Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא יִמְשְׁכֶנּוּ וְיֵצֵא. יָכוֹל יִגְלוֹם עָלָיו? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְחִשַּׁב עִם קֹנֵהוּ״ – יְדַקְדֵּק עִם קוֹנֵהוּ!ce qui enseigne qu'on ne doit pas s'emparer de l'esclave hébreu, le tirer et qu'il sorte par la force, mais le libérer par le rachat. On pourrait penser qu'on peut le léser en le trompant ? Le verset enseigne : « Il comptera avec son acquéreur » (Lévitique 25, 50) : qu'il soit rigoureux avec son acquéreur ! Le vol d'un non-Juif est donc interdit.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא; הָא, בְּגוֹי, הָא בְּגֵר תּוֹשָׁב.Rav Yossef a dit : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un non-Juif ordinaire, là, d'un guer tochav (non-Juif résidant en Terre d'Israël et observant les sept lois noa'hides).
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא תַּרְוַיְיהוּ גַּבֵּי הֲדָדֵי כְּתִיבִי: לֹא לְךָ, אֶלָּא לְגֵר – שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְגֵר״. וְלֹא לְגֵר צֶדֶק, אֶלָּא לְגֵר תּוֹשָׁב – שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְגֵר תּוֹשָׁב״.Abayé lui dit : Mais tous deux sont écrits l'un à côté de l'autre : Celui qui transgresse la Chemita finira par se vendre non à toi, mais à un étranger, comme il est dit : « À un étranger » ; et non à un converti, mais à un guer tochav, comme il est dit : « À un étranger résident » (Lévitique 25, 47).
- ״מִשְׁפַּחַת גֵּר״ – זֶה הַגּוֹי; כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אוֹ לְעֵקֶר״ – זֶה הַנִּמְכָּר לַעֲבוֹדָה זָרָה!« À la famille d'un étranger » : c'est le non-Juif ; quand il est dit : « ou à la souche », c'est celui qui se vend à l'idolâtrie ! Or tous sont concernés par « Il comptera avec son acquéreur » ; cela contredit la réponse de Rav Yossef.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בִּגְזֵילוֹ, וְכָאן בְּהַפְקָעַת הַלְווֹאָתוֹ.Mais Rava a dit : Ce n'est pas difficile : ici (l'esclave), il s'agit de son vol ; là (la baraïta sur le jugement), de l'annulation de sa créance, permise puisqu'on ne prend pas effectivement son argent.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: עֶבֶד עִבְרִי – הַפְקָעַת הַלְווֹאָתוֹ הוּא! רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: עֶבֶד עִבְרִי גּוּפוֹ קָנוּי.Abayé lui dit : L'esclave hébreu est lui aussi un cas d'annulation de sa créance ! Le prix d'achat est comme un prêt que l'esclave rembourse par son travail. La Guemara répond : Rava suit sa propre opinion, car Rava a dit : L'esclave hébreu, son corps est acquis à son maître ; le lui reprendre serait donc un véritable vol.
- אָמַר רַב בִּיבִי בַּר גִּידֵּל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן חֲסִידָא: גֶּזֶל גּוֹי אָסוּר, אֲבֵידָתוֹ מוּתֶּרֶת. גְּזֵילוֹ אָסוּר – דְּאָמַר רַב הוּנָא: מִנַּיִן לְגֶזֶל הַגּוֹי שֶׁהוּא אָסוּר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָכַלְתָּ אֶת כׇּל הָעַמִּים אֲשֶׁר ה׳ אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ״ – בִּזְמַן שֶׁהֵן מְסוּרִים בְּיָדְךָ, וְלֹא בִּזְמַן שֶׁאֵינָם מְסוּרִין בְּיָדְךָ.Rav Bivi bar Guidel a dit au nom de Rabbi Chimon 'Hassida : Le vol d'un non-Juif est interdit, son objet perdu est permis. Son vol est interdit, car Rav Houna a dit : D'où sait-on que le vol d'un non-Juif est interdit ? Car il est dit : « Tu dévoreras tous les peuples que Hachem ton D.ieu te livre » (Deutéronome 7, 16) : quand ils sont livrés entre tes mains, c'est-à-dire en temps de guerre, et non quand ils ne sont pas livrés entre tes mains.
- אֲבֵידָתוֹ מוּתֶּרֶת – דְּאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: מִנַּיִן לַאֲבֵידַת הַגּוֹי שֶׁהִיא מוּתֶּרֶת? שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְכׇל אֲבֵדַת אָחִיךָ״ – לְאָחִיךָ אַתָּה מַחְזִיר, וְאִי אַתָּה מַחְזִיר לְגוֹי.Son objet perdu est permis, car Rav 'Hama bar Gourya a dit au nom de Rav : D'où sait-on que l'objet perdu d'un non-Juif est permis ? Car il est dit : « Pour tout objet perdu de ton frère » (Deutéronome 22, 3) : à ton frère tu le rends, et tu ne le rends pas à un non-Juif.
- וְאֵימָא הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אֲתַי לִידֵיהּ, דְּלָא מִחַיַּיב לְאַהְדּוֹרֵי בָּתְרַהּ; אֲבָל הֵיכָא דְּאָתֵי לִידֵיהּ, אֵימָא לַיהְדְּרַהּ! אָמַר רָבִינָא: ״וּמְצָאתָהּ״ – דַּאֲתַאי לִידֵיהּ מַשְׁמַע. תַּנְיָא, רַבִּי פִּנְחָס בֶּן יָאִיר אוֹמֵר: בְּמָקוֹם שֶׁיֵּשׁ חִילּוּל הַשֵּׁם, אֲפִילּוּ אֲבֵידָתוֹ אָסוּר.Mais dis que cela ne vaut que là où l'objet n'est pas arrivé entre ses mains, car il n'est pas obligé de le rechercher ; mais là où il est arrivé entre ses mains, dis qu'il doit le rendre ! Ravina a dit : « Et que tu l'aies trouvé » (Deutéronome 22, 3) implique un objet qui est arrivé entre ses mains. Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Pin'has ben Yaïr dit : Là où il y a profanation du Nom, même son objet perdu est interdit.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: טָעוּתוֹ מוּתֶּרֶת. כִּי הָא דִּשְׁמוּאֵל זְבַן מִגּוֹי לָקָנָא דְּדַהֲבָא בְּמַר דְּפַרְזְלָא – בְּאַרְבַּע זוּזֵי, וְאַבְלַע לֵיהּ חַד זוּזָא.Chmouel a dit : Son erreur est permise : on peut profiter d'une erreur commerciale d'un non-Juif. Comme dans le cas de Chmouel, qui acheta à un non-Juif une coupe d'or au prix d'une coupe de fer, quatre zouz, et lui escamota un zouz.
- רַב כָּהֲנָא זְבַן מִגּוֹי מְאָה וְעֶשְׂרִין חָבְיָתָא בִּמְאָה, וְאַבְלַע לֵיהּ חַד זוּזָא; אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי, דַּעֲלָךְ קָא סָמֵיכְנָא. רָבִינָא זְבַן דִּיקְלָא הוּא וְגוֹי לְצַלָּחָא, אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: קְדֵם וְאַיְיתִי מֵעִיקָּרוֹ, דְּגוֹי מִנְיָינָא יָדַע.Rav Kahana acheta à un non-Juif cent vingt tonneaux pour cent, et lui escamota un zouz ; il lui dit : Vois, c'est à toi que je me fie. Ravina acheta un palmier, lui et un non-Juif, pour le fendre. Il dit à son serviteur : Prends les devants et apporte ma part du côté du tronc, qui est plus épais, car le non-Juif ne connaît que le nombre des morceaux.
- רַב אָשֵׁי הֲוָה קָאָזֵיל בְּאוֹרְחָא, חֲזָא שִׁיבְשָׁא דְגוּפְנָא בְּפַרְדֵּיסָא, וּתְלוּ בַּהּ קִיטּוּפֵי דְּעִינְבֵי. אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: זִיל חֲזִי, אִי דְּגוֹי נִינְהוּ – אַיְיתִי. אִי דְּיִשְׂרָאֵל נִינְהוּ – לָא אַיְיתִי לִי. שְׁמַע הָהוּא גּוֹי דַּהֲוָה יָתֵיב בְּפַרְדֵּיסָא, אֲמַר לֵיהּ: דְּגוֹי שְׁרֵי?! אֲמַר לֵיהּ: גּוֹי שָׁקֵיל דְּמֵי, יִשְׂרָאֵל לָא שָׁקֵיל דְּמֵי.Rav Achi marchait sur la route. Il vit un sarment de vigne dans un verger, où pendaient des grappes de raisin. Il dit à son serviteur : Va voir : si elles sont à un non-Juif, apporte-m'en ; si elles sont à un Juif, ne m'en apporte pas. Un non-Juif, qui était assis dans le verger, l'entendit et lui dit : Celles d'un non-Juif sont-elles permises ?! Il lui dit : Un non-Juif accepte de l'argent, un Juif n'accepte pas d'argent.
- גּוּפָא – אָמַר שְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא. אָמַר רָבָא: תִּדַּע, דְּקָטְלִי דִּיקְלֵי וְגָשְׁרִי גִּישְׁרֵי – וְעָבְרִינַן עֲלַיְיהוּ.Revenons au sujet lui-même : Chmouel a dit : La loi du royaume est la loi. Rava a dit : Sache-le, car les autorités abattent des palmiers et construisent des ponts, et nous passons dessus.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְדִלְמָא מִשּׁוּם דְּאִיַּיאוּשׁ לְהוּ מִינַּיְיהוּ מָרַיְיהוּ! אֲמַר לֵיהּ: אִי לָא דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא, הֵיכִי מִיָּיאֲשִׁי?Abayé lui dit : Mais peut-être est-ce parce que leurs propriétaires y ont renoncé ! Il lui dit : Si la loi du royaume n'était pas la loi, comment y auraient-ils renoncé ?
- וְהָא לָא קָא עָבְדִי כִּדְאָמַר מַלְכָּא – מַלְכָּא אָמַר: זִילוּ וּקְטֻלוּ מִכֹּל בָּאגֵי, וְאִינְהוּ אָזְלוּ וְקָטְלוּ מֵחַד בָּאגָא!La Guemara objecte : Mais ils n'agissent pas selon ce que le roi a dit : le roi a dit : Allez abattre quelques arbres dans toutes les vallées, et eux sont allés abattre dans une seule vallée !
- שְׁלוּחָא דְמַלְכָּא – כְּמַלְכָּא, וְלָא טָרַח; וְאִינְהוּ אַפְסִיד אַנַּפְשַׁיְיהוּ – דְּאִיבְּעִי לְהוּ (דְּאִינְקוּט) [לְמִינְקַט] מִכּוּלֵּיהּ בָּאגֵי, וּמִשְׁקַל דְּמֵי.La Guemara répond : Le messager du roi est comme le roi, et il ne se donne pas de peine à répartir. Et eux, les propriétaires lésés, se sont causé une perte à eux-mêmes, car ils auraient dû percevoir leur dédommagement de toutes les vallées et prendre de l'argent.
- אָמַר רָבָא: מַאן דְּמִשְׁתְּכַח בְּבֵי דָרֵי, פָּרַע מְנָתָא דְּמַלְכָּא. וְהָנֵי מִילֵּי שׁוּתָּפָא, אֲבָל אֲרִיסָא – אֲרִיסוּתֵיהּ הוּא דְּקָא מַפֵּיק.Rava a dit : Celui qui se trouve à l'aire de battage paie la part du roi pour tous, à charge pour lui de se faire rembourser par ses associés. Et cela ne vaut que pour l'associé ; mais le métayer, c'est sa part de métayage qu'il retire, et le prélèvement sur lui serait un vol.
- וְאָמַר רָבָא: בַּר מָתָא אַבַּר מָתָא מִיעֲבָט. וְהָנֵי מִילֵּי דְּבֹרָלָא אַרְעָא וּכְרָגָא דְּהַאי שַׁתָּא, אֲבָל שַׁתָּא דַּחֲלֵיף – הוֹאִיל וְאִפַּיַּיס מַלְכָּא, חֲלֵיף.Et Rava a dit : Le citadin peut être saisi pour un autre citadin. Et cela ne vaut que pour le borla de la terre (impôt foncier) et la capitation de cette année ; mais pour l'année écoulée, puisque le roi a été apaisé, c'est passé.
- וְאָמַר רָבָא: הָנֵי דְּדָיְירִי דָּרֵי בְּתוֹךְ הַתְּחוּם – אָסוּר לִיקַּח מֵהֶן. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דִּמְעָרְבָא חֵיוְתָא דְמָתָא בַּהֲדַיְיהוּ.Et Rava a dit : Ceux qui établissent des enclos à l'intérieur du te'houm (limite de la ville) : il est interdit de leur acheter des bêtes. Pourquoi ? Parce que le bétail de la ville se mêle au leur.
- חוּץ לַתְּחוּם – מוּתָּר לִיקַּח מֵהֶם. אָמַר רָבִינָא: אִם הָיוּ בְּעָלִים מְרַדְּפִים אַחֲרֵיהֶם, אֲפִילּוּ חוּץ לַתְּחוּם אָסוּר.En dehors du te'houm, il est permis de leur acheter. Ravina a dit : Si les propriétaires les poursuivaient, même en dehors du te'houm, c'est interdit.
- מַכְרֵיז רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב הוּנָא: דְּסָלְקִין לְעֵילָּא וּדְנָחֲתִין לְתַתָּא – הַאי בַּר יִשְׂרָאֵל דְּיָדַע סָהֲדוּתָא דְגוֹי (וְלֹא תְּבָעוֹ מִינֵּיהּ), וְאָזֵיל וּמַסְהֵיד לֵיהּ בְּדִינָא דְגוֹיִם עַל יִשְׂרָאֵל חַבְרֵיהּ – מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ. מַאי טַעְמָא? דְּאִינְהוּ מַפְּקִי מָמוֹנָאRava proclama, et certains disent Rav Houna : À ceux qui montent en Terre d'Israël et à ceux qui descendent en Babylonie : Un Juif qui connaît un témoignage en faveur d'un non-Juif (sans que celui-ci le lui ait demandé), et qui va témoigner pour lui devant un tribunal non juif contre son compagnon juif, nous le bannissons. Pourquoi ? Parce qu'ils font sortir l'argent
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.