Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר בְּאִילָן אֶחָד, וּמַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן בִּשְׁנֵי אִילָנוֹת? אָמַר לוֹ: דָּבָר שֶׁהָרִאשׁוֹנִים לֹא אָמְרוּ בּוֹ טַעַם, תִּשְׁאָלֵנִי בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ כְּדֵי לְבַיְּישֵׁנִי?Quelle est la raison de Rabbi Méïr pour un seul arbre, où l'on apporte les bikkourim (les prémices offertes au Temple) sans réciter, et quelle est la raison des Sages pour deux arbres, où l'on apporte aussi sans réciter ? Si le sol lui appartient, il devrait réciter ; s'il ne lui appartient pas, pourquoi apporterait-il ? Il lui a répondu : Une chose dont les anciens n'ont pas donné la raison, tu me la demandes dans la maison d'étude pour me faire honte ?
- אָמַר רַבָּה: מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא רַבִּי מֵאִיר בְּאִילָן אֶחָד סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וְרַבָּנַן בִּשְׁנֵי אִילָנוֹת סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לְהוּ!Rabba a dit : Quelle est la difficulté ? Peut-être Rabbi Méïr, pour un seul arbre, est-il dans le doute quant à savoir si l'acheteur possède le sol, et les Sages, pour deux arbres, sont-ils dans le doute ! À cause de ce doute, il apporte les bikkourim, car il y est peut-être obligé, mais il ne récite pas.
- וּמִי מְסַפְּקָא לֵיהּ? וְהָא קָתָנֵי: לְפִי שֶׁלֹּא קָנָה קַרְקַע, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר! אֵימָא: שֶׁמָּא לֹא קָנָה קַרְקַע.Mais est-il dans le doute ? Voici qu'il est enseigné : « car il n'a pas acquis de terrain » ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr ! Il l'affirme de façon catégorique. Dis : « peut-être n'a-t-il pas acquis de terrain ».
- וְלֵיחוּשׁ דְּדִלְמָא לָאו בִּיכּוּרִים נִינְהוּ, וְקָא מְעַיֵּיל חוּלִּין לָעֲזָרָה! דְּמַקְדֵּישׁ לְהוּ. וְהָא בָּעֵי מֵיכְלִינְהוּ! דְּפָרֵיק לְהוּ. וְדִלְמָא לָאו בִּכּוּרִים נִינְהוּ, וְקָא מַפְקַע לְהוּ מִתְּרוּמָה וּמַעֲשֵׂר! דְּמַפְרֵישׁ לְהוּ.Mais craignons que peut-être ce ne soient pas des bikkourim, et qu'il introduise du profane dans la cour du Temple, ce qui est interdit ! Il s'agit du cas où il les consacre. Mais il faut les manger ! Le Cohen doit manger les bikkourim, ce qu'il ne peut faire s'ils sont consacrés. Il s'agit du cas où il les rachète. Mais peut-être ne sont-ce pas des bikkourim, et il les soustrait à la terouma et à la dîme, puisqu'on n'en prélève pas sur les bikkourim ! Il s'agit du cas où il les prélève à cause du doute.
- בִּשְׁלָמָא תְּרוּמָה גְּדוֹלָה – יָהֵיב לַהּ לְכֹהֵן, מַעֲשֵׂר שֵׁנִי נָמֵי – יָהֵיב לֵיהּ לְכֹהֵן, מַעְשַׂר עָנִי נָמֵי – יָהֵיב לֵיהּ לְכֹהֵן עָנִי, אֶלָּא מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן – דְּלֵוִי הוּא! לְמַאן יָהֵיב לֵיהּ?Cela se comprend pour la grande terouma (prélèvement donné au Cohen) : il la donne au Cohen, qui peut la manger, qu'elle soit bikkourim ou terouma. La seconde dîme aussi : il la donne au Cohen, qui la mange à Jérusalem, à l'un ou l'autre titre. La dîme du pauvre aussi, les années où elle remplace la seconde dîme : il la donne à un Cohen pauvre. Mais la première dîme, qui revient au Lévi, à qui la donnera-t-il ? Un Lévi ne peut pas manger de bikkourim.
- דְּיָהֵיב לֵיהּ לְכֹהֵן, כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה – דְּתַנְיָא: תְּרוּמָה גְּדוֹלָה לְכֹהֵן, מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן לְלֵוִי, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן אַף לְכֹהֵן. וְדִלְמָא בִּכּוּרִים נִינְהוּ, וּבָעוּ קְרִיָּיהּ! קְרִיָּיהּ לֹא מְעַכֶּבֶת.Il s'agit du cas où il la donne au Cohen, conformément à Rabbi Elazar ben Azarya, car il a été enseigné dans une baraïta : La grande terouma revient au Cohen, la première dîme au Lévi ; telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Elazar ben Azarya dit : La première dîme revient aussi au Cohen. Mais peut-être sont-ce des bikkourim, et ils exigent leur récitation ! Or il ne récite pas à cause du doute. La Guemara répond : La récitation n'est pas indispensable.
- וְלָא?! וְהָאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה, אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ; וְשֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְבִילָּה, בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ!N'est-elle pas indispensable ? Mais Rabbi Zeira a dit : Pour tout ce qui est apte au mélange de la farine et de l'huile d'une offrande, le mélange n'est pas indispensable, et pour ce qui n'est pas apte au mélange, le mélange est indispensable ! Ainsi, ce qui ne peut matériellement pas être accompli invalide l'offrande ; or ces bikkourim sont inaptes à la récitation.
- דְּעָבֵיד לְהוּ כְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא, דְּאָמַר: בְּצָרָן וְשִׁגְּרָן בְּיַד שָׁלִיחַ, וּמֵת שָׁלִיחַ בַּדֶּרֶךְ – מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא. מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״וְלָקַחְתָּ וְהֵבֵאתָ״ –Il s'agit du cas où il les traite conformément à Rabbi Yossé bar 'Hanina, qui a dit : S'il les a cueillis et envoyés par un émissaire, et que l'émissaire est mort en chemin, il apporte mais ne récite pas. Quelle en est la raison ? Car il est écrit : « Et tu prendras et tu apporteras » (citation libre de Deutéronome 26, 2) –
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