Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִית לֵיהּ דְּרָרָא דְמָמוֹנָא, וּלְהָהוּא אִית לֵיהּ דְּרָרָא דְמָמוֹנָא; הָכָא, אִי דְּמָר – לָא דְּמָר, וְאִי דְּמָר – לָא דְּמָר.il y a un derara demamona (un lien pécuniaire réel avec le bien), et pour celui-là, le vendeur, il y a un derara demamona : chacun a possédé la vache ou la servante à un moment donné, et il est raisonnable de partager le petit entre eux. Ici, dans le cas de Rav Na'hman, si le bien est à ce Maître, il n'est pas à cet autre Maître, et si il est à cet autre Maître, il n'est pas à ce Maître : un seul des deux y a droit, car il a appartenu aux ancêtres de l'un ou de l'autre, et un partage ne conviendrait pas.
- אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: אִם בָּא אֶחָד מִן הַשּׁוּק, וְהֶחְזִיק בָּהּ – אֵין מוֹצִיאִין אוֹתָהּ מִיָּדוֹ. דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: גַּזְלָן שֶׁל רַבִּים לָאו שְׁמֵיהּ גַּזְלָן.Les Sages de Nehardéa disent : Dans un tel litige, où le tribunal a dit que le plus fort l'emporte, si quelqu'un venu de la rue, sans aucun droit, est venu et s'en est emparé, on ne le lui retire pas des mains. Car Rabbi 'Hiya a enseigné : Celui qui est voleur de la collectivité, c'est-à-dire dont la victime n'est pas connue, n'est pas appelé voleur : personne ne peut lui réclamer quoi que ce soit, et ici non plus, puisqu'on ignore à qui est le bien, nul ne peut exiger qu'on le lui retire.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם שְׁמֵיהּ גַּזְלָן, וּמַאי ״לָא שְׁמֵיהּ גַּזְלָן״? שֶׁלֹּא נִיתַּן לְהִשָּׁבוֹן.Rav Achi a dit, en désaccord : En réalité, il est appelé voleur, et on lui retire le bien. Et que signifie : « Il n'est pas appelé voleur » ? Cela signifie que son vol n'est pas susceptible d'être restitué : il ne peut pas pleinement expier, car il ne sait pas qui rembourser.
- חׇזְקָתָן שָׁלֹשׁ שָׁנִים מִיּוֹם לְיוֹם וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי אַבָּא: אִי דָּלֵי לֵיהּ אִיהוּ גּוּפֵיהּ צַנָּא דְפֵירֵי, לְאַלְתַּר הָוֵי חֲזָקָה. אָמַר רַב זְבִיד, וְאִם טָעַן וְאָמַר: ״לְפֵירוֹת הוֹרַדְתִּיו״ – נֶאֱמָן. וְהָנֵי מִילֵּי בְּתוֹךְ שָׁלֹשׁ, אֲבָל לְאַחַר שָׁלֹשׁ – לָא.Leur 'hazaka (présomption de propriété) s'établit par trois années, de jour à jour, etc. Rabbi Abba a dit : Si l'ancien propriétaire lui-même a soulevé pour lui un panier de fruits de ce champ, c'est aussitôt une 'hazaka, et il ne peut plus protester. Rav Zevid a dit : Et s'il a plaidé en disant : « C'est pour les fruits que je l'ai fait descendre » dans mon champ, par exemple comme métayer, il est cru. Et cela ne vaut qu'à l'intérieur des trois ans, mais après trois ans, non.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא: אִי לְפִירָא אַחֲתֵיהּ, מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? אֲמַר לֵיהּ: אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי.Rav Achi dit à Rav Kahana : Si c'est vraiment pour les fruits qu'il l'a fait descendre dans le champ, que devait-il faire pour empêcher l'occupant d'établir sa 'hazaka ? Il lui dit : Il aurait dû protester durant les trois premières années et faire savoir qu'il ne lui avait accordé que les fruits.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, הָנֵי מַשְׁכְּנָתָא דְסוּרָא, דִּכְתִב בְּהוּ: ״בְּמִשְׁלַם שְׁנַיָּא אִלֵּין תִּיפּוֹק אַרְעָא דָּא בְּלָא כְּסַף״; אִי כָּבֵישׁ לֵיהּ לִשְׁטַר מַשְׁכַּנְתָּא גַּבֵּיהּ, וְאָמַר: לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי, הָכִי נָמֵי דִּמְהֵימַן? מְתַקְּנִי רַבָּנַן מִידֵּי דְּאָתֵי בֵּיהּ לִידֵי פְּסֵידָא?! אֶלָּא אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי; הָכָא נָמֵי, אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי.Il faut bien admettre qu'une telle protestation est efficace, car si tu ne dis pas cela, ces gages de Soura, dans lesquels il est écrit : « À l'achèvement de ces années, cette terre sortira des mains du créancier sans argent » : si le créancier cache chez lui l'acte de gage et dit : « Elle est achetée, entre mes mains », dira-t-on alors aussi qu'il est cru ? Nos Maîtres institueraient-ils une chose qui conduit à une perte ?! Mais il aurait fallu qu'il proteste, et en ne protestant pas, le débiteur a causé sa propre perte. Ici aussi, il aurait fallu qu'il proteste.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: יִשְׂרָאֵל הַבָּא מֵחֲמַת גּוֹי – הֲרֵי הוּא כְּגוֹי; מָה גּוֹי – אֵין לוֹ חֲזָקָה אֶלָּא בִּשְׁטָר, אַף יִשְׂרָאֵל הַבָּא מֵחֲמַת גּוֹי – אֵין לוֹ חֲזָקָה אֶלָּא בִּשְׁטָר. אָמַר רָבָא, וְאִי אָמַר יִשְׂרָאֵל:Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Un Juif qui vient réclamer une terre en vertu d'un non-Juif dont il la tient est comme un non-Juif quant aux prétentions qu'il peut invoquer. De même qu'un non-Juif n'a de 'hazaka que par un acte, de même un Juif qui vient en vertu d'un non-Juif n'a de 'hazaka que par un acte. Rava a dit : Et si le Juif a dit à l'ancien propriétaire qui réclame la terre :
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