Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״לְדִידִי אֲמַר לִי גּוֹי, דְּמִינָּךְ זַבְנַהּ״ – מְהֵימַן. מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּאִילּוּ גּוֹי אָמַר – לָא מְהֵימַן, וְאִילּוּ אָמַר יִשְׂרָאֵל מִשְּׁמֵיהּ דְּגוֹי – מְהֵימַן?!« À moi-même, un non-Juif m'a dit qu'il l'avait achetée de toi » – celui qui tient ce propos est cru. La Guemara s'étonne : existe-t-il une chose telle que, si le non-Juif la dit lui-même, il n'est pas cru, alors que si un Juif la dit au nom du non-Juif, il est cru ?!
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, אִי אָמַר יִשְׂרָאֵל: ״קַמֵּי דִּידִי זַבְנַהּ גּוֹי מִינָּךְ, וְזַבְּנַהּ נִיהֲלִי״ – מְהֵימַן, מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא זְבֵינְתַּהּ מִינָּךְ.Mais plutôt, Rava a dit : si un Juif dit à l'ancien propriétaire : « C'est devant moi que le non-Juif l'a achetée de toi, et il me l'a vendue », il est cru, car s'il avait voulu, il aurait pu lui dire : « C'est moi qui l'ai achetée de toi. »
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דְּנָקֵיט מַגָּלָא וְתוּבַלְיָא, וְאָמַר: ״אֵיזִיל אֶיגְזְרֵהּ לְדִקְלָא דִפְלָנְיָא, דִּזְבֵנְתֵּיהּ מִינֵּיהּ״ – מְהֵימַן, לָא חֲצִיף אִינִישׁ לְמִיגְזַר דִּקְלָא דְּלָאו דִּילֵיהּ.La Guemara rapporte une série de lois sur la 'hazaka (présomption de propriété). Et Rav Yehouda a dit : celui qui tient une serpe et une corde et dit : « Je vais aller récolter les dattes du palmier d'Untel, que je lui ai acheté », est cru, car un homme n'a pas l'impudence de récolter un palmier qui n'est pas le sien.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דְּאַחְזֵיק מִגּוּדָא דַעֲרוֹדֵי וּלְבַר, לָא הָוֵי חֲזָקָה. מַאי טַעְמָא? מֵימָר אָמַר: כֹּל דְּזָרַע נָמֵי עֲרוֹדֵי אָכְלִי לֵיהּ.Et Rav Yehouda a dit : celui qui a pris possession d'un champ depuis la clôture dressée contre les ânes sauvages et vers l'extérieur, du côté du domaine public, n'a pas de 'hazaka. Quelle en est la raison ? Le propriétaire se dit : « Tout ce qu'il sème, les ânes sauvages le mangeront de toute façon » ; il ne voit donc pas là une exploitation digne d'un propriétaire et ne proteste pas.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה: אֲכָלָהּ עׇרְלָה – אֵינָהּ חֲזָקָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֲכָלָהּ עׇרְלָה, שְׁבִיעִית וְכִלְאַיִם – אֵינָהּ חֲזָקָה.Et Rav Yehouda a dit : s'il a consommé le produit de la terre alors qu'il était orla (fruits des trois premières années, interdits), ce n'est pas une 'hazaka. Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : s'il l'a consommée à l'état d'orla, de chevi'it (produit de l'année sabbatique) ou de kilayim (mélanges interdits), ce n'est pas une 'hazaka.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אַכְלַהּ שַׁחַת – לָא הָוֵי חֲזָקָה. אָמַר רָבָא: וְאִי בְּצַוַּאר מָחוֹזָא קָיְימָא – הָוֵי חֲזָקָה.Rav Yossef a dit : s'il l'a consommée en fourrage, c'est-à-dire en coupant la céréale en herbe avant maturité, ce n'est pas une 'hazaka. Rava a dit : mais si le terrain se trouve dans le « col » de Mé'hoza, une vallée où l'on a coutume de couper la céréale verte pour nourrir les bêtes, c'est une 'hazaka.
- אָמַר רַב נַחְמָן: תַּפְתִּיחָא – לָא הָוֵי חֲזָקָה. אַפֵּיק כּוֹרָא וְעַיֵּיל כּוֹרָא – לָא הָוֵי חֲזָקָה.Rav Na'hman a dit : la consommation d'une terre crevassée n'est pas une 'hazaka, car elle produit si peu que le propriétaire ne prend pas la peine de protester. De même, s'il en sort un kor (mesure de grains) et y fait rentrer un kor, c'est-à-dire qu'on sème un kor et qu'on en récolte un seul, ce n'est pas une 'hazaka, car cette terre de mauvaise qualité ne vaut pas non plus une protestation.
- וְהָנֵי דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא – לָא מַחְזְקִי בַּן, וְלָא מַחְזְקִינַן בְּהוּ.Rav Na'hman poursuit : et ceux de la maison du Rech Galouta (l'Exilarque) n'acquièrent pas de 'hazaka contre nous, car on craint de protester contre eux, et nous n'acquérons pas de 'hazaka contre eux, car, dans leur richesse, ils peuvent négliger de protester.
- וְהָעֲבָדִים וְכוּ׳. עֲבָדִים יֵשׁ לָהֶם חֲזָקָה?! וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַגּוֹדְרוֹת – אֵין לָהֶן חֲזָקָה! אָמַר רָבָא: אֵין לָהֶן חֲזָקָה לְאַלְתַּר, אֲבָל יֵשׁ לָהֶן חֲזָקָה לְאַחַר שָׁלֹשׁ שָׁנִים.Nous avons appris dans la Michna : « Et les esclaves, etc. », dont la 'hazaka s'établit en trois ans jour pour jour. La Guemara demande : les esclaves sont-ils susceptibles de 'hazaka ?! Mais voici que Rech Lakich a dit : les bêtes qui franchissent les clôtures (hagoderot, le bétail errant) n'ont pas de 'hazaka, car elles ont pu entrer d'elles-mêmes chez le détenteur ; il devrait en être de même d'un esclave, qui se déplace seul ! Rava a dit : elles n'ont pas de 'hazaka immédiatement, mais elles ont une 'hazaka après trois ans.
- אָמַר רָבָא: אִם הָיָה קָטָן מוּטָּל בַּעֲרִיסָה – יֵשׁ לוֹ חֲזָקָה לְאַלְתַּר. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ אִימָּא; מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ דִּלְמָא אִימֵּיהּ עַיֵּילְתֵּיהּ לְהָתָם; קָמַשְׁמַע לַן – אִימָּא לָא מְנַשְּׁיָא בְּרָא.Rava a dit : si l'esclave était un petit enfant couché dans un berceau, il a une 'hazaka immédiatement, comme tout objet mobilier. La Guemara demande : c'est évident ! puisqu'il ne peut pas se déplacer seul. Elle répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il a une mère. Tu aurais pu dire : craignons que sa mère ne l'ait peut-être amené là-bas, sans que sa présence chez le détenteur prouve que celui-ci est son maître. Il nous enseigne donc que cette crainte n'existe pas, car une mère n'oublie pas son fils et ne l'y aurait pas laissé.
- הָנְהוּ עִיזֵּי דַּאֲכַלוּ חוּשְׁלָא בִּנְהַרְדְּעָא. אֲתָא מָרֵי חוּשְׁלָא, תַּפְסִינְהוּ, וַהֲוָה קָא טָעֵין טוּבָא. אֲמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: יָכוֹל לִטְעוֹן עַד כְּדֵי דְּמֵיהֶן – דְּאִי בָּעֵי, אָמַר: לְקוּחוֹת הֵן בְּיָדִי. וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַגּוֹדְרוֹת – אֵין לָהֶן חֲזָקָה! שָׁאנֵי עִיזֵּי, דִּמְסִירָה לְרוֹעֶה.Certaines chèvres mangèrent de l'orge mondée à Nehardéa. Le propriétaire de l'orge mondée vint, les saisit, et il réclamait beaucoup au propriétaire des chèvres. Le père de Chmouel dit : il peut réclamer jusqu'à leur valeur, car s'il voulait, il pourrait dire : « Elles sont en ma main parce que je les ai achetées. » La Guemara demande : mais voici que Rech Lakich a dit : les bêtes qui franchissent les clôtures n'ont pas de 'hazaka ! Elle répond : les chèvres sont différentes, car elles sont remises à un berger et n'errent pas seules.
- וְהָא אִיכָּא צַפְרָא וּפַנְיָא! בִּנְהַרְדְּעָא טַיָּיעִי שְׁכִיחִי, וּמִיְּדָא לִידָא מְשַׁלְּמִי.La Guemara objecte : mais il y a le matin et le soir, moments où les chèvres vont et viennent sans surveillance entre leur propriétaire et le berger ! Elle répond : à Nehardéa, les Arabes voleurs de bêtes sont fréquents, et les chèvres sont transmises de main à main, sans jamais rester sans surveillance.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים וְכוּ׳. לֵימָא נִיר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ – דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: נִיר לָא הָוֵי חֲזָקָה, וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: נִיר הָוֵי חֲזָקָה?Nous avons appris dans la Michna : « Rabbi Ichmaël dit : trois mois, etc. » de possession la première année, trois mois la troisième et douze mois entre les deux ; tandis que Rabbi Akiva se contente d'un mois la première et la troisième année. La Guemara demande : dirons-nous que le labour est la différence entre eux : Rabbi Ichmaël pense que le labour n'est pas une 'hazaka, si bien qu'il faut trois mois pour qu'une récolte pousse, et Rabbi Akiva pense que le labour est une 'hazaka ?
- וְתִסְבְּרָא?! לְרַבִּי עֲקִיבָא – מַאי אִירְיָא חוֹדֶשׁ?La Guemara rejette cette idée : comment peux-tu le penser ?! Selon Rabbi Akiva, pourquoi précisément un mois ?
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