Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹ דִילְמָא, בִּמְקוֹם חֲזָקָה – לָא אָמְרִינַן ״מַה לִּי לְשַׁקֵּר״? תָּא שְׁמַע: בְּחֶזְקַת שֶׁנָּתַן, עַד שֶׁיָּבִיא רְאָיָה שֶׁלֹּא נָתַן.Ou peut-être, là où il y a une 'hazaka (présomption qui va à l'encontre de la prétention d'une personne), nous ne disons pas que l'emprunteur peut faire valoir l'argument « pourquoi mentirais-je ? » (il aurait pu prétendre autre chose de plus avantageux, on devrait donc le croire) ? Viens et entends une preuve de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : si l'un des voisins prétend avoir construit seul le mur, l'autre est présumé avoir donné sa part, à moins que le demandeur n'apporte une preuve qu'il n'a pas donné.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שֶׁתְּבָעוֹ לְאַחַר זְמַן, וְאָמַר לוֹ: ״פְּרַעְתִּיךָ בִּזְמַנִּי״, פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לָאו דַּאֲמַר לֵיהּ: ״פְּרַעְתִּיךָ בְּתוֹךְ זְמַנִּי״? אַלְמָא אֲפִילּוּ בִּמְקוֹם חֲזָקָה, אָמְרִינַן ״מַה לִּי לְשַׁקֵּר״! שָׁאנֵי הָכָא, דְּכׇל שָׂפָא וְשָׂפָא זִמְנֵיהּ הוּא.Quel est le cas ? Si l'on dit qu'il l'a réclamé (le paiement) après l'échéance, et que l'autre lui a dit : « Je t'ai payé à mon échéance », c'est évident qu'il est présumé avoir payé ! N'est-ce pas plutôt qu'il lui a dit : « Je t'ai payé avant mon échéance » ? Il en ressort que, même là où il y a une 'hazaka contre lui, nous disons « pourquoi mentirais-je ? » ! La Guemara rejette cette preuve : ici, c'est différent, car à chaque rangée de pierres et rangée, c'est son échéance ; c'est donc comme s'il avait dit avoir payé à l'échéance.
- תָּא שְׁמַע: מֵאַרְבַּע אַמּוֹת וּלְמַעְלָה – אֵין מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ. סָמַךְ לוֹ כּוֹתֶל אַחֵר כּוּ׳, עַד שֶׁיָּבִיא רְאָיָה שֶׁנָּתַן.Viens et entends une autre preuve de la Michna : au-delà de quatre coudées de hauteur, on ne l'oblige pas à participer. Mais s'il a adossé à celui-ci un autre mur, etc., on lui impute le tout, et il est présumé ne pas avoir payé, à moins qu'il n'apporte une preuve qu'il a donné.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שֶׁתְּבָעוֹ לְאַחַר זְמַנּוֹ, וְאָמַר לוֹ: ״פְּרַעְתִּיךָ בִּזְמַנִּי״, אַמַּאי לָא? אֶלָּא לָאו דְּאָמַר: ״פְּרַעְתִּיךָ בְּתוֹךְ זְמַנִּי״? אַלְמָא בִּמְקוֹם חֲזָקָה לָא אָמְרִינַן ״מַה לִּי לְשַׁקֵּר״! שָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר: מִי יֵימַר דִּמְחַיְּיבִי לִי רַבָּנַן?Quel est le cas ? Si l'on dit qu'il l'a réclamé après son échéance, et que l'autre lui a dit : « Je t'ai payé à mon échéance », pourquoi ne serait-il pas cru ? N'est-ce pas plutôt qu'il a dit : « Je t'ai payé avant mon échéance » ? Et la Michna enseigne qu'il n'est pas cru. Il en ressort que, là où il y a une 'hazaka contre lui, nous ne disons pas « pourquoi mentirais-je ? » ! La Guemara rejette cette preuve : ici, c'est différent, car il se dit : « Qui dit que les Sages m'obligeront ? » Dans un tel cas, on ne paie certainement pas avant l'échéance.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, אָמַר לוֹ: ״הִין״. לְמָחָר אָמַר לוֹ: ״תְּנֵהוּ לִי״; אִם אָמַר: ״נְתַתִּיו לָךְ״ – פָּטוּר. ״אֵין לְךָ בְּיָדִי״ – חַיָּיב.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : Viens et entends une preuve de la Michna (Chevouot 38b) : si quelqu'un dit à un autre : « J'ai une mané (cent dinars) entre tes mains », et que l'autre lui a dit : « Oui », devant témoins ; le lendemain, il lui a dit : « Donne-la-moi » : s'il a dit : « Je te l'ai déjà donnée », il est pétour (exempt). S'il a dit : « Tu n'as rien entre mes mains », il est 'hayav (obligé de payer).
- מַאי, לָאו ״נְתַתִּיו לָךְ״ – דַּאֲמַר לֵיהּ: ״פְּרַעְתִּיךָ בִּזְמַנִּי״; ״אֵין לְךָ בְּיָדִי״ – דַּאֲמַר לֵיהּ: ״פְּרַעְתִּיךָ בְּתוֹךְ זְמַנִּי״? וְקָתָנֵי: חַיָּיב; אַלְמָא בִּמְקוֹם חֲזָקָה – לָא אָמְרִינַן ״מַה לִּי לְשַׁקֵּר״! לָא; מַאי ״אֵין לְךָ בְּיָדִי״ – ״לֹא הָיוּ דְבָרִים מֵעוֹלָם״, דְּאָמַר מָר: כׇּל הָאוֹמֵר ״לֹא לָוִיתִי״ – כְּאוֹמֵר ״לֹא פָּרַעְתִּי״ דָּמֵי.Quoi, n'est-ce pas que « je te l'ai donnée » signifie qu'il lui a dit : « Je t'ai payé à mon échéance » ; et « tu n'as rien entre mes mains », qu'il lui a dit : « Je t'ai payé avant mon échéance » ? Et la Michna enseigne : il est obligé. Il en ressort que, là où il y a une 'hazaka contre lui, nous ne disons pas « pourquoi mentirais-je ? » ! La Guemara rejette cette preuve : Non ; que signifie « tu n'as rien entre mes mains » ? « Cela n'a jamais eu lieu » (il n'y a jamais eu de prêt), car le Maître a dit : Quiconque dit : « Je n'ai pas emprunté » est comme celui qui dit : « Je n'ai pas remboursé. » Puisqu'il est établi par son propre aveu qu'il a emprunté, il doit payer.
- סָמַךְ לוֹ כּוֹתֶל אַחֵר – מְגַלְגְּלִין עָלָיו אֶת הַכֹּל כּוּ׳. אָמַר רַב הוּנָא: סְמַךְ לְפַלְגָא, סְמַךְ לְכוּלַּהּ. וְרַב נַחְמָן אָמַר: לְמַאי דִּסְמַךְ – סְמַךְ, לְמַאי דְּלָא סְמַךְ – לָא סְמַךְ.La Michna a enseigné : s'il a adossé à celui-ci un autre mur, on lui impute le tout, etc. Rav Houna a dit : S'il a adossé un mur sur la moitié de la longueur ou de la hauteur du mur rehaussé, c'est comme s'il avait adossé sur la totalité ; il doit payer sa part du tout, car il finira par compléter son mur. Et Rav Na'hman a dit : Pour ce à quoi il s'est adossé, il s'est adossé ; pour ce à quoi il ne s'est pas adossé, il ne s'est pas adossé : il ne paie que pour la partie du mur correspondant à son nouveau mur.
- וּמוֹדֶה רַב הוּנָא בְּקַרְנָא וְלוּפְתָּא. וּמוֹדֶה רַב נַחְמָן בְּאַפְרִיזָא, וּבִקְבַעְתָּא דִכְשׁוּרֵי.Et Rav Houna concède pour un mur en karna (coin) et loufta (jonction) : s'il a construit ainsi une adjonction à l'angle de sa maison, il ne paie que ce à quoi il s'est adossé, car une telle construction n'est pas destinée à être prolongée. Et Rav Na'hman concède pour une afriza (poutre épaisse posée sur le mur pour porter un toit) et pour des encoches creusées pour fixer les poutres : même s'il n'a pas encore utilisé toute la hauteur du mur, il a montré qu'il comptait le faire et il paie sa part de tout le mur.
- אָמַר רַב הוּנָא: בֵּי כַוֵּי – לָא הָוֵי חֲזָקָה, וְאַף עַל גַּב דַּעֲבַד לֵיהּ הִימְלָטֵי. דְּאָמַר לֵיהּ, אָמֵינָא: לְכִי פָּיְיסַתְּ לִי, לָא לִיתְּרַע אֲשִׁיתַאי.Rav Houna a dit : Des ouvertures pratiquées dans le mur, du côté du voisin réticent, pour y loger des poutres, ne sont pas une 'hazaka établissant que celui-ci a participé à la construction du mur, et ce, même si le constructeur y a fait des himlaté (appuis en planches). Car il peut lui dire : Je me suis dit : quand tu m'apaiseras en me payant ta part, mes murs ne seront pas endommagés par le percement de nouvelles ouvertures.
- אָמַר רַב נַחְמָן: אַחְזֵיק לְהוּרְדֵי – לָא אַחְזֵיק לִכְשׁוּרֵי, לִכְשׁוּרֵי – אַחְזֵיק לְהוּרְדֵי. רַב יוֹסֵף אָמַר: אַחְזֵיק לְהוּרְדֵי – אַחְזֵיק לִכְשׁוּרֵי.Rav Na'hman a dit : S'il a acquis la 'hazaka (droit acquis par usage sans protestation du voisin) pour des poutres fines posées sur le mur de son voisin, il n'a pas acquis la 'hazaka pour des poutres épaisses ; pour des poutres épaisses, il a acquis la 'hazaka pour des poutres fines. Rav Yossef a dit : S'il a acquis la 'hazaka pour des poutres fines, il a aussi acquis la 'hazaka pour des poutres épaisses.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן: אַחְזֵיק לְהוּרְדֵי – אַחְזֵיק לִכְשׁוּרֵי, לִכְשׁוּרֵי – אַחְזֵיק לְהוּרְדֵי.Certains disent que Rav Na'hman a dit : S'il a acquis la 'hazaka pour des poutres fines, il a acquis la 'hazaka pour des poutres épaisses ; pour des poutres épaisses, il a acquis la 'hazaka pour des poutres fines.
- אָמַר רַב נַחְמָן: אַחְזֵיק לְנִטְפֵי – אַחְזֵיק לְשָׁפְכֵי, אַחְזֵיק לְשָׁפְכֵי – לָא אַחְזֵיק לְנִטְפֵי. וְרַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ אַחְזֵיק לְשָׁפְכֵי – אַחְזֵיק לְנִטְפֵי.Rav Na'hman a dit : S'il a acquis la 'hazaka pour laisser goutter l'eau de son toit dans la cour de son voisin, il a acquis la 'hazaka pour la déverser par une gouttière, ce qui arrange le voisin puisque l'eau est concentrée en un seul endroit. S'il a acquis la 'hazaka pour la déverser, il n'a pas acquis la 'hazaka pour la laisser goutter. Et Rav Yossef a dit : Même s'il a acquis la 'hazaka pour la déverser, il a acquis la 'hazaka pour la laisser goutter.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן: אַחְזֵיק לְשָׁפְכֵי – אַחְזֵיק לְנִטְפֵי; לְנִטְפֵי – אַחְזֵיק לְשָׁפְכֵי, אֲבָל לִצְרִיפָא דְאוּרְבָּנֵי – לָא. רַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ צְרִיפָא דְאוּרְבָּנֵי. עֲבַד רַב יוֹסֵף עוֹבָדָא בִּצְרִיפָא דְאוּרְבָּנֵי.Certains disent que Rav Na'hman a dit : S'il a acquis la 'hazaka pour déverser, il a acquis la 'hazaka pour laisser goutter ; pour laisser goutter, il a acquis la 'hazaka pour déverser, mais pas pour une hutte de branches de saule, dont le toit laisse tomber les gouttes. Rav Yossef a dit : Même pour une hutte de branches de saule. Rav Yossef a statué en pratique pour une hutte de branches de saule.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹRav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Celui qui loue une maison à son prochain
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