Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי דִּינָא אִי קְנָסָא? אֲמַר לֵיהּ: אִי דִּינָא – גָּמְרִינַן מִינֵּיהּ, אִי קְנָסָא – לָא גָּמְרִינַן מִינֵּיהּ.que ce soit la loi ou une amende ? Rav Houna bar 'Hiya lui a dit : Si c'est la loi, nous en apprenons pour d'autres cas ; si c'est une amende, nous n'en apprenons pas.
- וּמְנָא תֵּימְרָא דְּמִקְּנָסָא לָא גָּמְרִינַן? דְּתַנְיָא, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: הַמְטַמֵּא וְהַמְנַסֵּךְ; חָזְרוּ לוֹמַר: אַף הַמְדַמֵּעַ.Et d'où dis-tu que nous n'apprenons pas d'une amende ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Au début, ils disaient : sont passibles celui qui rend impur les aliments de son prochain et celui qui fait une libation idolâtre de son vin, bien que le dommage ne soit pas visible. Ils sont revenus dire : même celui qui mélange de la terouma (prélèvement donné au Cohen) aux aliments profanes de son prochain.
- חָזְרוּ – אִין, לֹא חָזְרוּ – לָא; מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דִּקְנָסָא הוּא, וּקְנָסָא לָא גָּמְרִינַן מִינֵּיהּ?S'ils sont revenus le dire, oui ; s'ils n'étaient pas revenus le dire, non. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que c'est une amende, et que d'une amende nous n'apprenons pas ?
- לָא; מֵעִיקָּרָא סָבְרִי: לְהֶפְסֵד מְרוּבֶּה חָשְׁשׁוּ, לְהֶפְסֵד מוּעָט לֹא חָשְׁשׁוּ; וּלְבַסּוֹף סָבְרִי: לְהֶפְסֵד מוּעָט נָמֵי חָשְׁשׁוּ.Non ; au début, ils pensaient : ils se sont souciés d'une perte importante, et ils ne se sont pas souciés d'une perte minime ; et à la fin, ils ont pensé : ils se sont aussi souciés d'une perte minime.
- אִינִי?! וְהָא תָּנֵי אֲבוּהּ דְּרַבִּי אָבִין, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: הַמְטַמֵּא וְהַמְדַמֵּעַ; חָזְרוּ לוֹמַר: אַף הַמְנַסֵּךְ. חָזְרוּ – אִין, לֹא חָזְרוּ – לָא!Est-ce vrai ? Mais le père de Rabbi Avin a enseigné : Au début, ils disaient : sont passibles celui qui rend impur et celui qui mélange de la terouma ; ils sont revenus dire : même celui qui fait une libation. S'ils sont revenus le dire, oui ; s'ils n'étaient pas revenus le dire, non !
- מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּלָא גָּמְרִינַן מִקְּנָסָא?Quelle en est la raison ? La perte étant ici importante, la raison précédente ne vaut pas. N'est-ce pas parce que nous n'apprenons pas d'une amende ?
- לָא; מֵעִיקָּרָא סָבְרִי כְּרַבִּי אָבִין, וּלְבַסּוֹף סָבְרִי כְּרַבִּי יִרְמְיָה.Non ; au début, ils pensaient comme Rabbi Avin, et à la fin, ils ont pensé comme Rabbi Yirmeya.
- מֵעִיקָּרָא סָבְרִי כְּרַבִּי אָבִין – דְּאָמַר רַבִּי אָבִין: זָרַק חֵץ מִתְּחִילַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע, וְקָרַע שִׁירָאִין בַּהֲלִיכָתוֹ – פָּטוּר; שֶׁהֲרֵי עֲקִירָה צוֹרֶךְ הַנָּחָה הִיא, וּמִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ.Au début, ils pensaient comme Rabbi Avin, car Rabbi Avin a dit : Si quelqu'un, le Chabbat, a lancé une flèche du début de quatre coudées à la fin de quatre coudées dans le domaine public, et qu'elle a déchiré des soieries (chiraïn) sur son trajet, il est pétour (exempt) de payer, car le fait de soulever est nécessaire au dépôt, et il est passible de mort. L'ensemble forme un seul acte, et celui qui encourt la mort ne paie pas pour le même acte. De même, celui qui fait une libation avec le vin d'autrui encourt la mort et ne paie pas.
- וּלְבַסּוֹף סָבְרִי כְּרַבִּי יִרְמְיָה – דְּאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִשְּׁעַת הַגְבָּהָה קַנְיֵיהּ, אִיחַיַּיב לֵיהּ מָמוֹן; מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ לָא הָוֵי עַד שְׁעַת נִיסּוּךְ.Et à la fin, ils ont pensé comme Rabbi Yirmeya, car Rabbi Yirmeya a dit : Dès le moment où il soulève le vin, il l'acquiert et il lui doit de l'argent ; il n'est passible de mort qu'au moment de la libation. Les deux obligations ne viennent donc pas ensemble, et il doit payer.
- רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אִיקְּלַע לְבֵי אֶבְיוֹנֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: כְּלוּם מַעֲשֶׂה בָּא לִידָךְ? אֲמַר לֵיהּ: יִשְׂרָאֵל שֶׁאֲנָסוּהוּ גּוֹיִם וְהֶרְאָה מָמוֹן חֲבֵירוֹ בָּא לְיָדִי, וְחִיַּיבְתִּיו.Rav Houna bar Yehouda s'est rendu à Bei Evyonei. Il est venu devant Rava, qui lui a dit : Une affaire t'est-elle parvenue ? Il lui a dit : Le cas d'un Juif que des non-Juifs ont contraint et qui a montré les biens de son prochain m'est parvenu, et je l'ai condamné à payer.
- אֲמַר לֵיהּ: אַהְדַּר עוֹבָדָא לְמָרֵיהּ, דְּתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל שֶׁאֲנָסוּהוּ גּוֹיִם וְהֶרְאָה מָמוֹן חֲבֵירוֹ – פָּטוּר, וְאִם נָטַל וְנָתַן בַּיָּד – חַיָּיב!Rava lui a dit : Rends l'acte à son propriétaire, c'est-à-dire : annule ton jugement, car il a été enseigné : Un Juif que des non-Juifs ont contraint et qui a montré les biens de son prochain est pétour ; mais s'il les a pris et donnés de sa main, il est 'hayav (passible).
- אָמַר רַבָּה: אִם הֶרְאָה מֵעַצְמוֹ, כְּנָשָׂא וְנָתַן בַּיָּד דָּמֵי.Rabba a dit : S'il les a montrés de lui-même, c'est comme s'il les avait portés et donnés de sa main.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּאֲנָסוּהוּ גּוֹיִם, וְאַחְוִי אַחַמְרָא דְּרַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב פִּנְחָס בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא. אֲמַרוּ לֵיהּ: ״דְּרִי וְאַמְטִי בַּהֲדַן״, דְּרָא וְאַמְטִי בַּהֲדַיְיהוּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי, פַּטְרִינֵּיהּ.Un certain homme que des non-Juifs ont contraint a montré le vin de Rav Mari, fils de Rav Pin'has, fils de Rav 'Hisda. Ils lui ont dit : « Porte-le et apporte-le avec nous. » Il l'a porté et apporté avec eux. Il est venu devant Rav Achi, qui l'a exempté.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב אָשֵׁי, וְהָתַנְיָא: אִם נָשָׂא וְנָתַן בַּיָּד – חַיָּיב! אֲמַר לְהוּ: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אוֹקְמֵיהּ עִילָּוֵיהּ מֵעִיקָּרָא, אֲבָל הֵיכָא דְּאוֹקְמֵיהּ עִילָּוֵיהּ מֵעִיקָּרָא – מִיקְלֵי קַלְיֵיהּ.Les Rabbanim ont dit à Rav Achi : Mais n'a-t-il pas été enseigné : S'il a porté et donné de sa main, il est 'hayav ! Il leur a dit : Cela ne vaut que lorsqu'il ne les a pas placés auprès des biens dès le début ; mais lorsqu'il les y a placés dès le début, il les a brûlés, c'est-à-dire que les biens étaient déjà perdus dès ce moment, et ce qu'il a porté ensuite leur appartenait déjà.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי אֲבָהוּ לְרַב אָשֵׁי: אָמַר לוֹ אַנָּס ״הוֹשֵׁיט לִי פְּקִיעַ עָמִיר זֶה, אוֹ אֶשְׁכּוֹל עֲנָבִים זֶה״, וְהוֹשִׁיט לוֹ – חַיָּיב! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּקָאֵי בִּתְרֵי עֶבְרֵי נַהֲרָא.Rabbi Abbahou a objecté à Rav Achi : Si un oppresseur a dit à quelqu'un : « Passe-moi cette gerbe de grain, ou cette grappe de raisin », et qu'il la lui a passée, il est 'hayav ! Pourtant, l'oppresseur était déjà présent. Il a répondu : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où ils se tiennent sur les deux rives du fleuve, et l'oppresseur ne pouvait pas l'atteindre lui-même.
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״הוֹשֵׁיט״ וְלָא תָּנֵי ״תֵּן״, שְׁמַע מִינַּהּ.Le texte est d'ailleurs précis, car il enseigne « passe » et n'enseigne pas « donne » : déduis-en.
- הָהוּא שׁוּתָא דַּהֲווֹ מִנְּצוּ עֲלַהּ בֵּי תְרֵי. הַאי אָמַר: דִּידִי הוּא, וְהַאי אָמַר: דִּידִי הוּא. אֲזַל חַד מִנַּיְיהוּ וּמַסְרַהּ לְפַרְהַגְ[בָּ]נָא דְמַלְכָּא. אָמַר אַבָּיֵי, יָכוֹל לוֹמַר: אֲנָא כִּי מְסַרִי – דִּידִי מְסַרִי. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְכׇל כְּמִינֵּיהּ?! אֶלָּא אָמַר רָבָא: מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ עַד דְּמַיְיתֵי לֵיהּ וְקָאֵי בְּדִינָא.Un certain filet, au sujet duquel deux personnes se querellaient. Celui-ci disait : Il est à moi, et celui-là disait : Il est à moi. L'un d'eux est allé le remettre à un fonctionnaire (parhagbana) du roi. Abayé a dit : Il peut dire : Moi, quand je l'ai remis, c'est ce qui est à moi que j'ai remis. Rava lui a dit : Est-ce en son pouvoir ? Mais Rava a dit : Nous l'excommunions jusqu'à ce qu'il le rapporte et qu'il se présente en jugement.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה בָּעֵי אַחְווֹיֵי אַתִּיבְנָא דְחַבְרֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר לֵיהּ: ״לָא תַּחְוֵי וְלָא תַּחְוֵי!״ אֲמַר לֵיהּ: ״מַחְוֵינָא וּמַחְוֵינָא!״ יָתֵיב רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב, שַׁמְטֵיהּ לְקוֹעֵיהּ מִינֵּיהּ.Un certain homme voulait montrer la paille de son prochain aux autorités. Il est venu devant Rav, qui lui a dit : « Ne montre pas et ne montre pas ! » Il lui a dit : « Je montrerai et je montrerai ! » Rav Kahana était assis devant Rav ; il lui a arraché le cou, c'est-à-dire qu'il lui a brisé la nuque.
- קָרֵי רַב עִילָּוֵיהּ: ״בָּנַיִךְ עֻלְּפוּ שָׁכְבוּ בְּרֹאשׁ כׇּל חוּצוֹת כְּתוֹא מִכְמָר״; מָה תּוֹא זֶה, כֵּיוָן שֶׁנָּפַל בְּמִכְמָר – אֵין מְרַחֲמִין עָלָיו; אַף מָמוֹן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, כֵּיוָן שֶׁנָּפַל בְּיַד גּוֹיִם – אֵין מְרַחֲמִין עָלָיו.Rav a lu à son sujet : « Tes fils ont défailli, ils gisent à la tête de toutes les rues, comme une antilope dans le filet » (Isaïe 51, 20) : de même que cette antilope, dès qu'elle est tombée dans le filet, on n'a pas pitié d'elle, de même les biens d'un Juif, dès qu'ils sont tombés aux mains des non-Juifs, on n'a pas pitié de lui.
- אֲמַר לֵיהּ רַב: ״כָּהֲנָא, עַד הָאִידָּנָא הֲווֹ פָּרְסָאֵי – דְּלָא קָפְדִי אַשְּׁפִיכוּת דָּמִים, וְהַשְׁתָּא אִיכָּא יַוְונָאֵי – דְּקָפְדוּ אַשְּׁפִיכוּת דָּמִים, וְאָמְרִי ׳מַרְדִּין, מַרְדִּין׳. קוּם סַק לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל, וְקַבֵּיל עֲלָךְ דְּלָא תַּקְשֵׁי לְרַבִּי יוֹחָנָן שֶׁבַע שְׁנִין״.Rav lui a dit : « Kahana, jusqu'à présent, il y avait les Perses, qui n'étaient pas pointilleux sur l'effusion de sang, et maintenant il y a les Grecs, qui sont pointilleux sur l'effusion de sang, et ils diront : ‹ Mardin, mardin ! › (Meurtre, meurtre !). Lève-toi, monte en Terre d'Israël, et accepte sur toi de ne pas poser de difficulté à Rabbi Yo'hanan pendant sept ans. »
- אֲזַיל, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ דְּיָתֵיב וְקָא מְסַיֵּים מְתִיבְתָּא דְיוֹמָא לְרַבָּנַן. אֲמַר לְהוּ: רֵישׁ לָקִישׁ הֵיכָא? אֲמַרוּ לֵיהּ: אַמַּאי? אֲמַר לְהוּ: הַאי קוּשְׁיָא וְהַאי קוּשְׁיָא, וְהַאי פֵּירוּקָא וְהַאי פֵּירוּקָא. אֲמַרוּ לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ. אֲזַל רֵישׁ לָקִישׁ אֲמַר לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן: ״אֲרִי עָלָה מִבָּבֶל, לְעַיֵּין מָר בִּמְתִיבְתָּא דְּלִמְחַר״.Il est allé, il a trouvé Rech Lakich assis, qui terminait la leçon du jour pour les Rabbanim. Il leur a dit : Où est Rech Lakich ? Ils lui ont dit : Pourquoi ? Il leur a dit : Telle difficulté et telle difficulté, et telle résolution et telle résolution. Ils l'ont dit à Rech Lakich. Rech Lakich est allé dire à Rabbi Yo'hanan : « Un lion est monté de Babylone ; que le Maître examine bien la leçon de demain. »
- לִמְחַר אוֹתְבוּהּ בְּדָרָא קַמָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. אָמַר שְׁמַעְתְּתָא – וְלָא אַקְשִׁי, שְׁמַעְתְּתָא – וְלָא אַקְשִׁי; אַנְחֲתֵיהּ אֲחוֹרֵי שְׁבַע דָּרֵי, עַד דְּאוֹתְבֵיהּ בְּדָרָא בָּתְרָא. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: ״אֲרִי שֶׁאָמַרְתָּ – נַעֲשָׂה שׁוּעָל!״Le lendemain, ils l'ont fait asseoir au premier rang, devant Rabbi Yo'hanan. Il a dit un enseignement, et il n'a pas posé de difficulté ; un enseignement, et il n'a pas posé de difficulté ; ils l'ont fait reculer de sept rangs, jusqu'à le faire asseoir au dernier rang. Rabbi Yo'hanan a dit à Rabbi Chimon ben Lakich : « Le lion dont tu as parlé est devenu un renard ! »
- אָמַר: יְהֵא רַעֲוָא דְּהָנֵי שְׁבַע דָּרֵי לִהְווֹ חִילּוּף שְׁבַע שְׁנִין דַּאֲמַר לִי רַב. קָם אַכַּרְעֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: ״נֶהְדַּר מָר בְּרֵישָׁא״. אֲמַר שְׁמַעְתְּתָא, וְאַקְשִׁי. אוֹקְמֵיהּ בְּדָרָא קַמָּא. אָמַר שְׁמַעְתְּתָא, וְאַקְשִׁי.Rav Kahana a dit : Que ce soit la volonté de D.ieu que ces sept rangs remplacent les sept années que Rav m'a dites. Il s'est levé sur ses pieds, et il lui a dit : « Que le Maître reprenne depuis le début. » Il a dit un enseignement, et il a posé une difficulté. Ils l'ont placé au premier rang. Il a dit un enseignement, et il a posé une difficulté.
- רַבִּי יוֹחָנָן הֲוָה יָתֵיב אַשְּׁבַע בִּסְתַּרְקֵי, שָׁלְפִי לֵיהּ חֲדָא בִּסְתַּרְקָא מִתּוּתֵיהּ. אֲמַר שְׁמַעְתְּתָא – וְאַקְשִׁי לֵיהּ, עַד דְּשָׁלְפִי לֵיהּ כּוּלְּהוּ בִּסְתַּרְקֵי מִתּוּתֵיהּ, עַד דְּיָתֵיב עַל אַרְעָא. רַבִּי יוֹחָנָן גַּבְרָא סָבָא הֲוָה וּמְסָרְחִי גְּבִינֵיהּ, אֲמַר לְהוּ: דַּלּוֹ לִי עֵינַי וְאֶחְזְיֵיהּ. דַּלּוֹ לֵיהּ בְּמַכְחַלְתָּא דְכַסְפָּא.Rabbi Yo'hanan était assis sur sept coussins (bistarkei). On a retiré un coussin de sous lui. Il a dit un enseignement, et Rav Kahana lui a posé une difficulté, jusqu'à ce qu'on ait retiré tous les coussins de sous lui et qu'il soit assis par terre. Rabbi Yo'hanan était un homme âgé, et ses sourcils tombaient. Il leur a dit : « Soulevez-moi les yeux, et je le verrai. » Ils les lui ont soulevés avec un pinceau à khôl en argent.
- חֲזָא דִּפְרִיטָה שִׂפְווֹתֵיהּ, סְבַר אַחוֹכֵי קָמְחַיֵּיךְ בֵּיהּ. חֲלַשׁ דַּעְתֵּיהּ, וְנָח נַפְשֵׁיהּ. לִמְחַר אֲמַר לְהוּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבָּנַן: חָזֵיתוּ לְבַבְלָאָה הֵיכִי עָבֵיד? אֲמַרוּ לֵיהּ: דַּרְכֵּיהּ הָכִי. עָל לְגַבֵּי מְעָרְתָּא, חֲזָא דַּהֲוָהIl a vu que ses lèvres étaient fendues, il a pensé qu'il riait de lui. Il en a été blessé, et Rav Kahana est mort. Le lendemain, Rabbi Yo'hanan a dit aux Rabbanim : Avez-vous vu comment a agi le Babylonien ? Ils lui ont dit : C'est sa façon d'être. Il est entré dans la caverne où il était enterré, et il a vu qu'elle était
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