Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה. אָזֵיל אַיְיתַי תְּרֵי סָהֲדֵי, חַד אָמַר: תַּרְתֵּי אוּצְיָיתָא עָאל, וְחַד אָמַר: תְּלָת אוּצְיָיתָא עָאל. אֲמַר לֵיהּ: זִיל שַׁלֵּים תַּרְתֵּי מִגּוֹ תְּלָת.Rav Kahana est venu devant Rav Yehouda. Son voisin est allé amener deux témoins. L'un a dit : il a empiété de deux rangs, et l'autre a dit : il a empiété de trois rangs. Il lui a dit : « Va restituer deux des trois rangs revendiqués ».
- אֲמַר לֵיהּ: כְּמַאן? כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר – דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל שְׁתֵּי כִּיתֵּי עֵדִים – שֶׁאַחַת אוֹמֶרֶת מָנֶה, וְאַחַת אוֹמֶרֶת מָאתַיִם – שֶׁיֵּשׁ בִּכְלַל מָאתַיִם מָנֶה.Il lui a dit : « Selon qui statues-tu que ces témoignages discordants sont valables ? Selon Rabbi Chimon ben Elazar ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Elazar a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel n'étaient pas en désaccord sur deux groupes de témoins, dont l'un dit : cent dinars, et l'autre dit : deux cents – car deux cents contiennent cent.
- עַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל כַּת אַחַת – שֶׁאֶחָד אוֹמֵר מָנֶה, וְאֶחָד אוֹמֵר מָאתַיִם; שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֶחְלְקָה עֵדוּתָן, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: יֵשׁ בִּכְלַל מָאתַיִם מָנֶה.Sur quoi étaient-ils en désaccord ? Sur un seul groupe, où l'un dit : cent, et l'autre dit : deux cents. Car Beit Chammaï disent : leur témoignage est divisé, et Beit Hillel disent : deux cents contiennent cent. »
- אֲמַר לֵיהּ: וְהָא מַיְיתִינָא לָךְ אִיגַּרְתָּא מִמַּעְרְבָא, דְּאֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר! אֲמַר לֵיהּ: לְכִי תַּיְתֵי.Il lui a dit : « Mais je t'amènerai une lettre d'Occident (la terre d'Israël) disant que la halakha n'est pas conforme à Rabbi Chimon ben Elazar ! » Il lui a dit : « Quand tu l'amèneras. »
- הָהוּא גַּבְרָא, דְּדָר בְּקַשְׁתָּא בְּעִילִּיתָא אַרְבַּע שְׁנֵי. אֲתָא מָארֵי דְבֵיתָא, אַשְׁכְּחֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי בֵּיתָא? אֲמַר לֵיהּ: מִפְּלָנְיָא זְבֵינְתַּהּ, דְּזַבְנַהּ מִינָּךְ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא, אֲמַר לֵיהּ: אִי אִית לָךְ סָהֲדֵי דְּדָר בָּהּ אִיהוּ דִּזְבַנְתְּ מִינֵּיהּ, וַאֲפִילּוּ חַד יוֹמָא – אוֹקֵימְנָא לַהּ בִּידָךְ; וְאִי לָא – לָא.Un homme a résidé à Kachta, dans un étage, durant quatre ans. Le propriétaire de la maison est venu et l'a trouvé là. Il lui a dit : « Que veux-tu dans cette maison ? » Il lui a répondu : « Je l'ai achetée à Untel, qui te l'a achetée. » Il est venu devant Rabbi 'Hiyya, qui lui a dit : « Si tu as des témoins attestant que celui à qui tu l'as achetée y a résidé, ne serait-ce qu'un seul jour, je te la maintiens en main ; sinon, non. »
- אָמַר רַב: הֲוָה יָתֵיבְנָא קַמֵּיהּ דְּחַבִּיבִי, וַאֲמַרִי לֵיהּ: וְכִי אֵין אָדָם עָשׂוּי לִיקַּח וְלִמְכּוֹר בַּלַּיְלָה? וַחֲזִיתֵיהּ לְדַעְתֵּיהּ, אִי אָמַר לֵיהּ: קַמַּאי דִּידִי זַבְנַהּ מִינָּךְ – מְהֵימַן, מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא זְבֵנְתַּהּ מִינָּךְ.Rav a dit : j'étais assis devant mon oncle Rabbi 'Hiyya, et je lui ai dit : « Un homme n'a-t-il pas coutume d'acheter et de vendre pendant la nuit ? » Le vendeur a donc pu acheter et revendre la maison sans témoins de sa résidence. Et j'ai vu que son avis était que, s'il lui dit : « C'est devant moi que mon vendeur te l'a achetée », il est cru, en vertu du migo (argument selon lequel on croit celui qui aurait pu présenter une revendication plus avantageuse) : s'il l'avait voulu, il lui aurait dit : « C'est moi qui te l'ai achetée. »
- אָמַר רָבָא: כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי: הַבָּא מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה – אֵינוֹ צָרִיךְ טַעֲנָה. טַעֲנָה הוּא דְּלָא בָּעֵי, הָא רְאָיָה בָּעֵי.Rava a dit : il est raisonnable de statuer conformément à Rabbi 'Hiyya, puisque la Michna (41a) enseigne : « Celui qui vient au titre d'un héritage n'a pas besoin de revendication » ; c'est d'une revendication qu'il n'a pas besoin, mais il a besoin d'une preuve que ses ascendants ont possédé ce bien.
- וְדִלְמָא לָא רְאָיָה בָּעֵי, וְלָא טַעֲנָה בָּעֵי! וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי לוֹקֵחַ – דְּלָא שָׁדֵי זוּזִי בִּכְדִי.Mais peut-être n'a-t-il besoin ni de preuve ni de revendication, et que la Michna précise la revendication uniquement pour écarter ce cas du principe de la 'hazaka sans revendication ! Et si tu veux, dis : un acheteur est différent, car il ne jette pas son argent pour rien. Le fait qu'il ait acheté montre qu'il s'est assuré du droit du vendeur.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: נִרְאָה בּוֹ, מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: הִיא הִיא. רָבָא אָמַר: עֲבִיד אִינִישׁ דְּסָיַאר אַרְעֵיהּ וְלָא זָבֵין.Ils ont posé la question : s'il a été vu dans la maison, qu'en est-il ? Abayé a dit : c'est exactement pareil que la résidence attestée. Rava a dit : un homme a coutume d'inspecter une terre et de ne pas l'acheter.
- שְׁלֹשָׁה לָקוֹחוֹת מִצְטָרְפִין. אָמַר רַב: וְכוּלָּם בִּשְׁטָר.Trois acheteurs se joignent pour établir la 'hazaka (présomption de propriété) : si chacun a joui du champ durant une partie des trois années, les durées s'additionnent. Rav a dit : et tous par un acte de vente ; l'acte fait connaître au propriétaire que le champ n'a pas été simplement quitté par chacun, et son absence de protestation prend alors son sens.
- לְמֵימְרָא דְּסָבַר רַב: שְׁטָר אִית לֵיהּ קָלָא, וְעֵדִים לֵית לְהוּ קָלָא? וְהָאָמַר רַב: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה בְּעֵדִים, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים! הָתָם, לָקוֹחוֹתEst-ce à dire que Rav estime qu'un acte a de la publicité, et que des témoins n'en ont pas ? Mais Rav n'a-t-il pas dit : celui qui vend un champ devant témoins, si le champ est ensuite saisi par ses créanciers, l'acheteur se fait payer sur les biens hypothéqués que le vendeur a vendus à d'autres ? Or, si la vente devant témoins n'était pas publique, les acheteurs suivants ne pourraient être tenus par cette hypothèque. Là-bas, les acheteurs
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