Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּסִיתָא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: עֲרוֹנִים, עַרְמוֹנִים, אַלְמוּגִּים. עֲרוֹנִים – עָרֵי, עַרְמוֹנִים – דּוּלְבֵי, אַלְמוּגִּים – כְּסִיתָא.c'est le kesita, le corail. Il y a ceux qui disent que les trois autres sont : les aronim, les armonim et les almouguim. Les aronim : ce sont les arei, les lauriers ; les armonim : ce sont les doulevei, les platanes ; les almouguim : c'est le kesita, le corail.
- מַתְנִי׳ הַקּוֹנֶה שְׁנֵי אִילָנוֹת בְּתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ – הֲרֵי זֶה לֹא קָנָה קַרְקַע. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: קָנָה קַרְקַע. הִגְדִּילוּ – לֹא יְשַׁפֶּה. וְהָעוֹלֶה מִן הַגֶּזַע – שֶׁלּוֹ; וּמִן הַשׇּׁרָשִׁים – שֶׁל בַּעַל הַקַּרְקַע. וְאִם מֵתוּ – אֵין לוֹ קַרְקַע.MICHNA : Celui qui achète deux arbres dans le champ de son prochain, celui-ci n'a pas acquis de terrain, mais seulement les arbres. Rabbi Méïr dit : Il a acquis le terrain situé sous eux. Selon le premier Tanna : S'ils ont grandi, il ne les taillera pas : le propriétaire du champ n'en coupera pas les branches, bien que leur ombre nuise à son champ. Et ce qui pousse du tronc est à lui, le propriétaire des arbres, et ce qui pousse des racines est au propriétaire du terrain. Et s'ils sont morts, il n'a pas de terrain : il perd tout droit sur l'emplacement des arbres.
- קָנָה שְׁלֹשָׁה – קָנָה קַרְקַע. הִגְדִּילוּ – יְשַׁפֶּה. וְהָעוֹלֶה מִן הַגֶּזַע וּמִן הַשׇּׁרָשִׁין – שֶׁלּוֹ. וְאִם מֵתוּ – יֵשׁ לוֹ קַרְקַע.S'il en a acquis trois, il a acquis le terrain. S'ils ont grandi, il les taillera : le propriétaire du champ peut en couper les branches, car seule une parcelle précise a été vendue avec les arbres, et non tout son champ. Et ce qui pousse du tronc et des racines est à lui, le propriétaire des arbres. Et s'ils sont morts, il a toujours le terrain, vendu avec eux.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הַקּוֹנֶה שְׁנֵי אִילָנוֹת בְּתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מֵבִיא וְקוֹרֵא.GUEMARA : Nous avons appris là-bas, dans une Michna (Bikkourim 1, 6) : Celui qui achète deux arbres dans le champ de son prochain apporte les bikkourim (les prémices offertes au Temple) mais ne récite pas la déclaration de gratitude (Deutéronome 26, 1-11), car le sol ne lui appartenant pas, il ne peut dire : « de la terre que Tu m'as donnée, Hachem » (Deutéronome 26, 10). Rabbi Méïr dit : Il apporte et récite.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְחַיֵּיב הָיָה רַבִּי מֵאִיר אַף בְּלוֹקֵחַ פֵּירוֹת מִן הַשּׁוּק. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי מִשְׁנָה יַתִּירָא – מִכְּדֵי תְּנָא לֵיהּ דְּיֵשׁ לוֹ קַרְקַע, פְּשִׁיטָא דְּמֵבִיא וְקוֹרֵא.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Rabbi Méïr obligeait même celui qui achète des fruits au marché à apporter les bikkourim, et pas seulement celui qui les a fait pousser sur son arbre. D'où le sait-on ? Du fait qu'il enseigne une Michna superflue : puisqu'il a déjà enseigné dans notre Michna qu'il a le terrain, il est évident qu'il apporte et récite ! Qu'ajoute donc sa déclaration dans la Michna de Bikkourim ?
- אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ, מְחַיֵּיב הָיָה רַבִּי מֵאִיר אַף בְּלוֹקֵחַ פֵּירוֹת מִן הַשּׁוּק.Déduis-en donc que Rabbi Méïr obligeait même celui qui achète des fruits au marché : même si la halakha (la loi) est conforme aux Sages, selon lesquels l'acheteur de deux arbres n'a pas acquis le sol, il doit apporter les bikkourim et réciter.
- וְהָא כְּתִיב: ״אֲשֶׁר תָּבִיא מֵאַרְצְךָ״! הָהוּא לְמַעוֹטֵי חוּצָה לָאָרֶץ.Mais il est écrit : « que tu apporteras de ta terre » (Deutéronome 26, 2) ! Le verset indique que les fruits doivent provenir de ta propre terre. Celui-là sert à exclure l'extérieur de la Terre d'Israël, et non la terre d'autrui.
- וְהָא כְּתִיב: אַדְמָתְךָ! לְמַעוֹטֵי אַדְמַת גּוֹי. וְהָכְתִיב: ״אֲשֶׁר נָתַתָּה לִי״! דִּיהַבְתְּ לִי זוּזֵי וּזְבַנִי בְּהוּ.Mais il est écrit : « ton sol » (Exode 23, 19 : « Les prémices des premiers fruits de ton sol, tu les apporteras ») ! C'est pour exclure le sol d'un non-Juif en Terre d'Israël. Mais il est écrit : « que Tu m'as donnée » (Deutéronome 26, 10) ! S'il a acheté les fruits, D.ieu ne lui a pas donné la terre où ils ont poussé. Cela peut se comprendre ainsi : Tu m'as donné de l'argent, et avec lui j'ai acheté ces fruits.
- מֵתִיב רַבָּה: הַקּוֹנֶה אִילָן אֶחָד בְּתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא, לְפִי שֶׁלֹּא קָנָה קַרְקַע; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. תְּיוּבְתָּא.Rabba a objecté à partir d'une baraïta : Celui qui achète un seul arbre dans le champ de son prochain apporte mais ne récite pas, car il n'a pas acquis de terrain ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Teyouvta (réfutation définitive) de Chmouel, selon qui, d'après Rabbi Méïr, même celui qui achète simplement des fruits récite.
- אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְיָקִים לְרַבִּי אֶלְעָזָר:À propos de celui qui achète un arbre dans le champ d'autrui, Rabbi Chimon ben Elyakim a dit à Rabbi Elazar :
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