Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵירוֹ בְּעֵדִים – אֵינוֹ צָרִיךְ לְהַחְזִיר לוֹ בְּעֵדִים? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ – אֶלָּא הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵירוֹ בְּעֵדִים, צָרִיךְ לְהַחֲזִיר לוֹ בְּעֵדִים.celui qui dépose chez son prochain devant témoins, le dépositaire n'a pas besoin de le lui rendre devant témoins ? Sinon, l'artisan pourrait prétendre avoir rendu l'objet, même sans témoins. Cela ne te vient pas à l'esprit ! Mais celui qui dépose chez son prochain devant témoins, il doit lui rendre devant témoins ; l'artisan ne pouvait donc pas prétendre l'avoir rendu.
- מֵיתִיבִי אַבָּיֵי: רָאָה עַבְדּוֹ בְּיַד אוּמָּן, וְטַלִּיתוֹ בְּיַד כּוֹבֵס, אָמַר לוֹ: ״מַה טִּיבוֹ אֶצְלְךָ?״ ״אַתָּה מְכַרְתּוֹ לִי״, ״אַתָּה נְתַתּוֹ לִי בְּמַתָּנָה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. ״בְּפָנַי אָמַרְתָּ לוֹ לְמוֹכְרו וְלִיתְּנוֹ לוֹ בְּמַתָּנָה״ – דְּבָרָיו קַיָּימִין.Abayé a objecté à Rabba à partir d'une baraïta (Tossefta 2, 6) : s'il a vu son esclave chez un artisan, et son manteau chez un blanchisseur, et lui a dit : « que fait-il chez toi ? », et que l'autre répond : « tu me l'as vendu » ou « tu me l'as donné en cadeau », il n'a rien dit et doit rendre l'objet, car l'artisan n'a pas de présomption de propriété. S'il répond : « devant moi, tu as dit à untel de le vendre ou de le lui donner en cadeau », à savoir à l'artisan lui-même, ses propos sont valables.
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא?Avant d'objecter, Abayé clarifie la baraïta : en quoi diffère le début, où l'artisan n'est pas cru, et en quoi diffère la fin, où il l'est ?
- אָמַר רַבָּה: סֵיפָא – בְּיוֹצֵא מִתַּחַת יְדֵי אַחֵר, וְקָאָמַר לֵיהּ אַחֵר: בְּפָנַי אָמַרְתָּ לוֹ לְמוֹכְרוֹ וְלִיתְּנוֹ בְּמַתָּנָה. מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר לֵיהּ: ״מִינָּךְ זְבַנְתֵּיהּ״, כִּי אָמַר לֵיהּ נָמֵי: ״בְּפָנַי אָמַרְתָּ לוֹ לְמוֹכְרוֹ״ – דְּבָרָיו קַיָּימִין, וּמְהֵימַן.Rabba a dit : la fin traite du cas où l'objet sort de la main d'un autre, et non de l'artisan, et cet autre lui dit au propriétaire : « devant moi, tu lui as dit de le vendre et de le donner en cadeau ». Cet autre est cru, par migo (argument selon lequel il aurait pu avancer une prétention plus avantageuse) : puisque, s'il le voulait, il pourrait lui dire : « je te l'ai acheté à toi » (n'étant pas artisan, il établit la propriété par la possession), quand il lui dit aussi : « devant moi, tu lui as dit de le vendre », ses propos sont valables et il est cru.
- קָתָנֵי מִיהַת רֵישָׁא: ״רָאָה״. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאִיכָּא עֵדִים – לְמָה לִי רָאָה? נַיְתֵי עֵדִים וְנִשְׁקוֹל! אֶלָּא לָאו דְּלֵיכָּא עֵדִים? וְכִי רָאָה מִיהָא תָּפֵיס לֵיהּ!Abayé présente alors son objection : en tout cas, le début de la baraïta enseigne : « il a vu ». À quoi cela ressemble-t-il ? S'il y a des témoins de la remise de l'objet à l'artisan, pourquoi me faut-il « il a vu » ? Qu'il amène les témoins et reprenne son bien ! Mais n'est-ce pas qu'il n'y a pas de témoins ? Et lorsqu'il a vu, en tout cas, il le saisit ! Cela contredit Rabba, pour qui tout dépend de la présence de témoins à la remise.
- לָא, לְעוֹלָם דְּאִיכָּא עֵדִים; וְהוּא דְּרָאָה.Rabba répond : non, en réalité il y a des témoins, et il faut aussi qu'il ait vu l'objet actuellement chez l'artisan ; s'il ne l'a pas vu, l'artisan serait cru en disant l'avoir acheté, car il aurait pu dire l'avoir rendu.
- וְהָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ: הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵירוֹ בְּעֵדִים, צָרִיךְ לְפוֹרְעוֹ בְּעֵדִים! אֲמַר לֵיהּ: הֲדַרִי בִּי.Abayé lui dit : mais c'est toi qui as dit : celui qui dépose chez son prochain devant témoins doit le lui payer devant témoins ! Il ne pourrait donc pas avoir de migo en disant qu'il l'a rendu. Rabba lui a dit : je me suis rétracté : on peut rendre même sans témoins.
- מֵתִיב רָבָא לְסַיּוֹעֵי לְרַבָּה: הַנּוֹתֵן טַלִּיתוֹ לְאוּמָּן, אוּמָּן אוֹמֵר: שְׁתַּיִם קָצַצְתָּ לִי, וְהַלָּה אוֹמֵר: לֹא קָצַצְתִּי לְךָ אֶלָּא אַחַת. כׇּל זְמַן שֶׁהַטַּלִּית בְּיַד אוּמָּן – עַל בַּעַל הַבַּיִת לְהָבִיא רְאָיָה. נְתָנָהּ לוֹ – בִּזְמַנּוֹ, נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. עָבַר זְמַנּוֹ, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה.Rava a objecté pour appuyer Rabba, à partir d'une baraïta : celui qui donne son manteau à un artisan, et l'artisan dit : « tu m'as fixé deux dinars », et l'autre dit : « je ne t'en ai fixé qu'un », tant que le manteau est en main de l'artisan, c'est au propriétaire d'apporter la preuve. Si l'artisan le lui a rendu : dans son temps, le jour de la restitution, il prête serment et perçoit ; si son temps est passé, c'est à celui qui réclame à son prochain qu'il incombe d'apporter la preuve.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאִיכָּא עֵדִים, לִיחְזֵי עֵדִים מַאי קָאָמְרִי!À quoi cela ressemble-t-il ? S'il y a des témoins de la remise, voyons ce que disent les témoins au sujet du prix !
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