Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי טַעְמָא דְּרַב חִסְדָּא? הוֹאִיל וְאַנְקְטַהּ נִגְרֵי בָּרָיָיתָא.Quelle est la raison de Rav 'Hisda, qui exige la connaissance des propriétaires lorsqu'ils ignoraient le vol ? Puisque le voleur a habitué l'agneau à des pas vers l'extérieur, il a désormais besoin d'une garde plus attentive, que les propriétaires ne peuvent assurer que s'ils sont au courant.
- וּמִי אָמַר רָבָא הָכִי? וְהָאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּחַזְיֵיהּ לְחַבְרֵיהּ דְּאַגְבַּהּ אִימְּרָא מֵעֶדְרָא דִידֵיהּ, וּרְמָא בֵּיהּ קָלָא וְשַׁדְיֵיהּ, וְלָא יְדַע אִי הֲדַרָה אִי לָא הֲדַרָה, וּמֵת אוֹ נִגְנַב – חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ.Mais Rava a-t-il vraiment dit cela ? En expliquant Rav 'Hisda, il semble adopter son avis, selon lequel le décompte suffit lorsque les propriétaires connaissaient le vol. Or Rava n'a-t-il pas dit : Celui qui a vu son prochain soulever un agneau de son troupeau pour le voler, qui a élevé la voix contre lui, et le voleur l'a jeté à terre, sans qu'il sache s'il est revenu au troupeau ou s'il n'est pas revenu, et que l'agneau meurt ou est volé : le voleur en a la responsabilité.
- מַאי, לָאו אַף עַל גַּב דִּמְנִי? לָא, דְּלָא מְנִי.N'est-ce pas même s'il a compté son troupeau ? Il faudrait donc, lorsque le propriétaire connaît le vol, une restitution à sa connaissance, contrairement à Rav 'Hisda. Non : c'est lorsqu'il n'a pas compté.
- וּמִי אָמַר רַב הָכִי? וְהָאָמַר רַב: הֶחְזִירוֹ לְעֵדֶר שֶׁבַּמִּדְבָּר – יָצָא! אָמַר רַב חָנָן בַּר אַבָּא: מוֹדֶה רַב בִּרְקוֹעָתָא.Mais Rav a-t-il vraiment dit cela, à savoir qu'il faut au moins un décompte ou la connaissance des propriétaires ? Rav n'a-t-il pas dit : S'il l'a rendu au troupeau qui est dans le désert, il s'est acquitté, sans connaissance ni décompte ! Rav 'Hanan bar Abba a dit : Rav l'admet pour un agneau tacheté : ses taches sont reconnaissables, et le propriétaire s'aperçoit aussitôt de son retour.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: הַגּוֹנֵב טָלֶה מִן הָעֵדֶר, וְסֶלַע מִן הַכִּיס – לִמְקוֹם שֶׁגָּנַב יַחֲזִיר, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: צָרִיךְ דַּעַת בְּעָלִים.Disons que la discussion des Amoraïm correspond à une discussion de Tannaïm : Celui qui vole un agneau du troupeau ou un séla (pièce d'argent) d'une bourse le rendra à l'endroit où il l'a volé : telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : Il faut la connaissance des propriétaires.
- סַבְרוּהָ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי יִצְחָק – דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָדָם עָשׂוּי לְמַשְׁמֵשׁ בְּכִיסוֹ בְּכׇל שָׁעָה. מַאי, לָאו בְּסֶלַע לְדַעַת – וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל?Ils ont supposé que tout le monde accepte l'enseignement de Rabbi Yits'hak, car Rabbi Yits'hak a dit : Un homme a coutume de tâter sa bourse à tout moment. Il finit donc par compter ce qu'elle contient. N'est-il donc pas question d'un séla volé à la connaissance du propriétaire, et les Tannaïm ne sont-ils pas dans la machlokèt (divergence d'opinions) de Rav et de Chmouel ? Rabbi Akiva serait alors de l'avis de Rav, et Rabbi Ichmaël de celui de Chmouel.
- לָא; בְּטָלֶה שֶׁלֹּא לְדַעַת, וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַב חִסְדָּא וְרַבִּי יוֹחָנָן.Non : il est question d'un agneau volé à l'insu des propriétaires, et ils sont dans la machlokèt de Rav 'Hisda et de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Akiva est de l'avis de Rav 'Hisda, et Rabbi Ichmaël de celui de Rabbi Yo'hanan.
- אָמַר רַב זְבִיד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: בְּשׁוֹמֵר שֶׁגָּנַב מֵרְשׁוּת בְּעָלִים – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּדְרַב חִסְדָּא; וְהָכָא בְּשׁוֹמֵר שֶׁגָּנַב מֵרְשׁוּתוֹ, שֶׁיַּחֲזִיר לִמְקוֹם שֶׁגָּנַב קָמִיפַּלְגִי – רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: כָּלְתָה לוֹ שְׁמִירָתוֹ, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לֹא כָּלְתָה לוֹ שְׁמִירָתוֹ.Rav Zevid a dit au nom de Rava : Pour un gardien qui a volé du domaine des propriétaires, tout le monde s'accorde, conformément à Rav 'Hisda : il faut la connaissance des propriétaires. Et ici, il s'agit d'un gardien qui a volé de son propre domaine : ils divergent sur la question de savoir s'il peut se contenter de rendre à l'endroit où il a volé. Rabbi Akiva pense : Sa garde a pris fin au moment du vol, et il faut donc la connaissance des propriétaires ; et Rabbi Ichmaël pense : Sa garde n'a pas pris fin, et il peut remettre l'animal dans son propre domaine.
- לֵימָא מִנְיָן פּוֹטֵר – תַּנָּאֵי הִיא? דְּתַנְיָא: הַגּוֹזֵל אֶת חֲבֵירוֹ, וְהִבְלִיעַ לוֹ בְּחֶשְׁבּוֹן – תָּנֵי חֲדָא: יָצָא, וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא יָצָא.Disons que la question de savoir si le décompte exempte est une discussion de Tannaïm, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui a volé son prochain et lui a glissé la somme dans un compte, en la lui rendant dans le paiement d'une autre transaction : il a été enseigné dans l'une : Il s'est acquitté ; et il a été enseigné dans l'autre : Il ne s'est pas acquitté.
- סַבְרוּהָ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר: אָדָם עָשׂוּי לְמַשְׁמֵשׁ בְּכִיסוֹ בְּכׇל שָׁעָה וְשָׁעָה. מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמַאן דְּאָמַר יָצָא, סָבַר: מִנְיָן פּוֹטֵר; וּמַאן דְּאָמַר לֹא יָצָא, סָבַר: מִנְיָן אֵינוֹ פּוֹטֵר?Ils ont supposé que tout le monde accepte l'enseignement de Rabbi Yits'hak, qui a dit : Un homme a coutume de tâter sa bourse à tout moment. N'est-ce donc pas sur ceci qu'ils divergent : celui qui dit : « Il s'est acquitté » pense que le décompte exempte, et celui qui dit : « Il ne s'est pas acquitté » pense que le décompte n'exempte pas ?
- אָמְרִי: אִי סְבִירָא לַן כְּרַבִּי יִצְחָק – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמִנְיָן פּוֹטֵר; אֶלָּא בִּדְרַבִּי יִצְחָק קָמִיפַּלְגִי – מָר אִית לֵיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק, וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק.On répond : Si nous acceptions l'enseignement de Rabbi Yits'hak, tout le monde s'accorderait à dire que le décompte exempte. Mais c'est sur l'enseignement de Rabbi Yits'hak qu'ils divergent : l'un accepte l'enseignement de Rabbi Yits'hak, et l'autre n'accepte pas celui de Rabbi Yits'hak.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַבִּי יִצְחָק; וְלָא קַשְׁיָא, הָא דִּמְנִי וּרְמָא לֵיהּ בְּכִיסֵיהּ, וְהָא דִּמְנִי וּרְמָא לִידֵיהּ.Et si tu veux, dis : Tout le monde accepte l'enseignement de Rabbi Yits'hak, et il n'y a pas de difficulté : ici, où il s'est acquitté, c'est lorsqu'il a compté l'argent et l'a jeté dans sa bourse, et le volé le comptera ; et là, où il ne s'est pas acquitté, c'est lorsqu'il a compté et l'a jeté dans sa main, car le volé a pu le déposer ailleurs sans le compter.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אִידֵּי וְאִידֵּי דִּמְנִי וּרְמָא בְּכִיסֵיהּ; הָא דְּאִית לֵיהּ זוּזֵי אַחֲרִינֵי בְּכִיסֵיהּ, הָא דְּלֵית לֵיהּ זוּזֵי אַחֲרִינֵי בְּכִיסֵיהּ.Et si tu veux, dis : Dans l'un et l'autre cas, il a compté et l'a jeté dans sa bourse. Ici, c'est lorsqu'il a d'autres pièces dans sa bourse, sans savoir combien ; il ne remarque donc pas la somme ajoutée. Là, c'est lorsqu'il n'a pas d'autres pièces dans sa bourse, et il s'en aperçoit en comptant.
- מַתְנִי׳ אֵין לוֹקְחִין מִן הָרוֹעִים – צֶמֶר וְחָלָב וּגְדָיִים, וְלֹא מִשּׁוֹמְרֵי פֵירוֹת – עֵצִים וּפֵירוֹת.MICHNA : On n'achète pas aux bergers de laine, de lait ni de chevreaux, de crainte qu'ils ne les aient volés au propriétaire du troupeau, ni aux gardiens de fruits du bois ou des fruits.
- אֲבָל לוֹקְחִין מִן הַנָּשִׁים – כְּלֵי צֶמֶר בִּיהוּדָה, וּכְלֵי פִשְׁתָּן בַּגָּלִיל, וַעֲגָלִים בַּשָּׁרוֹן. וְכוּלָּן שֶׁאָמְרוּ לְהַטְמִין – אָסוּר. וְלוֹקְחִין בֵּיצִים וְתַרְנְגוֹלִין מִכׇּל מָקוֹם.Mais on achète aux femmes des vêtements de laine en Judée, des vêtements de lin en Galilée et des veaux dans le Charon. Et dans tous ces cas, si elles ont dit de cacher l'achat, c'est interdit. Et on achète des œufs et des poules en tout lieu.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין לוֹקְחִין מִן הָרוֹעִים לֹא עִזִּים וְלֹא גְּדָיִים וְלֹא גִּיזִּין וְלֹא תְּלוּשִׁין שֶׁל צֶמֶר, אֲבָל לוֹקְחִין מֵהֶן תְּפוּרִין – מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁלָּהֶן. וְלוֹקְחִין מֵהֶן חָלָב וּגְבִינָה בַּמִּדְבָּר, וְלֹא בַּיִּשּׁוּב.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : On n'achète aux bergers ni chèvres, ni chevreaux, ni toisons, ni touffes de laine arrachée ; mais on leur achète des vêtements cousus, car ils leur appartiennent. Et on leur achète du lait et du fromage dans le désert, mais non dans un lieu habité.
- וְלוֹקְחִין מֵהֶן אַרְבַּע וְחָמֵשׁ צֹאן, אַרְבַּע וְחָמֵשׁ גִּיזִּין; אֲבָל לֹא שְׁתֵּי צֹאן וְלֹא שְׁתֵּי גִיזִּין.Et on leur achète quatre ou cinq bêtes du troupeau, quatre ou cinq toisons, mais non deux bêtes ni deux toisons.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּיָּיתוֹת לוֹקְחִין מֵהֶן, מִדְבָּרִיּוֹת אֵין לוֹקְחִין מֵהֶן. כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁהָרוֹעֶה מוֹכֵר וּבַעַל הַבַּיִת מַרְגִּישׁ בּוֹ – לוֹקְחִין מֵהֶן, אֵין מַרְגִּישׁ בּוֹ – אֵין לוֹקְחִין מֵהֶן.Rabbi Yehouda dit : Les bêtes domestiques, on les leur achète ; celles du désert, on ne les leur achète pas. Voici la règle générale : tout ce que le berger vend et dont le propriétaire s'aperçoit, on le leur achète ; s'il ne s'en aperçoit pas, on ne le leur achète pas.
- אָמַר מָר: לוֹקְחִין מֵהֶן אַרְבַּע וְחָמֵשׁ צֹאן, אַרְבַּע וְחָמֵשׁ גִּיזִּין. הַשְׁתָּא יֵשׁ לוֹמַר אַרְבַּע זָבְנִינַן, חָמֵשׁ מִיבַּעְיָא? אָמַר רַב חִסְדָּא: אַרְבַּע מִתּוֹךְ חָמֵשׁ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב חִסְדָּא: אַרְבַּע מֵעֵדֶר קָטָן, וְחָמֵשׁ מֵעֵדֶר גָּדוֹל.Le Maître a dit : On leur achète quatre ou cinq bêtes du troupeau, quatre ou cinq toisons. Maintenant qu'on peut dire que nous en achetons quatre, faut-il préciser cinq ? Rav 'Hisda a dit : Il s'agit de quatre parmi cinq : un troupeau de cinq bêtes dont il en vend quatre. Et certains disent que Rav 'Hisda a dit : Quatre d'un petit troupeau et cinq d'un grand troupeau.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא – אָמְרַתְּ: ״אַרְבַּע וְחָמֵשׁ צֹאן, אַרְבַּע וְחָמֵשׁ גִיזִּין״, אַרְבַּע וְחָמֵשׁ – אִין, אֲבָל שָׁלֹשׁ – לָא; אֵימָא סֵיפָא: ״אֲבָל לֹא שְׁתֵּי צֹאן״ – הָא שָׁלֹשׁ זָבְנִינַן!Cela même est difficile : tu as dit : « Quatre ou cinq bêtes, quatre ou cinq toisons » : quatre ou cinq, oui, mais trois, non. Or dis la fin : « Mais non deux bêtes » : donc trois, nous en achetons !
- לָא קַשְׁיָא; הָא בְּבָרְיָיתָא, הָא בִּכְחִישָׁתָא.Il n'y a pas de difficulté : ici, il s'agit de bêtes robustes, et on peut en acheter trois, car le propriétaire s'en aperçoit ; là, de bêtes maigres.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּיָּיתוֹת לוֹקְחִין מֵהֶן, מִדְבָּרִיּוֹת אֵין לוֹקְחִין מֵהֶן כּוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי יְהוּדָה – אַרֵישָׁא קָאֵי, וּלְחוּמְרָא; אוֹ דִלְמָא אַסֵּיפָא קָאֵי, וּלְקוּלָּא?Rabbi Yehouda dit : Les bêtes domestiques, on les leur achète ; celles du désert, on ne les leur achète pas, etc. Ils ont posé la question : Rabbi Yehouda se rapporte-t-il à la première partie, dans le sens de la rigueur, ou bien se rapporte-t-il à la dernière, dans le sens de l'indulgence ?
- אַרֵישָׁא קָאֵי, וּלְחוּמְרָא – דְּאָמַר: ״לוֹקְחִין מֵהֶן אַרְבַּע וְחָמֵשׁ צֹאן״, הָנֵי מִילֵּי בַּיָּיתוֹת, אֲבָל מִדְבָּרִיּוֹת – אֲפִילּוּ אַרְבַּע וְחָמֵשׁ לֹא; אוֹ דִלְמָא אַסֵּיפָא קָאֵי, וּלְקוּלָּא – דְּאָמַר: ״אֲבָל לֹא שְׁתֵּי צֹאן וְלֹא שְׁתֵּי גִיזִּין״, הָנֵי מִילֵּי מִדְבָּרִיּוֹת, אֲבָל בַּיָּיתוֹת – שְׁתַּיִם נָמֵי לוֹקְחִין?Se rapporte-t-il à la première partie, dans le sens de la rigueur, en disant : « On leur achète quatre ou cinq bêtes » : cela vaut pour les bêtes domestiques, mais pour celles du désert, même quatre ou cinq, non ? Ou bien se rapporte-t-il à la dernière partie, dans le sens de l'indulgence, en disant : « Mais non deux bêtes ni deux toisons » : cela vaut pour celles du désert, mais pour les bêtes domestiques, on en achète même deux ?
- תָּא שְׁמַע: דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לוֹקְחִין בַּיָּיתוֹת מֵהֶן, וְאֵין לוֹקְחִין מֵהֶן מִדְבָּרִיּוֹת. וּבְכׇל מָקוֹם לוֹקְחִין מֵהֶן אַרְבַּע וְחָמֵשׁ צֹאן.Viens et entends une preuve, car il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : On leur achète des bêtes domestiques, et on ne leur achète pas de bêtes du désert. Et en tout lieu on leur achète quatre ou cinq bêtes.
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