Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם הָיָה זָקֵן אוֹ חוֹלֶה – נוֹתְנָהּ לְכׇל כֹּהֵן שֶׁיִּרְצֶה, וַעֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר.Et s'il était âgé ou malade, au point de ne pouvoir ni accomplir normalement le service du Temple ni manger de l'offrande, il la donne à tout Cohen (prêtre) qu'il voudra, afin qu'il l'apporte, même s'il n'est pas de sa garde, et la rétribution de son service et sa peau reviennent aux membres du michmar (la garde sacerdotale de service).
- הַאי זָקֵן אוֹ חוֹלֶה, הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּמָצֵי עָבֵיד עֲבוֹדָה – עֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ נָמֵי תֶּיהְוֵי דִּידֵיהּ! וְאִי דְּלָא מָצֵי עָבֵיד עֲבוֹדָה – שָׁלִיחַ הֵיכִי מְשַׁוֵּי?La Guemara précise : ce Cohen âgé ou malade, de quel cas s'agit-il ? Si c'est un cas où il peut accomplir le service, alors la rétribution de son service et sa peau devraient aussi être à lui, puisque le Cohen qui officie agit comme son mandataire ! Et si c'est un cas où il ne peut pas accomplir le service, comment peut-il désigner un mandataire, comme l'indique l'expression « à tout Cohen qu'il voudra » ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: שֶׁיָּכוֹל לַעֲשׂוֹת עַל יְדֵי הַדְּחָק. עֲבוֹדָה – דְּכִי עָבֵיד לֵיהּ עַל יְדֵי הַדְּחָק עֲבוֹדָה הִיא, וּמְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ; אֲכִילָה – דְּכִי אָכֵיל עַל יְדֵי הַדְּחָק אֲכִילָה גַּסָּה הִיא, וַאֲכִילָה גַּסָּה לָאו כְּלוּם הוּא; מִשּׁוּם הָכִי עֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר.Rav Pappa a dit : il s'agit d'un cas où il peut le faire, mais seulement avec peine. Pour le service, lorsqu'il l'accomplit avec peine, c'est tout de même un service valable, et il peut donc désigner un mandataire. Pour la consommation de l'offrande, lorsqu'il mange avec peine, c'est une akhila gassa (une consommation excessive, faite avec dégoût), et une akhila gassa n'est rien : ce n'est pas une consommation qui accomplit la mitsva, et il ne peut donc pas désigner de mandataire pour cela. C'est pourquoi la rétribution de son service et sa peau reviennent aux membres du michmar.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אִם הָיָה כֹּהֵן טָמֵא בְּקׇרְבַּן צִבּוּר – נוֹתְנָהּ לְכׇל מִי שֶׁיִּרְצֶה, וַעֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאִיכָּא טְהוֹרִים, טְמֵאִים מִי מָצוּ עָבְדִי?! וְאִי דְּלֵיכָּא טְהוֹרִים, עֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר?! הָא טְמֵאִים נִינְהוּ, וְלָא מָצוּ אָכְלִי!Rav Chéchèt a dit : si un Cohen du michmar était tamé (rituellement impur), alors, pour une offrande communautaire, il la donne à qui il voudra parmi les Cohanim, et la rétribution de son service et sa peau reviennent aux membres du michmar. La Guemara demande : de quel cas s'agit-il ? S'il y a des Cohanim purs dans ce michmar, les impurs peuvent-ils donc officier ?! Et s'ils ne le peuvent pas, comment pourraient-ils désigner un mandataire ? Et s'il n'y a pas de Cohanim purs, comment son service et sa peau iraient-ils aux membres du michmar ?! Ils sont impurs et ne peuvent pas manger de l'offrande, même s'ils peuvent l'apporter !
- אָמַר רָבָא, אֵימָא: לְבַעֲלֵי מוּמִין טְהוֹרִין שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר.Rava a dit : dis plutôt que cela revient aux Cohanim porteurs d'un défaut physique mais purs, qui appartiennent à ce même michmar : ils ne peuvent pas officier, mais ils peuvent manger de l'offrande.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אִם הָיָה כֹּהֵן גָּדוֹל אוֹנֵן – נוֹתְנָהּ לְכׇל כֹּהֵן שֶׁיִּרְצֶה, וַעֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: כֹּהֵן גָּדוֹל מַקְרִיב אוֹנֵן, וְאֵינוֹ אוֹכֵל, וְאֵינוֹ חוֹלֵק לֶאֱכוֹל לָעֶרֶב!Rav Achi a dit : si un Cohen Gadol (grand prêtre) était onèn (endeuillé dont le proche parent n'est pas encore enterré) et avait une offrande personnelle à apporter, il la donne à tout Cohen qu'il voudra, et la rétribution de son service et sa peau reviennent aux membres du michmar. La Guemara demande : que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le Cohen Gadol peut apporter des offrandes en étant endeuillé, mais il ne mange pas de l'offrande et ne reçoit pas de part à manger le soir venu ! On en déduit qu'il peut désigner un mandataire et que l'offrande revient au michmar.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כִּי חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּכֹהֵן גָּדוֹל – לְקָרוֹבֵי הוּא, אֲבָל לְשַׁוּוֹיֵי שָׁלִיחַ – לָא מָצֵי מְשַׁוֵּי; קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que, lorsque le Miséricordieux (la Torah) a eu pitié du Cohen Gadol, c'est pour lui permettre d'apporter lui-même l'offrande, mais que, pour désigner un mandataire, il ne peut pas le faire. Rav Achi nous enseigne donc qu'il le peut.
- מַתְנִי׳ הַגּוֹזֵל אֶת הַגֵּר, וְנִשְׁבַּע לוֹ, וָמֵת – הֲרֵי זֶה מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ לַכֹּהֲנִים, וְאָשָׁם לַמִּזְבֵּחַ; שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִם אֵין לָאִישׁ גּוֹאֵל לְהָשִׁיב הָאָשָׁם אֵלָיו, הָאָשָׁם הַמּוּשָׁב לַה׳ לַכֹּהֵן, מִלְּבַד אֵיל הַכִּפֻּרִים אֲשֶׁר יְכַפֶּר בּוֹ עָלָיו״.Michna : Celui qui vole un guer (converti), lui prête un faux serment pour le nier, et le converti meurt sans héritiers : il paie le capital et le cinquième en sus aux Cohanim, et apporte un acham (offrande de culpabilité) sur l'autel, comme il est dit : « Et si l'homme n'a pas de proche parent à qui restituer l'acham (l'objet de la faute), l'acham restitué est à Hachem, pour le Cohen, en plus du bélier d'expiation par lequel il fera l'expiation pour lui » (Nombres 5, 8).
- הָיָה מַעֲלֶה אֶת הַכֶּסֶף וְאֶת הָאָשָׁם, וָמֵת – הַכֶּסֶף יִנָּתֵן לְבָנָיו, וְהָאָשָׁם יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב – וְיִמָּכֵר, וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה. נָתַן הַכֶּסֶף לְאַנְשֵׁי מִשְׁמָר, וָמֵת – אֵין הַיּוֹרְשִׁין יְכוֹלִין לְהוֹצִיא מִיָּדָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִתֵּן לַכֹּהֵן – לוֹ יִהְיֶה״.S'il montait à Jérusalem avec l'argent et l'acham, et qu'il est mort en chemin, l'argent sera donné à ses fils, et l'acham paîtra jusqu'à ce qu'il contracte un défaut ; alors il sera vendu, et son prix ira aux offrandes volontaires de la communauté. S'il a donné l'argent aux membres du michmar, et qu'il est mort avant que l'offrande ne soit apportée, les héritiers ne peuvent pas le reprendre de leurs mains, comme il est dit : « Et ce qu'un homme donne au Cohen lui appartiendra » (Nombres 5, 10).
- נָתַן הַכֶּסֶף לִיהוֹיָרִיב, וְאָשָׁם לִידַעְיָה – יָצָא. אָשָׁם לִיהוֹיָרִיב וְכֶסֶף לִידַעְיָה – אִם קַיָּים הָאָשָׁם, יַקְרִיבוּהוּ בְּנֵי יְדַעְיָה; וְאִם לֹא, יַחֲזִיר וְיָבִיא אָשָׁם אַחֵר. שֶׁהַמֵּבִיא גְּזֵילוֹ עַד שֶׁלֹּא הֵבִיא אֲשָׁמוֹ – יָצָא; הֵבִיא אֲשָׁמוֹ עַד שֶׁלֹּא הֵבִיא גְּזֵילוֹ – לֹא יָצָא.S'il a donné l'argent à la garde de Yehoyariv, et l'acham à celle de Yedaya, la suivante, il est quitte. S'il a donné l'acham à Yehoyariv et l'argent à Yedaya : si l'acham existe encore, les membres de Yedaya l'apporteront ; sinon, il devra recommencer et apporter un autre acham. Car celui qui apporte ce qu'il a volé avant d'avoir apporté son acham est quitte ; s'il a apporté son acham avant d'avoir apporté ce qu'il a volé, il n'est pas quitte.
- נָתַן אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ – אֵין הַחוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.S'il a donné le capital mais n'a pas donné le cinquième, le cinquième n'empêche pas d'apporter l'offrande.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אָשָׁם״ – זֶה קֶרֶן, ״הַמּוּשָׁב״ – זֶה חוֹמֶשׁ. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא: ״אָשָׁם״ – זֶה אַיִל?Guemara : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta), au sujet du verset cité dans la Michna : « acham », c'est le capital ; « restitué », c'est le cinquième. Ou peut-être n'en est-il rien, et « acham », c'est le bélier de l'offrande ?
- וּלְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: גֶּזֶל הַגֵּר שֶׁהֶחְזִירוֹ בַּלַּיְלָה – לֹא יָצָא. הֶחְזִירוֹ חֲצָאִין – לֹא יָצָא. מַאי טַעְמָא? ״אָשָׁם״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.La Guemara interrompt la citation : Et quelle différence cela fait-il ? Dans tous les cas, le capital et l'offrande sont dus ! Réponse : c'est pour exclure l'avis de Rava, car Rava a dit : ce qui a été volé à un converti, s'il l'a rendu de nuit, il n'est pas quitte ; s'il l'a rendu par moitiés, il n'est pas quitte. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux l'a appelé « acham » : de même qu'une offrande n'est apportée ni de nuit ni par moitiés, il en va ainsi de cette restitution.
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִלְּבַד אֵיל הַכִּפֻּרִים״, הֱוֵי אוֹמֵר: ״אָשָׁם״ – זֶה קֶרֶן.La baraïta poursuit : Lorsqu'il dit « en plus du bélier d'expiation », il faut en conclure que « acham », plus haut dans le verset, c'est le capital.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״אָשָׁם״ – זֶה קֶרֶן, ״הַמּוּשָׁב״ – זֶה חוֹמֶשׁ. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא: ״אָשָׁם״ – זֶה חוֹמֶשׁ? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְאַפּוֹקֵי מִמַּתְנִיתִין, דִּתְנַן: נָתַן לוֹ אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא נָתַן לוֹ אֶת הַחוֹמֶשׁ – אֵין הַחוֹמֶשׁ מְעַכֵּב. אַדְּרַבָּה, חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « acham », c'est le capital ; « restitué », c'est le cinquième. Ou peut-être n'en est-il rien, et « acham », c'est le cinquième ? Quelle différence cela fait-il ? C'est pour exclure la Michna, car nous avons appris : s'il lui a donné le capital et ne lui a pas donné le cinquième, le cinquième n'empêche pas l'offrande. Si « acham » désignait le cinquième, au contraire, le cinquième empêcherait l'offrande.
- כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְהֵשִׁיב אֶת אֲשָׁמוֹ בְּרֹאשׁוֹ, וַחֲמִישִׁתוֹ״, הֱוֵי אוֹמֵר: ״אָשָׁם״ – זֶה קֶרֶן.La baraïta poursuit : Lorsqu'il dit « Il restituera son acham en capital, et son cinquième » (Nombres 5, 7), il faut en conclure que « acham », c'est le capital.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״אָשָׁם״ – זֶה קֶרֶן, ״הַמּוּשָׁב״ – זֶה חוֹמֶשׁ; וּבְגֶזֶל הַגֵּר הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא: ״הַמּוּשָׁב״ – זֶה כֶּפֶל, וּבִגְנֵיבַת הַגֵּר הַכָּתוּב מְדַבֵּר? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְהֵשִׁיב אֶת אֲשָׁמוֹ בְּרֹאשׁוֹ, וַחֲמִישִׁתוֹ״ – הֲרֵי בְּמָמוֹן הַמִּשְׁתַּלֵּם בָּרֹאשׁ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « acham », c'est le capital ; « restitué », c'est le cinquième ; et le verset parle du vol à main armée fait à un converti. Ou peut-être n'en est-il rien : « restitué », c'est le kéfel (le double paiement dû par un voleur), et le verset parle du vol en cachette fait à un converti ? Lorsqu'il dit : « Il restituera son acham en capital, et son cinquième », c'est que le verset parle d'une somme payée selon le capital seul, et non du double.
- גּוּפָא – אָמַר רָבָא: גֶּזֶל הַגֵּר שֶׁהֶחְזִירוֹ בַּלַּיְלָה – לֹא יָצָא. הֶחְזִירוּהוּ חֲצָאִין – לֹא יָצָא. מַאי טַעְמָא? ״אָשָׁם״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא.Revenons au sujet lui-même. Rava a dit : ce qui a été volé à un converti, s'il l'a rendu de nuit, il n'est pas quitte ; si on l'a rendu par moitiés, il n'est pas quitte. Quelle en est la raison ? Le Miséricordieux l'a appelé « acham ».
- וְאָמַר רָבָא: גֶּזֶל הַגֵּר שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה לְכׇל כֹּהֵן וְכֹהֵן – לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ. מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״הָאָשָׁם הַמּוּשָׁב״ – עַד שֶׁיְּהֵא הֲשָׁבָה לְכׇל כֹּהֵן וְכֹהֵן.Et Rava a dit : ce qui a été volé à un converti et qui n'a pas la valeur d'une perouta (la plus petite pièce) pour chaque Cohen du michmar : il ne s'est pas acquitté de son obligation. Quelle en est la raison ? Comme il est écrit : « l'acham restitué » : il n'est quitte que s'il y a une véritable restitution à chaque Cohen.
- בָּעֵי רָבָא: אֵין בּוֹ לְמִשְׁמֶרֶת יְהוֹיָרִיב וְיֵשׁ בּוֹRava a posé la question : si la somme n'a pas la valeur d'une perouta pour chaque Cohen de la garde de Yehoyariv, nombreuse, mais l'a
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