Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּסְתָמָא דְּלָא מִשְׁתַּעְבְּדָא לֵיהּ, מַאי טַעְמָא? מִטַּלְטְלֵי נִינְהוּ, וּמִטַּלְטְלֵי לְבַעַל חוֹב לָא מִשְׁתַּעְבְּדִי – וְאַף עַל גַּב דִּכְתַב לֵיהּ מִגְּלִימָא דְּעַל כַּתְפֵּיהּ, הָנֵי מִילֵּי דְּאִיתַנְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ, אֲבָל לֵיתַנְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ – לָא;dans un cas sans précision, où il a vendu une vache ou un manteau qui ne lui sont pas hypothéqués, à lui le créancier. Quelle en est la raison ? Ce sont des biens meubles, et les biens meubles ne sont pas hypothéqués au créancier. Et bien qu'il lui ait écrit qu'il se paierait même sur le manteau qu'il a sur l'épaule, cela ne vaut que lorsqu'ils existent tels quels en possession du débiteur ; mais s'ils n'existent plus tels quels chez lui, étant passés à l'acheteur, non. Le débiteur peut donc témoigner pour l'acheteur.
- אֶלָּא אֲפִילּוּ עֲשָׂאוֹ אַפּוֹתֵיקֵי – נָמֵי לָא. מַאי טַעְמָא? כִּדְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: עָשָׂה עַבְדּוֹ אַפּוֹתֵיקֵי וּמְכָרוֹ – בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה מִמֶּנּוּ. שׁוֹרוֹ וַחֲמוֹרוֹ אַפּוֹתֵיקֵי וּמְכָרוֹ – אֵין בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה הֵימֶנּוּ,Mais même s'il en a fait une apotiki (bien affecté spécialement au remboursement), le créancier ne peut pas non plus se payer dessus. Quelle en est la raison ? C'est conforme à Rava, car Rava a dit : s'il a fait de son esclave une apotiki et qu'il l'a vendu, le créancier se fait payer sur lui. Mais s'il a fait de son bœuf ou de son âne une apotiki et qu'il l'a vendu, le créancier ne se fait pas payer sur lui.
- מַאי טַעְמָא? הַאי אִית לֵיהּ קָלָא, וְהָא לֵית לֵיהּ קָלָא.Quelle en est la raison ? Celui-ci, l'esclave affecté en apotiki, fait du bruit (la chose est connue et l'acheteur en est averti), et celui-là, le bœuf ou l'âne, ne fait pas de bruit : l'acheteur l'ignorait, et le créancier ne peut donc pas le saisir chez lui.
- וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא אַקְנִי לֵיהּ מִטַּלְטְלֵי אַגַּב מְקַרְקְעֵי! דְּאָמַר רַבָּה: אִי אַקְנִי לֵיהּ מִטַּלְטְלֵי אַגַּב מְקַרְקְעֵי – קָנֵי מְקַרְקְעֵי קָנֵי מִטַּלְטְלֵי. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: וְהוּא דִּכְתַב לֵיהּ: ״דְּלָא כְּאַסְמַכְתָּא וּדְלָא כְּטוּפְסָא דִשְׁטָרֵי״.La Guemara demande : mais qu'on craigne que le débiteur lui ait peut-être transféré un droit sur les meubles par le biais d'immeubles ! Car Rabba a dit : s'il lui a transféré des meubles par le biais d'immeubles, il acquiert les immeubles et il acquiert les meubles, le gage portant sur les deux. Et Rav 'Hisda a dit : à condition qu'il lui ait écrit : « ce n'est pas comme une asmakhta (engagement sans consentement ferme, sans effet) et pas comme un simple modèle de documents », mais c'est un acte ayant force légale.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁלָּקַח, וּמָכַר לְאַלְתַּר.La Guemara répond : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où il a acheté le bien meuble et l'a vendu aussitôt, si bien qu'il n'y a pas eu le temps qu'un gage s'y attache, et le débiteur n'est donc pas partial.
- וְלֵיחוּשׁ דִּילְמָא ״דְּאֶיקְנֵי״ הוּא! שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: ״דְּאֶיקְנֵי״; קָנָה וּמָכַר, קָנָה וְהוֹרִישׁ – לֹא מִשְׁתַּעְבֵּד?La Guemara demande : mais qu'on craigne que ce soit peut-être un cas de deïkné (où le débiteur a écrit : « ce que j'acquerrai à l'avenir » sera aussi engagé envers toi) ! Puisqu'on n'a pas cette crainte, en déduis-tu que dans le cas de deïkné, s'il a acheté et vendu, ou a acheté et transmis en héritage, le bien n'est pas hypothéqué ? Cela trancherait une question qui reste sinon ouverte !
- לָא צְרִיכָא, דְּקָאָמְרִי עֵדִים: יָדְעִינַן בֵּיהּ בְּהַאי דְּלָא הֲוָה לֵיהּ אַרְעָא מֵעוֹלָם.La Guemara rejette cette preuve : non, il est nécessaire de l'enseigner dans un cas où des témoins disent : nous savons de celui-ci qu'il n'a jamais eu de terre. Il est donc exclu que le créancier ait acquis un gage sur le meuble par le biais d'un immeuble.
- וְהָאָמַר רַב פָּפָּא, אַף עַל גַּב דַּאֲמוּר רַבָּנַן: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ – אֵינוֹ חוֹזֵר עָלָיו; נִמְצֵאת שֶׁאֵינָהּ שֶׁלּוֹ – חוֹזֵר עָלָיו!La Guemara demande : mais Rav Pappa n'a-t-il pas dit : bien que nos Maîtres aient dit : celui qui vend un champ à son prochain sans garantie, et qu'un créancier vient le saisir, il ne peut pas se retourner contre lui, à savoir l'acheteur contre le vendeur ; s'il se trouve qu'il n'était pas à lui, il se retourne contre lui ! Ici aussi, si le réclamant établit que la vache ou le manteau n'était pas au vendeur, l'acheteur pourra lui réclamer son dû, et le vendeur est donc partial !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּמַכִּיר בָּהּ שֶׁהִיא בַּת חֲמוֹרוֹ.La Guemara répond : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où l'acheteur la reconnaît comme la fille de son ânesse, celle du vendeur, et ne prétendra pas que celui-ci n'avait pas le droit de la vendre.
- וְרַב זְבִיד אָמַר: אֲפִילּוּ נִמְצֵאת שֶׁאֵינָהּ שֶׁלּוֹ – אֵינוֹ חוֹזֵר עָלָיו, דַּאֲמַר לֵיהּ: לְהָכִי זַבֵּינִי לָךְ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת.Et Rav Zevid a dit, à l'encontre de Rav Pappa : même s'il se trouve qu'il n'était pas à lui, il ne se retourne pas contre lui, car le vendeur peut lui dire : c'est pour cela que je te l'ai vendu sans garantie, pour ne pas être responsable si on te le prend.
- גּוּפָא – אָמַר רָבִין בַּר שְׁמוּאֵל מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת – אֵין מֵעִיד לוֹ עָלֶיהָ, מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידָהּ בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ. הֵיכִי דָּמֵי?Revenons au sujet lui-même, l'enseignement de Chmouel. Ravin bar Chmouel a dit au nom de Chmouel : celui qui vend un champ à son prochain même sans garantie ne peut pas témoigner pour lui à son sujet, parce qu'il le maintient face à son créancier. À quoi cela ressemble-t-il ?
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