Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְהָבִיא כְּרוּב וְדוּרְמַסְקָנִין לַחוֹלֶה, וְהָלַךְ וּמְצָאוֹ שֶׁמֵּת אוֹ שֶׁהִבְרִיא – נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ מִשָּׁלֵם!pour apporter du chou et des prunes (dormaskanin) à un malade, et il est allé et l'a trouvé mort ou guéri : il lui donne son salaire en entier ! On est donc payé pour sa peine, même si le but n'est pas atteint ; de même ici, celui qui a tenté de sauver l'âne devrait être payé.
- אֲמַר לֵיהּ: מִי דָּמֵי?! הָתָם עָבֵיד שָׁלִיחַ שְׁלִיחוּתֵיהּ, הָכָא לָא עָבֵיד שָׁלִיחַ שְׁלִיחוּתֵיהּ.Rabbi lui a dit : Est-ce comparable ? Là, l'envoyé a accompli sa mission, car il a apporté les aliments ; ici, l'envoyé n'a pas accompli sa mission, car il n'a pas pu sauver l'âne.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁיָירָא שֶׁהָיְתָה מְהַלֶּכֶת בַּמִּדְבָּר, וְעָמַד עָלֶיהָ גַּיִיס לְטוֹרְפָהּ – מְחַשְּׁבִין לְפִי מָמוֹן, וְאֵין מְחַשְּׁבִין לְפִי נְפָשׁוֹת.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une caravane qui marchait dans le désert, et une troupe de brigands s'est dressée contre elle pour la piller, et les voyageurs ont transigé avec elle pour de l'argent : on calcule la part de chacun selon les biens, et on ne calcule pas selon les personnes.
- וְאִם שָׂכְרוּ תַּיָּיר הַהוֹלֵךְ לִפְנֵיהֶם – מְחַשְּׁבִין אַף לְפִי נְפָשׁוֹת; וְלֹא יְשַׁנּוּ מִמִּנְהַג הַחַמָּרִין.Et s'ils ont engagé un éclaireur qui marche devant eux pour les guider, on calcule le paiement même selon les personnes. Et qu'ils ne s'écartent pas de la coutume des âniers.
- רַשָּׁאִין הַחַמָּרִין לְהַתְנוֹת שֶׁכׇּל מִי שֶׁיֹּאבַד לוֹ חֲמוֹרוֹ נַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר אַחֵר. בְּכוּסְיָא – אֵין מַעֲמִידִין, שֶׁלֹּא בְּכוּסְיָא – מַעֲמִידִין לוֹ. וְאִם אָמַר: ״תְּנוּ לִי, וַאֲנִי אֶשְׁמוֹר״ – אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ.Les âniers ont le droit de stipuler que quiconque perdra son âne, nous lui en fournirons un autre. Si l'âne a été perdu par négligence (kousya), on ne lui en fournit pas ; si ce n'est pas par négligence, on lui en fournit un. Et s'il a dit : « Donnez-moi l'argent au lieu de l'âne, et je garderai avec vous », on ne l'écoute pas.
- פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ חֲמָרָא אַחֲרִינָא. מַהוּ דְּתֵימָא: הָא קָא מְינַטַּר לֵיהּ; קָא מַשְׁמַע לַן – שָׁאנֵי נְטִירוּתָא דְחַד מִנְּטִירוּתָא דְבֵי תְרֵי.La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Cela n'est nécessaire que dans le cas où il possède un autre âne. Tu aurais pu dire : voici qu'il le garde de toute façon et qu'il reste motivé pour garder la caravane ; on pourrait donc lui donner l'argent. Elle nous enseigne que la garde d'un seul âne est différente de la garde de deux.
- תָּנוּ רַבָּנַן: סְפִינָה שֶׁהָיְתָה מְהַלֶּכֶת בַּיָּם; עָמַד עָלֶיהָ נַחְשׁוֹל לְטוֹבְעָהּ, וְהֵקֵילּוּ מִמַּשָּׂאָהּ – מְחַשְּׁבִין לְפִי מַשּׂאוֹי, וְאֵין מְחַשְּׁבִין לְפִי מָמוֹן; וְלֹא יְשַׁנּוּ מִמִּנְהַג הַסַּפָּנִים.Nos Maîtres ont enseigné : Un bateau qui marchait sur la mer, une vague s'est dressée contre lui pour le faire sombrer, et ils ont allégé sa charge : on calcule selon le poids, et on ne calcule pas selon la valeur. Et qu'ils ne s'écartent pas de la coutume des marins.
- וְרַשָּׁאִין הַסַּפָּנִים לְהַתְנוֹת, שֶׁכׇּל מִי שֶׁאָבְדָה לוֹ סְפִינָה נַעֲמִיד לוֹ סְפִינָה אַחֶרֶת. אָבְדָה לוֹ בְּכוּסְיָא – אֵין מַעֲמִידִין, שֶׁלֹּא בְּכוּסְיָא – מַעֲמִידִין לוֹ. וְאִי פֵּירַשׁ לְמָקוֹם שֶׁאֵין הַסְּפִינוֹת הוֹלְכִין – אֵין מַעֲמִידִין.Et les marins ont le droit de stipuler que quiconque perdra un bateau, nous lui fournirons un autre bateau. S'il l'a perdu par négligence, on ne lui en fournit pas ; si ce n'est pas par négligence, on lui en fournit un. Et s'il s'est écarté vers un lieu où les bateaux ne vont pas, on ne lui en fournit pas.
- פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דִּבְנִיסָן מְרַחֲקִי חַד אַשְׁלָא, וּבְתִשְׁרִי מְרַחֲקִי תְּרֵי אַשְׁלֵי, וְקָא אָזֵיל בְּיוֹמֵי נִיסָן לִמְקוֹם תִּשְׁרֵי; מַהוּ דְּתֵימָא: דַּוְושֵׁיהּ נָקֵיט וְאָזֵיל, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Cela n'est nécessaire que parce qu'en Nissan, ils s'éloignent du rivage d'une longueur de corde, et en Tichri, ils s'éloignent de deux longueurs de corde, et il naviguait aux jours de Nissan à l'emplacement de Tichri. Tu aurais pu dire : il a pris sa route habituelle et il avançait ; elle nous enseigne que c'est une négligence.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁיָירָא שֶׁהָיְתָה מְהַלֶּכֶת בַּמִּדְבָּר וְעָמַד גַּיִיס וּטְרָפָהּ, וְעָמַד אֶחָד מֵהֶן וְהִצִּיל – הִצִּיל לָאֶמְצַע. וְאִם אָמַר: ״אֲנִי אַצִּיל לְעַצְמִי״ – הִצִּיל לְעַצְמוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : Une caravane qui marchait dans le désert, une troupe de brigands s'est dressée et l'a pillée, et l'un d'eux s'est levé et a sauvé les biens : il a sauvé pour la communauté, chacun reprenant ce qui est à lui. Et s'il a dit : « Je sauve pour moi-même », il a sauvé pour lui-même.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּיָכוֹל לְהַצִּיל, אֲפִילּוּ סֵיפָא נָמֵי לָאֶמְצַע! וְאִי דְּלֹא יָכוֹל לְהַצִּיל, אֲפִילּוּ רֵישָׁא נָמֵי לְעַצְמוֹ!Quel est le cas ? S'ils peuvent sauver leurs biens, même dans la seconde partie aussi, ce devrait être pour la communauté ! Car ils n'y ont pas renoncé. Et s'ils ne peuvent pas sauver leurs biens, même dans la première partie aussi, ce devrait être pour lui-même ! Car ils y ont renoncé.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הָכָא בְּשׁוּתָּפִין עָסְקִינַן, וּכְגוֹן זֶה – שׁוּתָּף חוֹלֵק שֶׁלֹּא לְדַעַת חֲבֵירוֹ; אֲמַר – פָּלֵיג, לָא אֲמַר – לָא פָּלֵיג.Rami bar 'Hama a dit : Ici, nous traitons d'associés, et dans un cas comme celui-ci, un associé peut partager sans l'accord de son compagnon : s'il l'a dit, il a partagé ; s'il ne l'a pas dit, il n'a pas partagé, et ce qu'il sauve reste commun.
- רָבָא אָמַר: הָכָא בְּפוֹעֲלִין עָסְקִינַן, וּכְרַב – דְּאָמַר רַב: פּוֹעֵל יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ אֲפִילּוּ בַּחֲצִי הַיּוֹם.Rava a dit : Ici, nous traitons d'ouvriers engagés pour garder la caravane, et c'est selon Rav, car Rav a dit : Un ouvrier peut se rétracter, même au milieu de la journée.
- וְכַמָּה דְּלָא הֲדַר בֵּיהּ – כְּבִרְשׁוּתֵיהּ דְּבַעַל הַבַּיִת דָּמֵי, וְכִי הָדַר בֵּיהּ – טַעְמָא אַחֲרִינָא הוּא, דִּכְתִיב: ״כִּי לִי בְנֵי יִשְׂרָאֵל עֲבָדִים״ – וְלֹא עֲבָדִים לַעֲבָדִים.Et tant qu'il ne s'est pas rétracté, il est comme dans le domaine de l'employeur, et ce qu'il sauve revient à celui-ci. Et quand il se rétracte, c'est pour une autre raison qu'il le peut, car il est écrit : « Car c'est à Moi que les Bnei Israël sont serviteurs » (Lévitique 25, 55) : et non serviteurs de serviteurs. Une fois rétracté, il peut acquérir ce qui est abandonné.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּשֶׁיָּכוֹל לְהַצִּיל עַל יְדֵי הַדְּחָק. גַּלִּי דַּעְתֵּיהּ – לְעַצְמוֹ, לָא גַּלִּי דַּעְתֵּיהּ – לָאֶמְצַע.Rav Achi a dit : il s'agit d'un cas où ils peuvent sauver leurs biens avec difficulté. S'il a révélé sa pensée et que les autres n'ont pas protesté, ils y ont renoncé, et il sauve pour lui-même ; s'il n'a pas révélé sa pensée, c'est pour la communauté.
- מַתְנִי׳ הַגּוֹזֵל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וּנְטָלוּהָ מַסִּיקִין, אִם מַכַּת מְדִינָה הִיא – אוֹמֵר לוֹ: ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״; אִם מֵחֲמַת הַגַּזְלָן – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ שָׂדֶה אַחֵר.MICHNA : Celui qui vole un champ à son prochain, et des brigands (massikin) le lui ont pris : si c'est un fléau régional, où ils s'emparent de tous les champs de la région, le voleur lui dit : « Voici ce qui est à toi devant toi » ; si c'est à cause du voleur, il est obligé de lui fournir un autre champ.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאן דְּתָנֵי ״מַסִּיקִין״ – לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי ״מַצִּיקִין״ – לָא מִשְׁתַּבַּשׁ. מַאן דְּתָנֵי ״מַצִּיקִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּכְתִיב: ״בְּמָצוֹר וּבְמָצוֹק״.GUEMARA : Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Celui qui enseigne massikin ne se trompe pas, et celui qui enseigne matsikin ne se trompe pas. Celui qui enseigne matsikin ne se trompe pas, car il est écrit : « Dans le siège et dans la détresse (matsok) » (Deutéronome 28, 55) : les matsikin sont ceux qui oppriment.
- וּמַאן דְּתָנֵי ״מַסִּיקִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּכְתִיב: ״יְיָרֵשׁ הַצְּלָצַל״ – וּמְתַרְגְּמִינַן: יַחְסְנִינֵּיהּ סַקָּאָה.Et celui qui enseigne massikin ne se trompe pas, car il est écrit : « La sauterelle s'en emparera » (Deutéronome 28, 42), et nous traduisons en araméen : « Le sakaa en héritera » : les massikin sont donc ceux qui dévorent les biens d'autrui.
- אִם מֵחֲמַת הַגַּזְלָן – חַיָּיב. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאַנְסוּהָ לְאַרְעָא דִידֵיהּ וְלָא אֲנַסוּה כּוּלֵּי אַרְעָתָא, הָא מֵרֵישָׁא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: אִם מַכַּת מְדִינָה הִיא כּוּ׳, אִי לָא – לָא!La Michna a enseigné : Si c'est à cause du voleur, il est obligé de fournir un autre champ. Quel est le cas ? Si l'on dit qu'ils se sont emparés de sa terre à lui et qu'ils ne se sont pas emparés de toutes les terres, tu l'as déjà appris de la première partie : si c'est un fléau régional, etc. ; sinon, non ! Quelle est alors la nouveauté ?
- לָא צְרִיכָא, דְּאַחְוַי אַחְווֹיֵי. לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּאַנְסוּהּ גּוֹיִים, (וְאָמְרִי) [וְאַחְוִי] לֵיהּ אַחְוֹיֵי אַרְעָתֵיהּ, וְאַחְוִי הָהִוא בַּהֲדַיְיהוּ.Cela n'est nécessaire que dans le cas où il a seulement montré le champ aux brigands. Autre version : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où des non-Juifs l'ont contraint et lui ont fait montrer sa terre, et il a montré celle de cet autre avec les siennes.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּאַחְוִי אַכַּרְיָא דְחִטֵּי דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, חַיְּיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְשַׁלּוֹמֵי. יָתֵיב רַב יוֹסֵף אֲחוֹרֵיהּ דְּרַב הוּנָא בַּר חִיָּיא, וְיָתֵיב רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא לְרַב נַחְמָן: דִּינָא אוֹ קְנָסָא?Un certain homme a montré des tas de blé appartenant à la maison de l'Exilarque à des brigands. Il est venu devant Rav Na'hman, et Rav Na'hman l'a condamné à payer. Rav Yossef était assis derrière Rav Houna bar 'Hiya, et Rav Houna bar 'Hiya était assis devant Rav Na'hman. Rav Houna bar 'Hiya a dit à Rav Na'hman : Est-ce la loi ou une amende ?
- אֲמַר לֵיהּ: מַתְנִיתִין הִיא, דִּתְנַן: אִם מֵחֲמַת הַגַּזְלָן – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ שָׂדֶה; וְאוֹקִימְנָא דְּאַחְוִי אַחְווֹיֵי. בָּתַר דִּנְפַק, אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַב הוּנָא בַּר חִיָּיא: מַאי נָפְקָא לָךְ מִינֵּיהּRav Na'hman lui a dit : C'est une Michna, car nous avons appris : Si c'est à cause du voleur, il est obligé de lui fournir un champ ; et nous l'avons établie dans le cas où il a seulement montré le champ. Après qu'il fut sorti, Rav Yossef a dit à Rav Houna bar 'Hiya : Quelle différence cela fait-il pour toi
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