Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל אִיתֵיהּ בְּמָתָא – לָא; דְּאָמְרִינַן: אֵימַר לָא אֲמַרוּ לֵיהּ, דְּאָמְרִי: (אַשְׁכְּחִינְהוּ) [אַשְׁכְּחֵיהּ] שְׁלִיחָא דְּבֵית דִּין, וַאֲמַר לֵיהּ.Mais s'il est en ville, non : on ne le bannit pas pour avoir manqué une telle convocation, car nous disons : Peut-être ne le lui ont-ils pas dit, car ils ont dit en eux-mêmes : Le messager du tribunal l'a trouvé et le lui a dit.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא חָלֵיף אַבָּבָא דְּבֵי דִּינָא, אֲבָל חָלֵיף אַבָּבָא דְּבֵי דִינָא – לָא; אָמְרִי: אַשְׁכְּחוּהּ בֵּי דִינָא, וְאָמְרִי לֵיהּ.Et nous n'avons dit cela que s'il ne passe pas devant la porte du tribunal en rentrant chez lui ; mais s'il passe devant la porte du tribunal, non : ils disent : Le tribunal l'a trouvé et le lui a dit.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּאָתֵי בְּיוֹמֵיהּ, אֲבָל לָא אָתֵי בְּיוֹמֵיהּ – לָא; אֵימָא אִישְׁתְּלוֹיֵי אִשְׁתְּלִי.Et nous n'avons dit cela que s'il rentre le jour même ; mais s'il ne rentre pas le jour même, non : dis qu'ils ont peut-être oublié.
- אָמַר רָבָא: הַאי מַאן דִּכְתִיב עֲלֵיהּ פְּתִיחָא עַל דְּלָא אָתֵי לְדִינָא – עַד דְּאָתֵי לְדִינָא, לָא מְקָרְעִינַן לֵיהּ. עַל דְּלָא צָיֵית לְדִינָא – עַד דְּצָיֵית, לָא מְקָרְעִינַן לֵיהּ. וְלָא הִיא, כֵּיוָן דְּאָמַר: ״צָיֵיתְנָא״ – קָרְעִינַן לֵיהּ.Rava a dit : Celui contre qui a été écrite une peti'ha (acte de bannissement) parce qu'il n'est pas venu au tribunal, tant qu'il n'est pas venu au tribunal, nous ne la lui déchirons pas. Parce qu'il n'a pas obéi au tribunal, tant qu'il n'a pas obéi, nous ne la lui déchirons pas. La Guemara commente : Mais il n'en est rien : dès qu'il a dit : « J'obéis », nous la lui déchirons.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: קוֹבְעִים זְמַן שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי וְשֵׁנִי – זִמְנָא וְזִמְנָא בָּתַר זִמְנָא, וּלְמָחָר כָּתְבִינַן.Rav 'Hisda a dit : On fixe une date au lundi, au jeudi et au lundi – une date, puis une date après la date, et le lendemain nous écrivons l'acte de bannissement.
- רַב אַסִּי אִיקְּלַע בֵּי רַב כָּהֲנָא. חֲזָא הָהִיא אִיתְּתָא דְּאַזְמְנַהּ לְדִינָא בְּפַנְיָא, וּבְצַפְרָא כְּתֻיב עֲלַהּ פְּתִיחָא. אֲמַר לֵיהּ, לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: קוֹבְעִין זְמַן שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי וְשֵׁנִי?Rav Assi se rendit chez Rav Kahana. Il vit une femme qu'on avait convoquée au tribunal le soir, et le matin on écrivit contre elle une peti'ha. Il lui dit : Le Maître n'admet-il pas ce qu'a dit Rav 'Hisda : On fixe une date au lundi, au jeudi et au lundi ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי גַּבְרָא, דַּאֲנִיס וְלֵיתֵיהּ בְּמָתָא; אֲבָל אִיתְּתָא, כֵּיוָן דְּאִיתַהּ בְּמָתָא וְלָא אָתְיָא – מוֹרֶדֶת הִיא.Il lui dit : Cela ne vaut que pour un homme, qui est empêché et n'est pas toujours en ville ; mais une femme, puisqu'elle est en ville et qu'elle n'est pas venue, c'est une rebelle.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: לָא (יָהֲבִינָא) [יָהֲבִינַן] זִמְנָא לָא בְּיוֹמֵי נִיסָן וְלָא בְּיוֹמֵי תִּשְׁרֵי, לָא בְּמַעֲלֵי יוֹמָא טָבָא וְלָא בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. אֲבָל מִנִּיסָן לְבָתַר יוֹמֵי נִיסָן, וּבְיוֹמֵי תִּשְׁרֵי לְבָתַר תִּשְׁרֵי – קָבְעִינַן. מִמַּעֲלֵי שַׁבְּתָא לְבָתַר מַעֲלֵי שַׁבְּתָא – לָא קָבְעִינַן. מַאי טַעְמָא? בַּעֲבִידְתֵּיהּ דְּשַׁבְּתָא טְרִיד.Rav Yehouda a dit : Nous ne fixons pas de date ni pendant les jours de Nissan, ni pendant les jours de Tichri, ni à la veille d'un Yom Tov (jour de fête), ni à la veille de Chabbat. Mais de Nissan à après les jours de Nissan, et pendant les jours de Tichri à après Tichri, nous fixons. De la veille de Chabbat à après la veille de Chabbat, nous ne fixons pas. Pourquoi ? Parce qu'on est occupé aux préparatifs de Chabbat et qu'on risque d'oublier la convocation.
- אָמַר רַב נַחְמָן: לָא יָהֲבִינַן זִמְנָא לָא לִבְנֵי כַלָּה בְּכַלָּה, וְלָא לִבְנֵי רִיגְלָא בְּרִיגְלָא. כִּי הֲווֹ אָתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לְהוּ: וְכִי לְדִידְכוּ כִּנּוּפַיְיכוּ?! וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא רַמָּאֵי – חָיְישִׁינַן.Rav Na'hman a dit : Nous ne fixons pas de date aux participants de la kalla (rassemblement d'étude) pendant la kalla, ni aux participants du pèlerinage (les cours précédant la fête) pendant la période de la fête. Quand des plaignants venaient devant Rav Na'hman, il leur disait : Est-ce donc pour vous que je vous ai rassemblés ?! C'est pour l'étude. La Guemara ajoute : Et de nos jours, où il y a des fraudeurs qui ne viennent que pour échapper au jugement, nous en tenons compte et les convoquons même alors.
- אִם הָיָה דְבַר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אַחְרָיוּת – חַיָּיב לְשַׁלֵּם. מַתְנֵי לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרֵיהּ: לֹא דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אַחְרָיוּת מַמָּשׁ, אֶלָּא אֲפִילּוּ פָּרָה וְחוֹרֵשׁ בָּהּ, חֲמוֹר וּמְחַמֵּר אַחֲרָיו – חַיָּיבִין לְהַחֲזִיר, מִפְּנֵי כְּבוֹד אֲבִיהֶן.La Michna enseigne : S'il s'agissait d'un bien donnant garantie (a'hrayout), les héritiers sont obligés de payer. Rabbi l'enseigna à Rabbi Chimon son fils : Il ne s'agit pas d'un bien donnant réellement garantie, c'est-à-dire d'une terre ; mais même une vache avec laquelle il laboure, ou un âne qu'il conduit par derrière, ils sont obligés de les rendre, à cause de l'honneur de leur père, pour qu'on ne le montre pas du doigt.
- בָּעֵי מִינֵּיהּ רַב כָּהֲנָא מֵרַב: מִטָּה וּמֵיסֵב עָלֶיהָ, שׁוּלְחָן וְאוֹכֵל עָלָיו, מַהוּ? אָמַר לוֹ: ״תֵּן לְחָכָם וְיֶחְכַּם עוֹד״.Rav Kahana demanda à Rav : Un lit sur lequel il s'accoude, une table sur laquelle il mange, qu'en est-il ? Ces objets sont moins exposés aux regards. Rav lui dit : « Donne au sage, et il deviendra plus sage encore » (Proverbes 9, 9) : de la vache et de l'âne, tu peux déduire le lit et la table.
- מַתְנִי׳ אֵין פּוֹרְטִין לֹא מִתֵּיבַת הַמּוֹכְסִין, וְלֹא מִכִּיס שֶׁל גַּבָּאִין, וְאֵין נוֹטְלִין מֵהֶם צְדָקָה. אֲבָל נוֹטֵל הוּא מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ אוֹ מִן הַשּׁוּק.MICHNA : On ne fait pas de change ni à la caisse des douaniers, ni à la bourse des collecteurs d'impôts, et on ne reçoit pas d'eux de tsédaka (charité), car cet argent est présumé mal acquis. Mais on peut en recevoir de ce qui provient de sa maison ou du marché, argent qui n'est pas passé par la caisse.
- גְּמָ׳ תָּנָא: אֲבָל נוֹתֵן לוֹ דִּינָר, וְנוֹתֵן לוֹ אֶת הַשְּׁאָר.GUEMARA : Il a été enseigné (dans une baraïta) : Mais on peut lui donner un dinar, et il rend le reste, pour une somme due inférieure à un dinar.
- וּמוֹכְסִין. וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא!Et les douaniers : pourquoi leur argent serait-il mal acquis ? Chmouel n'a-t-il pas dit : La loi du royaume est la loi ?!
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר כָּהֲנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּמוֹכֵס שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה. דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמְרִי: בְּמוֹכֵס הָעוֹמֵד מֵאֵלָיו.Rabbi 'Hanina bar Kahana a dit au nom de Chmouel : Il s'agit d'un douanier qui n'a pas de tarif fixé. À l'école de Rabbi Yanaï, ils ont dit : Il s'agit d'un douanier qui s'est établi de lui-même, sans mandat du pouvoir.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא: לֹא יִלְבַּשׁ אָדָם כִּלְאַיִם אֲפִילּוּ עַל גַּבֵּי עֲשָׂרָה בְּגָדִים, לְהַבְרִיחַ בּוֹ אֶת הַמֶּכֶס. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא. דְּתַנְיָא: אָסוּר לְהַבְרִיחַ אֶת הַמֶּכֶס. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: מוּתָּר לְהַבְרִיחַ אֶת הַמֶּכֶס.Certains enseignent ces deux explications à propos de ceci (Michna Kilayim 9, 2) : Qu'un homme ne porte pas de kilayim (vêtement mêlant laine et lin) même par-dessus dix vêtements, pour échapper à la douane. Les vêtements portés n'étaient pas taxés. Cette Michna ne suit pas Rabbi Akiva. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Il est interdit d'échapper à la douane de cette manière. Rabbi Chimon dit au nom de Rabbi Akiva : Il est permis d'échapper à la douane.
- בִּשְׁלָמָא לְעִנְיַן כִּלְאַיִם, בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין מוּתָּר, וּמָר סָבַר: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין אָסוּר. אֶלָּא לְהַבְרִיחַ בּוֹ אֶת הַמֶּכֶס – מִי שְׁרֵי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא!On comprend, concernant les kilayim, qu'ils divergent sur ceci : l'un (Rabbi Akiva) estime qu'un acte non intentionnel est permis (il ne cherche pas le profit du port du vêtement), et l'autre estime qu'un acte non intentionnel est interdit. Mais échapper ainsi à la douane, est-ce donc permis ? Chmouel n'a-t-il pas dit : La loi du royaume est la loi ?!
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר כָּהֲנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּמוֹכֵס שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה. דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמְרִי: בְּמוֹכֵס הָעוֹמֵד מֵאֵלָיו.Rabbi 'Hanina bar Kahana a dit au nom de Chmouel : Il s'agit d'un douanier qui n'a pas de tarif fixé. À l'école de Rabbi Yanaï, ils ont dit : Il s'agit d'un douanier qui s'est établi de lui-même, sans mandat du pouvoir.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי אַהָא: נוֹדְרִין לֶהָרָגִין וְלֶחָרָמִין וְלַמּוֹכְסִין – שֶׁהִיא שֶׁל תְּרוּמָה, שֶׁהִיא שֶׁל בֵּית מֶלֶךְ; אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ שֶׁל תְּרוּמָה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ שֶׁל מֶלֶךְ: וְלַמּוֹכְסִין?! וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא!Et certains l'enseignent à propos de ceci (Michna Nedarim 27b) : On peut faire un vœu devant des meurtriers, des pillards et des douaniers pour affirmer que ce bien est de la terouma (prélèvement donné au Cohen), qu'il appartient à la maison du roi, même s'il n'est pas de la terouma, même s'il n'appartient pas au roi. La Guemara s'étonne : Et devant des douaniers ?! Chmouel n'a-t-il pas dit : La loi du royaume est la loi ?!
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר כָּהֲנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּמוֹכֵס שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה. דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמְרִי: בְּמוֹכֵס הָעוֹמֵד מֵאֵלָיו.Rabbi 'Hanina bar Kahana a dit au nom de Chmouel : Il s'agit d'un douanier qui n'a pas de tarif fixé. À l'école de Rabbi Yanaï, ils ont dit : Il s'agit d'un douanier qui s'est établi de lui-même, sans mandat du pouvoir.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּמוֹכֵס גּוֹי. דְּתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל וְגוֹי שֶׁבָּאוּ לַדִּין, אִם אַתָּה יָכוֹל לְזַכּוֹתוֹ בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל – זַכֵּהוּ, וֶאֱמוֹר לוֹ: כָּךְ דִּינֵינוּ. בְּדִינֵי גּוֹיִם – זַכֵּהוּ וֶאֱמוֹר לוֹ: כָּךְ דִּינְכֶם. וְאִם לָאו, בָּאִין עָלָיו בַּעֲקִיפִין; דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין בָּאִין עָלָיו בַּעֲקִיפִין, מִפְּנֵי קִידּוּשׁ הַשֵּׁם.Rav Achi a dit : Il s'agit d'un douanier non juif. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Un Juif et un non-Juif qui viennent en jugement : si tu peux donner gain de cause au Juif selon les lois d'Israël, donne-lui gain de cause et dis au non-Juif : Telle est notre loi. Selon les lois des nations, donne-lui gain de cause et dis-lui : Telle est votre loi. Sinon, on l'aborde par des voies détournées ; telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : On ne l'aborde pas par des voies détournées, à cause de la sanctification du Nom.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא – טַעְמָא דְּאִיכָּא קִידּוּשׁ הַשֵּׁם, הָא לֵיכָּא קִידּוּשׁ הַשֵּׁם – בָּאִין;Et pour Rabbi Akiva, la raison en est qu'il y a la considération de la sanctification du Nom ; donc, s'il n'y a pas de considération de la sanctification du Nom, on l'aborde ainsi.
- וְגֶזֶל גּוֹי מִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא: אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּבַר זֶה דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא כְּשֶׁבָּא מִזְּפִירִין: מִנַּיִן לְגֶזֶל גּוֹי שֶׁהוּא אָסוּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַחֲרֵי נִמְכַּר, גְּאֻלָּה תִּהְיֶה לּוֹ״ –La Guemara s'étonne : Le vol d'un non-Juif est-il donc permis ? N'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Chimon a dit : Voici ce que Rabbi Akiva a expliqué dans une drasha (interprétation d'un verset) quand il est venu de Zefirin : D'où sait-on que le vol d'un non-Juif est interdit ? Le verset enseigne : « Après s'être vendu, il aura droit au rachat » (Lévitique 25, 48),
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.