Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָבִיא עֵדִים שֶׁנִּטְרְפָה בְּאוֹנֶס, וּפָטוּר. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: יָבִיא עֲדוּדָה לְבֵית דִּין.Cela signifie : qu'il apporte des témoins qu'elle a été déchirée par un cas de force majeure, et il est exempt. Abba Chaoul dit : le mot éd désigne ici la carcasse : qu'il apporte la adouda (la carcasse) au tribunal pour la faire évaluer.
- מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: פְּחַת נְבֵילָה דְּנִיזָּק הָוֵי, וּמָר סָבַר: דְּמַזִּיק הָוֵי?La Guemara propose : n'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : un Maître, Abba Chaoul, pense que la dépréciation de la carcasse est à la charge de celui qui a subi le dommage, et l'autre Maître pense qu'elle est à la charge de l'auteur du dommage ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא דְּנִיזָּק, וְהָכָא בְּטוֹרַח נְבֵילָה קָמִיפַּלְגִי;La Guemara rejette cela : non, tous s'accordent à dire qu'elle est à la charge de celui qui a subi le dommage ; et ici, ils divergent sur la peine de la carcasse, c'est-à-dire : à qui incombe-t-il de la transporter ?
- וְהָתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: מִנַּיִין שֶׁעַל בַּעַל הַבּוֹר לְהַעֲלוֹת שׁוֹר מִבּוֹרוֹ – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֶּסֶף יָשִׁיב לִבְעָלָיו, וְהַמֵּת״.Et il a bien été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : d'autres disent : d'où savons-nous qu'il incombe au propriétaire de la fosse de remonter le bœuf de sa fosse ? Le verset enseigne : « il rendra de l'argent à son propriétaire, et le mort » (Exode 21, 34) : le mot « et le mort » se rattache à « il rendra », car il rend aussi la carcasse à son propriétaire.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: הַאי טוֹרַח נְבֵילָה, הֵיכִי דָּמֵי?Abayé a dit à Rava : cette peine pour la carcasse, dans quelles circonstances ?
- אִילֵימָא דִּבְבֵירָא שָׁוְיָא זוּזָא, וְאַגּוּדָּא שָׁוְיָא אַרְבַּע; כִּי טָרַח – בִּדְנַפְשֵׁיהּ טָרַח!Si l'on dit que, dans la fosse, elle vaut un zouz, et au bord elle vaut quatre, quand il se donne de la peine, c'est pour lui-même qu'il se donne de la peine, puisqu'il réduit ainsi ce qu'il doit payer !
- אֲמַר לֵיהּ: לָא צְרִיכָא, דִּבְבֵירָא שָׁוְיָא זוּזָא, וְאַגּוּדָּא נָמֵי שָׁוְיָא זוּזָא.Rava lui a dit : il n'est nécessaire de l'enseigner que dans le cas où, dans la fosse, elle vaut un zouz, et où, au bord, elle vaut aussi un zouz.
- וּמִי אִיכָּא כְּהַאי גַוְונָא? אִין, דְּהָא אָמְרִי אִינָשֵׁי: כְּשׁוּרָא בְּמָתָא בְּזוּזָא, כְּשׁוּרָא בְּדַבְרָא בְּזוּזָא.La Guemara demande : et existe-t-il un tel cas ? La Guemara répond : oui, car les gens disent : une poutre en ville, pour un zouz ; une poutre aux champs, pour un zouz, bien qu'il faille encore l'apporter en ville.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין שָׁמִין לֹא לְגַנָּב וְלֹא לְגַזְלָן, אֶלָּא לְנִזָּקִין. וַאֲנִי אוֹמֵר: אַף לְשׁוֹאֵל. וְאַבָּא מוֹדֶה לִי.Chmouel a dit : on n'évalue pas la carcasse ou l'objet endommagé en faveur du voleur ni en faveur du brigand, qui doivent payer la pleine valeur et gardent ce qui reste, mais seulement pour les dommages. Et moi, je dis : aussi pour l'emprunteur. Et Abba, c'est-à-dire Rav, est d'accord avec moi.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הָכִי קָאָמַר – אַף לְשׁוֹאֵל שָׁמִין, וְאַבָּא מוֹדֶה לִי; אוֹ דִלְמָא, הָכִי קָאָמַר – וַאֲנִי אוֹמֵר: אַף לְשׁוֹאֵל אֵין שָׁמִין, וְאַבָּא מוֹדֶה לִי?Ils ont posé la question : voici ce qu'il veut dire : on évalue aussi pour l'emprunteur, et Abba est d'accord avec moi ; ou peut-être, voici ce qu'il veut dire : et moi, je dis : on n'évalue pas non plus pour l'emprunteur, et Abba est d'accord avec moi ?
- תָּא שְׁמַע, דְּהָהוּא גַּבְרָא דִּשְׁאֵיל נַרְגָּא מֵחַבְרֵיהּ, תַּבְרֵהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר לֵיהּ: זִיל שַׁלֵּים לֵיהּ נַרְגָּא מְעַלְּיָא. שְׁמַע מִינַּהּ אֵין שָׁמִין!Viens et entends une preuve : un certain homme a emprunté une hache à son prochain et l'a brisée. Il est venu devant Rav, qui lui a dit : va lui payer une hache en bon état. Déduis-en : on n'évalue pas !
- אַדְּרַבָּה, מִדְּאָמְרִי לֵיהּ רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי לְרַב: ״דִּינָא הָכִי?!״ וּשְׁתֵיק, שְׁמַע מִינַּהּ שָׁמִין.La Guemara rejette cela : au contraire, du fait que Rav Kahana et Rav Assi ont dit à Rav : « La loi est-elle ainsi ?! » et qu'il s'est tu, déduis-en : on évalue.
- אִיתְּמַר, אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שָׁמִין לְגַנָּב וּלְגַזְלָן. רַב פַּפֵּי אָמַר: אֵין שָׁמִין. וְהִלְכְתָא: אֵין שָׁמִין לֹא לְגַנָּב וְלֹא לְגַזְלָן, אֲבָל לְשׁוֹאֵל שָׁמִין – כִּדְרַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Oula a dit au nom de Rabbi Elazar : on évalue pour le voleur et pour le brigand. Rav Pappi a dit : on n'évalue pas. Et la halakha est : on n'évalue ni pour le voleur ni pour le brigand, mais pour l'emprunteur on évalue, comme l'ont dit Rav Kahana et Rav Assi.
- וְאָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שִׁלְיָא שֶׁיָּצְתָה מִקְצָתָהּ בְּיוֹם רִאשׁוֹן וּמִקְצָתָהּ בְּיוֹם שֵׁנִי, מוֹנִין לָהּ מִן הָרִאשׁוֹן.Et Oula a dit au nom de Rabbi Elazar : la femme qui expulse un placenta sans fœtus visible est impure comme une accouchée, car le fœtus a pu s'y dissoudre ; si une partie du placenta est sortie le premier jour et une partie le deuxième jour, on compte pour elle à partir du premier.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מָה דַעְתָּךְ, לְחוּמְרָא?!Rava lui a dit : quelle est ta pensée ? Compter à partir du premier jour par rigueur ?!
- חוּמְרָא דְּאָתֵי לִידֵי קוּלָּא הוּא – דְּקָא מְטַהֲרַתְּ לַהּ מֵרִאשׁוֹן!C'est une rigueur qui conduit à une indulgence, car tu la rends pure à partir du premier jour : elle pourrait compter quatorze jours à partir de celui-ci, alors que le fœtus n'est peut-être sorti que le deuxième !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לָחוֹשׁ – חוֹשֶׁשֶׁת; מִימְנָא לָא (מ)מָנְיָא אֶלָּא לְשֵׁנִי.Mais Rava a dit : pour ce qui est de se méfier, elle doit se méfier, dès le premier jour ; pour ce qui est de compter, elle ne compte qu'à partir du deuxième.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן – דְּאֵין מִקְצָת שִׁלְיָא בְּלֹא וָלָד? תְּנֵינָא: שִׁלְיָא שֶׁיָּצְתָה מִקְצָתָהּ – אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה; סִימָן וָלָד בְּאִשָּׁה, סִימָן וָלָד בִּבְהֵמָה!La Guemara demande : que nous apprend-il ? Qu'il n'y a pas de partie de placenta sans fœtus ? Nous l'avons déjà appris dans une Michna ('Houlin 77a) : un placenta dont une partie est sortie avant l'abattage de l'animal, il est interdit à la consommation, car c'est un signe de fœtus chez la femme et un signe de fœtus chez l'animal !
- אִי מִמַּתְנִיתָא, הֲוָה אָמֵינָאLa Guemara répond : si je ne l'avais su que de la Michna, j'aurais dit
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