Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פֵּירְקָן וְהִכְנִיסָן לְתוֹךְ בֵּיתוֹ; פָּסַק עַד שֶׁלֹּא מָדַד – אֵין שְׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן, מָדַד עַד שֶׁלֹּא פָּסַק – שְׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן. וּמִדְּכִלְיוֹ דְמוֹכֵר בִּרְשׁוּת לוֹקֵחַ – לֹא קָנָה, כִּלְיוֹ דְלוֹקֵחַ נָמֵי – בִּרְשׁוּת מוֹכֵר לֹא קָנָה!Mais dans le cas où il les a déchargées (les marchandises) et les a fait entrer dans sa maison : s'il a fixé le prix avant d'avoir mesuré, aucun des deux ne peut se rétracter ; s'il a mesuré avant d'avoir fixé le prix, les deux peuvent se rétracter. Et du fait que le récipient du vendeur se trouvant dans le domaine de l'acheteur n'acquiert pas pour le vendeur (il n'empêche pas l'acheteur d'acquérir), on déduit que le récipient de l'acheteur se trouvant dans le domaine du vendeur n'acquiert pas pour lui non plus !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: בְּשֶׁשְּׁפָכָן. אִיקְּפַד רָבָא – מִידֵּי ״שְׁפָכָן״ קָתָנֵי?! ״פֵּירְקָן״ קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: בִּמְתַאכְּלֵי דְתוּמֵי.Rav Na'hman bar Yitz'hak a dit : La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) parle du cas où il les a versées à terre ; mais si la marchandise reste dans les récipients du vendeur, l'acheteur n'acquiert pas. Rava s'est fâché de ce rejet de sa preuve : Enseigne-t-on donc « il les a versées » ?! On enseigne « il les a déchargées », ce qui suppose que la marchandise est restée dans les récipients du vendeur ! Mais alors Mar bar Rav Achi a dit : Il s'agit de bottes d'ail liées ensemble, que l'on décharge directement sur le sol de l'acheteur, sans récipient.
- אֲמַר לֵיהּ הוּנָא בְּרֵיהּ דְּמָר זוּטְרָא לְרָבִינָא: מִכְּדֵי ״פֵּירְקָן״ קָתָנֵי; מָה לִי פָּסַק וּמָה לִי לֹא פָּסַק? אֲמַר לֵיהּ: פָּסַק – סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ, לֹא פָּסַק – לָא סָמְכָא דַּעְתֵּיהּ.Houna, fils de Mar Zoutra, a dit à Ravina : Puisque la baraïta enseigne « il les a déchargées » (le déchargement étant l'acte d'acquisition), que m'importe qu'il ait fixé le prix et que m'importe qu'il n'ait pas fixé le prix ? Il lui a répondu : S'il a fixé le prix, il est résolu à conclure la vente ; s'il n'a pas fixé le prix, il n'est pas résolu, et la vente ne se fait pas.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: תָּא שְׁמַע, דְּרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כִּלְיוֹ שֶׁל אָדָם קוֹנֶה לוֹ בְּכׇל מָקוֹם. לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי רְשׁוּת מוֹכֵר? הָתָם, דְּאָמַר לֵיהּ: זִיל קְנִי.Ravina a dit à Rav Achi : Viens et entends une preuve de ce que Rav et Chmouel disent tous deux : Le récipient d'un homme lui acquiert ce qu'on y dépose en tout lieu. Que vient inclure l'expression « en tout lieu » ? N'est-ce pas pour inclure le domaine du vendeur ? Rav Achi a répondu : Là-bas, il s'agit du cas particulier où le vendeur lui a dit : Va, acquiers ; mais ce n'est pas le cas ordinaire d'un récipient de l'acheteur dans le domaine du vendeur.
- תְּנַן הָתָם: נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת – נִקְנִין בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר וּבַחֲזָקָה, וְשֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת – אֵין נִקְנִין אֶלָּא בִּמְשִׁיכָה. בְּסוּרָא מַתְנוּ לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא; בְּפוּמְבְּדִיתָא מַתְנוּ לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְאָמְרִי לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהַגְבִּיהַּ, אֲבָל דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לְהַגְבִּיהַּ – בְּהַגְבָּהָה אִין, בִּמְשִׁיכָה לָא.Nous avons appris ailleurs dans la Michna (Kiddouchin 26a) : Les biens qui offrent une garantie, c'est-à-dire les terres, s'acquièrent par l'argent, par un acte ou par la prise de possession ('hazaka) ; et ceux qui n'offrent pas de garantie, c'est-à-dire les biens meubles, ne s'acquièrent que par la traction (mechikha, en tirant l'objet à soi). À Soura, on enseignait cet enseignement au nom de Rav 'Hisda ; à Poumbedita, on l'enseignait au nom de Rav Kahana, et certains disent au nom de Rava : On n'a enseigné cela que pour les objets qu'on n'a pas coutume de soulever ; mais les objets qu'on a coutume de soulever s'acquièrent par le soulèvement (hagbaha), oui, par la traction, non.
- יְתֵיב אַבָּיֵי וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא; אֵיתִיבֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְאַבָּיֵי: הַגּוֹנֵב כִּיס בְּשַׁבָּת – חַיָּיב, שֶׁכְּבָר נִתְחַיֵּיב בִּגְנֵיבָה קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא לִידֵי אִיסּוּר שַׁבָּת.Abayé était assis et énonçait cet enseignement. Rav Ada bar Matna a objecté à Abayé à partir d'une baraïta : Celui qui vole une bourse le Chabbat est 'hayav (passible) de restituer ; et bien que celui qui encourt deux peines ne subisse que la plus grave (ici la mort pour la profanation du Chabbat), il paie parce qu'il s'est déjà rendu passible du vol, en soulevant la bourse, avant d'en venir à l'interdit du Chabbat en la portant dans le domaine public.
- הָיָה מְגָרֵר וְיוֹצֵא מְגָרֵר וְיוֹצֵא – פָּטוּר, שֶׁהֲרֵי אִיסּוּר שַׁבָּת וּגְנֵיבָה בָּאִין כְּאֶחָד.S'il la traînait et sortait, la traînait et sortait du domaine privé, sans la soulever, il est pétour (exempt) de payer, car l'interdit du Chabbat et celui du vol surviennent en même temps, à l'instant où il la traîne dans le domaine public, et il ne subit que la peine la plus grave.
- וַהֲרֵי כִּיס – דְּבַר הַגְבָּהָה הוּא, וַאֲפִילּוּ הָכִי קָנֵי בִּמְשִׁיכָה! אֲמַר לֵיהּ: בְּמִיתְנָא. אֲנָא נָמֵי בְּמִיתְנָא קָא אָמֵינָא! אֲמַר לֵיהּ: בְּמִידֵּי דְּבָעֵי מִיתְנָא.Or une bourse est un objet qu'on soulève, et malgré cela il ressort de la baraïta qu'on l'acquiert par la traction ! Il lui a répondu : Il l'a tirée avec une corde. Rav Ada bar Matna a répliqué, comprenant qu'il s'agissait d'un fait fortuit : Moi aussi, c'est avec une corde que je le dis ! La bourse reste un objet qu'on peut soulever, et on l'acquiert pourtant par la traction ! Il lui a répondu : Je parle d'un objet qui nécessite une corde, une bourse si grosse qu'elle ne peut être soulevée et doit être tirée.
- תָּא שְׁמַע: בִּרְשׁוּת מוֹכֵר – לֹא קָנָה עַד שֶׁיַּגְבִּיהֶנָּה, אוֹ עַד שֶׁיּוֹצִיאֶנָּה מֵרְשׁוּתוֹ. אַלְמָא, מִידֵּי דְּבַר הַגְבָּהָה – אִי בָּעֵי בְּהַגְבָּהָה קָנֵי לֵיהּ, וְאִי בָּעֵי בִּמְשִׁיכָה קָנֵי לֵיהּ! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לִצְדָדִין קָתָנֵי – מִידֵּי דְּבַר הַגְבָּהָה, בְּהַגְבָּהָה; מִידֵּי דְּבַר מְשִׁיכָה, בִּמְשִׁיכָה.Viens et entends : Dans le domaine du vendeur, il n'acquiert pas tant qu'il ne l'a pas soulevée ou tant qu'il ne l'a pas sortie de son domaine. Il ressort donc qu'un objet qu'on soulève, s'il le veut, il l'acquiert par le soulèvement, et s'il le veut, il l'acquiert par la traction ! Rav Na'hman bar Yitz'hak a dit : Le Tanna enseigne des cas distincts : un objet qu'on soulève s'acquiert par le soulèvement ; un objet qu'on tire s'acquiert par la traction.
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