Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּבָאוּ עֵדִים אַקַּמַּיְיתָא, וְהוֹדָה אַבָּתְרָיְיתָא. מַאי?et que des témoins sont venus attester au sujet de la première prétention – à savoir qu'au moment où il a juré que le dépôt avait été volé, celui-ci se trouvait en réalité chez lui – et qu'il a avoué au sujet de la seconde prétention, reconnaissant que le dépôt n'avait pas été perdu, qu'en est-il ? Doit-il payer le cinquième supplémentaire ?
- מָמוֹן הַמְחַיְּיבוֹ כֶּפֶל פּוֹטְרוֹ מִן הַחוֹמֶשׁ – וְהָא אִיחַיַּיב לֵיהּ עִילָּוֵיהּ כְּפֵילָא; אוֹ דִלְמָא שְׁבוּעָה הַמְחַיַּיבְתּוֹ כֶּפֶל פּוֹטַרְתּוֹ מִן הַחוֹמֶשׁ – וְהָא שְׁבוּעָה בָּתְרָיְיתָא, הוֹאִיל דְּלָא קָא מְחַיְּיבָא לֵיהּ כְּפֵילָא, תְּחַיְּיבֵיהּ חוּמְשָׁא?Voici les deux possibilités : est-ce l'obligation pécuniaire qui le rend passible du double qui l'exempte du cinquième – or voici qu'il est devenu passible, sur cette somme, du double, si bien qu'il serait exempt du cinquième ? Ou peut-être est-ce le serment qui le rend passible du double qui l'exempte du cinquième – or ce dernier serment, où il a prétendu que le dépôt était perdu, puisqu'il ne le rend pas passible du double, qu'il le rende passible du cinquième ?
- אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע, אָמַר לְאֶחָד מִן הַשּׁוּק: ״הֵיכָן שׁוֹרִי שֶׁגָּנַבְתָּ?״ וְהוּא אוֹמֵר: ״לֹא גָּנַבְתִּי״. ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר: ״אָמֵן״. וְהָעֵדִים מְעִידִים אוֹתוֹ שֶׁגְּנָבוֹ – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. וְאִם הוֹדָה מֵעַצְמוֹ – מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ וְאָשָׁם.Rava a dit : Viens et entends une solution tirée d'une Michna (Chevouot 49b) : Si quelqu'un a dit à un homme de la rue : « Où est mon bœuf que tu as volé ? » et que celui-ci dit : « Je ne l'ai pas volé » ; si le propriétaire reprend : « Je t'adjure », et qu'il a dit : « Amen », acceptant le serment, et que les témoins attestent à son sujet qu'il l'a volé, il paie le double. Et s'il a avoué de lui-même, il paie le principal, le cinquième et apporte une offrande de culpabilité (acham).
- וְהָא הָכָא, עֵדִים הוּא דִּמְחַיְּיבִי לֵיהּ כְּפֵילָא; הוֹדָה מֵעַצְמוֹ – אִין, אֲבָל הוֹדָה אַחַר עֵדִים – לָא;Rava explique sa preuve : Or ici, ce sont les témoins qui le rendent passible du double, car n'étant pas gardien, ce n'est pas son serment qui l'y oblige. Et pourtant, s'il a avoué de lui-même, oui, il paie le cinquième, mais s'il a avoué après la déposition des témoins, non.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שְׁבוּעָה הַמְחַיַּיבְתּוֹ כֶּפֶל פּוֹטַרְתּוֹ מִן הַחוֹמֶשׁ, אַמַּאי הוֹדָה אַחַר עֵדִים לָא? מִכְּדִי הָא שְׁבוּעָה לָא קָא מְיחַיְּיבָא לֵיהּ כְּפֵילָא, תְּחַיְּיבֵיהּ חוּמְשָׁא!Et s'il te vient à l'esprit que c'est le serment qui le rend passible du double qui l'exempte du cinquième, pourquoi, s'il a avoué après les témoins, ne paie-t-il pas le cinquième ? Après tout, ce serment ne le rend pas passible du double, puisque le double dû pour un serment mensonger ne concerne que le gardien ; qu'il le rende donc passible du cinquième !
- אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: מָמוֹן הַמְחַיְּיבוֹ כֶּפֶל – פּוֹטְר(תּ)וֹ מִן הַחוֹמֶשׁ? שְׁמַע מִינַּהּ.Mais alors, ne faut-il pas en déduire que c'est l'obligation pécuniaire qui le rend passible du double qui l'exempte du cinquième ? La Guemara conclut : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- בָּעֵי רָבִינָא: חוֹמֶשׁ וּכְפֵילָא בִּתְרֵי גַבְרֵי, מַאי? הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן שֶׁמָּסַר שׁוֹרוֹ לִשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם, וְטָעֲנוּ בּוֹ טַעֲנַת גַּנָּב. חַד נִשְׁבַּע וְהוֹדָה, וְחַד נִשְׁבַּע וּבָאוּ עֵדִים. מַאי?Ravina a posé la question : Si le cinquième et le double sont répartis entre deux hommes, qu'en est-il ? Comment cela se présente-t-il ? C'est le cas de celui qui a confié son bœuf à deux personnes, et qu'elles ont prétendu à son sujet qu'un voleur l'avait pris. L'un a juré puis a avoué de lui-même, et l'autre a juré, puis des témoins sont venus établir qu'il mentait. Qu'en est-il ?
- מִי אָמְרִינַן: בְּחַד גַּבְרָא קָפֵיד רַחֲמָנָא דְּלָא מְשַׁלֵּם חוּמְשָׁא וּכְפֵילָא; הַאי נְשַׁלֵּם כְּפֵילָא, וְהַאי נְשַׁלֵּם חוּמְשָׁא; אוֹ דִלְמָא, עִלָּוֵי חַד מָמוֹנָא קָפֵיד רַחֲמָנָא דְּלָא נְשַׁלֵּם עֲלֵהּ חוּמְשָׁא וּכְפֵילָא – וְהָכָא נָמֵי חַד מָמוֹנָא הוּא? תֵּיקוּ.Disons-nous que c'est pour un seul homme que le Miséricordieux (la Torah) a veillé à ce qu'il ne paie pas à la fois le cinquième et le double, de sorte que celui-ci paiera le double et celui-là paiera le cinquième ? Ou peut-être est-ce sur une seule somme que le Miséricordieux a veillé à ce qu'on ne paie pas à la fois le cinquième et le double, et ici aussi, il s'agit d'une seule somme ? La question reste en suspens : tékou.
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: תְּרֵי חוּמְשֵׁי אוֹ תְּרֵי כְפֵילֵי בְּחַד גַּבְרָא, מַאי? הֵיכִי דָּמֵי? שֶׁטָּעַן טַעֲנַת אָבַד, וְנִשְׁבַּע, וְהוֹדָה, וְחָזַר וְטָעַן טַעֲנַת אָבַד, וְנִשְׁבַּע, וְהוֹדָה. אִי נָמֵי, כְּגוֹן שֶׁטָּעַן טַעֲנַת גַּנָּב, וְנִשְׁבַּע, וּבָאוּ עֵדִים, וְחָזַר וְטָעַן טַעֲנַת גַּנָּב, וְנִשְׁבַּע, וּבָאוּ עֵדִים, מַאי?Rav Pappa a posé la question : Deux cinquièmes ou deux doubles pour un seul homme, qu'en est-il ? Comment cela se présente-t-il ? Quand il a prétendu que le dépôt avait été perdu, a juré et a avoué, puis a de nouveau prétendu qu'il avait été perdu, a juré et a avoué. Ou bien quand il a prétendu qu'un voleur l'avait pris, a juré, et que des témoins sont venus, puis a de nouveau prétendu qu'un voleur l'avait pris, a juré, et que des témoins sont venus : qu'en est-il ?
- מִי אָמְרִינַן: תְּרֵי גַּוְונֵי מָמוֹנָא קָאָמַר רַחֲמָנָא דְּלָא נִשְׁתַּלְּמוּ עִילָּוֵי חַד מָמוֹנָא – וְהָכָא חַד גַּוְונָא הוּא; אוֹ דִלְמָא, תְּרֵי מָמוֹנֵי אָמַר רַחֲמָנָא דְּלָא לִשְׁתַּלְּמוּ עִילָּוֵי חַד מָמוֹנָא – וְהָכָא נָמֵי תְּרֵי מָמוֹנֵי נִינְהוּ?Disons-nous que le Miséricordieux a dit que ce sont deux sortes de paiements qui ne doivent pas être acquittées sur une seule somme, le double et le cinquième, et ici, il n'y a qu'une seule sorte ? Ou peut-être le Miséricordieux a-t-il dit que deux paiements ne doivent pas être acquittés sur une seule somme, et ici aussi, ce sont deux paiements ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רָבָא: ״וַחֲמִשִׁתָיו יֹסֵף עָלָיו״ – הַתּוֹרָה רִיבְּתָה חֲמִישִׁיּוֹת הַרְבֵּה לְקֶרֶן אַחַת! שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends, car Rava a dit : Il est écrit « et il ajoutera ses cinquièmes (au pluriel) à cela » (Lévitique 5, 24) : la Torah a multiplié les nombreux cinquièmes pour un seul principal ! La Guemara conclut : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- תְּבָעוּהוּ בְּעָלִים לַשּׁוֹמֵר, וְנִשְׁבַּע, וְשִׁילֵּם, וְהוּכַּר הַגַּנָּב – כֶּפֶל לְמִי? אַבָּיֵי אָמַר: לְבַעַל הַפִּקָּדוֹן, רָבָא אָמַר: לְמִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ.Si les propriétaires ont réclamé le dépôt au gardien bénévole, qu'il a juré qu'on le lui avait volé, qu'il a tout de même payé, et que le voleur a été identifié, à qui revient le double ? Abayé a dit : Au propriétaire du dépôt. Rava a dit : À celui chez qui se trouvait le dépôt, c'est-à-dire au gardien.
- אַבָּיֵי אָמַר לְבַעַל הַפִּקָּדוֹן – כֵּיוָן דְּאַטְרְחֵיהּ בִּשְׁבוּעָה, לָא מַקְנֵי לֵיהּ כְּפֵילָא. רָבָא אָמַר לְמִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ – כֵּיוָן דְּשִׁילֵּם, מַקְנֵי לֵיהּ כְּפֵילָא.Abayé a dit : Au propriétaire du dépôt, car puisque le gardien l'a importuné par un serment au lieu de payer aussitôt, le propriétaire ne lui cède pas le droit au double. Rava a dit : À celui chez qui se trouvait le dépôt, car puisqu'il a payé, le propriétaire lui cède le droit au double.
- וְקָא מִיפַּלְגִי בְּדִיּוּקָא דְמַתְנִיתִין, דִּתְנַן: הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵירוֹ בְּהֵמָה אוֹ כֵלִים, וְנִגְנְבוּ אוֹ שֶׁאָבְדוּ; שִׁילֵּם וְלֹא רָצָה לִישָּׁבַע – שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ: שׁוֹמֵר חִנָּם נִשְׁבָּע וְיוֹצֵא; נִמְצָא הַגַּנָּב – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. טָבַח וּמָכַר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. לְמִי הוּא מְשַׁלֵּם? לְמִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ.Et ils divergent quant à la déduction à tirer de la Michna, car nous avons appris (Bava Metsia 33b) : Celui qui dépose chez son prochain un animal ou des objets, et qu'ils ont été volés ou se sont perdus ; si le gardien a payé et n'a pas voulu jurer – car les Sages ont dit : Le gardien bénévole jure et il est quitte – si le voleur a été retrouvé, il paie le double ; s'il a abattu ou vendu l'animal, il paie le quadruple ou le quintuple. À qui paie-t-il ? À celui chez qui se trouvait le dépôt.
- נִשְׁבַּע וְלֹא רָצָה לְשַׁלֵּם, וְנִמְצָא הַגַּנָּב – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. טָבַח וּמָכַר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. לְמִי הוּא מְשַׁלֵּם? לְבַעַל הַפִּקָּדוֹן.S'il a juré et n'a pas voulu payer, et que le voleur a été retrouvé, il paie le double ; s'il a abattu ou vendu l'animal, il paie le quadruple ou le quintuple. À qui paie-t-il ? Au propriétaire du dépôt.
- אַבָּיֵי דָּיֵיק מֵרֵישָׁא, רָבָא דָּיֵיק מִסֵּיפָא. אַבָּיֵי דָּיֵיק מֵרֵישָׁא – דְּקָתָנֵי: שִׁילֵּם וְלֹא רָצָה לִישָּׁבַע. טַעְמָא דְּלֹא רָצָה לִישָּׁבַע,Abayé déduit sa position de la première partie de la Michna, et Rava la déduit de la seconde partie. Abayé déduit de la première partie, qui enseigne : « Il a payé et n'a pas voulu jurer ». La raison pour laquelle le voleur paie au gardien est donc qu'il n'a pas voulu jurer,
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