Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא צְרִיכָא, דְּאַף עַל גַּב דִּמְצַר לֵיהּ מִצְרֵי אַבָּרַאי –Ce n'est nécessaire que pour le cas où, bien qu'il lui ait délimité les limites à l'extérieur de la chambre, en mentionnant dans l'acte de vente ce qui borde la propriété, celle-ci reste exclue de la vente.
- כִּדְרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הַמּוֹכֵר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּבִירָה גְּדוֹלָה, אַף עַל פִּי שֶׁמָּצַר לוֹ מְצָרִים הַחִיצוֹנִים – מְצָרִים הִרְחִיב לוֹ.Conformément à l'avis de Rav Na'hman, car Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : celui qui vend une maison à son prochain dans une grande demeure [bira] comprenant plusieurs logements, même s'il lui a délimité les limites extérieures de la demeure, il ne lui a pas vendu l'ensemble : ce sont les limites qu'il a élargies pour lui, indiquant seulement de façon large l'emplacement du logement vendu.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּקָרוּ לֵיהּ לְבַיִת ״בַּיִת״ וּלְבִירָה ״בִּירָה״, פְּשִׁיטָא – בַּיִת זַבֵּין לֵיהּ, בִּירָה לָא זַבֵּין לֵיהּ! אֶלָּא דִּלְבִירָה נָמֵי קָרוּ לַהּ ״בַּיִת״? כּוּלֵּיהּ זַבֵּין לֵיהּ!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un lieu où l'on appelle une maison « maison » et une demeure « demeure », c'est évident : il lui a vendu une maison, il ne lui a pas vendu une demeure ! Mais s'il s'agit d'un lieu où l'on appelle aussi la demeure « maison », il lui a tout vendu !
- לָא צְרִיכָא, דְּרוּבָּא קָרוּ לֵיהּ לְבַיִת ״בַּיִת״ לְבִירָה ״בִּירָה״, וְאִיכָּא נָמֵי דִּלְבִירָה קָרוּ לֵיהּ ״בַּיִת״; מַהוּ דְּתֵימָא כּוּלֵּיהּ זַבֵּין לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן – מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב: ״וְלָא שַׁיַּירִית בִּזְבִינִי אִלֵּין כְּלוּם״, וְלָא כְּתַב, שְׁמַע מִינַּהּ שַׁיּוֹרֵי שַׁיַּיר.Ce n'est nécessaire que pour un lieu où la plupart appellent une maison « maison » et une demeure « demeure », mais où il y en a aussi qui appellent la demeure « maison ». On aurait pu dire que, puisqu'il a indiqué les limites extérieures, il lui a tout vendu ; il nous enseigne que non : puisqu'il aurait dû écrire : « je n'ai rien réservé dans cette vente », et qu'il ne l'a pas écrit, déduis-en qu'il s'est réservé quelque chose.
- וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ בְּבִקְעָה גְּדוֹלָה, אַף עַל פִּי שֶׁמָּצַר לוֹ מְצָרִים הַחִיצוֹנִים – מְצָרִים הִרְחִיב לוֹ.Et Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : celui qui vend un champ à son prochain dans une grande plaine, même s'il lui a délimité les limites extérieures de la plaine, il ne lui a pas vendu l'ensemble : ce sont les limites qu'il a élargies pour lui, indiquant seulement l'emplacement général du champ vendu.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּקָרוּ לֵיהּ לְשָׂדֶה ״שָׂדֶה״ וּלְבִקְעָה ״בִּקְעָה״, פְּשִׁיטָא – שָׂדֶה זַבֵּין לֵיהּ, בִּקְעָה לָא זַבֵּין לֵיהּ! וְאֶלָּא דִּלְבִקְעָה נָמֵי קָרוּ לַהּ ״שָׂדֶה״? כּוּלָּהּ זַבֵּין לֵיהּ!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un lieu où l'on appelle un champ « champ » et une plaine « plaine », c'est évident : il lui a vendu un champ, il ne lui a pas vendu une plaine ! Mais s'il s'agit d'un lieu où l'on appelle aussi la plaine « champ », il lui a tout vendu !
- לָא צְרִיכָא, דְּאִיכָּא דִּלְשָׂדֶה קָרוּ לֵיהּ ״שָׂדֶה״ וּלְבִקְעָה ״בִּקְעָה״, וְאִיכָּא נָמֵי דִּלְבִקְעָה קָרוּ לַהּ ״שָׂדֶה״; מַהוּ דְּתֵימָא כּוּלֵּיהּ זַבֵּין לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן – מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב לֵיהּ: ״לָא שַׁיַּירִית בִּזְבִינֵי אִלֵּין קֳדָמַי כְּלוּם״, וְלָא כְּתַב לֵיהּ, שְׁמַע מִינַּהּ שַׁיּוֹרֵי שַׁיַּיר.Ce n'est nécessaire que pour un lieu où il y en a qui appellent un champ « champ » et une plaine « plaine », et où il y en a aussi qui appellent la plaine « champ ». On aurait pu dire que, puisqu'il a indiqué les limites extérieures, il lui a tout vendu ; il nous enseigne que non : puisqu'il aurait dû lui écrire : « je n'ai rien gardé par-devers moi dans cette vente », et qu'il ne le lui a pas écrit, déduis-en qu'il s'est réservé quelque chose.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בַּיִת – מִשּׁוּם דְּהָא תַּשְׁמִישְׁתָּא לְחוֹד וְהָא תַּשְׁמִישְׁתָּא לְחוֹד, אֲבָל בִּקְעָה – דְּכוּלַּהּ חֲדָא תַּשְׁמִישְׁתָּא הִיא, אֵימָא כּוּלֵּיהּ זַבֵּין לֵיהּ;Et c'est nécessaire d'enseigner les deux cas. Car s'il nous avait fait entendre seulement la maison, on aurait pu dire que c'est parce que celle-ci a un usage propre et celle-là un usage propre ; mais pour la plaine, qui a tout entière un seul usage, puisqu'on peut l'ensemencer d'un seul tenant, dis qu'il lui a tout vendu.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן בִּקְעָה – מִשּׁוּם דְּלָא הֲוָה לֵיהּ לְמִימְצַר לֵיהּ, אֲבָל בַּיִת – דַּהֲוָה לֵיהּ לְמִימְצַר לֵיהּ וְלָא מְצַר לֵיהּ, כּוּלֵּיהּ זַבֵּין לֵיהּ; צְרִיכָא.Et s'il nous avait fait entendre seulement la plaine, on aurait pu dire que c'est parce qu'il n'avait pas de quoi lui délimiter le champ, tous les champs étant semblables et lui appartenant ; mais pour la maison, qu'il pouvait délimiter et qu'il n'a pas délimitée, il lui a tout vendu. C'est donc nécessaire.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל (בַּר שִׁילַת) מִשְּׁמֵיהּ דְּאַבָּיֵי: הַאי מַאן דִּמְזַבְּנִי לֵיהּ מִידֵּי לְחַבְרֵיהּ, צְרִיךְ לְמִכְתַּב לֵיהּ: ״לָא שַׁיַּירִית בִּזְבִינִי אִלֵּין קֳדָמַי כְּלוּם״, כְּמַאן? כְּרַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ.Conformément à qui va ce qu'a dit Rav Mari, fils de la fille de Chmouel (bar Chilat), au nom d'Abayé : celui qui vend quelque chose à son prochain doit lui écrire : « je n'ai rien gardé par-devers moi dans cette vente » ? Conformément à qui ? À Rav Na'hman, qui a dit au nom de Rabba bar Avouh que même une délimitation n'inclut pas nécessairement tout ce qu'elle englobe.
- הָהוּא דְּאָמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״אַרְעָא דְּבֵי חִיָּיא מְזַבֵּנְנָא לָךְ״. הֲוַאי לֵיהּ תַּרְתֵּי אַרְעָתָא דַּהֲוָה מִתְקַרְיָן ״דְּבֵי חִיָּיא״. אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲדָא אֲמַר לֵיהּ, תַּרְתֵּי לָא אֲמַר לֵיהּ.Un certain homme dit à son prochain : « je te vends la terre de la maison de 'Hiya ». Il avait deux terres qui s'appelaient « de la maison de 'Hiya ». Rav Achi a dit : il lui a parlé d'une seule, il ne lui a pas parlé de deux.
- וְאִי אֲמַר לֵיהּ: ״אַרְעָתָא״ סְתָמָא – מִיעוּט אַרְעָתָא שְׁתַּיִם. וְאִי אָמַר לֵיהּ: ״כֹּל אַרְעָתָא״ – כֹּל אַרְעָתָא דְּאִית לֵיהּ, לְבַר מִבּוּסְתָּנֵי וּפַרְדֵּיסֵי. וְאִי אֲמַר לֵיהּ: ״זִיהֲרָא״ – אֲפִילּוּ בֵּי בוּסְתָּנֵי וּפַרְדֵּיסֵי, לְבַר מִבָּתֵּי וְעַבְדֵי.Et s'il lui a dit : « des terres », sans préciser, le minimum de ce que signifie « terres » est deux. Et s'il lui a dit : « toutes les terres », ce sont toutes les terres qu'il possède, à l'exception des vergers [boustanei] et des vignes. Et s'il lui a dit : « zihara » (ses biens fonciers), cela inclut même les vergers et les vignes, à l'exception des maisons et des esclaves.
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