Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בֵּית חַיֵּיהֶם. ״אֶת הַדֶּרֶךְ״ – זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים. ״יֵלְכוּ״ – זוֹ בִּיקּוּר חוֹלִים. ״בָּהּ״ – זוֹ קְבוּרָה. ״אֶת הַמַּעֲשֶׂה״ – זֶה הַדִּין. ״אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן״ – זוֹ לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין.le foyer de leur vie, c'est-à-dire l'étude de la Torah, source de la vie. « Le chemin » – ce sont les actes de bonté. « Ils marcheront » – c'est la visite des malades. « Y » – c'est l'enterrement des morts. « L'œuvre » – c'est le droit strict. « Qu'ils feront » – c'est agir en deçà de la ligne du droit, c'est-à-dire aller au-delà de ce que la loi exige (Exode 18, 20).
- רֵישׁ לָקִישׁ אַחְוִי לֵיהּ דִּינָרָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר. אֲמַר: מְעַלְּיָא הוּא. אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי דַּעֲלָךְ קָא סָמַכְינָא. אֲמַר לֵיהּ: כִּי סָמְכַתְּ עֲלַי מַאי לְמֵימְרָא, דְּאִי מִשְׁתְּכַח בִּישָׁא – בָּעֵינָא לְאַיחְלוֹפֵי לָךְ? וְהָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ: רַבִּי מֵאִיר הוּא, דְּדָאֵין דִּינָא דִּגְרָמֵי. מַאי, לָאו רַבִּי מֵאִיר – וְלָא סְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ?La Guemara rapporte : Rech Lakich montra un dinar à Rabbi Elazar pour le faire estimer. Rabbi Elazar dit : il est bon. Il lui dit : Rech Lakich reprit : vois que je m'appuie sur toi. Il lui dit : Rabbi Elazar répondit : quand tu t'appuies sur moi, que veux-tu dire ? Que si le dinar se révèle mauvais, je devrai te l'échanger contre un bon ? Mais c'est toi qui as dit : c'est Rabbi Méïr qui juge le dina degarmi (la responsabilité pour un dommage causé indirectement) ! N'est-ce pas que tu voulais dire : c'est l'opinion de Rabbi Méïr, et nous ne pensons pas comme lui ?
- אֲמַר לֵיהּ: לָא, רַבִּי מֵאִיר – וּסְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ.Rech Lakich lui dit : non, je voulais dire : c'est l'opinion de Rabbi Méïr, et nous pensons comme lui.
- הֵי רַבִּי מֵאִיר? אִילֵימָא רַבִּי מֵאִיר (ד׳ ל׳ מ׳ פ׳ סִימָן)La Guemara demande : Quel enseignement de Rabbi Méïr vise-t-il ? Si l'on dit que c'est celui de Rabbi Méïr qui suit… (moyen mnémotechnique : dalet, lamed, mem, pé, initiales des quatre enseignements de Rabbi Méïr cités ci-dessous : dan, « il a jugé » ; litsboa, « pour teindre » ; mesakekh, « qui fait s'étendre » ; pirtsa, « brèche »)
- דִּתְנַן: דָּן אֶת הַדִּין; זִיכָּה אֶת הַחַיָּיב; חִיֵּיב אֶת הַזַּכַּאי; טִימֵּא אֶת הַטָּהוֹר; טִיהֵר אֶת הַטָּמֵא – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי, וִישַׁלֵּם מִבֵּיתוֹ.comme nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Bekhorot 28b) : si un juge a jugé un procès et s'est trompé, s'il a innocenté le coupable ou condamné l'innocent, s'il a déclaré impur ce qui est pur ou déclaré pur ce qui est impur, ce qu'il a fait est fait, et il paiera de sa maison, c'est-à-dire sur ses biens propres. Il serait donc responsable d'un dommage causé indirectement.
- הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר רַב: וְהוּא שֶׁנָּטַל וְנָתַן בַּיָּד!La Guemara écarte cela : Mais il a été dit à son sujet : Rabbi Ilea a dit au nom de Rav : et cela ne vaut que lorsqu'il a pris et donné de sa main ; le juge a lui-même pris l'argent à l'un pour le remettre à l'autre, et ce n'est donc pas un dommage indirect !
- אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דִּתְנַן: לִצְבּוֹעַ לוֹ אָדוֹם וּצְבָעוֹ שָׁחוֹר, שָׁחוֹר וּצְבָעוֹ אָדוֹם – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: נוֹתֵן לוֹ דְּמֵי צַמְרוֹ. הָתָם קָא עָבֵיד בְּיָדַיִם!Mais plutôt, il s'agit de cet enseignement de Rabbi Méïr, comme nous avons appris dans la Michna (Bava Kamma 100b) : si l'on a donné de la laine à un teinturier pour la lui teindre en rouge et qu'il l'a teinte en noir, ou en noir et qu'il l'a teinte en rouge, Rabbi Méïr dit : il lui donne la valeur de sa laine. La Guemara répond : Là, il agit de ses mains, et le dommage est direct !
- אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דִּתְנַן: הַמְסַכֵּךְ גַּפְנוֹ עַל גַּבֵּי תְּבוּאָתוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ – הֲרֵי זֶה קִידֵּשׁ, וְחַיָּיב. הָתָם נָמֵי קָא עָבֵיד בְּיָדַיִם!Mais plutôt, il s'agit de cet enseignement de Rabbi Méïr, comme nous avons appris dans la Michna (Kilayim 7, 4) : celui qui fait s'étendre sa vigne au-dessus de la céréale de son prochain – il l'a sanctifiée, c'est-à-dire rendue interdite au titre des kilayim (mélanges interdits des espèces), et il est passible de payer le dommage. La Guemara répond : Là aussi, il agit de ses mains !
- אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דְּתַנְיָא: מְחִיצַת הַכֶּרֶם שֶׁנִּפְרְצָה –Mais plutôt, il s'agit de cet enseignement de Rabbi Méïr, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : la clôture d'une vigne, voisine d'un champ de blé, qui s'est ouverte d'une brèche –
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