Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַלּוֹקֵחַ פֵּירוֹת שׁוֹבָךְ מֵחֲבֵירוֹ – מַפְרִיחַ בְּרִיכָה רִאשׁוֹנָה. פֵּירוֹת כַּוֶּורֶת – נוֹטֵל שְׁלֹשָׁה נְחִילִים, וּמְסָרֵס. חַלּוֹת דְּבַשׁ – מַנִּיחַ שְׁתֵּי חַלּוֹת. זֵיתִים לָקוֹץ – מַנִּיחַ שְׁתֵּי גְרוֹפִיּוֹת.MICHNA : Celui qui achète les produits d'un pigeonnier à son prochain, c'est-à-dire les pigeons qui y écloront au cours de l'année, laisse au vendeur la première couvée. Les produits d'une ruche : l'acheteur prend trois essaims, puis le vendeur rend stériles les abeilles, afin qu'elles cessent d'essaimer et ne produisent plus que du miel. Celui qui achète des rayons de miel laisse deux rayons. Des oliviers à abattre : il laisse deux pousses au vendeur.
- גְּמָ׳ וְהָתַנְיָא: בְּרִיכָה רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה! אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא קַשְׁיָא; הָא לַהּ, הָא לְאִמַּהּ.GUEMARA : La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) dit qu'on laisse la première couvée. Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qu'on laisse la première couvée et la deuxième ! Rav Kahana a dit : Ce n'est pas difficile. Celle-ci, la Michna, parle du couple laissé pour elle, la couvée elle-même, afin qu'elle ne s'envole pas, celle-là, la baraïta, parle du couple laissé pour sa mère : on laisse un couple pour la mère, puis un second, issu de ses petits, qui est celui dont parle la Michna.
- מַאי שְׁנָא אִמַּהּ – דְּמִיצְטַוְּותָא אַבַּרְתָּא וְאַזּוּגָא דְּשָׁבְקִינַן לַהּ; אִיהִי נָמֵי – תִּיצְטַוַּות אַאִמַּהּ, וְאַזּוּגָא דְּשָׁבְקִינַן לַהּ! אִמַּהּ אַבַּרְתָּא מִיצְטַוְּותָא, בְּרַתָּא אַאִמַּהּ לָא מִיצְטַוְּותָא.En quoi la mère est-elle différente, pour qu'on ne craigne pas de la voir quitter le pigeonnier ? Si c'est parce qu'elle s'attache à sa fille et au compagnon que nous lui laissons, elle aussi, la fille, devrait s'attacher à sa mère et au compagnon que nous lui laissons ! Pourquoi faudrait-il lui laisser sa propre couvée ? La Guemara répond : La mère s'attache à sa fille, mais la fille ne s'attache pas à sa mère. Pour retenir la fille, il faut donc lui laisser sa couvée.
- פֵּירוֹת כַּוֶּורֶת – נוֹטֵל שְׁלֹשָׁה נְחִילִין, וּמְסָרֵס. בַּמֶּה מְסָרְסָן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּחַרְדָּל. אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: לֹא חַרְדָּל מְסָרְסָן, אֶלָּא מִתּוֹךְ שֶׁפִּיהֶן חַד – חוֹזְרוֹת וְאוֹכְלוֹת אֶת דּוּבְשָׁנָן.La Michna enseigne : Les produits d'une ruche : il prend trois essaims, puis le vendeur rend stériles les abeilles. Par quel moyen les rend-il stériles ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Par la moutarde qu'il leur donne à manger. On dit en Occident, en Terre d'Israël, au nom de Rabbi Yossé bar 'Hanina : Ce n'est pas la moutarde elle-même qui les rend stériles, mais, parce que leur bouche est brûlée par l'âcreté de la moutarde, elles se remettent à manger leur miel et, à force d'en manger, cessent de former de nouveaux essaims.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: נוֹטֵל שְׁלֹשָׁה נְחִילִין – בְּסֵירוּס. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: נוֹטֵל שְׁלֹשָׁה נְחִילִין בָּזֶה אַחַר זֶה, מִכָּאן וְאֵילָךְ – נוֹטֵל אַחַת וּמַנִּיחַ אַחַת.Rabbi Yo'hanan a dit que le mot mesarès n'a pas ici ce sens ; il faut comprendre : il prend trois essaims en alternance (besseirous), en sautant un essaim sur deux, soit le premier, le troisième et le cinquième. Il a été enseigné dans une baraïta : Il prend trois essaims l'un après l'autre, les trois premiers, et à partir de là, il en prend un et en laisse un.
- חַלּוֹת דְּבַשׁ – מַנִּיחַ שְׁתֵּי חַלּוֹת וְכוּ׳. אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּבַשׁ בְּכַוֶּורֶת אֵינוֹ יוֹצֵא מִידֵי מַאֲכָל לְעוֹלָם. אַלְמָא קָסָבַר לָא בָּעֵי מַחְשָׁבָה.La Michna enseigne : Rayons de miel : il laisse deux rayons, etc. Rav Kahana a dit : Le miel dans la ruche ne perd jamais son statut d'aliment, il reste toujours considéré comme propre à la consommation humaine. Il apparaît donc qu'il pense que le miel n'a pas besoin d'une intention de le manger pour être susceptible de contracter l'impureté rituelle.
- מֵיתִיבִי: דְּבַשׁ בְּכַוֶּורֶת – אֵינוֹ לֹא אוֹכֶל וְלֹא מַשְׁקֶה! אָמַר אַבָּיֵי: לָא צְרִיכָא אֶלָּא לְאוֹתָן שְׁתֵּי חַלּוֹת. רָבָא אָמַר: דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא –On a objecté à partir d'une baraïta : Le miel dans la ruche n'est ni un aliment ni un liquide pour ce qui est de l'impureté rituelle ! Abayé a dit : Cela n'est nécessaire que pour ces deux rayons dont parle la Michna, destinés à nourrir les abeilles et non à la consommation humaine. Rava a dit : Cette baraïta est conforme à l'opinion de Rabbi Eliézer –
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.