Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יַיִן וָחוֹמֶץ – מִין אֶחָד הוּא. רַבִּי אוֹמֵר: שְׁנֵי מִינִין. אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן – עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלָּא לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר וּתְרוּמָה, וְכִדְרַבִּי אִלָּעָא –« Le vin et le vinaigre sont une seule espèce : on peut donc prélever la terouma (prélèvement donné au Cohen) de l'un pour l'autre. Rabbi dit : Ce sont deux espèces. » La Guemara répond : Tu peux même dire que notre Michna est conforme aux Rabbanan (les Sages), car les Rabbanan ne s'opposent à Rabbi qu'en matière de dîme et de terouma, et leur avis est conforme à celui de Rabbi Ilaa.
- דְּאָמַר רַבִּי אִלְעָא: מִנַּיִן לַתּוֹרֵם מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה, שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא תִשְׂאוּ עָלָיו חֵטְא בַּהֲרִימְכֶם אֶת חֶלְבּוֹ מִמֶּנּוּ״.Car Rabbi Ilaa a dit : D'où savons-nous que, pour celui qui prélève du produit de mauvaise qualité pour le beau produit, sa terouma est une terouma valable ? Comme il est dit : « Et vous ne porterez pas de péché à son sujet, lorsque vous en prélèverez le meilleur » (Nombres 18, 32).
- אִם אֵינוֹ קָדוֹשׁ, נְשִׂיאוּת חֵטְא לָמָּה? מִכָּאן לַתּוֹרֵם מִן הָרָעָה עַל הַיָּפָה, שֶׁתְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Le verset implique que celui qui prélève du moins bon commet un péché. Or, si le prélèvement n'est pas consacré, pourquoi porterait-il un péché ? Ce serait comme s'il n'avait rien fait. De là nous apprenons que, pour celui qui prélève du produit de mauvaise qualité pour le beau produit, sa terouma est une terouma valable. Il en va de même, selon les Rabbanan, pour le vinaigre prélevé pour le vin, qui sont une seule espèce.
- אֲבָל לְעִנְיַן מִקָּח וּמִמְכָּר – דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִיכָּא דְּנִיחָא לֵיהּ בְּחַמְרָא וְלָא נִיחָא לֵיהּ בְּחַלָּא, וְאִיכָּא דְּנִיחָא לֵיהּ בְּחַלָּא וְלָא נִיחָא לֵיהּ בְּחַמְרָא.Mais en matière d'achat et de vente, tous s'accordent à dire que ce sont deux espèces : il y a celui à qui le vin convient et à qui le vinaigre ne convient pas, et il y a celui à qui le vinaigre convient et à qui le vin ne convient pas.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר פֵּירוֹת לַחֲבֵירוֹ, מָשַׁךְ וְלֹא מָדַד – קָנָה. מָדַד וְלֹא מָשַׁךְ – לֹא קָנָה. אִם הָיָה פִּיקֵּחַ – שׂוֹכֵר אֶת מְקוֹמָן.MICHNA : Celui qui vend des produits à son prochain : si l'acheteur a tiré la marchandise sans avoir mesuré, il a acquis (par la traction, mechikha). S'il a mesuré sans avoir tiré, il n'a pas acquis, et chacun peut encore se rétracter. S'il est avisé et veut acquérir sans tirer, il loue leur emplacement, et son lieu lui fait acquérir la marchandise.
- הַלּוֹקֵחַ פִּשְׁתָּן מֵחֲבֵירוֹ – הֲרֵי זֶה לֹא קָנָה, עַד שֶׁיְּטַלְטְלֶנּוּ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם. וְאִם הָיָה מְחוּבָּר לַקַּרְקַע, וְתָלַשׁ כׇּל שֶׁהוּא – קָנָה.Celui qui achète du lin à son prochain n'a pas acquis tant qu'il ne l'a pas transporté d'un endroit à un autre (par soulèvement). Et s'il était attaché au sol et qu'il en a arraché une quantité quelconque, il a acquis, comme l'expliquera la Guemara.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָדַד וְהִנִּיחַ עַל גַּבֵּי סִימְטָא, קָנָה.GUEMARA : Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Si le vendeur a mesuré la marchandise et l'a posée dans une simta (ruelle latérale, qui n'est pas le domaine public à proprement parler et où l'on peut déposer ses affaires), l'acheteur a acquis, même sans l'avoir tirée.
- אָמַר לוֹ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַסִּי: שֶׁמָּא לֹא שָׁמַע רַבִּי אֶלָּא בְּמוֹדֵד לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ? אֲמַר לֵיהּ: דָּמֵי הַאי מֵרַבָּנַן כִּדְלָא גָּמְרִי אִינָשֵׁי שְׁמַעְתָּא. מָדַד לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ – מֵימְרָא בָּעֵי?!Rabbi Zeira a dit à Rabbi Assi : Peut-être mon maître n'a-t-il entendu cela de Rabbi Yo'hanan que pour celui qui mesure dans son panier, celui de l'acheteur, dont les biens acquièrent pour lui ? Rabbi Assi lui a dit : Celui-ci parmi les Rabbanan ressemble à des gens qui n'ont pas étudié la halakha (loi, règle pratique). S'il a mesuré dans son panier, a-t-on besoin de le dire ?! C'est évident ; Rabbi Yo'hanan parle donc forcément de ce qui est posé à même le sol de la simta.
- קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ, אוֹ לָא קַיבְּלַהּ מִינֵּיהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי אָמַר רַבִּי: חֲצַר הַשּׁוּתָּפִין – קוֹנִין זֶה מִזֶּה. מַאי, לָאו עַל גַּבֵּי קַרְקַע? לֹא, לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ.La Guemara demande : Rabbi Zeira l'a-t-il accepté de lui ou ne l'a-t-il pas accepté de lui ? Viens et entends une preuve, car Rabbi Yannaï a dit au nom de Rabbi : Dans une cour d'associés, ils acquièrent l'un de l'autre. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas même sur le sol, comme le dit Rabbi Assi ? La Guemara rejette : Non, il s'agit de ce qui est mesuré dans son panier.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָדַד וְהִנִּיחַ עַל גַּבֵּי סִימְטָא – לֹא קָנָה. קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ כָּאן בְּמוֹדֵד לְתוֹךְ קוּפָּתוֹ, כָּאן בְּמוֹדֵד עַל גַּבֵּי קַרְקַע? שְׁמַע מִינַּהּ.Il est logique de dire ainsi, comme Rabbi Zeira, car Rabbi Yaakov a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il a mesuré et posé dans une simta, il n'a pas acquis. Ces deux enseignements se contredisent ! Mais alors, n'en déduis-tu pas qu'ici, chez Rabbi Assi, il s'agit de celui qui mesure dans son panier, et là, chez Rabbi Yaakov, de celui qui mesure sur le sol ? Déduis-en que c'est bien cela.
- תָּא שְׁמַע: מָדַד וְלֹא מָשַׁךְ – לֹא קָנָה. מַאי, לָאו בְּסִימְטָא? לֹא, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. אִי הָכִי, אֵימָא רֵישָׁא: מָשַׁךְ וְלֹא מָדַד – קָנָה. מְשִׁיכָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִי קָנְיָא?!Viens et entends une preuve de notre Michna : S'il a mesuré sans avoir tiré, il n'a pas acquis. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas dans une simta, comme le dit Rabbi Zeira ? La Guemara rejette : Non, c'est dans le domaine public. Elle demande : S'il en est ainsi, dis donc le premier cas : S'il a tiré sans avoir mesuré, il a acquis. Or la traction fait-elle acquérir dans le domaine public ?!
- וְהָא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מְסִירָה קוֹנָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּבְחָצֵר שֶׁאֵינָהּ שֶׁל שְׁנֵיהֶן; מְשִׁיכָה קוֹנָה בְּסִימְטָא וּבְחָצֵר שֶׁהִיא שֶׁל שְׁנֵיהֶן; וְהַגְבָּהָה קוֹנָה בְּכׇל מָקוֹם!Mais voici qu'Abayé et Rava ont dit tous les deux : La messira (remise de l'objet en main) fait acquérir dans le domaine public et dans une cour qui n'appartient à aucun des deux ; la traction fait acquérir dans une simta et dans une cour qui appartient aux deux ; et le soulèvement fait acquérir en tout lieu !
- מַאי ״מָשַׁךְ״ נָמֵי דְּקָתָנֵי – מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לְסִימְטָא. אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: אִם הָיָה פִּיקֵּחַ – שׂוֹכֵר אֶת מְקוֹמָן. וְאִי בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, מִמַּאן אָגַר? הָכִי קָאָמַר: וְאִם בִּרְשׁוּת בְּעָלִים הִיא, אִם הָיָה פִּיקֵּחַ – שׂוֹכֵר אֶת מְקוֹמָן.La Guemara répond : Que signifie aussi le « a tiré » qui est enseigné ? Il a tiré du domaine public vers une simta. Elle demande : S'il en est ainsi, dis donc le dernier cas : S'il est avisé, il loue leur emplacement. Or si c'est dans le domaine public, à qui le louerait-il ? Elle répond : Voici ce qu'elle veut dire : Et si la marchandise est dans un domaine qui a des propriétaires, s'il est avisé, il loue leur emplacement.
- רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ:Rav et Chmouel ont dit tous les deux :
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