Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַמְתַמֵּד, וְנָתַן מַיִם בְּמִדָּה, וּמָצָא כְּדֵי מִדָּתוֹ – פָּטוּר, וְרַבִּי יְהוּדָה מְחַיֵּיב. עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא בִּכְדֵי מִדָּתוֹ, אֲבָל בְּיוֹתֵר מִכְּדֵי מִדָּתוֹ – לָא פְּלִיגִי!Celui qui fait du tamad (piquette obtenue en trempant de la lie de vin dans l'eau), et a versé de l'eau par mesure, et a trouvé la même quantité, est exempté de la dîme, et Rabbi Yehouda oblige. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) explique la difficulté : Ils ne divergent donc que lorsque le résultat équivaut à sa quantité, mais lorsqu'il dépasse sa quantité, ils ne divergent pas, et tous s'accordent à dire que c'est du vin, ce qui contredit Rava !
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ בְּיוֹתֵר מִכְּדֵי מִדָּתוֹ פְּלִיגִי; וְהַאי דְּקָא מִיפַּלְגִי בִּכְדֵי מִדָּתוֹ, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יְהוּדָה.La Guemara répond : Il en va de même : même lorsque le résultat dépasse sa quantité, ils divergent. Et s'ils divergent dans la Michna lorsqu'il équivaut à sa quantité, c'est pour te faire connaître la force de l'opinion de Rabbi Yehouda, qui oblige même dans ce cas.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מֵרַב חִיָּיא בַּר אָבִין: שְׁמָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן טַעַם יַיִן, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ חַמְרָא הוּא? קִיּוּהָא בְּעָלְמָא הוּא.Rav Na'hman bar Its'hak a demandé à Rav 'Hiya bar Avin : la lie qui a le goût du vin, quelle est sa règle pour la bénédiction ? Il lui a dit : Penses-tu que c'est du vin ? Ce n'est qu'une simple âcreté.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁמָרִים שֶׁל תְּרוּמָה – רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי אָסוּר, וּשְׁלִישִׁי מוּתָּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף שְׁלִישִׁי, בְּנוֹתֵן טַעַם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), à propos des tamad successifs obtenus de la même lie : La lie de terouma (prélèvement donné au Cohen) : le premier et le deuxième tamad sont interdits à un non-Cohen, et le troisième est permis. Rabbi Méïr dit : même le troisième est interdit s'il donne du goût.
- וְשֶׁל מַעֲשֵׂר – רִאשׁוֹן אָסוּר, שֵׁנִי מוּתָּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף שֵׁנִי, בְּנוֹתֵן טַעַם. וְשֶׁל הֶקְדֵּשׁ – שְׁלִישִׁי אָסוּר, וּרְבִיעִי מוּתָּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף רְבִיעִי, בְּנוֹתֵן טַעַם.Et celle de la dîme (la seconde dîme) : le premier est interdit hors de Jérusalem, le deuxième est permis. Rabbi Méïr dit : même le deuxième est interdit s'il donne du goût. Et celle du bien consacré au Temple : jusqu'au troisième, il est interdit, et le quatrième est permis. Rabbi Méïr dit : même le quatrième est interdit s'il donne du goût.
- וּרְמִינְהִי: שֶׁל הֶקְדֵּשׁ – לְעוֹלָם אָסוּר, וְשֶׁל מַעֲשֵׂר – לְעוֹלָם מוּתָּר. קַשְׁיָא הֶקְדֵּשׁ אַהֶקְדֵּשׁ, קַשְׁיָא מַעֲשֵׂר אַמַּעֲשֵׂר!Et on oppose une autre baraïta : Celle du bien consacré est toujours interdite, et celle de la dîme est toujours permise. Il y a donc une difficulté entre le bien consacré et le bien consacré, et une difficulté entre la dîme et la dîme !
- הֶקְדֵּשׁ אַהֶקְדֵּשׁ לָא קַשְׁיָא – כָּאן בִּקְדוּשַּׁת הַגּוּף, כָּאן בִּקְדוּשַּׁת דָּמִים. מַעֲשֵׂר אַמַּעֲשֵׂר נָמֵי לָא קַשְׁיָא – כָּאן בְּמַעֲשֵׂר וַדַּאי, כָּאן בְּמַעֲשֵׂר דְּמַאי.Le bien consacré contre le bien consacré, ce n'est pas difficile : ici, dans la seconde baraïta, il s'agit d'une sainteté intrinsèque ; là, dans la première, d'une sainteté de valeur. La dîme contre la dîme non plus n'est pas difficile : ici, dans la première, il s'agit d'une dîme certaine ; là, dans la seconde, d'une dîme de demaï (produit dont le prélèvement est douteux).
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: כְּדֶרֶךְ שֶׁאָמְרוּ לְעִנְיַן אִיסּוּרָן, כָּךְ אָמְרוּ לְעִנְיַן הֶכְשֵׁירָן.Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yehotsadak : De même qu'ils ont statué pour leur interdit, ils ont statué pour leur faculté de rendre apte les aliments à contracter l'impureté.
- הֶכְשֵׁירָן דְּמַאי? אִי דְּמַיָּא – אַכְשׁוֹרֵי מַכְשְׁרִי! אִי דְּחַמְרָא – אַכְשׁוֹרֵי מַכְשְׁרִי! לָא צְרִיכָא, שֶׁתִּמְּדוֹ בְּמֵי גְשָׁמִים.Leur faculté de rendre apte, de quoi s'agit-il ? Si le tamad a le statut d'eau, elle rend apte ! Si c'est celui de vin, il rend apte aussi ! Ce n'est nécessaire que lorsqu'on a fait le tamad avec de l'eau de pluie, qui ne rend apte que si on la destine à un usage ; seul le statut de vin rendrait alors apte.
- וְכֵיוָן דְּקָא שָׁקֵיל וְרָמֵי לְהוּ לְמָנָא – אַחְשְׁבִינְהוּ! לָא צְרִיכָא, שֶׁנִּתַּמֵּד מֵאֵלָיו.Mais puisqu'il la prend et la verse dans un récipient, il lui a donné de l'importance ! La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que lorsque le tamad s'est fait de lui-même, par l'eau tombée sur la lie.
- וְכֵיוָן דְּקָא נָגֵיד – קַמָּא קַמָּא אַחְשְׁבִינְהוּ! אָמַר רַב פָּפָּא: בְּפָרָה שֶׁשּׁוֹתָה רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן.Mais puisqu'il le soutire chaque fois, il lui a donné de l'importance, afin que la pluie suivante produise un nouveau tamad ! Rav Pappa a dit : il s'agit d'une vache qui en boit au fur et à mesure, sans que personne n'ait eu d'intention, et du liquide tombe de sa bouche sur des aliments.
- אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: אֵין אוֹמְרִים קִידּוּשׁ הַיּוֹם, אֶלָּא עַל הַיַּיִן הָרָאוּי לִינָּסֵךְ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ.Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : On ne récite le Kiddouch du jour que sur un vin apte à être offert en libation sur l'autel.
- לְמַעוֹטֵי מַאי? אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי יַיִן מִגִּתּוֹ, וְהָא תָּאנֵי רַבִּי חִיָּיא: יַיִן מִגִּתּוֹ לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר; וְכֵיוָן דְּאִם הֵבִיא כָּשֵׁר, אֲנַן אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי!Que vient-on exclure ? Si l'on dit : exclure le vin tout frais de son pressoir, or Rabbi 'Hiya a enseigné : On n'apportera pas de vin de son pressoir en libation, mais si on l'a apporté, il est valable. Et puisque, si on l'a apporté, il est valable, nous, même d'emblée, nous pouvons l'employer pour le Kiddouch !
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.