Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּתְנַן: כַּוֶּורֶת דְּבוֹרִים – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הֲרֵי הִיא כַּקַּרְקַע, וְכוֹתְבִין עָלֶיהָ פְּרוֹזְבּוּל,Car nous avons appris dans une Michna (Chevi'it 10, 7) : Une ruche d'abeilles – Rabbi Eliézer dit : Elle est comme un bien foncier, et l'on écrit à son sujet un prozboul (acte empêchant l'année sabbatique d'annuler une créance, qui suppose que le débiteur possède un terrain),
- וְאֵינָהּ מְקַבֶּלֶת טוּמְאָה בִּמְקוֹמָהּ, וְהָרוֹדֶה מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת – חַיָּיב חַטָּאת.et elle ne contracte pas d'impureté à sa place, tant qu'elle est fixée au sol, car elle est assimilée au sol lui-même, et celui qui en retire du miel pendant Chabbat est passible d'un sacrifice expiatoire, comme celui qui arrache une chose du sol. Selon cet avis, le miel dans la ruche n'a donc ni le statut d'aliment ni celui de liquide, puisqu'il est attaché au sol.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין כּוֹתְבִין עָלֶיהָ פְּרוֹזְבּוּל, וְאֵינָהּ כַּקַּרְקַע, וּמְקַבֶּלֶת טוּמְאָה בִּמְקוֹמָהּ, וְהָרוֹדֶה מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת – פָּטוּר.Et les Sages disent : On n'écrit pas à son sujet de prozboul, elle n'est pas comme un bien foncier, elle contracte l'impureté à sa place, et celui qui en retire du miel pendant Chabbat est pétour (exempt) du sacrifice expiatoire. Selon cet avis, le miel de la ruche est considéré comme détaché du sol et peut donc contracter l'impureté, comme l'a dit Rav Kahana.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? דִּכְתִיב: ״וַיִּטְבֹּל אוֹתָהּ בְּיַעְרַת הַדְּבָשׁ״ – וְכִי מָה עִנְיַן יַעַר אֵצֶל דְּבַשׁ? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ, מָה יַעַר – הַתּוֹלֵשׁ מִמֶּנּוּ בְּשַׁבָּת חַיָּיב חַטָּאת, אַף דְּבַשׁ – הָרוֹדֶה מִמֶּנּוּ בְּשַׁבָּת חַיָּיב חַטָּאת.Rabbi Elazar a dit : Quelle est la raison de Rabbi Eliézer ? Comme il est écrit au sujet de Yonathan : « Et il la trempa dans le rayon (yaarat, forêt) de miel » (I Samuel 14, 27). Or, quel rapport y a-t-il entre une forêt et du miel ? C'est pour te dire : De même que pour une forêt, celui qui en arrache un fruit pendant Chabbat est passible d'un sacrifice expiatoire, de même pour le miel, celui qui en retire pendant Chabbat est passible d'un sacrifice expiatoire.
- מֵיתִיבִי: דְּבַשׁ הַזָּב מִכַּוַּורְתּוֹ – אֵינוֹ לֹא אוֹכֶל, וְלֹא מַשְׁקֶה. בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי, נִיחָא;On a objecté à partir d'une baraïta : Le miel qui s'écoule de sa ruche n'est ni un aliment ni un liquide. Cela se comprend selon Abayé, c'est satisfaisant, car il peut l'expliquer, comme plus haut, des deux rayons destinés à nourrir les abeilles ;
- אֶלָּא לְרָבָא, קַשְׁיָא! אָמַר רַב זְבִיד: כְּגוֹן שֶׁזָּב עַל גַּבֵּי כְּלִי מָאוּס. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: כְּגוֹן שֶׁזָּב עַל גַּבֵּי קַשְׁקַשִּׁין.mais selon Rava, qui rattache la baraïta à Rabbi Eliézer, c'est difficile, car même selon Rabbi Eliézer, le miel n'est plus attaché au sol une fois sorti de la ruche ! Rav Zevid a dit : Il s'agit d'un cas comme celui où il a coulé sur un récipient répugnant, ce qui le rend impropre à la consommation. Rav A'ha bar Yaakov a dit : Il s'agit d'un cas comme celui où il a coulé sur de la paille (kachkachin) et des herbes, ce qui le rend immangeable.
- מֵיתִיבִי: דְּבַשׁ בְּכַוַּורְתּוֹ – אֵינוֹ לֹא אוֹכֶל וְלֹא מַשְׁקֶה. חִישֵּׁב עָלָיו לַאֲכִילָה – מְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִין. לְמַשְׁקִין – מְטַמֵּא טוּמְאַת מַשְׁקִין. בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי, נִיחָא;On a objecté à partir d'une autre baraïta : Le miel dans sa ruche n'est ni un aliment ni un liquide. S'il a eu à son sujet l'intention de le manger, il contracte l'impureté des aliments ; de le boire, il contracte l'impureté des liquides. Cela se comprend selon Abayé, c'est satisfaisant, car il peut expliquer qu'il s'agit là aussi des deux rayons laissés aux abeilles, et que celui qui se ravise et décide de manger ce miel lui rend son statut d'aliment ;
- אֶלָּא לְרָבָא, קַשְׁיָא!mais selon Rava, c'est difficile ! Car selon Rabbi Eliézer, l'intention ne suffit pas à faire considérer comme détaché du miel attaché au sol, et la baraïta serait alors conforme aux Sages, ce qui contredirait Rav Kahana.
- אָמַר לָךְ רָבָא, תָּרֵיץ הָכִי: חִישֵּׁב עָלָיו לַאֲכִילָה – אֵינוֹ מְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִין, לְמַשְׁקִין – אֵינוֹ מְטַמֵּא טוּמְאַת מַשְׁקִין. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: דְּבַשׁ בְּכַוַּורְתּוֹ – מְטַמֵּא טוּמְאַת אוֹכָלִין שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה.La Guemara répond : Rava te dira : Réponds ainsi : S'il a eu à son sujet l'intention de le manger, il ne contracte pas l'impureté des aliments ; de le boire, il ne contracte pas l'impureté des liquides. Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav Kahana : Le miel dans sa ruche contracte l'impureté des aliments sans intention, car il a par lui-même le statut d'aliment.
- זֵיתִים לָקוֹץ – מַנִּיחַ שְׁתֵּי גְרוֹפִיּוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: הַלּוֹקֵחַ אִילָן מֵחֲבֵירוֹ לָקוֹץ – מַגְבִּיהַּ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח, וְקוֹצֵץ. בְּתוּלַת הַשִּׁקְמָה – שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. סַדַּן הַשִּׁקְמָה – שְׁנֵי טְפָחִים. בְּקָנִים וּבִגְפָנִים – מִן הַפְּקָק וּלְמַעְלָה. בִּדְקָלִים וּבַאֲרָזִים – חוֹפֵר וּמְשָׁרֵשׁ, לְפִי שֶׁאֵין גִּזְעָן מַחְלִיף.La Michna enseigne : Des oliviers à abattre : il laisse deux pousses. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Celui qui achète un arbre à son prochain pour l'abattre doit s'élever d'un téfa'h (un palme) au-dessus du sol et couper, pour que l'arbre puisse repousser. Pour une « vierge » de sycomore, arbre jamais taillé, il coupe à trois téfa'him au moins. Pour une souche de sycomore, déjà coupée une fois et aux fortes racines, à deux téfa'him. Pour les roseaux et les vignes, il ne coupe qu'à partir du nœud et au-dessus, pour qu'ils repoussent. Pour les palmiers et les cèdres, il creuse et déracine, car leur tronc ne se renouvelle pas : il n'y a donc pas lieu d'en laisser quoi que ce soit.
- וּבְתוּלַת הַשִּׁקְמָה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים בָּעֵינַן?! וּרְמִינְהִי: אֵין קוֹצְצִין בְּתוּלַת הַשִּׁקְמָה בִּשְׁבִיעִית, מִפְּנֵי שֶׁהִיא עֲבוֹדָה.La Guemara demande : Faut-il donc couper une « vierge » de sycomore à trois téfa'him pour qu'elle repousse ? Or on oppose une Michna (Chevi'it 4, 5) : On ne coupe pas une « vierge » de sycomore pendant la septième année, car c'est un travail qui favorise la croissance de l'arbre.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כְּדַרְכּוֹ – אָסוּר; אֶלָּא מַגְבִּיהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים וְקוֹצֵץ, אוֹ גוֹמֵם מֵעִם הָאָרֶץ. מֵעִם הָאָרֶץ הוּא דְּקָשֵׁי, הָא אִידַּךְ מְעַלֵּי לַהּ!Rabbi Yehouda dit : De la manière habituelle, c'est interdit ; mais il s'élève de dix téfa'him et coupe, ou bien il rase au ras du sol. Ces deux procédés ne favorisent pas l'arbre, ils lui nuisent. C'est donc la coupe au ras du sol qui lui nuit, et toute autre coupe, même à moins de trois téfa'him, lui est bénéfique !
- אָמַר אַבָּיֵי: שְׁלֹשָׁה טְפָחִים מְעַלֵּי לַהּ, מֵעִם הָאָרֶץ וַדַּאי קָשֵׁי לַהּ; מִכָּאן וְאֵילָךְ – לָא מִקְשֵׁי קָשֵׁי לַהּ, וְלָאו עַלּוֹיֵי מְעַלֵּי לַהּ. גַּבֵּי שְׁבִיעִית – עָבְדִינַן מִידֵּי דְּוַדַּאי קָשֵׁי לָהּ, גַּבֵּי מִקָּח וּמִמְכָּר – עָבְדִינַן מִידֵּי דְּוַדַּאי מְעַלֵּי לַהּ.Abayé a dit : Trois téfa'him, cela lui est bénéfique ; au ras du sol, cela lui nuit assurément ; à partir de là et au-delà, entre le sol et trois téfa'him, cela ne lui nuit pas véritablement et ne lui est pas véritablement bénéfique. Pour la septième année, nous faisons uniquement ce qui lui nuit assurément, afin de ne pas l'améliorer ; pour l'achat et la vente, nous faisons uniquement ce qui lui est assurément bénéfique, car le vendeur voulait que l'arbre puisse repousser.
- בִּדְקָלִים וּבַאֲרָזִים – חוֹפֵר וּמְשָׁרֵשׁ, לְפִי שֶׁאֵין גִּזְעָן מַחְלִיף. וְאֶרֶז אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף?! וְהָא דְּרֵישׁ רַבִּי חִיָּיא בַּר לוּלְיָינִי, מַאי דִּכְתִיב: ״צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח, כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה״? אִם נֶאֱמַר תָּמָר לָמָּה נֶאֱמַר אֶרֶז, וְאִם נֶאֱמַר אֶרֶז לָמָּה נֶאֱמַר תָּמָר?La baraïta enseigne : Pour les palmiers et les cèdres, il creuse et déracine, car leur tronc ne se renouvelle pas. Mais le tronc du cèdre ne se renouvelle-t-il pas ? Voici que Rabbi 'Hiya bar Loulyani a expliqué : Qu'est-ce qui est écrit : « Le juste fleurira comme le palmier, il grandira comme le cèdre au Liban » (Psaumes 92, 13) ? Si « palmier » est dit, pourquoi « cèdre » est-il dit ? Et si « cèdre » est dit, pourquoi « palmier » est-il dit ?
- אִילּוּ נֶאֱמַר אֶרֶז וְלֹא נֶאֱמַר תָּמָר – הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה אֶרֶז אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת, אַף צַדִּיק אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת; לְכָךְ נֶאֱמַר תָּמָר.Il répond : Si « cèdre » avait été dit et que « palmier » n'avait pas été dit, j'aurais dit : De même que le cèdre ne produit pas de fruits, de même le juste ne produit pas de fruits, il n'aurait aucune récompense dans le monde futur. C'est pourquoi « palmier » est dit, un arbre fruitier.
- וְאִם נֶאֱמַר תָּמָר וְלֹא נֶאֱמַר אֶרֶז, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה תָּמָר אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף, אַף צַדִּיק אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף; לְכָךְ נֶאֱמַר אֶרֶז!Et si « palmier » avait été dit et que « cèdre » n'avait pas été dit, j'aurais dit : De même que le tronc du palmier ne se renouvelle pas, de même le tronc du juste ne se renouvelle pas, il ne se relèverait pas de l'épreuve. C'est pourquoi « cèdre » est dit ! Le tronc du cèdre repousse donc bel et bien.
- אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּשְׁאָר מִינֵי אֲרָזִים, כִּדְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא; דְּאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא, אָמְרִי בֵּי רַב: עֲשָׂרָה מִינֵי אֲרָזִים הֵן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶתֵּן בַּמִּדְבָּר אֶרֶז, שִׁטָּה, וַהֲדַס; וְעֵץ שָׁמֶן אָשִׂים וְגוֹ׳״. ״אֶרֶז״ – אַרְזָא. ״שִׁיטָּה״ – תּוּרְנִיתָא. ״הֲדַס״ – אַסָּא. ״עֵץ שֶׁמֶן״ – אֲפַרְסְמָא. ״בְּרוֹשׁ״ – בְּרָתֵי. ״תִּדְהָר״ – שָׁאגָא. ״וּתְאַשּׁוּר״ – שׁוּרְבִּינָא.Mais alors, de quoi s'agit-il ici ? D'autres espèces de cèdres, dont le tronc ne repousse pas une fois l'arbre abattu, conformément à Rabba bar Rav Houna. Car Rabba bar Rav Houna a dit : On dit dans l'école de Rav : Il y a dix espèces de cèdres, comme il est dit : « Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia et le myrte, et l'arbre à huile, Je placerai, etc. » (Isaïe 41, 19), le verset poursuivant : le berosh, le tidhar et le teachour ensemble. « Cèdre » (erez) : c'est l'arza, le cèdre. « Acacia » (chitta) : c'est le tornita. « Myrte » (hadas) : c'est l'assa. « Arbre à huile » (ets chémèn) : c'est l'afarsema, le baumier. « Berosh » : c'est le berati, le genévrier. « Tidhar » : c'est le chaga, le teck. « Teachour » : c'est le chourbina, le cyprès.
- הָנֵי שִׁבְעָה הָוֵי! כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר, הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן: אַלּוֹנִים, אַלְמוֹנִים, אַלְמוּגִּים. אַלּוֹנִים – בּוּטְנֵי, אַלְמוֹנִים – בָּלוּטֵי, אַלְמוּגִּים –Cela n'en fait que sept, et non dix ! Quand Rav Dimi est venu de Terre d'Israël à Babylone, il a dit : On y a ajouté les allonim, les almonim et les almouguim. Les allonim : ce sont les boutné, les pistachiers ; les almonim : ce sont les baloutei, les chênes ; les almouguim :
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