Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּמְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת, וְכִדְרַבִּי זֵירָא – דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים: מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת – בַּעְלָהּ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ.pour la femme « divorcée et non divorcée », dont le divorce est douteux, et selon Rabbi Zeira. Car Rabbi Zeira a dit que Rabbi Yirmeya bar Abba a dit que Chmouel a dit : Partout où les Sages ont dit « divorcée et non divorcée », son mari est tenu à son entretien. On aurait pu croire qu'en raison de ce droit sur ses biens, le mari ne protesterait pas contre l'usage de sa terre ; la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) précise donc qu'elle peut établir une 'hazaka (présomption de propriété) sur ses biens.
- אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר לִי הוּנָא: כּוּלָּן שֶׁהֵבִיאוּ רְאָיָה – רְאָיָיתָן רְאָיָה, וּמַעֲמִידִין שָׂדֶה בְּיָדָן. גַּזְלָן שֶׁהֵבִיא רְאָיָה – אֵין רְאָיָיתוֹ רְאָיָה, וְאֵין מַעֲמִידִין שָׂדֶה בְּיָדוֹ.Rav Na'hman a dit : Rav Houna m'a dit : Tous ceux-là – ceux qui n'ont pas de 'hazaka – s'ils ont apporté une preuve, par un acte ou des témoins, leur preuve est une preuve, et on maintient le champ entre leurs mains. Le voleur qui a apporté une preuve, sa preuve n'est pas une preuve, et on ne maintient pas le champ entre ses mains, car elle a pu être obtenue par la contrainte.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: לָקַח מִסִּיקָרִיקוֹן, וְחָזַר וְלָקַח מִבַּעַל הַבַּיִת – מִקָּחוֹ בָּטֵל!Que nous enseigne-t-il ? Nous l'avons déjà appris dans la Michna (Guittin 55b) : Celui qui a acheté une terre à un sikarikon (un violent qui l'a extorquée à son propriétaire par des menaces) et qui l'a ensuite achetée au propriétaire, son achat est nul ! Un achat qui suit un vol est donc nul, malgré l'acte ou les témoins.
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב – דְּאָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דַּאֲמַר לֵיהּ: ״לֵךְ חֲזֵק וּקְנִי״, אֲבָל בִּשְׁטָר – קָנָה;Son enseignement vise à exclure l'opinion de Rav. Car Rav a dit : Ils n'ont enseigné cela que lorsque le propriétaire lui a dit : « Va, prends possession et acquiers », sans rédiger d'acte, mais avec un acte, il a acquis.
- קָא מַשְׁמַע לַן כְּדִשְׁמוּאֵל – דְּאָמַר: אַף בִּשְׁטָר נָמֵי לֹא קָנָה, עַד שֶׁיִּכְתּוֹב אַחְרָיוּת נְכָסִים.Il nous enseigne donc que la règle est selon Chmouel, qui a dit : Même avec un acte, il n'a pas acquis, à moins qu'il n'écrive une garantie sur ses biens : le vendeur s'engage à rembourser l'acheteur si un créancier saisit la terre, ce qui montre que la vente est sincère.
- וְרַב בִּיבִי מְסַיֵּים בַּהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: קַרְקַע אֵין לוֹ, אֲבָל מָעוֹת יֵשׁ לוֹ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁאָמְרוּ עֵדִים: ״בְּפָנֵינוּ מָנָה לוֹ״, אֲבָל אָמְרוּ עֵדִים: ״בְּפָנֵינוּ הוֹדָה לוֹ״ – לֹא; כִּדְרַב כָּהֲנָא, דְּאָמַר: אִי לָאו דְּאוֹדִי לֵיהּ, הֲוָה מַמְטֵי לֵיהּ לְדִידֵיהּ וְלַחֲמָרֵיהּ לְשַׁחְווֹר.Et Rav Bibi termine cet enseignement au nom de Rav Na'hman : Il n'a pas de droit sur la terre, mais il a un droit sur l'argent qu'il a versé. Dans quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsque les témoins ont dit : « Il lui a compté l'argent en notre présence ». Mais s'ils ont dit : « Il lui a fait l'aveu en notre présence » qu'il a été payé, non : l'aveu a pu être arraché par la contrainte, selon Rav Kahana, qui a dit : S'il ne lui avait pas fait cet aveu, il l'aurait livré, lui et son âne, au cha'hvar (l'intendant de la corvée).
- אָמַר רַב הוּנָא: תַּלְיוּהוּ וְזַבֵּין – זְבִינֵיהּ זְבִינֵי. מַאי טַעְמָא? כֹּל דִּמְזַבֵּין אִינִישׁ, אִי לָאו דַּאֲנִיס – לָא הֲוָה מְזַבֵּין, וַאֲפִילּוּ הָכִי זְבִינֵיהּ זְבִינֵי. וְדִילְמָא שָׁאנֵי אוּנְסָא דְנַפְשֵׁיהּ מֵאוּנְסָא דְאַחֲרִינֵי! אֶלָּא כִּדְתַנְיָא:Rav Houna a dit : Si on l'a suspendu, par exemple à un arbre, et qu'il a vendu sous cette contrainte, sa vente est une vente. Quelle est la raison ? Tout ce qu'une personne vend, si elle n'y était pas contrainte par son besoin d'argent, elle ne le vendrait pas, et pourtant sa vente est une vente. La Guemara rejette cet argument : Mais peut-être la contrainte venant de soi-même est-elle différente de la contrainte venant d'autrui ! Le fondement est plutôt comme il a été enseigné dans une baraïta :
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