Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פָּרָה רְבוּצָה בּוֹ, וּשְׁטָפָהּ נָהָר; דְּרַבִּי אֶלְעָזָר לְטַעְמֵיהּ, וְרַבָּנַן לְטַעְמַיְיהוּ.une vache couchée dans ce champ, et un fleuve l'a emportée avec lui : le voleur doit-il la payer ? La réponse dépend de leur machlokèt (divergence d'opinions), car Rabbi Elazar suit son raisonnement : selon lui, un champ peut être volé ; le voleur a donc acquis le champ et, avec lui, la vache qui s'y trouve, et il doit la payer. Et les Rabbanim suivent leur raisonnement : selon eux, le voleur n'acquiert pas le champ, et il n'acquiert donc pas non plus la vache.
- מַתְנִי׳ הַגּוֹזֵל אֶת חֲבֵירוֹ אוֹ שֶׁהִלְוָה הֵימֶנּוּ אוֹ שֶׁהִפְקִיד לוֹ, בַּיִּשּׁוּב – לֹא יַחֲזִיר לוֹ בַּמִּדְבָּר. עַל מְנָת לָצֵאת בַּמִּדְבָּר – יַחֲזִיר לוֹ בַּמִּדְבָּר.MICHNA : Celui qui vole son prochain, ou qui a emprunté de lui de l'argent, ou auprès de qui il a déposé un objet, si cela s'est passé dans un lieu habité, ne lui rendra pas son bien dans le désert, où le propriétaire ne pourrait pas le garder. Si le prêt ou le dépôt a été fait à condition de sortir dans le désert, il lui rendra son bien dans le désert.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: מִלְוָה מִשְׁתַּלֶּמֶת בְּכׇל מָקוֹם, אֲבֵידָה וּפִקָּדוֹן אֵין מִשְׁתַּלְּמִין אֶלָּא בִּמְקוֹמָן! אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: מִלְוָה נִיתְּנָה לִיתָּבַע בְּכׇל מָקוֹם, אֲבֵידָה וּפִקָּדוֹן לֹא נִיתְּנוּ לִיתָּבַע אֶלָּא בִּמְקוֹמָן.GUEMARA : Et il y a une contradiction avec cette Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), tirée d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un prêt se rembourse en tout lieu ; un objet perdu et un dépôt ne se rendent que dans leur lieu ! Comment la Michna peut-elle dire que le prêt ne se rend pas dans le désert ? Abayé a dit : Voici ce que la baraïta veut dire : un prêt peut être réclamé par le prêteur en tout lieu ; mais si c'est l'emprunteur qui veut rembourser dans le désert, le prêteur peut refuser. Un objet perdu et un dépôt ne peuvent être réclamés que dans leur lieu.
- עַל מְנָת לָצֵאת בַּמִּדְבָּר. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דַּאֲמַר לֵיהּ: ״לֶיהֱוֵי הַאי פִּקָּדוֹן גַּבָּךְ, דַּאֲנָא לְמִדְבָּר נָפֵיקְנָא״, וַאֲמַר לֵיהּ אִיהוּ: ״אֲנָא לְמִדְבָּר נָמֵי בָּעֵינָא לְמִיפַּק. אִי בָּעֵינָא לְאַהְדֹּרִינְהוּ לָךְ, הָתָם מַהְדַּרְנָא לָךְ״.La Michna enseigne : si le dépôt a été fait à condition de sortir dans le désert, il le rendra dans le désert. C'est évident : une condition explicite a bien sûr de la valeur ! Ce n'est nécessaire que dans un cas particulier : lorsque le déposant lui a dit : « Que ce dépôt reste chez toi, car moi, je sors vers le désert », et que le dépositaire lui a dit : « Moi aussi, j'ai besoin de sortir vers le désert ; si je veux te le rendre, je te le rendrai là-bas. »
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״גְּזַלְתִּיךָ״; ״הִלְוִיתַנִי״; ״הִפְקַדְתָּ אֶצְלִי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם הֶחְזַרְתִּי לָךְ אִם לֹא הֶחְזַרְתִּי לָךְ״ – חַיָּיב לְשַׁלֵּם. אֲבָל אִם אָמַר לוֹ: ״אֵינִי יוֹדֵעַ אִם גְּזַלְתִּיךָ״; ״אִם הִלְוִיתַנִי״; ״אִם הִפְקַדְתָּ אֶצְלִי״ – פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם.MICHNA : Celui qui dit à son prochain : « Je t'ai volé », « Tu m'as prêté » ou « Tu as déposé un objet chez moi, et je ne sais pas si je te l'ai rendu ou si je ne te l'ai pas rendu » est 'hayav (obligé) de payer. Mais s'il lui a dit : « Je ne sais pas si je t'ai volé », « si tu m'as prêté » ou « si tu as déposé un objet chez moi », il est pétour (exempt) de payer.
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה אָמְרִי: חַיָּיב, וְרַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי: פָּטוּר.GUEMARA : Il a été dit par les Amoraïm : si quelqu'un réclame : « J'ai un mané (cent dinars) entre tes mains », et que l'autre répond : « Je ne sais pas » si c'est vrai, Rav Houna et Rav Yehouda disent qu'il est 'hayav de payer, et Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan disent qu'il est pétour.
- רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה אָמְרִי חַיָּיב – בָּרִי וְשֶׁמָּא, בָּרִי עָדִיף. רַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי פָּטוּר – אוֹקִי מָמוֹנָא בְּחֶזְקַת מָרֵיהּ.Rav Houna et Rav Yehouda disent qu'il est 'hayav, car entre une affirmation certaine et une réponse incertaine, la certitude l'emporte. Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan disent qu'il est pétour, selon le principe : maintiens l'argent dans la possession présumée de son propriétaire ; on ne prend pas d'argent à quelqu'un sans preuve.
- תְּנַן, אֲבָל אִם אָמַר לוֹ: ״אֵינִי יוֹדֵעַ אִם הִלְוִיתַנִי״ – פָּטוּר. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּלָא קָא תָבַע לֵיהּ – רֵישָׁא נָמֵי דְּלָא קָא תָבַע לֵיהּ; אַמַּאי חַיָּיב? אֶלָּא דְּקָתָבַע לֵיהּ, וְקָתָנֵי סֵיפָא: פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם!Nous avons appris dans la Michna : Mais s'il lui a dit : « Je ne sais pas si tu m'as prêté », il est pétour. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que le prêteur ne lui réclame pas la somme, alors la première partie aussi traite d'un cas où il ne lui réclame pas la somme ; pourquoi celui-ci est-il alors 'hayav ? Il faut donc dire qu'il la lui réclame, et la Michna enseigne dans sa dernière partie : il est pétour de payer, malgré la réclamation certaine ! C'est une preuve pour Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan.
- לָא; לְעוֹלָם דְּלָא קָא תָבַע לֵיהּ, וְרֵישָׁא – בְּבָא לָצֵאת יְדֵי שָׁמַיִם.Non : en réalité, il ne lui réclame pas la somme, et la première partie traite du cas où l'homme vient s'acquitter envers le Ciel : il n'est 'hayav que devant le Ciel, non devant le tribunal.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – חַיָּיב, בְּבָא לָצֵאת יְדֵי שָׁמַיִם.Il a également été dit par les Amoraïm : Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui dit à son prochain : « J'ai un mané entre tes mains », et que l'autre répond : « Je ne sais pas », est 'hayav, s'il s'agit de celui qui vient s'acquitter envers le Ciel, même si le tribunal ne peut pas le contraindre à payer.
- מַתְנִי׳ הַגּוֹנֵב טָלֶה מִן הָעֵדֶר וְהֶחְזִירוֹ, וּמֵת אוֹ נִגְנַב – חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ. לֹא יָדְעוּ בְּעָלִים לֹא בִּגְנֵיבָתוֹ וְלֹא בַּחֲזִירָתוֹ, וּמָנוּ אֶת הַצֹּאן וּשְׁלֵימָה הִיא – פָּטוּר.MICHNA : Celui qui vole un agneau du troupeau et le rend sans prévenir le propriétaire, et que l'agneau meurt ou est volé ensuite, en a la responsabilité. Si les propriétaires n'ont su ni son vol ni son retour, et qu'ils ont compté le troupeau et qu'il est complet, il est pétour.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: לְדַעַת – צָרִיךְ דַּעַת. שֶׁלֹּא לְדַעַת – מִנְיָן פּוֹטֵר. וְכִי קָתָנֵי ״וּמָנוּ אֶת הַצֹּאן וְהִיא שְׁלֵימָה״ – אַסֵּיפָא.GUEMARA : Rav a dit : si le vol a eu lieu au su des propriétaires, il faut rendre l'agneau à leur connaissance. Si le vol a eu lieu à leur insu, le décompte exempte le voleur. Et lorsque la Michna enseigne : « Et ils ont compté le troupeau et il est complet », cela porte sur la dernière partie, où ils ignoraient le vol.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בֵּין לְדַעַת בֵּין שֶׁלֹּא לְדַעַת – מִנְיָן פּוֹטֵר, וְכִי קָתָנֵי: ״וּמָנוּ וְהִיא שְׁלֵימָה, פָּטוּר״ – אַכּוּלַּהּ.Et Chmouel a dit : Que le vol ait eu lieu à leur su ou à leur insu, le décompte exempte le voleur, et lorsque la Michna enseigne : « Et ils ont compté et il est complet, il est pétour », cela porte sur l'ensemble de la Michna.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: לְדַעַת – מִנְיָן פּוֹטֵר, שֶׁלֹּא לְדַעַת – אֲפִילּוּ מִנְיָן נָמֵי לָא צְרִיךְ. וְכִי קָתָנֵי: ״וּמָנוּ אֶת הַצֹּאן וְהִיא שְׁלֵימָה״ – אַרֵישָׁא.Et Rabbi Yo'hanan dit : si le vol a eu lieu à leur su, le décompte exempte le voleur ; à leur insu, même un décompte n'est pas nécessaire. Et lorsque la Michna enseigne : « Et ils ont compté le troupeau et il est complet », cela porte sur la première partie, où ils connaissaient le vol.
- רַב חִסְדָּא אָמַר: לְדַעַת – מִנְיָן פּוֹטֵר, שֶׁלֹּא לְדַעַת – צָרִיךְ דַּעַת. וְכִי קָתָנֵי: ״וּמָנוּ אֶת הַצֹּאן וְהִיא שְׁלֵימָה״ – אַרֵישָׁא.Rav 'Hisda a dit : si le vol a eu lieu à leur su, le décompte exempte le voleur ; à leur insu, il faut rendre l'agneau à leur connaissance. Et lorsque la Michna enseigne : « Et ils ont compté le troupeau et il est complet », cela porte sur la première partie.
- אָמַר רָבָא:Rava a dit :
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