Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי דְּאִית לֵיהּ אַרְעָא אַחֲרִיתִי, עֲלֵיהּ דִּידֵיהּ הָדַר! אִי דְּלֵית לֵיהּ אַרְעָא אַחֲרִיתִי, מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינָּה?La Guemara demande : s'il a une autre terre que le champ vendu, le créancier se retournera sur elle, et le vendeur n'est pas partial quant au champ vendu ! S'il n'a pas d'autre terre, quelle différence cela fait-il pour lui que l'acheteur garde ou non le champ ? De toute façon, le créancier ne peut rien saisir chez lui !
- לְעוֹלָם דְּלֵית לֵיהּ אַרְעָא אַחֲרִיתִי, דְּאָמַר: לָא נִיחָא דְּלֶיהְוֵי ״לֹוֶה רָשָׁע וְלֹא יְשַׁלֵּם״.La Guemara répond : en réalité, il n'a pas d'autre terre, et s'il est partial, c'est parce qu'il dit en lui-même : il ne me plaît pas d'être celui dont il est écrit : « le méchant emprunte et ne paie pas » (Psaumes 37, 21).
- סוֹף סוֹף, לְגַבֵּי אִידַּךְ נָמֵי – ״לֹוֶה רָשָׁע וְלֹא יְשַׁלֵּם״ הוּא! דְּאָמַר: לְהָכִי זַבֵּינִי לָךְ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת.La Guemara demande : en fin de compte, à l'égard de l'autre aussi, l'acheteur, il est « le méchant emprunte et ne paie pas » : il a pris son argent et le champ a été saisi ! La Guemara répond : il n'est pas gêné envers l'acheteur, car il dit : c'est pour cela que je te l'ai vendu sans garantie, pour ne pas être responsable en cas de saisie.
- מַכְרֵיז רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב פָּפָּא: דְּסָלְקִין לְעֵילָּא וּדְנָחֲתִין לְתַתָּא; הַאי בַּר יִשְׂרָאֵל דְּזָבֵין לֵיהּ חֲמָרָא לְיִשְׂרָאֵל חַבְרֵיהּ, וְקָא אָתֵי גּוֹי וְאָנֵיס לֵיהּ מִינֵּיהּ, דִּינָא הוּא דִּמְפַצֵּי לֵיהּ מִינֵּיהּ.Rava a proclamé, et certains disent Rav Pappa : vous tous, ceux qui montent de Babylonie en terre d'Israël et ceux qui descendent de la terre d'Israël en Babylonie, sachez ceci : ce fils d'Israël qui a vendu un âne à un autre Israélite, et qu'un non-Juif vient et le lui arrache en prétendant qu'il était à lui, la loi est que le vendeur doit le lui délivrer des mains du non-Juif, ou dédommager l'acheteur.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁאֵינוֹ מַכִּיר בָּהּ שֶׁהִיא בַּת חֲמוֹרוֹ, אֲבָל מַכִּיר בָּהּ שֶׁהִיא בַּת חֲמוֹרוֹ – לָא. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אָנֵיס לֵיהּ לְדִידֵיהּ וּלְאוּכָּפָא, אֲבָל אָנֵיס לֵיהּ לְדִידֵיהּ וּלְאוּכָּפָא – לָא.Et nous n'avons dit cela que lorsqu'il ne la reconnaît pas comme la fille de son ânesse, celle du vendeur, car la prétention du non-Juif peut être vraie. Mais s'il la reconnaît comme la fille de son ânesse, non : la prétention du non-Juif est manifestement fausse, et le vendeur ne doit rien. Et nous n'avons dit cela que lorsqu'il n'a pas pris de force l'âne et la selle avec lui. Mais s'il a pris de force l'âne et la selle, non : il est clair que c'est un brigand et que sa prétention sur l'âne est sans fondement, et le vendeur ne doit rien.
- אַמֵּימָר אָמַר: אֲפִילּוּ לֵיכָּא כׇּל הָנֵי – לָא. מַאי טַעְמָא? מִידָּע יָדַע דִּסְתַם גּוֹי אַנָּס הוּא – שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר פִּיהֶם דִּבֶּר שָׁוְא וִימִינָם יְמִין שָׁקֶר״.Amémar a dit : même en l'absence de tous ces indices, le vendeur n'est pas tenu. Quelle en est la raison ? L'acheteur sait bien qu'un non-Juif ordinaire est un spoliateur, comme il est dit : « dont la bouche profère la fausseté et dont la droite est une droite de mensonge » (Psaumes 144, 8).
- אוּמָּן אֵין לוֹ חֲזָקָה וְכוּ׳. אָמַר רַבָּה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁמָּסַר לוֹ בְּעֵדִים, אֲבָל מָסַר לוֹ שֶׁלֹּא בְּעֵדִים – מִתּוֹךְ שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ ״לֹא הָיוּ דְבָרִים מֵעוֹלָם״, כִּי אָמַר לֵיהּ נָמֵי ״לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי״ – מְהֵימַן.La Guemara revient à l'enseignement cité plus haut (42b) : l'artisan n'a pas de 'hazaka (présomption de propriété) etc. Rabba a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'il le lui a remis devant témoins ; mais s'il le lui a remis sans témoins, puisqu'il peut lui dire : « cela n'a jamais eu lieu », tu ne me l'as jamais confié, et il garderait l'objet par cette prétention, quand il lui dit aussi : « il est acheté et se trouve en ma main », il est cru.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ בְּעֵדִים נָמֵי – מִתּוֹךְ שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ: ״הֶחְזַרְתִּיו לְךָ״, כִּי אָמַר לֵיהּ: ״לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי״ – מְהֵימַן!Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, même devant témoins il devrait être cru : puisqu'il peut lui dire : « je te l'ai rendu » et être quitte, quand il lui dit : « il est acheté et se trouve en ma main », il devrait être cru !
- אֲמַר לֵיהּ רַבָּה: מִי סָבְרַתְּRabba lui a dit : penses-tu que
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