Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְעוּכְלָא. וְכַמָּה הִיא עוּכְלָא? אֶחָד מֵחֲמִשָּׁה בִּרְבִיעַ. וּבְמִדַּת הַלַּח הוּא עוֹשֶׂה הִין, וַחֲצִי הִין, וּשְׁלִישִׁית הַהִין, וּרְבִיעִית הַהִין, וְלוֹג, וַחֲצִי לוֹג, וּרְבִיעִית, וּשְׁמִינִית, וְאֶחָד מִשְּׁמוֹנָה בִּשְׁמִינִית – וְזֶהוּ קוּרְטוֹב.et un oukhla. Et combien vaut un oukhla ? Un cinquième d'un quart de kav (le kav étant une mesure de capacité). Et pour les mesures de liquides, on fabrique un hine, qui vaut douze log, un demi-hine, soit six log, un tiers de hine, soit quatre log, un quart de hine, soit trois log, un log, un demi-log, un quart de log, un huitième de log, et un huitième d'un huitième de log, et c'est cette dernière mesure qui est le kortov.
- וְלֶעְבֵּיד נָמֵי קַבַּיִים! אָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בְּתַרְקַב. אַלְמָא טָעוּ אִינָשֵׁי תִּילְתָּא – אִי הָכִי, קַב נָמֵי לָא לֶיעְבֵּיד; דְּאָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בַּחֲצִי תַּרְקַב! אֶלָּא קַבַּיִים הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא עָבֵיד – דְּאָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בַּחֲצִי תַּרְקַב.La Guemara demande : Et que l'on fabrique aussi une mesure de deux kav ! Elle répond : Cette mesure n'est pas utilisée, car les gens en viendraient à la confondre avec un tarkav, qui vaut trois kav. La Guemara observe : Il en ressort que les gens se trompent d'un tiers de la mesure. S'il en est ainsi, que l'on ne fabrique pas non plus un kav, car les gens en viendraient à le confondre avec un demi-tarkav, qui vaut un kav et demi ! Mais plutôt, voici la raison pour laquelle on ne fabrique pas de mesure de deux kav : car les gens en viendraient à la confondre avec un demi-tarkav.
- אַלְמָא טָעֵי אִינִישׁ רִיבְעָא – אִי הָכִי, חֲצִי תּוֹמֶן וְעוּכְלָא לָא לֶיעְבֵּיד! אָמַר רַב פָּפָּא: מִדּוֹת קְטַנּוֹת בְּקִיאִי בְּהוּ אִינָשֵׁי.Il en ressort qu'un homme se trompe d'un quart de la mesure. S'il en est ainsi, que l'on ne fabrique pas un demi-tomèn, qui vaut un seizième de kav, et un oukhla, qui en vaut un vingtième, car la différence entre eux n'est que d'un cinquième ! Rav Pappa a dit : Les gens sont experts dans les petites mesures et savent les distinguer.
- שְׁלִישִׁית הַהִין, רְבִיעִית הַהִין – לָא לֶיעְבֵּיד! כֵּיוָן דַּהֲווֹ בַּמִּקְדָּשׁ, לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. בַּמִּקְדָּשׁ נָמֵי לִיגְזוֹר! כֹּהֲנִים זְרִיזִין הֵן.Si les gens se trompent d'un quart, puisqu'on fabrique le tiers de hine, soit quatre log, que l'on ne fabrique pas le quart de hine, soit trois log ! La Guemara répond : Puisque ces mesures se trouvaient dans le Temple, nos Maîtres n'ont pas décrété à leur sujet. Elle demande : Que l'on décrète aussi dans le Temple ! Elle répond : Les Cohanim (les prêtres) sont diligents et ne commettraient pas cette erreur.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מוֹסִיפִין עַל הַמִּדּוֹת יוֹתֵר מִשְּׁתוּת, וְלֹא עַל הַמַּטְבֵּעַ יָתֵר מִשְּׁתוּת, וְהַמִּשְׂתַּכֵּר אַל יִשְׁתַּכֵּר יוֹתֵר מִשְּׁתוּת. אֵין מוֹסִיפִין עַל הַמִּדּוֹת יוֹתֵר מִשְּׁתוּת – מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם אַפְקוֹעֵי תַּרְעָא, שְׁתוּת נָמֵי לָא!Chmouel a dit : Si les habitants d'un lieu veulent modifier leurs mesures, on n'ajoute pas aux mesures plus d'un sixième, ni à la valeur de la monnaie plus d'un sixième, et celui qui fait un profit sur ses ventes ne doit pas faire un profit de plus d'un sixième. La Guemara analyse : On n'ajoute pas aux mesures plus d'un sixième : quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est à cause de la hausse des prix du marché qu'un tel changement provoque, un sixième non plus ne devrait pas être permis !
- אֶלָּא מִשּׁוּם אוֹנָאָה – דְּלָא לֶיהֱוֵי בִּיטּוּל מִקָּח? וְהָאָמַר רָבָא: כׇּל דָּבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן – אֲפִילּוּ פָּחוֹת מִכְּדֵי אוֹנָאָה חוֹזֵר!Mais plutôt, c'est à cause de la lésion dans la vente, afin qu'il n'y ait pas annulation de la transaction, celle-ci n'étant annulée que si l'écart dépasse un sixième. Mais Rava n'a-t-il pas dit : Pour toute chose vendue à la mesure, au poids ou au nombre, même si l'écart est inférieur au seuil de la lésion, on revient sur la vente ! Le seuil d'un sixième ne vaut en effet que là où la valeur est une affaire d'estimation.
- אֶלָּא דְּלָא לֶיהֱוֵי פְּסֵידָא לְתַגָּרָא.Mais plutôt, c'est afin qu'il n'y ait pas de perte pour le marchand, qui ignorerait le changement et vendrait selon l'ancienne mesure : son profit étant habituellement d'un sixième, il ne perdrait au pire que ce profit.
- פְּסֵידָא הוּא דְּלָא לֶיהֱוֵי לֵיהּ – רַוְוחָא לָא בָּעֵי?! זְבַן וְזַבֵּין – תַּגָּרָא אִיקְּרִי?!La Guemara objecte : C'est seulement une perte qu'il ne doit pas subir ? N'a-t-il pas besoin d'un gain ? Comme on dit : Il a acheté et vendu sans rien gagner : est-il appelé marchand ?!
- אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: שְׁמוּאֵל קְרָא אַשְׁכַּח וּדְרַשׁ – ״וְהַשֶּׁקֶל – עֶשְׂרִים גֵּרָה; עֶשְׂרִים שְׁקָלִים, חֲמִשָּׁה וְעֶשְׂרִים שְׁקָלִים, עֲשָׂרָה וַחֲמִשָּׁה שֶׁקֶל – הַמָּנֶה יִהְיֶה לָכֶם״.Mais plutôt, Rav 'Hisda a dit : Chmouel a trouvé un verset et l'a interprété : « Et le chékel sera de vingt guéra ; vingt chékels, vingt-cinq chékels, dix et cinq chékels : tel sera pour vous le mané » (Ézéchiel 45, 12). Selon ce verset, l'ensemble de ces nombres, soit soixante chékels, équivaut à un mané (unité monétaire et pondérale).
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