Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְבוּשָּׂם אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״ – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ עַד הָעֲצֶרֶת. וְ״יָשָׁן״ – מִשֶּׁל אֶשְׁתָּקַד, וּ״מְיוּשָּׁן״ – מִשֶּׁל שָׁלֹשׁ שָׁנִים.« C'est du vin épicé, donc bien conservé, que je te vends », il est tenu de lui fournir du vin qui se gardera jusqu'à Atséret (la fête de Chavouot). Et s'il a dit : du vin « vieux », il doit fournir du vin de l'an dernier ; et s'il a dit : du vin « vieilli », il doit fournir du vin de trois ans.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּקַנְקַנִּים דְּלוֹקֵחַ, אֲבָל בְּקַנְקַנִּים דְּמוֹכֵר – אָמַר לֵיהּ: הָא חַמְרָךְ וְהָא קַנְקַנָּךְ.GUEMARA : Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : lorsque la Michna (l'enseignement des Tannaïm) dispense le vendeur si le vin s'aigrit, ils n'ont enseigné cela que si le vin s'est aigri dans les jarres de l'acheteur ; mais dans les jarres du vendeur, l'acheteur peut lui dire : « Voici ton vin et voici ta jarre » : reprends-les et rembourse-moi, car s'il s'est aigri dans ses jarres d'origine, c'est qu'il était défectueux dès le départ.
- וְכִי קַנְקַנִּין דְּמוֹכֵר מַאי הָוֵי? לֵימָא לֵיהּ: לָא אִיבְּעִי לָךְ לְשַׁהוֹיֵי! לָא צְרִיכָא, דַּאֲמַר לֵיהּ לְמִקְפָּה.La Guemara demande : Et si le vin s'est aigri même dans les jarres du vendeur, qu'est-ce que cela change ? Qu'il lui dise : « Tu n'aurais pas dû le garder si longtemps après l'achat ! » La Guemara répond : Non, c'est nécessaire pour le cas où l'acheteur lui a dit qu'il achetait ce vin pour la cuisine, auquel cas il est entendu que le vin doit se conserver longtemps, puisqu'on n'en prend qu'un peu à chaque fois.
- וּמַאי דּוּחְקֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא לְאוֹקֹמַהּ לְמַתְנִיתִין בְּקַנְקַנִּין דְּלוֹקֵחַ – וְדַאֲמַר לֵיהּ לְמִקְפָּה? לוֹקְמֵהַּ בְּקַנְקְנִּין דְּמוֹכֵר, וּדְלָא אֲמַר לֵיהּ לְמִקְפָּה!La Guemara demande : Et qu'est-ce qui a contraint Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, à situer notre Michna dans le cas de jarres de l'acheteur, et où il lui a dit que le vin était pour la cuisine ? Qu'il la situe plutôt dans le cas de jarres du vendeur, et où il ne lui a pas dit que c'était pour la cuisine !
- אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ, דְּקָתָנֵי: אִם יָדוּעַ שֶׁיֵּינוֹ מַחְמִיץ – הֲרֵי זֶה מִקָּח טָעוּת. אַמַּאי? לֵימָא לֵיהּ: לָא אִיבְּעִי לָךְ לְשַׁהוֹיֵי! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ דַּאֲמַר לֵיהּ לְמִקְפָּה? שְׁמַע מִינַּהּ.Rava a dit : La Michna lui faisait difficulté, car elle enseigne dans sa suite : Si l'on sait de ce vendeur que son vin s'aigrit toujours, c'est une vente erronée. Pourquoi ? Qu'il lui dise : « Tu n'aurais pas dû le garder » ! N'est-ce pas plutôt qu'il faut en déduire que l'on parle du cas où l'acheteur lui a dit que c'était pour la cuisine ? La Guemara conclut : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- וּפְלִיגָא דְּרַב חִיָּיא בַּר יוֹסֵף – דְּאָמַר רַב חִיָּיא בַּר יוֹסֵף: חַמְרָא – מַזָּלָא דְמָרֵיהּ גָּרֵים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַף כִּי הַיַּיִן בֹּגֵד, גֶּבֶר יָהִיר וְגוֹ׳״Et Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, est en désaccord avec Rav 'Hiya bar Yossef, car Rav 'Hiya bar Yossef a dit : Le vin, c'est la fortune de son propriétaire qui cause son aigrissement, comme il est dit : « Et d'ailleurs le vin est traître, l'homme hautain, etc. » (Habacuc 2, 5) : le vin de l'homme hautain le trahit, s'aigrissant en punition de son orgueil. Aussi, le vin s'étant aigri après l'achat, l'acheteur ne peut en accuser le vendeur.
- אָמַר רַב מָרִי: הַאי מַאן דִּיהִיר – אֲפִילּוּ אַאִינָשֵׁי בֵיתֵיהּ לָא מִיקַּבַּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גֶּבֶר יָהִיר וְלֹא יִנְוֶה״ – מַאי ״וְלֹא יִנְוֶה״? בַּנָּוֶה שֶׁלּוֹ.La Guemara rapporte d'autres enseignements sur ce verset. Rav Mari a dit : Celui qui est hautain n'est pas accepté, même par les gens de sa maison, comme il est dit : « L'homme hautain, et il ne demeurera pas » (Habacuc 2, 5). Que signifie « et il ne demeurera pas » (velo yinvé) ? Qu'il n'est pas accepté même dans sa propre demeure (navé).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַמִּתְגָּאֶה בְּטַלִּית שֶׁל תַּלְמִיד חָכָם, וְאֵינוֹ תַּלְמִיד חָכָם – אֵין מַכְנִיסִין אוֹתוֹ בִּמְחִיצָתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. כְּתִיב הָכָא: ״וְלֹא יִנְוֶה״, וּכְתִיב הָתָם: ״אֶל נְוֵה קׇדְשֶׁךָ״.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Quiconque se glorifie dans le châle d'un érudit en Torah, alors qu'il n'est pas un érudit en Torah, on ne le fait pas entrer dans l'enceinte du Saint, béni soit-Il, dans le monde à venir. Il est écrit ici : « et il ne demeurera pas » (velo yinvé), et il est écrit là-bas : « vers Ta sainte demeure (névé) » (Exode 15, 13).
- אָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּזַבֵּין לֵיהּ חָבִיתָא דְחַמְרָא לְחַנְוָאָה אַדַּעְתָּא לְסַבּוֹיֵיהּ, וּתְקֵיף אַפַּלְגָא אוֹ אַתִּילְּתָא, דִּינָא הוּא דִּמְקַבֵּל לַהּ מִינֵּיהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא שַׁנִּי בְּבַרְזָא, אֲבָל שַׁנִּי בְּבַרְזָא – לָא. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא מְטָא יוֹמָא דְשׁוּקָא, אֲבָל מְטָא יוֹמָא דְשׁוּקָא – לָא.Rava a dit : Celui qui a vendu un tonneau de vin à un boutiquier dans l'idée de le débiter à ses clients, le boutiquier ne devant payer qu'à la fin du tonneau, et le vin a tourné alors qu'il en restait la moitié ou le tiers, la halakha (la loi) est qu'il doit le reprendre de lui, car le boutiquier ne paie que le vin vendu. Et nous n'avons dit cela que dans le cas où le boutiquier n'a pas changé de cannelle ; mais s'il a changé de cannelle, non : le vendeur ne le reprend pas. Et nous n'avons dit cela que si le jour du marché n'était pas arrivé, le boutiquier n'ayant pas eu l'occasion d'écouler le tonneau ; mais si le jour du marché était arrivé, non : le vendeur ne le reprend pas.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּקַבֵּיל חַמְרָא אַדַּעְתָּא דְּמַמְטֵי לֵיהּ לְפַרְווֹתָא דְּ״ווֹל שָׁפָט״, וְאַדְּמָטֵי הָתָם זָל; דִּינָא הוּא דִּמְקַבֵּל לֵיהּ.Et Rava a dit : dans le cas d'une association où l'un vend le vin de l'autre et où ils partagent le bénéfice, celui qui a reçu du vin dans l'idée de l'amener au port de Vol Chefat pour ne le vendre que là, et avant qu'il y arrive le prix du vin a baissé, la halakha est que le vigneron doit le reprendre et assumer la perte.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֲוָה חַלָּא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ רַב הִלֵּל לְרַב אָשֵׁי: כִּי הֲוַאן בֵּי רַב כָּהֲנָא, אֲמַר לַן: חַלָּא לָא, וּדְלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא.Ils ont posé la question : s'il est devenu du vinaigre avant d'arriver à destination, qu'en est-il ? Rav Hillel a dit à Rav Achi : Quand j'étais à l'école de Rav Kahana, il nous a dit : pour du vinaigre, non : le vigneron n'assume pas la perte ; et ce n'est pas conforme à Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, selon qui le vin s'aigrissant dans la jarre du vendeur est à sa charge ; car il se peut que ce soit la mauvaise fortune de l'intermédiaire qui ait causé l'aigrissement.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲפִילּוּ חַלָּא נָמֵי מְקַבֵּל. כְּמַאן? כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא.Et certains disent : Même s'il est devenu du vinaigre, le vigneron doit aussi le reprendre. Selon qui ? C'est conforme à Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina.
- ״יָשָׁן״ – מִשֶּׁל אֶשְׁתָּקַד כּוּ׳.Il est enseigné dans la Michna : du vin « vieux », c'est du vin de l'an dernier, etc.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.