Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי סָבַר: אֲפִילּוּ לְנַפְשֵׁיהּ נָמֵי מָצֵי מָחֵיל?! אֶלָּא גֶּזֶל הַגֵּר דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא נְתִינָה לְכֹהֲנִים, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Il en ressort donc que Rabbi Yossé HaGlili estime que même à soi-même on peut faire remise ?! Mais alors, le vol du converti dont le Miséricordieux (la Torah) a dit qu'il faut le donner aux Cohanim, comment le trouves-tu ? Le voleur devrait toujours pouvoir se faire remise à lui-même.
- אָמַר רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּשֶׁגָּזַל אֶת הַגֵּר, וְנִשְׁבַּע לוֹ, וּמֵת הַגֵּר, וְהוֹדָה לְאַחַר מִיתָה; דִּבְעִידָּנָא דְּאוֹדִי – קְנָאוֹ הַשֵּׁם וּנְתָנוֹ לְכֹהֲנִים.Rava a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a volé le converti, lui a juré faussement, que le converti est mort, et qu'il a avoué après sa mort : car au moment où il a avoué, Hachem l'a acquis et l'a donné aux Cohanim, de sorte qu'il ne peut plus se faire remise.
- בָּעֵי רָבִינָא: גֶּזֶל הַגִּיּוֹרֶת, מַהוּ? ״אִישׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא – וְלֹא אִשָּׁה, אוֹ דִלְמָא אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הוּא?Ravina a posé la question : Le vol commis envers une convertie, qu'en est-il ? Le Miséricordieux a-t-il dit « homme », et non femme ? Ou peut-être est-ce la manière du verset de parler au masculin ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַהֲרֹן לְרָבִינָא: תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: ״אִישׁ״ – אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ; אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״הַמּוּשָׁב״ – הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם,Rav Aharon a dit à Ravina : Viens et entends, car il a été enseigné dans une baraïta : « Homme » : je n'ai là que l'homme ; d'où savons-nous qu'il en va de même pour la femme ? Lorsqu'il dit « la réparation restituée », il y a là deux mentions (Nombres 5, 8), ce qui inclut la femme.
- אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ״? אִישׁ אַתָּה צָרִיךְ לַחֲזוֹר אַחֲרָיו אִם יֵשׁ לוֹ גּוֹאֲלִים אִם לָאו, קָטָן אִי אַתָּה צָרִיךְ לַחֲזוֹר אַחֲרָיו; בְּיָדוּעַ שֶׁאֵין לוֹ גּוֹאֲלִין.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « homme » ? Pour enseigner que pour un homme, tu dois te renseigner à son sujet pour savoir s'il a des proches parents ou non ; pour un mineur, tu n'as pas à te renseigner à son sujet : il est notoire qu'il n'a pas de proches parents.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״לַה׳ לַכֹּהֵן״ – קְנָאוֹ הַשֵּׁם, וּנְתָנוֹ לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר. אַתָּה אוֹמֵר לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר; אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לְכׇל כֹּהֵן שֶׁיִּרְצֶה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״מִלְּבַד אֵיל הַכִּפֻּרִים אֲשֶׁר יְכַפֶּר בּוֹ עָלָיו״ – הֲרֵי לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Nos Maîtres ont enseigné : « À Hachem, au Cohen » (Nombres 5, 8) : Hachem l'a acquis et l'a donné au Cohen qui est de cette garde sacerdotale. Tu dis : Au Cohen qui est de cette garde ; ou n'est-ce pas plutôt à tout Cohen qu'il voudra ? Lorsqu'il dit : « outre le bélier d'expiation par lequel il fera expiation pour lui » (ibid.), c'est du Cohen qui est de cette garde que parle le verset : celui qui offre le bélier reçoit aussi le paiement.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הֲרֵי שֶׁהָיָה גּוֹזֵל כֹּהֵן, מִנַּיִן שֶׁלֹּא יֹאמַר: הוֹאִיל וְיוֹצֵא לַכֹּהֲנִים, וַהֲרֵי הוּא תַּחַת יָדִי – יְהֵא שֶׁלִּי? וְדִין הוּא – אִי בְּשֶׁל אֲחֵרִים הוּא זוֹכֶה, בְּשֶׁל עַצְמוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Nos Maîtres ont enseigné : Si celui qui a volé le converti était un Cohen, d'où savons-nous qu'il ne dira pas : « Puisque cela revient aux Cohanim, et que c'est entre mes mains, ce sera à moi » ? Et c'est un raisonnement logique : s'il acquiert sur ce qui est à d'autres, sur ce qui est à lui, à plus forte raison !
- רַבִּי נָתָן אוֹמֵר בְּלָשׁוֹן אַחֵר: וּמָה דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ חֵלֶק בּוֹ עַד שֶׁיִּכָּנֵס בִּרְשׁוּתוֹ – כְּשֶׁיִּכָּנֵס לִרְשׁוּתוֹ אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ מִיָּדוֹ; דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֵלֶק בּוֹ עַד שֶׁלֹּא יִכָּנֵס בִּרְשׁוּתוֹ – מִשֶּׁנִּכְנַס לִרְשׁוּתוֹ אֵינוֹ דִּין דְּאֵין אַחֵר יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ מִיָּדוֹ?Rabbi Nathan le dit en d'autres termes : Si une chose dans laquelle il n'a aucune part tant qu'elle n'est pas entrée dans son domaine, lorsqu'elle entre dans son domaine, on ne peut pas la lui retirer de la main ; une chose dans laquelle il a une part avant même qu'elle n'entre dans son domaine, dès qu'elle est entrée dans son domaine, n'est-il pas logique qu'un autre ne puisse pas la lui retirer de la main ?
- לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּדָבָר שֶׁאֵין לוֹ חֵלֶק בּוֹ – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁאֵין לוֹ חֵלֶק בּוֹ כָּךְ אֵין לַאֲחֵרִים חֵלֶק בּוֹ, תֹּאמַר בְּגָזֵל – שֶׁכְּשֵׁם שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֵלֶק בּוֹ, כָּךְ יֵשׁ לַאֲחֵרִים חֵלֶק בּוֹ?! אֶלָּא גְּזֵילוֹ יוֹצֵא מִתַּחַת יָדוֹ, וּמִתְחַלֵּק לְכׇל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים.Non ! Si tu as dit cela d'une chose dans laquelle il n'a pas de part, c'est que, de même qu'il n'y a pas de part, de même d'autres n'y ont pas de part ; diras-tu de même pour le vol, où, de même qu'il y a une part, de même d'autres y ont une part ?! Mais la halakha est que son vol sort de sa main et est réparti entre tous ses frères les Cohanim.
- וְהָכְתִיב: ״וְאִישׁ אֶת קֳדָשָׁיו לוֹ יִהְיוּ״! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּכֹהֵן טָמֵא.Mais n'est-il pas écrit : « Et les choses saintes de chacun seront à lui » (Nombres 5, 10) ? De quoi s'agit-il ici ? D'un Cohen impur, inapte à offrir l'offrande et donc à en bénéficier.
- אִי בְּכֹהֵן טָמֵא, ״דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֵלֶק בּוֹ״ מִי אִית לֵיהּ?! אֶלָּא אָתְיָא ״לַכֹּהֵן״–״לַכֹּהֵן״ מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּה.S'il s'agit d'un Cohen impur, a-t-il donc « une chose dans laquelle il a une part » ?! Mais cela provient d'une guezéra chava (analogie textuelle) : « au Cohen » – « au Cohen », à partir du champ patrimonial.
- דְּתַנְיָא: ״אֲחֻזָּתוֹ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? מִנַּיִן לְשָׂדֶה הַיּוֹצְאָה לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל – וּגְאָלָהּ אֶחָד מִן הַכֹּהֲנִים, מִנַּיִן שֶׁלֹּא יֹאמַר: הוֹאִיל וְיוֹצְאָה לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל, וַהֲרֵי הִיא תַּחַת יָדִי, תְּהֵא שֶׁלִּי?Car il a été enseigné dans une baraïta : « Son patrimoine » (Lévitique 27, 21) : pourquoi le verset le dit-il ? D'où savons-nous, pour un champ qui revient aux Cohanim au jubilé, et qu'un des Cohanim a racheté, d'où savons-nous qu'il ne dira pas : « Puisqu'il revient aux Cohanim au jubilé, et qu'il est entre mes mains, il sera à moi » ?
- וְדִין הוּא – בְּשֶׁל אֲחֵרִים אֲנִי זוֹכֶה, בְּשֶׁל עַצְמִי לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Et c'est un raisonnement logique : si j'acquiers sur ce qui est à d'autres, sur ce qui est à moi, à plus forte raison !
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּשְׂדֵה הַחֵרֶם לַכֹּהֵן תִּהְיֶה אֲחֻזָּתוֹ״ – אֲחוּזָּה שֶׁלּוֹ, וְאֵין זוֹ שֶׁלּוֹ. הָא כֵּיצַד? יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ, וּמִתְחַלֶּקֶת לְכׇל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים.Le verset enseigne : « Comme un champ voué, au Cohen sera son patrimoine » (Lévitique 27, 21) : c'est son patrimoine à lui, et celui-ci n'est pas à lui. Comment cela ? Il sort de sa main et est réparti entre tous ses frères les Cohanim.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לְכֹהֵן – שֶׁבָּא וּמַקְרִיב קׇרְבְּנוֹתָיו בְּכׇל עֵת וּבְכׇל שָׁעָה שֶׁיִּרְצֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָא בְּכׇל אַוַּת נַפְשׁוֹ״, ״וְשֵׁרֵת״.Nos Maîtres ont enseigné : D'où savons-nous qu'un Cohen vient et offre ses offrandes en tout temps et à toute heure qu'il veut ? Le verset enseigne : « Et il viendra selon tout le désir de son âme… et il officiera » (Deutéronome 18, 6-7).
- וּמִנַּיִין שֶׁעֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ שֶׁלּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִישׁ אֶת קֳדָשָׁיו לוֹ יִהְיוּ״. הָא כֵּיצַד? אִם הָיָה בַּעַל מוּם – נוֹתְנָהּ לְכֹהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר, וַעֲבוֹדָתָהּ וְעוֹרָהּ שֶׁלּוֹ.Et d'où savons-nous que son service et sa peau sont à lui ? Le verset enseigne : « Et les choses saintes de chacun seront à lui » (Nombres 5, 10). Comment cela ? S'il était atteint d'un défaut physique, il la donne à un Cohen qui est de cette garde, et son service et sa peau sont à lui.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.