Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין?! וְלָא? וְהָא קָתָנֵי: בֵּין גְּדוֹלִים בֵּין קְטַנִּים, חַיָּיבִין! אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי מַחְלוֹקֶת סוֹמְכוֹס בְּצִידָּךְ. אֲמַר: אִיכְּפַל כּוּלֵּי עָלְמָא וְקָאֵי כְּסוֹמְכוֹס – לְאַפְקוֹעַן לְדִידִי?en l'absence du plaideur ?! Or un mineur est considéré comme absent. Rabbi Yirmeya objecta : Non ? N'est-il pas enseigné : Qu'ils soient adultes ou mineurs, ils sont obligés (de rendre ce que leur père a volé) ? Rabbi Avin lui dit : Voici, la divergence de Soumkhos est à tes côtés : il exempte les mineurs. Rabbi Yirmeya dit : Le monde entier s'est-il donc donné la peine de se ranger à l'avis de Soumkhos pour me dépouiller de mon bien ?
- אַדְּהָכִי אִיגַּלְגַּל מִילְּתָא, אֲתָא וּמְטָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ. אָמַר: לָא שְׁמִיעַ לְכוּ הָא דְּרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא? דְּאָמַר רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: תִּינוֹק שֶׁתָּקַף בַּעֲבָדָיו, וְיָרַד לְתוֹךְ שָׂדֶה שֶׁל חֲבֵירוֹ וְאָמַר ״שֶׁלִּי הוּא״, אֵין אוֹמְרִים: נַמְתִּין עַד שֶׁיַּגְדִּיל; אֶלָּא מוֹצִיאִין מִיָּדוֹ מִיָּד, וְלִכְשֶׁיַּגְדִּיל יָבִיא עֵדִים וְנִרְאֶה!Entre-temps, l'affaire circula, et elle arriva devant Rabbi Abahou. Il dit : N'avez-vous pas entendu ce que Rav Yossef bar 'Hama a dit au nom de Rabbi Ochaya ? Car Rav Yossef bar 'Hama a dit au nom de Rabbi Ochaya : Un enfant qui s'est imposé avec ses esclaves et est descendu dans le champ de son prochain en disant : « Il est à moi » – on ne dit pas : Attendons qu'il grandisse ; mais on le lui retire aussitôt, et quand il aura grandi, il amènera des témoins et nous verrons ! De même, Rabbi Yirmeya devrait se voir attribuer le bien.
- מִי דָּמֵי? הָתָם הוּא דְּמַפְּקִינַן מִינֵּיהּ – דְּלָא קָיְימָא לֵיהּ אַחֲזָקָה דַּאֲבוּהּ; אֲבָל הֵיכָא דְּאִית לֵיהּ חֲזָקָה דַּאֲבוּהּ, לָא.La Guemara rejette : Est-ce comparable ? Là-bas, si nous le lui retirons, c'est qu'il ne repose pas sur une présomption de propriété venant de son père ; mais là où il a une présomption de propriété venant de son père, non : on ne lui retire rien. Or le beau-frère de Rabbi Yirmeya a une telle présomption.
- אָמַר רַב אָשֵׁי אָמַר רַבִּי שַׁבְּתַאי: מְקַבְּלִין עֵדִים שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין. תָּהֵי בַּהּ רַבִּי יוֹחָנָן, וְכִי מְקַבְּלִין עֵדִים שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין?!Rav Achi a dit au nom de Rabbi Chabtaï : On accepte des témoins en l'absence du plaideur. Rabbi Yo'hanan s'en étonna : Accepte-t-on donc des témoins en l'absence du plaideur ?!
- קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: כְּגוֹן שֶׁהָיָה הוּא חוֹלֶה אוֹ עֵדָיו חוֹלִים, אוֹ שֶׁהָיוּ עֵדָיו מְבַקְּשִׁין לֵילֵךְ לִמְדִינַת הַיָּם, וְשָׁלְחוּ לוֹ וְלֹא בָּא.Rabbi Yossé bar 'Hanina reçut de lui la règle suivante : On n'accepte ces témoignages que dans un cas où le demandeur était malade, ou que ses témoins étaient malades, ou que ses témoins voulaient partir pour un pays d'outre-mer, et qu'on l'a envoyé chercher, le défendeur, et qu'il n'est pas venu.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְקַבְּלִין עֵדִים שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין. אָמַר מָר עוּקְבָא, לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל: כְּגוֹן דִּפְתַחוּ לֵיהּ בְּדִינֵיהּ, וּשְׁלַחוּ לֵיהּ וְלָא אֲתָא. אֲבָל לָא פְּתַחוּ לֵיהּ בְּדִינָא, מָצֵי אָמַר לֵיהּ: אֲנָא לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל אָזֵילְנָא.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : On accepte des témoins en l'absence du plaideur. Mar Oukva a dit : À moi, cela m'a été expliqué par Chmouel : Il s'agit d'un cas où on a ouvert son procès, qu'on l'a envoyé chercher et qu'il n'est pas venu. Mais si on n'a pas ouvert le procès, il peut dire au demandeur : Moi, je vais au grand tribunal.
- אִי הָכִי, כִּי פָתְחוּ לֵיהּ נָמֵי, מָצֵי אָמַר לֵיהּ: לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל אָזֵילְנָא! אָמַר רָבִינָא: כְּגוֹן דְּנָקֵט דִּיסְקָא מִבֵּית דִּין הַגָּדוֹל.S'il en est ainsi, même quand on a ouvert le procès, il devrait pouvoir dire : Je vais au grand tribunal ! Ravina a dit : Il s'agit d'un cas où son adversaire a obtenu une lettre du grand tribunal autorisant le tribunal local à le juger.
- אָמַר רַב: מְקַיְּימִין אֶת הַשְּׁטָר שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין מְקַיְּימִין אֶת הַשְּׁטָר שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין. אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְרַבִּי יוֹסֵי בַּר אֲבָהוּ: אַסְבְּרַהּ לָךְ טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן – אָמַר קְרָא: ״וְהוּעַד בִּבְעָלָיו וְלֹא יִשְׁמְרֶנּוּ״, אָמְרָה תּוֹרָה: יָבֹא בַּעַל הַשּׁוֹר, וְיַעֲמוֹד עַל שׁוֹרוֹ.Rav a dit : On valide un acte en l'absence du plaideur. Et Rabbi Yo'hanan a dit : On ne valide pas un acte en l'absence du plaideur. Rav Chéchet dit à Rabbi Yossé bar Abahou : Je vais t'expliquer la raison de Rabbi Yo'hanan. Le verset dit, à propos du bœuf encorneur : « Et il y a eu avertissement à son propriétaire, et il ne le garde pas » (Exode 21, 29). La Torah a dit : Que le propriétaire du bœuf vienne et se tienne auprès de son bœuf lors du témoignage ; de même, un acte ne se valide qu'en présence de celui qu'il engage.
- אָמַר רָבָא, הִלְכְתָא: מְקַיְּימִין אֶת הַשְּׁטָר שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעַל דִּין, וַאֲפִילּוּ עוֹמֵד וְצוֹוֵחַ. וְאִי אָמַר: נְקִיטוּ לִי זִימְנָא עַד דְּמַיְיתֵינָא סָהֲדִי וּמַרַעְנָא לֵיהּ לִשְׁטָרָא – נָקְטִינַן לֵיהּ. אִי אֲתָא – אֲתָא, אִי לָא אֲתָא – נָטְרִינַן לֵיהּ שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי וְשֵׁנִי;Rava a dit : La halakha (règle pratique) est : On valide un acte en l'absence du plaideur, même s'il se tient là et crie que l'acte est un faux. Et s'il a dit : Accordez-moi un délai jusqu'à ce que j'amène des témoins et que j'invalide cet acte, nous le lui accordons. S'il vient, il vient et on examine ses arguments ; s'il ne vient pas, nous l'attendons encore lundi, jeudi et lundi, jours de séance du tribunal.
- אִי לָא אֲתָא – כָּתְבִינַן פְּתִיחָא עִלָּוֵיהּ תִּשְׁעִין יוֹמִין. תְּלָתִין קַמָּאֵי לָא נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ, דְּאָמְרִינַן: קָא טָרַח בְּזוּזֵי וְנֵיזוֹף. מְצִיעָאֵי נָמֵי לָא נָחֲתִינַן לֵיהּ לְנִכְסֵיהּ, דְּאָמַר: דִּלְמָא לָא אַשְׁכַּח לְמֵיזַף, וְקָא טָרַח וּמְזַבֵּין. בָּתְרָאֵי נָמֵי לָא נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ, דְּאָמַר: לוֹקֵחַ גּוּפֵיהּ קָא טָרַח בְּזוּזֵי.S'il ne vient pas, nous écrivons contre lui une peti'ha (acte de bannissement) pour quatre-vingt-dix jours. Pendant les trente premiers, nous ne descendons pas dans ses biens, car nous disons : Il se démène pour trouver de l'argent à emprunter. Pendant ceux du milieu non plus, nous ne descendons pas dans ses biens, car on dit : Peut-être n'a-t-il pas trouvé à emprunter, et il se démène pour vendre ses biens. Pendant les derniers non plus, nous ne descendons pas dans ses biens, car on dit : L'acheteur lui-même se démène pour réunir l'argent.
- לָא אֲתָא – כָּתְבִינַן אַדְרַכְתָּא אַנִּיכְסֵיהּ. וְהָנֵי מִילֵּי דַּאֲמַר ״אָתֵינָא״, אֲבָל אָמַר ״לָא אָתֵינָא״ – לְאַלְתַּר כָּתְבִינַן.S'il ne vient pas au bout de ces quatre-vingt-dix jours, nous écrivons une adrakhta (acte d'autorisation) sur ses biens, permettant au créancier de saisir ceux-ci. Et cela ne vaut que s'il a dit : « Je viens » ; mais s'il a dit : « Je ne viens pas », nous écrivons aussitôt.
- וְהָנֵי מִילֵּי בְּמִלְוֶה, אֲבָל בְּפִקָּדוֹן – לְאַלְתַּר כָּתְבִינַן.Et cela ne vaut que pour un prêt ; mais pour un dépôt, nous écrivons aussitôt, car le gardien doit l'avoir à sa disposition.
- וְכִי כָּתְבִינַן – אַמְּקַרְקְעֵי, אֲבָל אַמִּטַּלְטְלִי – לָא; דִּלְמָא שָׁמֵיט וְאָכֵיל לְהוּ מַלְוֶה לְמִטַּלְטְלֵי, וְכִי אָתֵי לֹוֶה וּמַיְיתֵי סָהֲדִי וּמַרַע לֵיהּ לִשְׁטָרָא – לָא מַשְׁכַּח מִידֵּי לְמִיגְבֵּה.Et quand nous écrivons, c'est sur les biens immobiliers ; mais sur les biens meubles, non : peut-être le créancier se jettera-t-il sur les meubles et les consommera, et quand l'emprunteur viendra, amènera des témoins et invalidera l'acte, il ne trouvera rien à recouvrer.
- וְאִי אִית לֵיהּ מְקַרְקְעֵי לְמַלְוֶה – כָּתְבִינַן. וְלָא הִיא; אַדְרַכְתָּא אַמִּטַּלְטְלִי לָא כָּתְבִינַן, אַף עַל גַּב דְּאִית לֵיהּ מְקַרְקְעֵי; חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תַּכְסִיף.Et si le créancier possède des biens immobiliers, nous écrivons l'acte aussi sur les meubles. La Guemara commente : Mais il n'en est rien : nous n'écrivons pas d'adrakhta sur les biens meubles, même si le créancier possède des biens immobiliers, car nous craignons qu'ils ne se dégradent.
- וְכִי כָּתְבִינַן אַדְרַכְתָּא – מוֹדְעִינַן לֵיהּ. וְהָנֵי מִילֵּי דִּמְיקָרַב, אֲבָל מְרַחַק – לָא.Et quand nous écrivons une adrakhta, nous en informons le débiteur. Et cela ne vaut que s'il est proche ; mais s'il est éloigné, non.
- וְאִי מְרַחַק וְאִיכָּא קְרוֹבִים, אִי נָמֵי אִיכָּא שְׁיָירָתָא דְּאָזְלִי וְאָתוּ הָתָם, מְשַׁהֵינַן לֵיהּ תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא עַד דְּאָזְלָא וְאָתֵי שְׁיָירָא. כִּי הָא דְּרָבִינָא שְׁהָא לְמָר אַחָא תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא, עַד דְּאָזְלָא וְאָתְיָיא שְׁיָירָא מִבֵּי חוֹזָאֵי.Et s'il est éloigné, mais qu'il y a des proches de lui ici, ou encore des caravanes qui vont et viennent là-bas, nous lui accordons un délai de douze mois de l'année, jusqu'à ce que la caravane soit allée et revenue. Comme dans le cas où Ravina accorda un délai dans l'affaire de Mar A'ha, de douze mois de l'année, jusqu'à ce qu'une caravane soit allée et revenue de Bé 'Hozaé.
- וְלָא הִיא; הָתָם – אִינִישׁ אַלִּימָא הֲוָה, אִי הַוְיָא מָטְיָא אַדְרַכְתָּא לִידֵיהּ לָא הֲוָה אֶפְשָׁר לְאַפּוֹקֵי מִינֵּיהּ. אֲבָל הָכָא – לָא נָטְרִינַן לֵיהּ אֶלָּא עַד דְּאָזֵיל שְׁלִיחָא בִּתְלָתָא בְּשַׁבְּתָא וְאָתֵי בְּאַרְבְּעָה בְּשַׁבְּתָא, וּלְחַמְשָׁא בְּשַׁבְּתָא קָאֵי בְּדִינֵיהּ.Mais il n'en est rien : là-bas, c'était un homme violent, le créancier ; si l'adrakhta était arrivée entre ses mains, il n'aurait pas été possible de la lui reprendre si l'acte s'était révélé invalide. Mais ici, en règle générale, nous ne l'attendons que le temps que le messager aille le mardi et que le débiteur vienne le mercredi, et le jeudi il se tient en jugement.
- אָמַר רָבִינָא: הַאי שְׁלוּחָא דְרַבָּנַן, מְהֵימְנִינַן לֵיהּ כְּבֵי תְרֵי. וְהָנֵי מִילֵּי לְשַׁמְתָּא, אֲבָל לִפְתִיחָא – כֵּיוָן דְּמָמוֹנָא קָא מְחַסַּר לֵיהּ, דְּקָא בָעֵי לֵיהּ לְמִיתַּב לֵיהּ זוּזֵי לְסָפְרָא – לָא.Ravina a dit : Le messager des Sages, envoyé convoquer quelqu'un au tribunal, nous le croyons comme deux témoins lorsqu'il rapporte que l'homme refuse de venir. Et cela ne vaut que pour le bannissement ; mais pour une peti'ha, puisqu'il lui cause une perte d'argent, car il doit donner de l'argent au scribe, non.
- אָמַר רָבִינָא: יָהֲבִינַן זִימְנָא אַפּוּמָּא דְאִיתְּתָא וְאִפּוּמָא דְשִׁיבָבֵי. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיתֵיהּ בְּמָתָא,Ravina a dit : Nous fixons une convocation par la bouche d'une femme ou par la bouche des voisins. Et nous n'avons dit cela que lorsqu'il n'est pas en ville,
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