Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלָא כְּתִיב בָּהּ: ״אֲנַן יָדְעִינַן בֵּיהּ בְּאוּנְסָא דִפְלָנְיָא״ – לָאו מוֹדָעָא הִיא.où il n'est pas écrit : « Nous connaissons la contrainte subie par Untel », c'est-à-dire la nature de la pression qui l'a forcé à agir contre son gré, n'est pas une moda'a (déclaration préventive annulant d'avance un acte fait sous la contrainte).
- מוֹדָעָא דְמַאי? אִי דְּגִיטָּא וּדְמַתַּנְתָּא – גַּלּוֹיֵי מִילְּתָא בְּעָלְמָא הִיא! וְאִי דִּזְבִינֵי, וְהָאָמַר רָבָא: לָא כָּתְבִינַן מוֹדָעָא אַזְּבִינֵי!Une moda'a pour quoi ? Si c'est pour un get (acte de divorce) ou pour un don, c'est un simple dévoilement de la chose : ces actes dépendant entièrement de sa volonté, il suffit qu'il déclare ne pas les vouloir, sans préciser de contrainte. Et si c'est pour des ventes, Rava n'a-t-il pas dit : nous n'écrivons pas de moda'a pour des ventes ?
- לְעוֹלָם דִּזְבִינֵי; מוֹדֵי רָבָא הֵיכָא דַּאֲנִיס – וּכְמַעֲשֶׂה דְּפַרְדֵּיסָא; דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּמַשְׁכֵּין פַּרְדֵּיסָא לְחַבְרֵיהּ לִתְלָת שְׁנִין. בָּתַר דְּאַכְלַהּ תְּלָת שְׁנֵי חֲזָקָה, אֲמַר: אִי מְזַבְּנַתְּ לִי – מוּטָב, וְאִי לָא – כָּבֵישְׁנָא לִשְׁטַר מַשְׁכַּנְתָּא, וְאָמֵינָא: ״לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי״. כְּהַאי גַּוְונָא כָּתְבִינַן מוֹדָעָא.En réalité, il s'agit bien de ventes, et Rava reconnaît que l'on écrit une moda'a là où il a été contraint par une menace de perte, comme dans le cas du verger. Car un homme avait donné un verger en gage à son prochain pour trois ans. Après que ce dernier en eut joui durant les trois années nécessaires à la 'hazaka (présomption de propriété par la possession), il a dit au propriétaire : « Si tu me le vends, c'est bien ; sinon, je cacherai l'acte de gage et je dirai : “Il est en ma possession parce que je l'ai acheté”. » Dans un cas comme celui-là, nous écrivons une moda'a, attestant qu'il ne vend pas de son plein gré.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַתַּנְתָּא טְמִירְתָּא – לָא מַגְבֵּינַן בַּהּ. הֵיכִי דָּמֵי מַתַּנְתָּא טְמִירְתָּא? אָמַר רַב יוֹסֵף, דְּאָמַר לְהוּ לְסָהֲדִי: ״זִילוּ אִטַּמּוּרוּ וְכִתְבוּ לֵיהּ״. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר רַב יוֹסֵף, דְּלָא אָמַר לְהוּ: ״תִּיתְּבוּ בְּשׁוּקָא וּבְבָרָיָתָא וְתִכְתְּבוּ לֵיהּ״. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ סְתָמָא.Rav Yehouda a dit : ce don caché, nous ne faisons rien percevoir en vertu de son acte. À quoi ressemble un don caché ? Rav Yossef a dit : c'est le cas où il a dit aux témoins : « Allez vous cacher et écrivez-lui l'acte ». Et certains disent que Rav Yossef a dit : c'est le cas où il ne leur a pas dit : « Installez-vous sur la place du marché, dehors, et écrivez-lui l'acte ». Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a entre eux le cas où il a parlé sans précision.
- אָמַר רָבָא: וְהָוְיָא מוֹדָעָא לַחֲבֶרְתַּהּ. אָמַר רַב פָּפָּא: הָא דְּרָבָא – לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר.Rava a dit : et un don caché constitue une moda'a pour un autre don : s'il a d'abord fait à quelqu'un un don caché, puis a donné le même bien à un autre, le second don est nul. Rav Pappa a dit : ce propos de Rava n'a pas été dit explicitement, mais a été dit par déduction, et il n'est pas réellement son avis.
- דְּהָהוּא גַּבְרָא דַּאֲזַל לְקַדּוֹשֵׁי אִתְּתָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״אִי כָּתְבַתְּ לִי כּוּלְּהוּ נִכְסָיךְ – הָוֵינָא לָךְ, וְאִי לָא – לָא הָוֵינָא לָךְ״. אֲזַל כַּתְבֵיהּ לַהּ לְכוּלְּהוּ נִכְסֵי. אֲתָא בְּרֵיהּ קַשִּׁישָׁא, אֲמַר לֵיהּ: ״וְהָהוּא גַּבְרָא – מָה תִּהְוֵי עֲלֵיהּ?״ אֲמַר לְהוּ לְסָהֲדֵי: ״זִילוּ אִטַּמּוּרוּ בַּעֲבַר יַמִּינָא, וְכִתְבוּ לֵיהּ״. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: לָא מָר קְנָה, וְלָא מָר קְנָה.Car un homme alla épouser une femme par les fiançailles. Elle lui dit : « Si tu m'écris tous tes biens, je serai à toi ; sinon, je ne serai pas à toi. » Il alla lui écrire tous ses biens. Son fils aîné vint et lui dit : « Et cet homme-là (c'est-à-dire moi), que deviendra-t-il ? » Il dit aux témoins : « Allez vous cacher à Avar Yamina et écrivez-lui un acte de donation de mes biens ». Ils vinrent devant Rava, qui leur dit : ni ce Maître-ci, le fils, n'a acquis, ni ce Maître-là, la femme, n'a acquis. Le fils n'a pas acquis parce que son don était caché.
- מַאן דַּחֲזָא, סָבַר – מִשּׁוּם דְּהָוְיָא מוֹדָעָא לַחֲבֶרְתַּהּ. וְלָא הִיא; הָתָם – מוֹכְחָא מִילְּתָא דְּמֵחֲמַת אוּנְסָא הוּא דִּכְתַב לַהּ; אֲבָל הָכָא – מָר נִיחָא לֵיהּ דְּלִיקְנֵי, וּמָר לָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִיקְנֵי.Celui qui a vu cet épisode a pensé que le don à la femme était annulé parce qu'un don caché constitue une moda'a pour un autre don. Mais il n'en est rien : là-bas, dans le cas de cette femme, la chose est manifeste : c'est sous la contrainte qu'il lui a écrit ses biens, puisqu'elle refusait sinon de l'épouser. Mais ici, dans un cas ordinaire où l'on fait un don caché puis un don public, il se peut qu'il souhaite que celui-ci acquière, et ne souhaite pas que celui-là acquière. L'avis prêté à Rava provient donc d'une déduction erronée.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
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