Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין. אִי בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, אֲפִילּוּ חוֹמֶשׁ נָמֵי מְשַׁלֵּם! אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: לְפִי שֶׁאֵין מְשַׁלְּמִין חוֹמֶשׁ עַל כְּפִירַת שִׁעְבּוּד קַרְקָעוֹת.Il s'agit du cas où le père a comparu en justice et a été condamné ; la dette est alors comme une reconnaissance écrite, recouvrable sur les héritiers. Si c'est lorsqu'il a comparu en justice, il devrait payer même le cinquième ! Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : il en est exempt, parce qu'on ne paie pas le cinquième pour la négation d'une hypothèque sur des terres.
- רָבָא אָמַר: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה דִּיסַקַּיָּיא שֶׁל אָבִיו מוּפְקֶדֶת בְּיַד אֲחֵרִים; קֶרֶן מְשַׁלֵּם – דְּהָא אִיתֵיהּ, חוֹמֶשׁ לָא מְשַׁלֵּם – דְּכִי אִישְׁתְּבַע בְּקוּשְׁטָא אִישְׁתְּבַע, דְּהָא לָא הֲוָה יָדַע.Rava a dit : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où le sac (dissakaya) de son père, contenant l'objet volé, était déposé entre les mains d'autres personnes. L'héritier paie le principal, puisque l'objet existe ; il ne paie pas le cinquième, car lorsqu'il a juré, il a juré en vérité, puisqu'il ne savait pas que son père l'avait volé.
- חוּץ מִפָּחוֹת שָׁוֶה פְּרוּטָה בַּקֶּרֶן כּוּ׳. אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין גְּזֵילָה קַיֶּימֶת, אֲבָל גְּזֵילָה קַיֶּימֶת – צָרִיךְ לֵילֵךְ אַחֲרָיו; חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תִּיַּיקֵּר.La Michna a enseigné : Sauf s'il reste moins que la valeur d'une perouta (la plus petite pièce) sur le principal, etc. Rav Pappa a dit : on ne l'a enseigné que lorsque l'objet volé n'existe plus ; mais si l'objet volé existe, il doit le poursuivre, car nous craignons qu'il ne prenne de la valeur.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב פָּפָּא: לָא שְׁנָא גְּזֵילָה קַיֶּימֶת וְלָא שְׁנָא שֶׁאֵין גְּזֵילָה קַיֶּימֶת – אֵינוֹ צָרִיךְ לֵילֵךְ אַחֲרָיו; לְשֶׁמָּא תִּיַּיקֵּר לָא חָיְישִׁינַן.Certains disent que Rav Pappa a dit : que l'objet volé existe ou qu'il n'existe plus, cela ne fait pas de différence : il n'a pas besoin de le poursuivre ; nous ne craignons pas qu'il ne prenne de la valeur.
- אָמַר רָבָא: גָּזַל שָׁלֹשׁ אֲגוּדּוֹת בְּשָׁלֹשׁ פְּרוּטוֹת, וְהוּזְלוּ וְעָמְדוּ עַל שְׁתַּיִם; אִם הֶחְזִיר לוֹ שְׁתַּיִם – חַיָּיב לְהַחֲזִיר לוֹ אַחֶרֶת. וְתַנָּא תּוּנָא: גָּזַל חָמֵץ וְעָבַר עָלָיו הַפֶּסַח – אוֹמֵר לוֹ: ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״.Rava a dit : s'il a volé trois bottes valant trois peroutot, qu'elles ont perdu de leur valeur et sont tombées à deux peroutot, s'il lui en a rendu deux, il doit lui rendre l'autre. Et le Tanna l'a enseigné lui aussi (plus haut, 96b) : S'il a volé du 'hamets (pain levé) et que Pessa'h est passé dessus, rendant tout profit interdit, il lui dit : « Voici ce qui est à toi devant toi. »
- טַעְמָא דְּאִיתֵיהּ בְּעֵינֵיהּ; הָא לֵיתֵיהּ בְּעֵינֵיהּ, אַף עַל גַּב דְּהַשְׁתָּא לָאו מָמוֹנָא, כֵּיוָן דְּמֵעִיקָּרָא מָמוֹנָא הוּא – בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי; הָכָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּהַשְׁתָּא לֹא שָׁוֶה פְּרוּטָה [כֵּיוָן דְּמֵעִיקָּרָא הָוֵי שָׁוֶה פְּרוּטָה] – בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי.La raison en est qu'il existe tel quel ; mais s'il n'existe plus tel quel, bien que maintenant ce ne soit plus de l'argent, puisqu'à l'origine c'était de l'argent, il doit payer. Ici aussi, bien que maintenant la troisième botte ne vaille pas une perouta, [puisqu'à l'origine elle valait une perouta,] il doit payer.
- בָּעֵי רָבָא: גָּזַל שְׁתֵּי אֲגוּדּוֹת, בִּפְרוּטָה וְהֶחְזִיר לוֹ אַחַת מֵהֶן – מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: הַשְׁתָּא לֵיכָּא גְּזֵילָה; אוֹ דִלְמָא, הָא לָא [אַ]הְדַּר גְּזֵילָה דַּהֲוַאי גַּבֵּיהּ?Rava a demandé : s'il a volé deux bottes valant ensemble une perouta, et qu'il lui en a rendu une, qu'en est-il ? Disons-nous : maintenant, il n'y a plus d'objet volé entre ses mains, puisque ce qui reste vaut moins d'une perouta ; ou peut-être : il n'a pas rendu l'objet volé qui était chez lui ?
- הֲדַר פַּשְׁטַהּ: גְּזֵילָה אֵין כָּאן, הֲשָׁבָה אֵין כָּאן. אִי גְּזֵילָה אֵין כָּאן – הֲשָׁבָה יֵשׁ כָּאן! הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁגְּזֵילָה אֵין כָּאן, מִצְוַת הֲשָׁבָה אֵין כָּאן.Il l'a ensuite tranché lui-même : il n'y a pas ici d'objet volé, il n'y a pas ici de restitution. S'il n'y a pas ici d'objet volé, il y a donc ici restitution ! Voici ce qu'il veut dire : bien qu'il n'y ait pas ici d'objet volé, de sorte qu'il est dispensé de rendre la seconde botte, il n'y a pas ici de mitsva (commandement) de restitution, puisque la botte rendue valait elle aussi moins d'une perouta.
- וְאָמַר רָבָא, הֲרֵי אָמְרוּ: נָזִיר שֶׁגִּילַּח וְשִׁיֵּיר שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם; בָּעֵי רָבָא: גִּילַּח אַחַת וְנָשְׁרָה אַחַת, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: נָזִיר שֶׁגִּילַּח אַחַת אַחַת קָא מִבַּעְיָא לֵיהּ לְרָבָא?!Et Rava a dit : voici, ils ont dit : un nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) qui s'est rasé en laissant deux cheveux n'a rien fait. Rava a demandé : s'il en a rasé un et qu'un est tombé, qu'en est-il ? Rav A'ha de Difti dit à Ravina : un nazir qui se rase un cheveu après l'autre, Rava pose-t-il la question ?! Il est clair que cela vaut rasage.
- אֲמַר לֵיהּ: לָא צְרִיכָא, כְּגוֹן שֶׁנָּשְׁרָ[ה] אַחַת מֵהֶן, וְגִילַּח אַחַת; מִי אָמְרִינַן: הַשְׁתָּא מִיהַת הָא לֵיכָּא שִׁיעוּר; אוֹ דִלְמָא, הָא לָאו גִּילּוּחַ הוּא – דְּמֵעִיקָּרָא הָא שַׁיַּיר שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, וְהַשְׁתָּא כִּי גִּילַּח לָא הָוֵי שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת?Il lui répondit : non, c'est nécessaire dans le cas où l'un d'eux est tombé, et où il a rasé l'autre. Disons-nous : maintenant, en tout cas, il n'y a pas la mesure qui fait obstacle ; ou peut-être : ce n'est pas un rasage, car à l'origine il a laissé deux cheveux, et maintenant, quand il a rasé, il n'y avait pas deux cheveux ?
- הֲדַר פַּשְׁטַהּ: שֵׂעָר אֵין כָּאן, גִּילּוּחַ אֵין כָּאן. אִי שֵׂעָר אֵין כָּאן – גִּילּוּחַ יֵשׁ כָּאן! הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁשֵּׂעָר אֵין כָּאן, מִצְוַת גִּילּוּחַ אֵין כָּאן.Il l'a ensuite tranché lui-même : il n'y a pas ici de cheveux, il n'y a pas ici de rasage. S'il n'y a pas ici de cheveux, il y a donc ici rasage ! Voici ce qu'il veut dire : bien qu'il n'y ait pas ici de cheveux, il n'y a pas ici de mitsva de rasage.
- וְאָמַר רָבָא, הֲרֵי אָמְרוּ: חָבִית שֶׁנִּיקְּבָה, וּסְתָמוּהָ שְׁמָרִים – הִצִּילוּהָ. בָּעֵי רָבָא: אָגַף חֶצְיָהּ, מַהוּ?Et Rava a dit : voici, ils ont dit (Kélim 10, 6) : une jarre qui a été percée et que la lie a bouchée : celle-ci l'a sauvée de l'impureté, avec ce qu'elle contient. Rava a demandé : s'il a bouché la moitié du trou, qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: לָאו מִשְׁנָתֵנוּ הִיא זוֹ? דִּתְנַן: חָבִית שֶׁנִּיקְּבָה וּסְתָמוּהָ שְׁמָרִים – הִצִּילוּהָ. פְּקָקָהּ בִּזְמוֹרָה – עַד שֶׁיְּמָרַח. הָיוּ בָּהּ שְׁתַּיִם – עַד שֶׁיְּמָרַח מִן הַצְּדָדִים, וּבֵין זְמוֹרָה לַחֲבֶירְתָּהּ.Rav Yeimar dit à Rav Achi : n'est-ce pas notre Michna ? Car nous avons appris : une jarre qui a été percée et que la lie a bouchée : celle-ci l'a sauvée. S'il l'a bouchée avec un sarment, elle n'est pas protégée jusqu'à ce qu'il enduise d'argile. S'il y en avait deux, pas jusqu'à ce qu'il enduise sur les côtés et entre un sarment et l'autre.
- טַעְמָא דְּמָרַח, הָא לָא מָרַח – לָא; אַמַּאי? וְתִיהְוֵי כִּי אָגַף חֶצְיָהּ!La raison en est qu'il a enduit ; mais s'il n'a pas enduit, non. Pourquoi ? Que ce soit donc comme s'il avait bouché la moitié ! La Michna résoudrait donc la question de Rava.
- אָמְרִי: הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם – אִי לָא מָרַח לָא קָאֵי, אָגַף חֶצְיָהּ – בְּמִידֵּי דְּקָאֵי קָאֵי.On a répondu : comment comparer ?! Là-bas, s'il n'enduit pas, le sarment ne tient pas ; mais s'il a bouché la moitié, c'est avec une matière qui tient qu'il tient. La question de Rava reste donc entière.
- וְאָמַר רָבָא, הֲרֵי אָמְרוּ: גָּזַל חָמֵץ וְעָבַר עָלָיו הַפֶּסַח – אוֹמֵר לוֹ: ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״. בָּעֵי רָבָא:Et Rava a dit : voici, ils ont dit : s'il a volé du 'hamets et que Pessa'h est passé dessus, il lui dit : « Voici ce qui est à toi devant toi. » Rava a demandé :
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