמֵי מֵהַאי, לָא מִשְׁתַּלַּם מֵהַאי!Si c'est selon les Rabbanan, c'est évident ! N'ont-ils pas dit : lorsqu'il n'y a pas moyen d'être payé par l'un, on n'est pas payé par l'autre !
- וְאִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי נָתָן – הָא אָמַר: כִּי לֵיכָּא לְאִשְׁתַּלּוֹמֵי מֵהַאי, מִשְׁתַּלַּם מֵהַאי!Et si c'est selon Rabbi Natan, n'a-t-il pas dit : lorsqu'il n'y a pas moyen d'être payé par l'un, on est payé par l'autre ! Il devrait donc pouvoir percevoir sur la viande.
- אִי בָּעֵית אֵימָא: רַבִּי נָתָן, אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבָּנַן.Si tu veux, dis que c'est Rabbi Natan ; si tu veux, dis que ce sont les Rabbanan.
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבָּנַן – הָנֵי מִילֵּי בִּתְרֵי גוּפֵי, אֲבָל בְּחַד גּוּפָא מָצֵי אָמַר לֵיהּ: ״מִכֹּל הֵיכָא דְּבָעֵינָא – מִשְׁתַּלַּמְנָא״.Si tu veux, dis que ce sont les Rabbanan : cela ne s'applique qu'à deux corps, le bœuf et la fosse ; mais pour un seul corps, il pourrait lui dire : « de n'importe où je veux, je me ferai payer » – c'est pourquoi Rabbi Abba devait l'exclure.
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי נָתָן – הָתָם הוּא דַּאֲמַר לֵיהּ בַּעַל שׁוֹר לְבַעַל הַבּוֹר: ״אֲנָא תּוֹרַאי בְּבֵירָךְ אַשְׁכַּחְתֵּיהּ; מַאי דְּלֵית לִי לְאִשְׁתַּלּוֹמֵי מֵהַיְאךְ – מִשְׁתַּלַּימְנָא מִינָּךְ״;Si tu veux, dis que c'est Rabbi Natan : c'est là-bas que le propriétaire du bœuf dit au propriétaire de la fosse : « moi, j'ai trouvé mon bœuf dans ta fosse ; ce que je ne peux me faire payer par l'autre, je me le ferai payer par toi » ;
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