Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבָא רָמֵי, תְּנַן: בֶּגֶד שֶׁצְּבָעוֹ בִּקְלִיפֵּי עׇרְלָה – יִדָּלֵק; אַלְמָא חֲזוּתָא מִילְּתָא הִיא. וּרְמִינְהִי: רְבִיעִית דָּם שֶׁנִּבְלְעָה בַּבַּיִת – הַבַּיִת טָמֵא. וְאָמְרִי לַהּ: הַבַּיִת טָהוֹר. וְלָא פְּלִיגִי, הָא בְּכֵלִים דַּהֲווֹ מֵעִיקָּרָא, הָא בְּכֵלִים דַּאֲתוֹ לְבַסּוֹף.Rava a soulevé une contradiction : Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Orla 3, 1) : un vêtement qu'on a teint avec des écorces d'orla (fruits d'un arbre durant ses trois premières années, interdits de jouissance) sera brûlé. Il en ressort que l'aspect est une chose réelle. Et oppose-lui cette Michna (Ohalot 3, 2) : un quart de log de sang d'un mort qui s'est absorbé dans le sol d'une maison – la maison est impure, c'est-à-dire les ustensiles qui s'y trouvent. Et certains disent : la maison est pure. Et ils ne divergent pas : celui-ci parle des ustensiles qui y étaient dès le début, avant que le sang ne soit absorbé, celui-là des ustensiles qui sont arrivés à la fin.
- נִבְלְעָה בִּכְסוּת – רוֹאִין; אִם מִתְכַּבֶּסֶת הַכְּסוּת וְיוֹצָא מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם – טְמֵאָה, וְאִם לָאו – טְהוֹרָה!Si le sang s'est absorbé dans un vêtement, on examine : si, lorsqu'on lave le vêtement, il en sort un quart de log de sang, il est impur ; et sinon, il est pur. Il en ressort que le sang resté dans le vêtement ne compte pas, bien qu'il y soit visible, et que l'aspect n'est donc pas une chose réelle !
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: מִקּוּלֵּי רְבִיעִיּוֹת שָׁנוּ כָּאן; בְּדַם תְּבוּסָה דְּרַבָּנַן.Rav Kahana a dit : c'est parmi les indulgences des quarts de log qu'on a enseigné ici : il s'agit du dam tevoussa (sang mêlé, écoulé d'un mourant et d'un mort), qui n'est impur que d'ordre rabbinique.
- רָבָא רָמֵי, תְּנַן: מִמִּין הַצּוֹבְעִין – סְפִיחֵי סְטִיס וְקוֹצָה, יֵשׁ לָהֶן שְׁבִיעִית וְלִדְמֵיהֶן שְׁבִיעִית, יֵשׁ לָהֶן בִּיעוּר וְלִדְמֵיהֶן בִּיעוּר. אַלְמָא עֵצִים יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשַּׁת שְׁבִיעִית.Rava a soulevé une autre contradiction : Nous avons appris dans la Michna (Chevi'it 7, 1) : parmi les espèces qui servent à teindre, les pousses spontanées de setis et de kotsa sont soumises à la Chevi'it (la sainteté de la septième année), et leur prix est soumis à la Chevi'it ; elles sont soumises au bi'our (l'élimination à la saison où ces produits ne sont plus disponibles dans les champs), et leur prix est soumis au bi'our. Il en ressort que le bois est soumis à la sainteté de la Chevi'it, bien qu'il ne soit pas comestible !
- וּרְמִינְהִי: עֲלֵי קָנִים וַעֲלֵי גְפָנִים שֶׁגִּיבְּבָן בְּחֵבֶא עַל פְּנֵי הַשָּׂדֶה, לִקְּטָן לַאֲכִילָה – יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשַּׁת שְׁבִיעִית, לְעֵצִים – אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשַּׁת שְׁבִיעִית!Et oppose-lui cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : des feuilles de roseaux et des feuilles de vigne qu'on a amassées en réserve sur la surface du champ : si on les a ramassées pour la consommation, elles sont soumises à la sainteté de la Chevi'it ; si c'est pour en faire du bois, elles ne sont pas soumises à la sainteté de la Chevi'it !
- וּמְשַׁנֵּי, אָמַר קְרָא: ״לְאׇכְלָה״ – בְּמִי שֶׁהֲנָאָתוֹ וּבִיעוּרוֹ שָׁוִין, יָצְאוּ עֵצִים שֶׁהֲנָאָתָן אַחַר בִּיעוּרָן.Et il répond : le verset dit : « Pour la consommation » (Lévitique 25, 6) : cela concerne ce dont la jouissance et la disparition coïncident ; le bois, dont la jouissance vient après la disparition, est exclu, car on en jouit surtout une fois devenu braise.
- וְהָא אִיכָּא עֵצִים דְּמִשְׁחָן, דַּהֲנָאָתָן וּבִיעוּרָן שָׁוִין!La Guemara objecte : Mais il y a le bois demich'han, qui éclaire comme une lampe selon Rachi, ou qui réchauffe selon Rabbénou 'Hananel, dont la jouissance et la disparition coïncident !
- אָמַר רָבָא:Rava a dit :
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