Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֶיעְבַּד לִי מָר כְּאִידַּךְ דִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא קָנָה אֶלָּא מְקוֹם מַכּוֹשׁוֹ בִּלְבַד! אֲמַר לֵיהּ: בְּהַאי, אֲנָא כִּשְׁמַעְתִּין סְבִירָא לִי – דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כֵּיוָן שֶׁנִּיכֵּשׁ בָּהּ מַכּוֹשׁ אֶחָד – קָנָה כּוּלָּהּ.S'il en est ainsi, que le Maître agisse pour moi selon l'autre enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit : il n'a acquis que l'endroit de son coup de houe seulement ! Rav Na'hman lui a dit : sur ce point, moi je suis d'avis conforme à notre enseignement, car Rav Houna a dit au nom de Rav : dès qu'il y a donné un coup de houe, il l'a acquis tout entier.
- שְׁלַח רַב הוּנָא בַּר אָבִין: יִשְׂרָאֵל שֶׁלָּקַח שָׂדֶה מִגּוֹי, וּבָא יִשְׂרָאֵל אַחֵר וְהֶחֱזִיק בָּהּ – אֵין מוֹצִיאִים אוֹתָהּ מִיָּדוֹ. וְכֵן הָיָה רַבִּי אָבִין וְרַבִּי אִילְעָא וְכׇל רַבּוֹתֵינוּ שָׁוִין בַּדָּבָר.Rav Houna bar Avin a envoyé cette décision : un Juif qui a acheté un champ à un non-Juif, et un autre Juif est venu en prendre possession : on ne le retire pas de sa main. Et ainsi étaient d'accord sur ce point Rabbi Avin, Rabbi Ilea et tous nos Maîtres.
- אָמַר רַבָּה: הָנֵי תְּלָת מִילֵּי, אִישְׁתַּעִי לִי עוּקְבָן בַּר נְחֶמְיָה רֵישׁ גָּלוּתָא, מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא, וַאֲרִיסוּתָא דְפָרְסָאֵי – עַד אַרְבְּעִין שְׁנִין, וְהָנֵי זַהֲרוּרֵי דְּזָבֵין אַרְעָא לְטַסְקָא – זְבִינַיְהוּ זְבִינֵי.Rabba a dit : ces trois enseignements m'ont été rapportés par Oukvan bar Ne'hemya, le Rech Galouta (chef de l'exil), au nom de Chmouel : la loi du royaume est la loi ; le fermage des Perses dure jusqu'à quarante ans ; et ces agents du fisc qui vendent une terre pour l'impôt foncier : leur vente est une vente valable.
- וְהָנֵי מִילֵּי לְטַסְקָא, אֲבָל לִכְרָגָא – לָא. מַאי טַעְמָא? כְּרָגָא – אַקַּרְקַף דְּגַבְרֵי מַנַּח. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: אֲפִילּוּ שְׂעָרֵי דְכַדָּא מִשְׁתַּעְבְּדִי לִכְרָגָא.Et cela vaut pour l'impôt foncier, mais pour l'impôt par tête, non. Quelle en est la raison ? L'impôt par tête repose sur le crâne des hommes, c'est-à-dire sur la personne et non sur ses terres : les agents n'ont pas le droit de vendre sa terre pour cela. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : même l'orge dans la jarre est gagée pour l'impôt par tête.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אֲמַר לִי הוּנָא בַּר נָתָן, קָשֵׁי בַּהּ אַמֵּימָר: אִם כֵּן, בִּטַּלְתָּ יְרוּשַּׁת בְּנוֹ הַבְּכוֹר – דְּהָוֵה לֵיהּ רָאוּי, וְאֵין הַבְּכוֹר נוֹטֵל בָּרָאוּי כְּבַמּוּחְזָק.Rav Achi a dit : Houna bar Natan m'a dit qu'Ameimar a soulevé une difficulté à ce sujet : s'il en est ainsi, tu as annulé l'héritage de son fils premier-né, celui de quiconque doit cet impôt ; car ce qu'il laisse est pour le fils un bien seulement en puissance, le fisc pouvant tout saisir, et le premier-né ne prend pas sa double part sur ce qui est en puissance comme sur ce qui était en possession du défunt.
- אָמְרִי לֵיהּ: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ טַסְקָא נָמֵי! אֶלָּא מָה אִית לָךְ לְמֵימַר – דִּיהַיב טַסְקָא וּמִית; הָכָא נָמֵי – דִּיהַיב כְּרָגָא וּמִית.Houna bar Natan poursuit : je lui ai dit : s'il en est ainsi, même pour l'impôt foncier aussi la difficulté se pose ! Mais que peux-tu dire ? Qu'il s'agit du cas où le père a payé l'impôt foncier et est mort. Ici aussi, il s'agit du cas où il a payé l'impôt par tête et est mort.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, אָמַר לִי הוּנָא בַּר נָתָן: שְׁאֵילְתִּינְהוּ לְסָפְרֵי דְרָבָא, וַאֲמַרוּ לִי: הִלְכְתָא כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ. וְלָא הִיא, הָתָם – לְאוֹקוֹמֵי מִילְּתֵיהּ הוּא דְּאָמַר.Rav Achi a dit : Houna bar Natan m'a dit : j'ai interrogé les scribes de Rava, et ils m'ont dit : la halakha est conforme à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua. Mais il n'en est rien : là-bas, c'est pour étayer ses propres paroles qu'il a dit cela, Houna bar Natan ayant ainsi défendu sa réponse à Ameimar.
- וְאָמַר רַב אָשֵׁי: פַּרְדָּכְתְּ – מְסַיַּיע מָתָא. וְהָנֵי מִילֵּי דְּאַצֵּילְתֵּיהּ מָתָא, אֲבָל אַנְדִּיסְקֵי – סִיַּעְתָּא דִשְׁמַיָּא הִיא.Et Rav Achi a dit : le pardakht (l'oisif, sans revenus dans la ville) doit aider la ville en payant sa part de l'impôt. Et cela vaut lorsque la ville l'a dispensé en obtenant une réduction en sa faveur ; mais si ce sont les andiskei (agents du fisc) qui ne lui réclament rien, c'est une aide du Ciel, et il n'a pas à payer.
- אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמֶּצֶר וְהֶחָצָב מַפְסִיקִין בְּנִכְסֵי הַגֵּר, אֲבָל לְעִנְיַן פֵּאָה וְטוּמְאָה – לָא. כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ לְפֵאָה וְטוּמְאָה.Rav Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la limite et la scille plantée en bordure séparent les champs dans les biens d'un converti mort sans héritiers : celui qui prend possession n'acquiert que jusque-là. Mais pour ce qui concerne la péa (coin du champ laissé aux pauvres) et l'impureté, non. Quand Ravin est venu de la terre d'Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : même pour la péa et l'impureté elles séparent.
- פֵּאָה – מַאי הִיא? דִּתְנַן: וְאֵלּוּ מַפְסִיקִין לַפֵּאָה – הַנַּחַל, וְהַשְּׁלוּלִית,La péa, qu'en est-il ? Car nous avons appris dans la Michna (Péa 2, 1) : voici ce qui sépare pour la péa, de sorte que chaque partie doive donner sa péa : le torrent, le canal,
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