Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמִשְׁמֶרֶת יְדַעְיָה, מַהוּ?la valeur d'une perouta pour chaque Cohen de la garde de Yedaya, moins nombreuse, quelle est la règle ?
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּיַהֲבֵיהּ לִידַעְיָה בְּמִשְׁמֶרֶת יְדַעְיָה – הָא אִית בֵּיהּ!La Guemara demande : de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il l'a donné à Yedaya pendant la garde de Yedaya, il y a bien une perouta pour chacun, et il n'y a pas de question !
- לָא צְרִיכָא, דְּיַהֲבֵיהּ לִידַעְיָה בְּמִשְׁמַרְתּוֹ דִּיהוֹיָרִיב. מַאי? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּלָאו מִשְׁמַרְתּוֹ הוּא – וְלָא כְּלוּם הוּא; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּלָא חֲזֵי לֵיהּ מֵעִיקָּרָא – לִידַעְיָה קָאֵי? תֵּיקוּ.Non, cela n'est nécessaire que s'il l'a donné à Yedaya pendant la garde de Yehoyariv. Qu'en est-il ? Disons-nous : puisque ce n'est pas sa garde, cela ne vaut rien ; ou peut-être : puisque la somme n'était pas apte pour Yehoyariv dès le départ, elle est destinée à Yedaya ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רָבָא: כֹּהֲנִים, מַהוּ שֶׁיַּחְלְקוּ גֶּזֶל הַגֵּר כְּנֶגֶד גֶּזֶל הַגֵּר?Rava a posé la question : les Cohanim peuvent-ils partager ce qui a été volé à un guer (converti) en échange de ce qui a été volé à un guer ? C'est-à-dire : certains peuvent-ils prendre la restitution d'un vol, et d'autres celle d'un autre vol ?
- מִי אָמְרִינַן: ״אָשָׁם״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא – מָה אָשָׁם אֵין חוֹלְקִין אָשָׁם כְּנֶגֶד אָשָׁם, אַף גֶּזֶל אֵין חוֹלְקִין גֶּזֶל הַגֵּר כְּנֶגֶד גֶּזֶל הַגֵּר; אוֹ דִּלְמָא, גֶּזֶל הַגֵּר מָמוֹנָא הוּא?Disons-nous : le Miséricordieux (la Torah) l'a appelé « acham » (offrande de culpabilité), et de même que pour l'acham on ne partage pas un acham en échange d'un acham, tous les Cohanim de la garde en recevant leur part, de même pour le vol on ne partage pas ce qui a été volé à un converti en échange de ce qui a été volé à un converti ; ou peut-être que ce qui a été volé à un converti est simplement de l'argent, qui peut se partager ainsi ?
- הֲדַר פַּשְׁטַהּ: ״אָשָׁם״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא – אָמַר רָבָא: כֹּהֲנִים אֵין חוֹלְקִין גֶּזֶל הַגֵּר כְּנֶגֶד גֶּזֶל הַגֵּר. מַאי טַעְמָא? ״אָשָׁם״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.Rava l'a ensuite résolue lui-même : le Miséricordieux l'a appelé « acham ». Rav A'ha, fils de Rava, l'enseigne explicitement comme une décision : Rava a dit : les Cohanim ne partagent pas ce qui a été volé à un converti en échange de ce qui a été volé à un converti. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux l'a appelé « acham ».
- בָּעֵי רָבָא: כֹּהֲנִים בְּגֶזֶל הַגֵּר – יוֹרְשִׁין הָווּ, אוֹ מְקַבְּלֵי מַתָּנוֹת הָווּ?Rava a posé la question : les Cohanim, pour ce qui a été volé à un converti, sont-ils des héritiers du converti, ou sont-ils des bénéficiaires de dons ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? כְּגוֹן שֶׁגָּזַל חָמֵץ שֶׁעָבַר עָלָיו הַפֶּסַח. אִי אָמְרַתְּ יוֹרְשִׁין הָווּ – הַיְינוּ הַאי דְּיָרְתִי מוֹרֵית. וְאִי אָמְרַתְּ מְקַבְּלֵי מַתָּנוֹת הָווּ – מַתָּנָה קָאָמַר רַחֲמָנָא דְּנִיתֵּיב לְהוּ, וְהָא לָא קָא יָהֵיב לְהוּ מִידֵּי – דְּעַפְרָא בְּעָלְמָא הוּא.Quelle différence cela fait-il ? Dans le cas où il a volé du 'hamets (levain) sur lequel la fête de Pessa'h est passée, le rendant interdit de tout profit et sans valeur. Si tu dis qu'ils sont des héritiers, c'est bien cela qu'ils héritent : ce qui leur est transmis tel quel. Et si tu dis qu'ils sont des bénéficiaires de dons, c'est un don que le Miséricordieux dit de leur donner, et celui-ci ne leur donne rien, car ce n'est que de la poussière ; il devrait donc payer sa valeur au moment du vol.
- רַב זְעֵירָא בָּעֵי הָכִי: אֲפִילּוּ אִם תִּימְצֵי לוֹמַר מְקַבְּלֵי מַתָּנָה הָווּ, הָא – לָא אִיבַּעְיָא לַן, דְּהַהִיא מַתָּנָה אָמַר רַחֲמָנָא דְּנִיתֵּיב לְהוּ.Rav Zeira a posé la question ainsi : même si tu peux dire qu'ils sont des bénéficiaires de don, cela ne nous fait pas question, car c'est ce don-là que le Miséricordieux a dit de leur donner : ce qui a été volé, tel qu'il est.
- אֶלָּא כִּי קָמִבַּעְיָא לַן – כְּגוֹן שֶׁנָּפְלוּ לוֹ עֶשֶׂר בְּהֵמוֹת בְּגֶזֶל הַגֵּר. [מִי] מִחַיְּיבִי לְאַפְרוֹשֵׁי מִינַּיְיהוּ מַעֲשֵׂר, אוֹ לָא?Mais ce qui nous fait question, c'est le cas où dix bêtes lui sont échues (à un Cohen) au titre de ce qui a été volé à un converti : sont-ils tenus d'en prélever la dîme du bétail, ou non ?
- יוֹרְשִׁין הָווּ – דְּאָמַר מָר: קָנוּ בִּתְפִיסַת הַבַּיִת – חַיָּיבִין; אוֹ דִלְמָא מְקַבְּלֵי מַתָּנוֹת הָווּ – וּתְנַן: הַלּוֹקֵחַ וְהַנִּיתָּן לוֹ בְּמַתָּנָה – פָּטוּר מִמַּעְשַׂר בְּהֵמָה. מַאי?S'ils sont des héritiers, ils y sont tenus, car le Maître a dit : s'ils ont acquis des bêtes dans l'indivision de la maison (de l'héritage), ils sont tenus à la dîme. Ou peut-être sont-ils des bénéficiaires de dons, et nous avons appris (dans une Michna) : celui qui achète et celui à qui une bête est donnée en cadeau est exempt de la dîme du bétail. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה נִיתְּנוּ לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו, וְכוּלָּן נִיתְּנוּ בִּכְלָל וּפְרָט וּכְלָל, וּבְרִית מֶלַח.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : vingt-quatre dons sacerdotaux ont été donnés à Aharon et à ses fils, et tous ont été donnés par une généralité, un détail et une généralité, et une alliance de sel.
- כׇּל הַמְקַיְּימָן – כְּאִילּוּ מְקַיֵּים כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל וּבְרִית מֶלַח, כׇּל הָעוֹבֵר עֲלֵיהֶם – כְּאִילּוּ עוֹבֵר עַל כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל וּבְרִית מֶלַח.Quiconque les accomplit est comme s'il accomplissait toute la Torah, qui s'interprète par généralité, détail et généralité, et toutes les offrandes, sur lesquelles repose l'alliance de sel ; quiconque les transgresse est comme s'il transgressait toute la Torah, qui s'interprète par généralité, détail et généralité, et les offrandes de l'alliance de sel.
- וְאֵלּוּ הֵן: עֶשֶׂר בַּמִּקְדָּשׁ, וְאַרְבַּע בִּירוּשָׁלַיִם, וְעֶשֶׂר בַּגְּבוּלִים. עֶשֶׂר בַּמִּקְדָּשׁ – חַטַּאת בְּהֵמָה, וְחַטַּאת הָעוֹף, וְאָשָׁם וַדַּאי, וְאָשָׁם תָּלוּי, וְזִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר, וְלוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע, וּמוֹתַר הָעוֹמֶר, וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, וְלֶחֶם הַפָּנִים, וּשְׁיָרֵי מְנָחוֹת.Et voici lesquels : dix dans le Temple, quatre à Jérusalem et dix dans les frontières de la terre d'Israël. Dix dans le Temple : le 'hatat (offrande expiatoire) d'animal, le 'hatat d'oiseau, l'acham vadaï (acham pour une faute certaine), l'acham talouy (acham en suspens, pour une faute douteuse), les sacrifices de paix communautaires (les agneaux de Chavouot), le log (mesure de liquide) d'huile du lépreux, le reste de l'omer, les deux pains de Chavouot, les pains de proposition et les restes des oblations.
- וְאַרְבַּע בִּירוּשָׁלַיִם – הַבְּכוֹרָה, וְהַבִּיכּוּרִים, וְהַמּוּרָם מִן הַתּוֹדָה וְאֵיל נָזִיר, וְעוֹרוֹת קֳדָשִׁים.Et quatre à Jérusalem : le premier-né du bétail, les prémices, ce qui est prélevé de l'offrande de reconnaissance et du bélier du nazir, et les peaux des offrandes.
- וַעֲשָׂרָה בַּגְּבוּלִין: תְּרוּמָה, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וְחַלָּה, וְרֵאשִׁית הַגֵּז, וְהַמַּתָּנוֹת, וּפִדְיוֹן הַבֵּן, וּפִדְיוֹן פֶּטֶר חֲמוֹר, וּשְׂדֵה אֲחוּזָּה, וּשְׂדֵה חֲרָמִים, וְגֶזֶל הַגֵּר.Et dix dans les frontières : la terouma (prélèvement donné au Cohen), la terouma de la dîme, la 'hala (prélèvement sur la pâte), les prémices de la tonte, les dons de l'animal abattu (épaule, mâchoires et caillette), le rachat du fils premier-né, le rachat du premier-né de l'âne, le champ de patrimoine, le champ voué et ce qui a été volé à un converti.
- וְקָא קָרֵי מִיהַת ״מַתָּנָה״ – שְׁמַע מִינַּהּ מְקַבְּלֵי מַתָּנוֹת הָווּ! שְׁמַע מִינַּהּ.Or en tout cas, elle l'appelle « don » : déduis-en qu'ils sont des bénéficiaires de dons ! Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- נָתַן אֶת הַכֶּסֶף לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר [וְכוּ׳]. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ, כֶּסֶף מְכַפֵּר מֶחֱצָה. דְּאִי לָא מְכַפֵּר, הֲוָה אָמֵינָא: מַהְדַּר לְיוֹרְשִׁין. מַאי טַעְמָא? אַדַּעְתָּא דְּהָכִי לָא יְהַב לֵיהּ.« S'il a donné l'argent aux membres du michmar (garde sacerdotale) etc. » : Abayé a dit : déduis-en que l'argent expie à moitié la faute. Car s'il n'expiait pas, je dirais qu'il est rendu aux héritiers. Quelle en est la raison ? Ce n'est pas dans cette intention qu'il le lui a donné : il l'a donné pour obtenir l'expiation.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ תִּיפּוֹק לְחוּלִּין – דְּאַדַּעְתָּא דְּהָכִי לָא אַפְרְשַׁהּ! אָמְרִי: חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ, הִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ דִּלְמִיתָה אָזְלָא.Mais s'il en est ainsi, un 'hatat dont les propriétaires sont morts devrait repasser au profane, car ce n'est pas dans cette intention qu'il l'a mis à part ! On répond : pour un 'hatat dont les propriétaires sont morts, c'est une halakha reçue par tradition qu'il est voué à la mort.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, אָשָׁם שֶׁמֵּתוּ בְּעָלָיו לִיפּוֹק לְחוּלִּין – דְּאַדַּעְתָּא דְּהָכִי לָא אַפְרְשֵׁיהּ! אָשָׁם נָמֵי הִלְכְתָא גְּמִירִי לָהּ – כֹּל שֶׁבַּחַטָּאת מֵתָה, בְּאָשָׁם רוֹעֶה.Mais s'il en est ainsi, un acham dont les propriétaires sont morts devrait repasser au profane, car ce n'est pas dans cette intention qu'il l'a mis à part ! Pour l'acham aussi, c'est une halakha reçue par tradition : tout ce qui, pour un 'hatat, conduit à sa mort, pour un acham le fait paître jusqu'à ce qu'il contracte un défaut.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, יְבָמָה שֶׁנָּפְלָה לִפְנֵי מוּכֵּה שְׁחִין תִּיפּוֹק בְּלָא חֲלִיצָה, דְּאַדַּעְתָּא דְּהָכִי לֹא קִדְּשָׁה עַצְמָהּ! הָתָם אֲנַן סָהֲדִיMais s'il en est ainsi, une yevama (veuve sans enfants, liée au frère de son mari) échue devant un beau-frère atteint d'ulcères devrait sortir sans 'halitsa (cérémonie déliant ce lien), car ce n'est pas dans cette intention qu'elle s'est fiancée ! Réponse : là, nous sommes témoins
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