Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְשֶׁאֵינָהּ מְסוּיֶּימֶת בִּמְצָרֶיהָ, עַד כַּמָּה? אָמַר רַב פָּפָּא: כִּדְאָזֵיל תַּיָּירָא דְשׁוֹרֵי וְהָדַר.Et pour un champ qui n'est pas délimité par ses bornes, jusqu'où un coup de houe fait-il acquérir ? Rav Pappa a dit : aussi loin que va et revient le conducteur de bœufs, c'est-à-dire la longueur d'un sillon.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: נִכְסֵי גּוֹי הֲרֵי הֵן כְּמִדְבָּר, כׇּל הַמַּחְזִיק בָּהֶן זָכָה בָּהֶן. מַאי טַעְמָא? גּוֹי – מִכִּי מָטוּ זוּזֵי לִידֵיהּ אִסְתַּלַּק לֵיהּ, יִשְׂרָאֵל לָא קָנֵי עַד דְּמָטֵי שְׁטָרָא לִידֵיהּ. הִלְכָּךְ הֲרֵי הֵן כְּמִדְבָּר, וְכׇל הַמַּחְזִיק בָּהֶן זָכָה בָּהֶן.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : les biens d'un non-Juif vendus à un Juif sont comme le désert, sans propriétaire : quiconque en prend possession les acquiert. Quelle en est la raison ? Le non-Juif, dès que l'argent parvient à sa main, se retire de la propriété, tandis que le Juif acheteur n'acquiert pas tant que l'acte ne parvient pas à sa main. C'est pourquoi, dans l'intervalle, ils sont comme le désert, et quiconque en prend possession les acquiert.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי?! וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: דִּינָא דְמַלְכוּתָא דִּינָא; וּמַלְכָּא אָמַר: לָא לִיקְנֵי אַרְעָא אֶלָּא בְּאִיגַּרְתָּא! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא לָא יָדַעְנָא; עוֹבָדָא הֲוָה בְּדוּרָא דְרָעֲוָתָא, בְּיִשְׂרָאֵל דִּזְבַן אַרְעָא מִגּוֹי, וַאֲתָא יִשְׂרָאֵל אַחֲרִינָא רָפֵיק בָּהּ פּוּרְתָּא; אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, אוֹקְמַהּ בִּידָא דְּשֵׁנִי.Abayé a dit à Rav Yossef : Chmouel a-t-il vraiment dit cela ? Mais voici que Chmouel a dit : la loi du royaume est la loi ; et le roi a dit : qu'une terre ne soit acquise que par un acte écrit ! La prise de possession ne devrait donc pas suffire. Rav Yossef lui a dit : moi, je ne sais pas résoudre cette contradiction ; mais il y a eu un fait à Doura-des-Bergers : un Juif avait acheté une terre à un non-Juif, et un autre Juif est venu y labourer un peu. Ils sont venus devant Rav Yehouda, qui l'a établie dans la main du second.
- אֲמַר לֵיהּ: דּוּרָא דְרָעֲוָתָא קָאָמְרַתְּ?! הָתָם בָּאגֵי מִטַּמְּרִי הֲווֹ – דְּאִינְהוּ גּוּפַיְיהוּ לָא הֲווֹ יָהֲבִי טַסְקָא לְמַלְכָּא, וּמַלְכָּא אֲמַר: מַאן דְּיָהֵיב טַסְקָא, לֵיכוֹל אַרְעָא.Abayé lui a dit : c'est de Doura-des-Bergers que tu parles ?! Là-bas, les champs étaient dissimulés, car eux-mêmes, les propriétaires, ne payaient pas l'impôt foncier au roi, et le roi a dit : que celui qui paie l'impôt foncier jouisse de la terre. Le non-Juif vendeur n'était donc plus propriétaire ; on ne peut en tirer de preuve pour les autres lieux.
- רַב הוּנָא זְבֵן אַרְעָא מִגּוֹי, אֲתָא יִשְׂרָאֵל אַחֵר רָפֵיק בַּהּ פּוּרְתָּא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אוֹקְמַהּ בִּידֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי דַּעְתָּיךְ? דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: נִכְסֵי גּוֹי הֲרֵי הֵן כְּמִדְבָּר, וְכׇל הַמַּחְזִיק בָּהֶם זָכָה?Rav Houna a acheté une terre à un non-Juif. Un autre Juif est venu y labourer un peu. Il est venu devant Rav Na'hman, qui l'a établie dans sa main, celle de cet autre Juif. Rav Houna lui a dit : quelle est ta pensée ? Est-ce parce que Chmouel a dit : les biens d'un non-Juif sont comme le désert, et quiconque en prend possession les acquiert ?
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