Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין מְשַׁלְּחִין מָעוֹת בִּדְיוֹקְנֵי, וַאֲפִילּוּ עֵדִים חֲתוּמִים עָלֶיהָ. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אִם עֵדִים חֲתוּמִים עָלֶיהָ – מְשַׁלְּחִין.On n'envoie pas d'argent sur la foi d'un dyokani (figure ou signe servant de signature au créancier), car la possession de ce signe ne prouve pas que le porteur soit mandataire, et même si des témoins sont signés dessus. Mais Rabbi Yo'hanan a dit : si des témoins sont signés dessus, on envoie l'argent par lui.
- אָמְרִי: לִשְׁמוּאֵל מַאי תַּקַּנְתָּא? כִּי הָא דְּרַבִּי אַבָּא הָוֵי מַסֵּיק זוּזֵי בִּדְרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא, אֲמַר לֵיהּ לְרַב סָפְרָא: בַּהֲדֵי דְּאָתֵית, אַיְיתִינְהוּ נִיהֲלִי. כִּי אֲזַל לְהָתָם, אֲמַר לֵיהּ רָבָא בְּרֵיהּ: מִי כָּתַב לָךְ: ״הִתְקַבַּלְתִּי״? אֲמַר לֵיהּ: לָא. אִי הָכִי, זִיל בְּרֵישָׁא, וְיִכְתּוֹב לָךְ ״הִתְקַבַּלְתִּי״.On a dit : selon Chmouel, quelle est la solution pour celui qui veut recouvrer sa créance sans se déplacer ? Comme dans ce cas de Rabbi Abba, qui avait une créance d'argent sur Rav Yossef bar 'Hama. Il dit à Rav Safra : « Quand tu viendras de là-bas, rapporte-le-moi. » Lorsqu'il y alla, Rava, son fils (de Rav Yossef bar 'Hama), lui dit : « T'a-t-il écrit : « J'ai reçu » ? » Il lui répondit : « Non. » – « S'il en est ainsi, va d'abord, et qu'il t'écrive : « J'ai reçu ». »
- לְסוֹף אֲמַר לֵיהּ: אִי כָּתַב לָךְ נָמֵי ״הִתְקַבַּלְתִּי״, לָאו כְּלוּם הוּא; דִּלְמָא אַדְּאָתֵית שָׁכֵיב רַבִּי אַבָּא, וְנָפְלוּ זוּזֵי קַמֵּי יַתְמֵי, וְ״הִתְקַבַּלְתִּי״ דְּרַבִּי אַבָּא לָאו כְּלוּם הוּא. אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא מַאי תַּקַּנְתָּא? זִיל נַקְנִינְהוּ לָךְ אַגַּב אַרְעָא, וְתָא אַתְּ כְּתוֹב לַן ״הִתְקַבַּלְתִּי״.À la fin, il lui dit : « Même s'il t'écrit : « J'ai reçu », cela ne vaut rien ; car peut-être, le temps que tu reviennes, Rabbi Abba sera mort, l'argent tombera devant les orphelins en héritage, et le « J'ai reçu » de Rabbi Abba ne vaudra rien. » Il lui dit : « Quelle est alors la solution ? » – « Va, qu'il te les transfère par le biais d'une terre, puis viens, et toi, écris-nous : « J'ai reçu ». »
- כִּי הָא דְּרַב פָּפָּא הֲוָה מַסֵּיק תְּרֵיסַר אַלְפֵי זוּזֵי בֵּי חוֹזָאֵי, אַקְנִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ לְרַב שְׁמוּאֵל בַּר אַבָּא אַגַּב אַסִּיפָּא דְבֵיתֵיהּ. כִּי אֲתָא, נְפַק לְאַפֵּיהּ עַד תְּוָאךְ.Comme dans ce cas de Rav Pappa, qui avait une créance de douze mille zouz (pièces d'argent) à Bei 'Hozaï. Il les transféra à Rav Chmouel bar Abba par le biais du seuil de sa maison. Lorsque celui-ci revint, il sortit à sa rencontre jusqu'à Tevakh, tant il se réjouissait de recevoir son argent.
- נָתַן לוֹ אֶת הַקֶּרֶן וְכוּ׳. אַלְמָא חוֹמֶשׁ מָמוֹנָא הוּא, וְאִם מָיֵית – מְשַׁלְּמִי לֵיהּ יוֹרְשִׁין.La Michna a enseigné : Il lui a donné le principal, etc. (sans le cinquième supplémentaire), et il n'a pas à le poursuivre pour le cinquième. Il en ressort que le cinquième est une dette d'argent, et non une amende, et si le voleur meurt, ses héritiers le lui paient.
- וּתְנַן נָמֵי: נָתַן אֶת הַקֶּרֶן וְנִשְׁבַּע עַל הַחוֹמֶשׁ – הֲרֵי מוֹסִיף חוֹמֶשׁ עַל חוֹמֶשׁ. אַלְמָא חוּמְשָׁא מָמוֹנָא הוּא.Et nous avons aussi appris dans la Michna : S'il a donné le principal et a juré faussement au sujet du cinquième, il ajoute un cinquième sur le cinquième. Il en ressort que le cinquième est une dette d'argent, car on n'ajoute pas de cinquième pour un faux serment portant sur une amende.
- וְתַנְיָא נָמֵי הָכִי: הַגּוֹזֵל אֶת חֲבֵירוֹ, וְנִשְׁבַּע לוֹ, וָמֵת – יוֹרְשִׁין מְשַׁלְּמִים קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, וּפְטוּרִין מִן הָאָשָׁם.Et il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui vole son compagnon, lui jure faussement, et meurt : les héritiers paient le principal et le cinquième, et ils sont pétourim (exempts) du acham (sacrifice de culpabilité).
- וְיוֹרְשִׁין בְּנֵי שַׁלּוֹמֵי חוּמְשָׁא דַּאֲבוּהוֹן הָווּ – אַלְמָא חוֹמֶשׁ מָמוֹנָא הוּא, וּבָעֵי שַׁלּוֹמֵי יוֹרְשִׁין. וּרְמִינְהוּ, עֲדַיִין אֲנִי אוֹמֵר: אֵימָתַי אֵינוֹ מְשַׁלֵּם חוֹמֶשׁ עַל גֶּזֶל אָבִיו – בִּזְמַן שֶׁלֹּא נִשְׁבַּע לֹא הוּא וְלֹא אָבִיו;Les héritiers sont-ils donc tenus de payer le cinquième de leur père ? Il en ressort que le cinquième est une dette d'argent, et que les héritiers doivent le payer. Or, oppose à cela l'enseignement suivant de la baraïta, après avoir établi qu'on ne paie le cinquième que pour son propre vol : Je dirai encore : quand ne paie-t-il pas le cinquième sur le vol de son père ? Lorsque ni lui ni son père n'ont juré.
- הוּא וְלֹא אָבִיו, אָבִיו וְלֹא הוּא, הוּא וְאָבִיו – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר גָּזָל וַאֲשֶׁר עָשָׁק״ – וְהוּא לֹא גָּזַל וְלֹא עָשַׁק.Lui et non son père, son père et non lui, lui et son père : s'ils ont juré, d'où sait-on qu'il est aussi exempt ? Le verset enseigne : « ce qu'il a volé et ce qu'il a extorqué » (Lévitique 5, 23) – or lui n'a ni volé ni extorqué. Cette baraïta exempte donc les héritiers du cinquième !
- אָמַר רַב נַחְמָן: לָא קַשְׁיָא; כָּאן שֶׁהוֹדָה, כָּאן שֶׁלֹּא הוֹדָה.Rav Na'hman a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans la Michna et la première baraïta, il s'agit du cas où il a avoué ; là, dans la seconde baraïta, du cas où il n'a pas avoué.
- אִי לֹא הוֹדָה, קֶרֶן נָמֵי לָא מְשַׁלֵּם! וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי דְּלָא מְשַׁלֵּם; וְהָא מִדְּקָא מְהַדַּר אַחוֹמֶשׁ – לְמֵימְרָא דְּקֶרֶן מְשַׁלֵּם!S'il n'a pas avoué, il ne paierait pas non plus le principal ! Et si tu dis : il en est en effet ainsi, il ne paie pas le principal, mais voici : du fait que le Tanna cherche une source pour le seul cinquième, c'est bien dire qu'il paie le principal !
- וְעוֹד תַּנְיָא, וַעֲדַיִין אֲנִי אוֹמֵר: אֵימָתַי הוּא מְשַׁלֵּם קֶרֶן עַל גֶּזֶל אָבִיו – בִּזְמַן שֶׁנִּשְׁבַּע הוּא וְאָבִיו. אָבִיו וְלֹא הוּא, הוּא וְלֹא אָבִיו, לֹא הוּא וְלֹא אָבִיו – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: גְּזֵילָה וָעוֹשֶׁק, אֲבֵידָה וּפִקָּדוֹן – יֵשׁ תַּלְמוּד.Et de plus, il a été enseigné dans cette même baraïta : Je dirai encore : quand paie-t-il le principal sur le vol de son père ? Lorsque lui et son père ont juré. Son père et non lui, lui et non son père, ni lui ni son père : d'où sait-on qu'il paie aussi le principal ? Le verset enseigne : « vol et extorsion, objet perdu et dépôt » (Lévitique 5, 23) – yèch talmoud (il y a là matière à déduction).
- וְיָתֵיב רַב הוּנָא וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בְּרֵיהּ: ״יֵשׁ תַּלְמוּד״ קָאָמַר מָר, אוֹ ״יִשְׁתַּלְמוּ״ קָאָמַר מָר? אֲמַר לֵיהּ: ״יֵשׁ תַּלְמוּד״ קָאָמֵינָא, וּמֵרִיבּוּיָא דִּקְרָאֵי אֲמַרִי.Et Rav Houna était assis et récitait cet enseignement. Rabba, son fils, lui dit : « Le Maître dit-il yèch talmoud (il y a matière à déduction) ou le Maître dit-il yichtalmou (ils seront payés) ? » Il lui répondit : « Je dis yèch talmoud, et je le dis à partir de l'extension des versets. » Il est donc établi que l'héritier paie le principal, ce qui réfute la réponse de Rav Na'hman.
- אֶלָּא מַאי ״לֹא הוֹדָה״? לֹא הוֹדָה אָבִיו, וְהוֹדָה בְּנוֹ.Mais alors, que signifie « il n'a pas avoué » ? Qu'il n'a pas avoué, lui, son père, et que son fils a avoué. C'est pourquoi celui-ci paie le principal.
- וְנִחַיַּיב בְּנוֹ חוֹמֶשׁ אַשְּׁבוּעָה דִידֵיהּ! אָמְרִי: בְּשֶׁאֵין גְּזֵילָה קַיֶּימֶת. אִי בְּשֶׁאֵין גְּזֵילָה קַיֶּימֶת, אֲפִילּוּ קֶרֶן נָמֵי לָא מְשַׁלֵּם! לָא צְרִיכָא, דְּאִיכָּא אַחְרָיוּת.Mais que son fils soit donc 'hayav (tenu de payer) le cinquième pour son propre serment ! On a dit : il s'agit du cas où l'objet volé n'existe plus. Le fils n'était alors pas tenu de le rendre, et son serment n'entraîne aucun cinquième. Si l'objet volé n'existe plus, il ne devrait pas non plus payer le principal ! Non, c'est nécessaire dans le cas où il y a des biens garantis, c'est-à-dire des terres héritées du voleur.
- וְכִי אִיכָּא אַחְרָיוּת נְכָסִים מַאי הָוֵי? מִלְוָה עַל פֶּה הִיא, וּמִלְוָה עַל פֶּה אֵינוֹ גּוֹבֶה לֹא מִן הַיּוֹרְשִׁין וְלֹא מִן הַלָּקוֹחוֹת!Et quand il y a des biens garantis, qu'importe ? C'est une dette verbale, et pour une dette verbale, on ne recouvre ni sur les héritiers ni sur les acheteurs !
- אָמְרִי:On a dit :
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