Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיִּמְשְׁכֶנָּה אוֹ עַד שֶׁיִּשְׂכּוֹר אֶת מְקוֹמָהּ!tant qu'il ne l'a pas tiré, ou tant qu'il n'a pas loué son emplacement ! Comment attribuer alors l'avis du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) à Rabbi Yehouda HaNassi ?
- לָא קַשְׁיָא; כָּאן בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, כָּאן בְּסִימְטָא.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : ici, où Rabbi dit que le navire s'acquiert par remise, il s'agit d'un navire situé dans le domaine public, où l'on ne peut acquérir par traction, celle-ci devant se faire dans un lieu où l'on a un droit ; là, dans la première baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), le navire se trouve dans une simta (ruelle), qui n'est pas le domaine public et où les deux parties peuvent déposer leurs biens : il s'acquiert par traction.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא לְהָא בָּתְרָיְיתָא – בִּרְשׁוּת הָרַבִּים? אֵימָא סֵיפָא – וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא קָנָה עַד שֶׁיִּמְשְׁכֶנָּה. וְאִי בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, מִמַּאן אָגַר? וְתוּ, מְשִׁיכָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִי קָנְיָא?! וְהָא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מְסִירָה קוֹנָה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וּבְחָצֵר שֶׁאֵינָהּ שֶׁל שְׁנֵיהֶם; מְשִׁיכָה קוֹנָה בְּסִימְטָא, וּבְחָצֵר שֶׁהִיא שֶׁל שְׁנֵיהֶם; וְהַגְבָּהָה קוֹנָה בְּכׇל מָקוֹם!La Guemara objecte : Comment as-tu établi cette dernière baraïta ? Dans le domaine public ? Cite la fin de la baraïta : Et les Sages disent : l'acheteur n'a pas acquis tant qu'il ne l'a pas tiré, ou tant qu'il n'a pas loué son emplacement. Or si le navire est dans le domaine public, à qui le louerait-il ? De plus, la traction dans le domaine public acquiert-elle ? Abayé et Rava ne disent-ils pas tous deux : La remise acquiert dans le domaine public et dans une cour qui n'appartient à aucun des deux ; la traction acquiert dans une simta et dans une cour qui appartient à tous les deux ; et le soulèvement acquiert en tout lieu, même dans le domaine du vendeur !
- מַאי ״עַד שֶׁיִּמְשְׁכֶנָּה״ נָמֵי דְּקָאָמַר; וּמַאי ״עַד שֶׁיִּשְׂכּוֹר אֶת מְקוֹמָהּ״ דְּקָאָמַר – הָכִי קָאָמַר: עַד שֶׁיִּמְשְׁכֶנָּה מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לְסִימְטָא; וְאִם רְשׁוּת בְּעָלִים הִיא – לָא קָנָה עַד שֶׁיִּשְׂכּוֹר אֶת מְקוֹמָהּ.La Guemara répond : Que signifie « tant qu'il ne l'a pas tiré » qu'elle dit, et que signifie « tant qu'il n'a pas loué son emplacement » qu'elle dit ? Voici ce qu'elle veut dire : l'acheteur n'acquiert pas tant qu'il ne l'a pas tiré du domaine public vers une simta ; et si c'est le domaine de propriétaires, il n'acquiert pas tant qu'il n'a pas loué son emplacement auprès d'eux.
- לֵימָא אַבָּיֵי וְרָבָא – דְּאָמְרִי כְּרַבִּי?La Guemara demande : Dirons-nous qu'Abayé et Rava parlent selon Rabbi Yehouda HaNassi, et non selon les Sages ? Car d'après la baraïta, seul Rabbi admet qu'on acquière par remise dans le domaine public.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אִי דְּאָמַר לֵיהּ ״לֵךְ חֲזֵק וּקְנִי״ – הָכִי נָמֵי; הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּאָמַר לֵיהּ: ״לֵךְ מְשׁוֹךְ וּקְנֵי״;Rav Achi a dit : Les Sages admettent que la remise est efficace dans le domaine public. Aussi, si le vendeur lui a dit : « Va, prends possession et acquiers », il en est bien ainsi : la remise suffit, sans traction. De quoi nous occupons-nous ici ? Du cas où il lui a dit : « Va, tire et acquiers » ;
- מָר סָבַר: קְפִידָא, וּמָר סָבַר: מַרְאֶה מָקוֹם הוּא לוֹ.un Maître, les Sages, pense que c'est une stricte exigence du vendeur sur le mode d'acquisition, qui ne peut donc se faire que par traction ; et un Maître, Rabbi Yehouda HaNassi, pense que c'est seulement un lieu qu'il lui indique : il lui conseille ce mode d'acquisition, sans s'opposer à ce que l'acheteur en choisisse un autre.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דִּמְזַבֵּין לֵיהּ שְׁטָרָא לְחַבְרֵיהּ, צָרִיךְ לְמִיכְתַּב לֵיהּ: ״קְנִי הוּא – וְכׇל שִׁעְבּוּדָא דְּבֵיהּ״. אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וַאֲמַרִית לֵיהּ: טַעְמָא דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי, הָא לָא כְּתַב לֵיהּ הָכִי – לָא קָנֵי?La Guemara revient à l'acquisition des billets de créance. Rav Pappa a dit : Celui qui vend un billet à son prochain doit lui écrire : « Acquiers-le, lui et tout le gage qu'il contient ». Rav Achi a dit : J'ai énoncé cet enseignement devant Rav Kahana, et je lui ai dit : Ainsi, la raison pour laquelle l'acheteur acquiert est qu'il lui a écrit cela ; s'il ne lui a pas écrit cela, il n'acquiert pas ?
- וְכִי לָצוֹר עַל פִּי צְלוֹחִיתוֹ הוּא צָרִיךְ?! אָמַר לִי: אִין; לָצוֹר וְלָצוֹר.Pourquoi aurait-il donc acheté ce billet ? Lui faut-il donc pour boucher le goulot de sa fiole ? Il est clair qu'il l'a acheté pour recouvrer la dette ! Il m'a dit : Oui, pour boucher et boucher sa fiole : tant que le vendeur ne lui a pas transmis la créance elle-même, l'acheteur n'acquiert que le papier.
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