Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָנֶה?! מָאתָן וְאַרְבְּעִין הָווּ! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ מָנֶה שֶׁל קֹדֶשׁ – כָּפוּל הָיָה; וּשְׁמַע מִינַּהּ מוֹסִיפִין עַל הַמִּדּוֹת – וְאֵין מוֹסִיפִין יוֹתֵר מִשְּׁתוּת; וּשְׁמַע מִינַּהּ שְׁתוּתָא – מִלְּבַר.Difficulté : Un mané ?! Soixante chékels, à quatre dinars le chékel, font deux cent quarante dinars, alors qu'un mané (unité monétaire et pondérale) n'en vaut que cent, soit vingt-cinq chékels ! Mais plutôt, déduis-en trois enseignements : Déduis-en que le mané du sanctuaire était doublé, soit cinquante chékels au lieu de vingt-cinq ; et déduis-en, puisque Yé'hezkel en compte soixante, que l'on ajoute aux mesures, mais que l'on n'ajoute pas plus d'un sixième ; et déduis-en que le sixième se calcule de l'extérieur, c'est-à-dire qu'il est un sixième de la somme finale, donc un cinquième de la somme de départ.
- רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל תַּקֵּין כְּיָילָא בַּר תְּלָתָא קְפִיזֵי. אֲמַרוּ לֵיהּ, וְהָא אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מוֹסִיפִין עַל הַמִּדּוֹת יוֹתֵר מִשְּׁתוּת! אֲמַר לְהוּ: אֲנָא כְּיָילָא חַדְתָּא תַּקֵּינִי. שַׁדְּרֵיהּ לְפוּמְבְּדִיתָא – וְלָא קַבְּלוּהּ, שַׁדְּרֵיהּ לְפַאפּוּנְיָא – וְקַבְּלוּהּ; וְקָרוּ לֵיהּ: ״רוּז פָּפָּא״.Rav Pappa bar Chmouel a institué une mesure de trois kefiza, soit trois log (mesure de capacité). Ils lui ont dit : Mais Chmouel n'a-t-il pas dit : On n'ajoute pas aux mesures plus d'un sixième ? Or tu ajoutes un tiers au demi-kav existant, qui vaut deux log. Il leur a dit : Moi, c'est une mesure nouvelle que j'ai instituée. Il l'a envoyée à Poumbedita, et ils ne l'ont pas acceptée ; il l'a envoyée à Papouniya, et ils l'ont acceptée, et ils l'ont appelée « Rouz Pappa », la mesure de Pappa.
- (סִימָן: אוֹצְרֵי פֵירוֹת, אֵין אוֹצְרִין, וְאֵין מוֹצִיאִין, וְאֵין מִשְׂתַּכְּרִין פַּעֲמַיִם בְּבֵיצִים, מַתְרִיעִין, וְלֹא מוֹצִיאִין.)(Moyen mnémotechnique : Ceux qui accaparent les fruits ; on n'accapare pas ; on n'exporte pas ; on ne fait pas de profit ; deux fois sur les œufs ; on sonne l'alarme ; on ne sort pas.)
- תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹצְרֵי פֵירוֹת, וּמַלְוֵי בְּרִבִּית, וּמַקְטִינֵי אֵיפָה, וּמַפְקִיעֵי שְׁעָרִים – עֲלֵיהֶן הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״לֵאמֹר מָתַי יַעֲבֹר הַחֹדֶשׁ וְנַשְׁבִּירָה שֶּׁבֶר, וְהַשַּׁבָּת וְנִפְתְּחָה בָּר, לְהַקְטִין אֵיפָה וּלְהַגְדִּיל שֶׁקֶל, וּלְעַוֵּת מֹאזְנֵי מִרְמָה״. וּכְתִיב: ״נִשְׁבַּע ה׳ בִּגְאוֹן יַעֲקֹב, אִם אֶשְׁכַּח לָנֶצַח כׇּל מַעֲשֵׂיהֶם״.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Ceux qui accaparent les fruits, provoquant la pénurie, ceux qui prêtent à intérêt, ceux qui réduisent l'épha (la mesure) et ceux qui font monter les prix du marché : à leur sujet le verset dit : « en disant : Quand la néoménie sera-t-elle passée, que nous vendions du grain, et le Chabbat, que nous ouvrions nos réserves de blé, en réduisant l'épha, en grossissant le chékel et en faussant les balances de tromperie » (Amos 8, 5). Et il est écrit : « Hachem a juré par l'orgueil de Yaakov : Jamais Je n'oublierai aucune de leurs actions » (Amos 8, 7).
- אוֹצְרֵי פֵירוֹת – כְּגוֹן מַאן? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּגוֹן שַׁבְּתַי אַצָּר פֵּירוֹת.Ceux qui accaparent les fruits : comme qui ? Rabbi Yo'hanan a dit : Comme Chabtaï, l'accapareur de fruits, qui achetait de grandes quantités pour les revendre cher.
- אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל מְזַבֵּין לְהוּ לְפֵירֵי בְּתַרְעָא חָרְפָא, כְּתַרְעָא חָרְפָא. שְׁמוּאֵל בְּרֵיהּ, מַשְׁהֵי לְפֵירֵי, וּמְזַבֵּין לְהוּ בְּתַרְעָא אַפְלָא – כְּתַרְעָא חָרְפָא. שְׁלַחוּ מִתָּם: טָבָא דְּאַבָּא מִדִּבְרָא. מַאי טַעְמָא? תַּרְעָא דְּרָוַוח – רָוַוח.Le père de Chmouel vendait ses fruits au moment du prix précoce, au prix précoce, quand les fruits sont bon marché. Chmouel, son fils, gardait les fruits et les vendait au moment du prix tardif, quand ils sont chers, au prix précoce. On a envoyé de là-bas, de la terre d'Israël : Meilleur est le comportement du père que celui du fils. Quelle en est la raison ? Un prix qui s'est relâché reste relâché : celui qui met ses fruits sur le marché en début de saison maintient le prix bas toute l'année, tandis qu'un prix qui part haut ne redescend pas facilement.
- אָמַר רַב: עוֹשֶׂה אָדָם אֶת קַבּוֹ אוֹצָר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין אוֹצְרִין פֵּירוֹת – דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן חַיֵּי נֶפֶשׁ, כְּגוֹן: יֵינוֹת, שְׁמָנִין וּסְלָתוֹת. אֲבָל תְּבָלִין, כַּמּוֹן וּפִלְפְּלִין – מוּתָּר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּלוֹקֵחַ מִן הַשּׁוּק, אֲבָל בְּמַכְנִיס מִשֶּׁלּוֹ – מוּתָּר.Rav a dit : Un homme fait de son propre kav (petite mesure de capacité) une réserve : il peut stocker le produit de son champ et ne le vendre que plus tard. Il a été enseigné de même dans une baraïta : On n'accapare pas les fruits – les denrées qui sont nécessaires à la vie, telles que les vins, les huiles et les farines. Mais les épices, comme le cumin et les poivres, c'est permis. De quel cas ces paroles parlent-elles ? De celui qui achète au marché pour revendre plus tard ; mais pour celui qui rentre la récolte de son propre champ, c'est permis.
- וּמוּתָּר לָאָדָם לֶאֱצוֹר פֵּירוֹת בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שָׁלֹשׁ שָׁנִים – עֶרֶב שְׁבִיעִית, וּשְׁבִיעִית, וּמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית.Et il est permis à un homme d'accaparer des fruits en terre d'Israël pendant trois ans : la veille de la septième année (chemita, année sabbatique), la septième année, et l'année qui suit la septième : la terre étant en jachère, la récolte de la sixième année doit durer jusque-là.
- וּבִשְׁנֵי בַצּוֹרֶת – אֲפִילּוּ קַב חָרוּבִין לֹא יֶאֱצוֹר, מִפְּנֵי שֶׁמַּכְנִיס מְאֵרָה בַּשְּׁעָרִים. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא לְפוּגָא שַׁמָּעֵיהּ: פּוּק אֱצַר לִי פֵּירֵי שָׁלֹשׁ שָׁנִים – עֶרֶב שְׁבִיעִית, וּשְׁבִיעִית, וּמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית.Et dans les années de sécheresse, on n'accapare pas même un kav de caroubes, car on fait entrer une malédiction dans les prix, chacun craignant de vendre. Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit à Pouga, son serviteur : Sors, accapare-moi des fruits pour trois ans : la veille de la septième année, la septième année, et l'année qui suit la septième.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מוֹצִיאִין פֵּירוֹת מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן חַיֵּי נֶפֶשׁ, כְּגוֹן: יֵינוֹת, שְׁמָנִים וּסְלָתוֹת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא מַתִּיר בַּיַּיִן, מִפְּנֵי שֶׁמְּמַעֵט אֶת הַתִּיפְלָה. וּכְשֵׁם שֶׁאֵין מוֹצִיאִין מֵאֶרֶץ לְחוּץ לָאָרֶץ, כָּךְ אֵין מוֹצִיאִין מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְסוּרְיָא. וְרַבִּי מַתִּירNos Maîtres ont enseigné : On n'exporte pas de fruits de la terre d'Israël – les denrées qui sont nécessaires à la vie, telles que les vins, les huiles et les farines, car cela en renchérit le prix en terre d'Israël. Rabbi Yehouda ben Beteira permet pour le vin, car cela réduit la débauche. Et de même qu'on n'exporte pas de la terre d'Israël vers l'extérieur de la terre, ainsi on n'exporte pas de la terre d'Israël vers la Syrie. Et Rabbi (Yehouda HaNassi) permet d'exporter
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