Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צְרִיכִין כְּפִירָה בְּמִקְצָת וְהוֹדָאָה בְּמִקְצָת, וְאֵלּוּ הֵן: שׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל, נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר.doivent, pour être astreints au serment, qu'il y ait négation d'une partie et aveu d'une partie ; et les voici : le gardien gratuit, l'emprunteur, le gardien salarié et le locataire.
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרָמֵי בַּר חָמָא? שׁוֹמֵר חִנָּם – בְּהֶדְיָא כְּתִיב בֵּיהּ: ״כִּי הוּא זֶה״. שׁוֹמֵר שָׂכָר – יָלֵיף ״נְתִינָה״–״נְתִינָה״ מִשּׁוֹמֵר חִנָּם.Rava a dit : quelle est la raison de Rami bar 'Hama ? Pour le gardien gratuit, il est explicitement écrit à son sujet : « que c'est cela » (Exode 22, 8). Le gardien salarié : il apprend par guezéra chava (analogie textuelle) « don »–« don » du gardien gratuit, car les deux sections s'ouvrent par « Si un homme donne » (Exode 22, 6.9).
- שׁוֹאֵל – ״וְכִי יִשְׁאַל״, וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן. שׂוֹכֵר – אִי לְמַאן דְּאָמַר כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, הַיְינוּ שׁוֹמֵר שָׂכָר; אִי לְמַאן דְּאָמַר כְּשׁוֹמֵר חִנָּם, הַיְינוּ שׁוֹמֵר חִנָּם.L'emprunteur : « Et si un homme emprunte » (Exode 22, 13), et le vav (« et ») ajoute au sujet précédent. Le locataire : selon celui qui dit qu'il est comme un gardien salarié, il est le gardien salarié ; selon celui qui dit qu'il est comme un gardien gratuit, il est le gardien gratuit.
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר יוֹסֵף: הַטּוֹעֵן טַעֲנַת גַּנָּב בְּפִקָּדוֹן, אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּשְׁלַח בּוֹ יָד. מַאי טַעְמָא? ״וְנִקְרַב בַּעַל הַבַּיִת אֶל הָאֱלֹהִים, אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ בִּמְלֶאכֶת רֵעֵהוּ״, מִכְּלָל דְּאִי שָׁלַח בָּהּ יָד – מִיחַיַּיב; לְמֵימְרָא דִּבְשָׁלַח בָּהּ יָד עָסְקִינַן.Et Rabbi 'Hiya bar Yossef a dit : celui qui prétend faussement qu'un voleur a pris un dépôt n'est passible du double que s'il y a porté la main, c'est-à-dire s'il en a fait usage pour lui-même avant de jurer. Quelle en est la raison ? « Le maître de la maison s'approchera des juges pour jurer qu'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain » (Exode 22, 7) ; on en déduit que s'il y a porté la main, il est passible ; c'est dire qu'il s'agit du cas où il y a porté la main.
- אֲמַר לְהוּ רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּעוֹמֶדֶת עַל אֲבוּסָהּ שָׁנוּ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: דַּוְקָא בְּעוֹמֶדֶת עַל אֲבוּסָהּ קָאָמַר, אֲבָל שָׁלַח בָּהּ יָד – קָנָה, וּשְׁבוּעָה לָא מַהְנְיָא בֵּיהּ כְּלוּם; אוֹ דִלְמָא, אֲפִילּוּ עוֹמֶדֶת עַל אֲבוּסָהּ קָאָמַר?Rabbi 'Hiya bar Abba leur a dit : voici ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : on l'a enseigné pour une bête qui se tient auprès de sa mangeoire, à laquelle le gardien n'a pas touché. Rabbi Zeira a dit à Rabbi 'Hiya bar Abba : parle-t-il spécifiquement de celle qui se tient auprès de sa mangeoire, mais s'il y a porté la main, il l'a acquise, et le serment n'a aucun effet sur lui ; ou bien parle-t-il même de celle qui se tient auprès de sa mangeoire, et à plus forte raison s'il y a porté la main ?
- אֲמַר לֵיהּ: זוֹ לֹא שָׁמַעְתִּי, כַּיּוֹצֵא בָּהּ שָׁמַעְתִּי; דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַטּוֹעֵן טַעֲנַת אָבַד וְנִשְׁבַּע, וְחָזַר וְטָעַן טַעֲנַת גַּנָּב וְנִשְׁבַּע, וּבָאוּ עֵדִים – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דְּקָנָה בִּשְׁבוּעָה רִאשׁוֹנָה?Il lui a dit : ceci, je ne l'ai pas entendu ; j'ai entendu quelque chose de semblable, car Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui prétend que le dépôt est perdu et a juré, puis prétend qu'un voleur l'a pris et a juré, et que des témoins sont venus, est exempt du double. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas qu'il l'a acquis par le premier serment ? De même, celui qui a porté la main a acquis l'objet.
- אֲמַר לֵיהּ: לָא, הוֹאִיל וְיָצָא יְדֵי בְּעָלִים בִּשְׁבוּעָה רִאשׁוֹנָה.Rabbi Zeira lui a dit : non, cela ne prouve rien : c'est parce qu'il s'est acquitté envers le propriétaire par le premier serment, de sorte que le second n'était pas un serment dû.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַטּוֹעֵן טַעֲנַת אֲבֵידָה בְּפִקָּדוֹן וְנִשְׁבַּע, וְחָזַר וְטָעַן טַעֲנַת גְּנֵיבָה וְנִשְׁבַּע, וּבָאוּ עֵדִים – פָּטוּר, הוֹאִיל וְיָצָא יְדֵי בְּעָלִים בִּשְׁבוּעָה רִאשׁוֹנָה.Il a été dit aussi : Rabbi Avin a dit au nom de Rabbi Iléa, au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui prétend qu'un dépôt est perdu et a juré, puis prétend qu'il a été volé et a juré, et que des témoins sont venus, est exempt, puisqu'il s'est acquitté envers le propriétaire par le premier serment.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הַטּוֹעֵן טַעֲנַת גַּנָּב בְּפִקָּדוֹן, כֵּיוָן שֶׁשָּׁלַח בּוֹ יָד – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: ״וְנִקְרַב בַּעַל הַבַּיִת אֶל הָאֱלֹהִים, אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ וְגוֹ׳״, הָא שָׁלַח יָדוֹ – פָּטוּר.Rav Chéchet a dit : celui qui prétend faussement qu'un voleur a pris un dépôt, dès lors qu'il y a porté la main avant de jurer, est exempt du double. Quelle en est la raison ? Voici ce que dit le Miséricordieux : « Le maître de la maison s'approchera des juges s'il n'a pas porté la main, etc. » (Exode 22, 7) ; s'il a porté la main, il est donc exempt.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן, וַהֲלֹא שָׁלֹשׁ שָׁבוּעוֹת מַשְׁבִּיעִין אוֹתוֹ: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא פָּשַׁעְתִּי בָּהּ״; ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא שָׁלַחְתִּי בָּהּ יָד״; ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתִי״. מַאי, לָאו ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא שָׁלַחְתִּי בָּהּ יָד״ – דֻּומְיָא דִּשְׁבוּעָה שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתִי״? מָה ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתִי״, כִּי מִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דְּאִיתֵיהּ בִּרְשׁוּתֵיהּ – חַיָּיב; ״אַף שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא שָׁלַחְתִּי בָּהּ יָד״, כִּי מִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דִּשְׁלַח בָּהּ יָד – חַיָּיב!Rav Na'hman lui a dit : mais ne lui fait-on pas prêter trois serments : « Serment que je n'ai pas été négligent à son égard » ; « Serment que je n'y ai pas porté la main » ; « Serment qu'elle n'est pas en ma possession » ? N'est-ce pas que « serment que je n'y ai pas porté la main » est semblable à « serment qu'elle n'est pas en ma possession » ? De même que pour « serment qu'elle n'est pas en ma possession », quand il se révèle qu'elle est en sa possession, il est passible, de même pour « serment que je n'y ai pas porté la main », quand il se révèle qu'il y a porté la main, il est passible !
- אֲמַר לֵיהּ: לָא; ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא שָׁלַחְתִּי בָּהּ יָד״ – דּוּמְיָא דְּ״שֶׁלֹּא פָּשַׁעְתִּי בָּהּ״. מָה ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא פָּשַׁעְתִּי בָּהּ״ – כִּי מִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דְּפָשַׁע בָּהּ, פָּטוּר מִכֶּפֶל; אַף ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא שָׁלַחְתִּי בָּהּ יָד״ – כִּי מִיגַּלְּיָא מִילְּתָא דִּשְׁלַח בָּהּ יָד, פָּטוּר מִכֶּפֶל.Rav Chéchet lui a dit : non ; « serment que je n'y ai pas porté la main » est semblable à « que je n'ai pas été négligent à son égard » : de même que pour « serment que je n'ai pas été négligent à son égard », quand il se révèle qu'il a été négligent, il est exempt du double, de même pour « serment que je n'y ai pas porté la main », quand il se révèle qu'il y a porté la main, il est exempt du double.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: מָמוֹן הַמְחַיְּיבוֹ כֶּפֶל פּוֹטְרוֹ מִן הַחוֹמֶשׁ, אוֹ דִלְמָא שְׁבוּעָה הַמְחַיַּיבְתּוֹ כֶּפֶל פּוֹטַרְתּוֹ מִן הַחוֹמֶשׁ?Il a été établi (plus haut, 65b) que le gardien passible du double est exempt du cinquième. Rami bar 'Hama a posé la question : est-ce l'argent, qui le rend passible du double, qui l'exempte du cinquième, ou peut-être est-ce le serment, qui le rend passible du double, qui l'exempte du cinquième ?
- הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן שֶׁטָּעַן טַעֲנַת גַּנָּב וְנִשְׁבַּע, וְחָזַר וְטָעַן טַעֲנַת אָבַד וְנִשְׁבַּע;Comment cela se présente-t-il ? Quelle est la différence pratique ? Dans le cas où il a prétendu qu'un voleur l'a pris et a juré, puis a prétendu que l'objet est perdu et a juré ;
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.